Hidden secret, tome 1 – Sarah G.Lhossi

Titre : Hidden secret
Auteur : Sarah G.Lhossi
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Romance / Young Adult
Résumé : Contraintes de fuir Seattle et un lourd passé, Malia et sa mère s’installent à High Beach, une petite ville de Caroline du Sud, sous de fausses identités.
Désireuse de faire profil bas, la jeune femme solitaire espère se fondre dans la masse. C’est sans compter sur les filles populaires du lycée qui l’intègrent dans leur groupe et l’invitent à leurs soirées.
Les choses se compliquent quand Jase, le bad boy du lycée, commence à lui tourner autour. Difficile de résister à cette attraction tout en continuant à mentir sur son histoire !
Entre amitiés, trahisons et premiers émois amoureux, Malia va connaître une année mouvementée. Tout pourrait basculer quand une menace de son passé refait surface et met sa vie et celle de ses proches en danger…

Notation :

Avis :

Malia est une jeune fille effacée, qui déménage de Seattle pour s’installer dans la petite bourgade de High Beach. Si elle déménage avec sa mère, ce n’est certainement pas de son plein gré, d’autant plus lorsqu’on sait qu’elle a emmené dans ses bagages un secret qui pourrait bien faire exploser toute sa petite vie d’adolescente nouvellement construite. Entre le sulfureux Jase, la plantureuse Taylor et le Sherif Evans, Malia n’est pas au bout de ses peines…

Sarah G.Lhossi nous dépeint la vie de Malia, qui pourrait être une adolescente américaine comme une autre si elle n’était pas porteuse d’un terrible secret. Un secret qui lui pèse tellement, qu’il dicte sa vie. Ce premier opus nous présente donc Malia, une lycéenne de 18 ans, qui découvre sa féminité dans son nouvel établissement scolaire et aux côtés de ses nouveaux amis. Et, à tous les fervents spectateurs de séries TV américaines, à la Riverdale, Gossip Girl, 13 reasons why et j’en passe, qui dit lycée américain, dit ‘sexe, drogue et vodka’ (dixit Keen’V).

C’est ainsi que, sans grands étonnements, les soirées s’enchaînent à n’en plus finir, de même que toutes sortes de sorties. Dès lors, se mêlent deux types de fictions. Hidden secret est finalement un mélange entre After, pour la fille vierge et le gars un peu bad boy, qui profite de la vie (si vous voyez ce que je veux dire), et de 13 reasons why, dans sa dimension sociétale importante, que ce soit avec la drogue, le viol, le harcèlement, le chantage, l’homosexualité… Toutes ces thématiques sont évoquées, avec plus ou moins de profondeurs, et c’est ce qui a fait que je n’ai pas lâché le roman.

Si j’étais une fervente lectrice de Young Adult durant ma période lycéenne, cela s’explique sans nul doute par le fait que je pouvais m’identifier aux personnages. Dès lors, du haut de mes 22 ans, il est plus difficile de m’intéresser à la vie d’adolescents en chaleur de 18 ans. Surtout lorsque leurs émois prennent souvent le pas sur l’histoire. En effet, s’installe très rapidement un jeu un peu lassant entre Malia et Jase, où la jalousie est très clairement le centre névralgique des opérations. Si cela installe l’ambiance de leur relation au début, quand vient le dernier quart du roman, et que ce jeu est toujours présent, on en vient à se demander si leur relation évoluera un jour… Et pourtant, tout ceci reste plutôt réaliste. Malia est une jeune fille qui ne connaît rien de l’amour, qui n’a jamais eu de relations avec quiconque, et voilà qu’elle s’amourache d’un des seuls gars du lycée qui couche avec tout ce qui bouge. C’est quand même pas de bol !

Néanmoins, attention, comme le montre ma notation, ce roman m’a fait passer un bon moment, contrairement au ton acerbe employé qui pourrait vous faire penser autrement. Je reste blasée, car mes goûts littéraires en matière de romance ont évolué, appréciant donc davantage un roman adulte, plutôt qu’un roman pour adolescent. Cependant si la relation un peu fuyante entre Malia et Jase m’a quelque peu lassée, j’ai tout de même été happée par leur aventure, leur histoire et je suis restée scotchée pour savoir si oui ou non, tout ceci allait se concrétiser. De même que les thématiques évoquées, comme dit précédemment, permettent de réveiller les esprits des jeunes, principal public de ce roman. Certaines scènes amènent à la réflexion, ce qui donne à ce livre une dimension psychologique très intéressante dans le développement de la conscience des adolescents.

Autre point fortement positif, la plume de l’autrice, qui nous propulse dans les pensées de son personnage principal, avec élégance et fluidité. Et évidemment, le secret que cache Malia, qui donne à cette romance des allures de thriller haletant, qui permet de mélanger les genres et ainsi ne pas trop nous lasser du duo Malia/Jase.

En bref :

Une romance Young Adult qui évoque des thématiques très importantes et fondamentales, qui touchent les jeunes, public principal de ce roman. Sarah G.Lhossi nous emporte dans son récit à travers une plume fluide et élégante, pour nous perdre entre amour, amitié, trahison, harcèlement, et terrible secret…

**Service de presse

Save Our Souls – tome 2 : Sans espoir

Un deuxième tome construit d’une manière différente, plus intimiste et moins fort en rebondissements, je vous parle de la suite de Save Our Souls d’Elle Guyon : Sans espoir.

Résumé : Il doit vivre, elle doit mourir
Un mois s’est déjà écoulé depuis le retour sur Terre de Riane et les obstacles ne cessent de s’accumuler, rendant sa mission de plus en plus difficile.
Entre ses cauchemars récurrents sur sa vie antérieure, l’agression dont Aldric a été victime et la personnalité lunatique de son gardien, arrivera-t-elle à sauver la vie du lycéen, et sa propre âme, en moins de trois semaines ?
Et si le principal danger venait d’Aldric lui-même, prêt à tout pour découvrir la vérité sur son ange gardien ?


Avis :

Une suite plus intimiste…
Plus centré sur les personnages, ce deuxième volume nous entraîne dans un marasme psychologique. Les protagonistes se posent mille et une questions, réfléchissent, se remémorent, s’interrogent… Nous sommes ainsi ballottés de pensées en pensées suivant le mouvement des vagues. Ce côté intrusif a une qualité certaine que de nous en apprendre plus sur leurs états-d’âmes, et ainsi, sans aucun doute, de nous sentir plus proches des personnages. C’est d’ailleurs, je présume, le but de l’auteur. Mais, j’ai eu tendance à ressentir un défaut également. J’ai subit quelques longueurs, entre ennuie et lassitude. Parce qu’il m’a semblé relire éternellement les mêmes choses, des sempiternelles pensées qui revenaient, revenaient et revenaient sans cesse… Néanmoins, cet aspect m’a séduite plus qu’il ne m’a rebutée. J’ai apprécié assister à l’évolution des pensées des personnages, face à leurs doutes et leurs détresses, leurs joies et leurs colères. C’était finalement, outre le côté lassant de certains passages itératifs, une immersion profonde et peut-être même, essentielle au déroulement de l’intrigue.

Moins d’action ?
Si le roman est plus intimiste, nous dévoilant bien plus les émotions des protagonistes, j’ai, assez logiquement, ressenti un amoindrissement de l’action. Et pourtant, en prenant un peu de hauteur, de l’action il y en a ! C’est donc simplement un effet général, dû à cette douce intimité qui s’installe entre le lecteur et les personnages. Parce que dans ce deuxième tome, on poursuit Riane et Aldric. Dans leur relation, mais aussi dans leur combat face à l’injustice de leur sentiment, et même de leur situation. Les révélations se suivent, nous dévoilant des éléments, ou obstruant notre vision par d’autres questions sans réponses. Un deuxième tome qui nous laisse donc un arrière goût de pas assez, qui sera sans aucun doute comblé par le tome 3 !

De la qualité…
Ce deuxième tome n’échappe pas à la règle qu’avait dictée le premier opus : de la qualité ! Un roman sans coquilles, pas de fautes flagrantes (du moins, pas de fautes qui m’ont sautée aux yeux), une plume fluide, sans répétitions ni fausses notes, une couverture travaillée et reflétant parfaitement le changement de direction du roman vers une plus profonde intimité… Bref, une suite intense, passionnante et portée par un rendu qualitatif ! C’est un plaisir de lire des romans si bien terminé, dans leur finalité, et à l’heure actuelle, si rare, qu’il me semble primordial de le mentionner.

Au final, un deuxième tome plus doux dans sa narration, mais aussi fort dans son intrigue. Si vous avez aimé le premier tome, vous apprécierez cette suite qui nous rend impatient d’achever la trilogie !

Service de presse, reçu de l’auteur

Au croassement des chemins

Avec une telle couverture, on pouvait croire que le contenu serait à son image : grandiose ! Connaissez-vous l’adage « l’habit ne fait pas le moine » ? Je vous parle d’une déception : Au croassement des chemins de Rose J. Kalaka.

Résumé : Ubiforti aime passer son temps à lézarder au soleil. Elle n’a pas grand-chose d’autre à faire dans son ruisseau qui serpente entre les arbres et les habitations, si ce n’est gober les mouches.
Sans qu’ils ne s’en rendent compte, elle est le témoin privilégié des quatre-cents coups du groupe d’adolescents du quartier voisin.
Elle les observe passer et parfois s’aventure plus près pour fureter et écouter.
Leurs joies, leurs peines, leurs erreurs… Elle sait tout. Même peut-être plus de choses qu’ils n’en savent eux-mêmes.


Avis :

Entre maladresses et fautes d’orthographes…
Depuis que je chronique, je suis plus attentive lors de mes lectures. Sur ma liseuse, je surligne, y inscris des notes, mets des marques pages. Ici, je n’ai pas été déçue. Fautes d’orthographe après fautes d’orthographe, j’ai dû arriver à une évidence : il n’y a pas eu de correction professionnelle sur ce roman, issu pourtant d’une maison d’édition à compte d’éditeur. Si je passe outre les accents circonflexes qui ont TOUS disparus de la circulation, si je passe outre les accents sur les « a » qui semblent avoir déserté aussi, et même sur les majuscules en plein milieu des phrases, j’ai en revanche plus de mal à occulter des fautes plus marquantes et surtout, qui auraient pu largement être évitées : « elle le repousse un peu et le déstabiliser », « les cents pas », ou encore la « pâte » de grenouille et même « rabattre le claquet ». Un maigre échantillon, qui pourtant fait grincer des dents. Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’un roman ne peut être totalement exempt de fautes d’orthographe. Mais il y a une différence entre quelques fautes d’accord, par ci par là, trois ou quatre. Et, cette succession d’erreurs irrespectueuses envers le lecteur. Et maintenant, essayons de voir un peu loin, au delà de ces fautes. J’ai découvert une plume prometteuse mais qui a besoin d’un profond travail de correction. Des phrases lourdes, des formulations maladroites, des dialogues presque irréalistes qu’ils en deviennent embarrassants… Un ensemble de maladresses, qui, accumulées, gênent sensiblement le plaisir de la lecture.

Une grenouille comme Candide…
Maintenant que nous avons parlé de la forme, voyons un peu ce qu’il en est du fond. Nous avons un récit plutôt intéressant, qui n’a pas été sans me rappeler le concept de Candide. En effet, nous observons les événements via une grenouille, qui ne connaît rien de la vie des humains. On bénéficie donc de ses interrogations qui sont loin d’être vides de sens, et de ses humeurs. Une pincée d’humour est distillée également, pour alléger certains passages. Ce roman est finalement une romance, mais atypique. Pas sur son déroulement, qui ne sera pas sans rappeler votre vie adolescente, mais plutôt dans la manière dont elle est traitée. Cette grenouille réussit presque à éclipser les personnages vers lesquels l’histoire est orientée, et je salue d’ailleurs le talent de Rose J. Kalaka pour avoir réussi à donner une vraie consistance à ce petit personnage. Une romance Young Adult, aromatisée d’une pointe d’humour, qui vous fera passer un bon moment, si l’on met de côté la qualité littéraire à proprement parlé.

Au final, un roman plutôt court puisqu’il fait à peine 150 pages, pollué par des fautes et autres maladresses entêtantes. Un bon travail de relecture et de correction aurait sans doute éviter bien des erreurs… Dommage !

Service de presse, reçu de la maison d’édition (Simplement Pro)

Les puissants – tome 1 : Esclaves

Un roman qui laissait présager beaucoup, et qui finalement, n’a fait que m’ennuyer… Dommage, l’intrigue de base était porteuse. Je vous parle du premier tome des Puissants.

Résumé : Dans le jeu du pouvoir, chacun risque sa vie.
Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage.
Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays.
Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu’elle tombe amoureuse d’un de ses maîtres, c’est sa vie même qui est en péril…Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

Avis :

Une belle idée…
Le postulat de départ est très intéressant, et plus encore, je dirai même que ce postulat est plutôt frappé. Une excellente idée pour un roman Young Adult dystopique. Donc, l’histoire c’est quoi ? Nous avons une intrigue bien cimentée par une base solide : chaque individu doit donner dix ans de sa vie en esclavage. L’équivalent, en moins joli, de notre journée civique, anciennement service militaire. Si cette structure est passionnante, le reste est assez basique, sans trop d’originalité : une romance un peu nunuche, et qu’on voit venir à des kilomètres, et évidemment, la noble et pas-du-tout-prévisible révolte. Le Young Adult est un genre que je dévorai lorsque j’étais au collège, et encore un peu au lycée, aujourd’hui, même avec parcimonie, ce genre littéraire a tendance à me lasser rapidement. Les goûts évoluent semblerait-il. Tout ça pour dire que le postulat initial est intrigant, mais le reste n’est qu’un amas de codes recyclés et bon marchés.

Mal menée…
Ainsi donc, nous avons une belle idée qui reste cependant bien mal menée. Si ma lecture fut passionnante au début, je me suis vite lassée, trouvant le temps long, le style plat et l’action a bien du mal à pimenter tout ça. Quand je vois le « Roman préféré des ados », je me demande qui sont ces ados. Et surtout, si j’aurai aimé à l’époque où je dévorai un roman de ce genre par jour. Il n’en est pas moins que ce texte est plat, la plume est pauvre. Et je me suis fortement ennuyée, un roman soporifique.

Au final, un avis court mais clair, qui vous permet de cerner mon opinion sur ce roman. J’ai été déçue et je ne lirai assurément pas la suite !

Lebenstunnel – tome 1 : Allégeance

Ce roman concourt au prix du Cercle anonyme de la littérature.


Lebenstunnel faisait parti de ma sélection de départ, il faut dire que par son thème, la curiosité apparaît tout de go. Ainsi, sans grande surprise, je me suis véritablement régalée. 

Résumé : Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ?
200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.


Avis :

Du Young Adult…
Lebenstunnel est très clairement destiné à un public adolescent, jeune adulte, avec tous les codes propres au genre dit du Young Adult. On a un genre littéraire, ici, une uchronie qui s’inscrit dans la science-fiction, puis une romance en filigrane qui ne semble pas prendre le pas sur l’intrigue de base. Et évidemment, une intrigue passionnante qui nous tient en haleine de bout en bout. Krista vit sa vie d’Aryenne sans rien demander à personne quand elle tombe sur une jeune femme enceinte dans une ruelle. Sa compassion (une tare à Germania) l’oblige à l’aider et ce geste la conduit dans un monde dont elle ignorait l’existence… Le personnage de Krista est assez basique : une jeune femme qui se conforte dans son quotidien rythmé par la même routine réconfortante. Puis, quand vient l’événement qui bouleversera sa vie, elle change presque totalement, devenant une hors-la-loi, refusant ces anciens préceptes qu’elle vénérait comme des pans indispensables au bon fonctionnement de sa société, remettant en question toute sa philosophie et par la même, celle du régime. Et même si la romance qui pointe le bout de son nez est assez prévisible, elle reste en arrière plan, sans trop déranger l’intrigue.

Les thématiques…
Krista remet en question toute sa manière de pensées, si bien que nous voilà, nous aussi, confronté à un mode de fonctionnement ahurissant qui nous fait grincer des dents. S’attaquer à un tel pan historique est une tâche très ardue puisqu’on peut tomber dans le politiquement correcte et perdre toute l’essence du roman, ou à l’autre extrême, aller trop loin et choquer jusqu’à dégoûter le lecteur. Oxanna Hope mène très bien sa barque et nous propulse dans un monde certes, plausible, mais qui dans l’évolution de nos pensées aujourd’hui, nous semble inconcevable. Ainsi, je n’ai pas tant été dérangée, prenant ce récit comme un texte fictif, sans but idéologique. Et donc, évidemment, un tel régime amène à poser le doigt sur bien des thématiques fortes : la discrimination, et évidemment, l’antisémitisme, le regard des autres, la confiance, etc… Et si la discrimination peut vous apparaître que d’un seul côté, elle est finalement prégnante des deux côtés rendant ce texte très humains et d’autant plus tragique par certains aspects.

Le style…
Oxanna Hope a cette faculté de nous plonger directement dans son intrigue, sans y aller par quatre chemin. Pas d’explications pompeuses qui auraient eu tendance à nous perdre plus qu’à nous immerger. Pas d’insinuation de ses propres opinions sur le sujet, du moins, si c’est le cas, ce n’est pas visible. Ce qui permet aux lecteurs de se faire ses propres opinions sans être influencés. C’est fluide, la plume est presque élégante et douce, ce qui contraste fortement avec la dureté du thème. Nous sommes plongés dans la tête de Krista, et de fait, ce personnage évolue, se questionne, ce qui fait que pas un seul instant, je ne me suis ennuyée à ses côtés. Cette mouvance du personnage le rend aussi réaliste qu’humain.

Au final, Lebenstunnel est un excellent roman. Du Young Adult bien ficelé, dans un univers parfaitement maîtrisé et plutôt osé. Un pari réussi pour Oxanna Hope !

Lucide – tome 1 : Initiation

Voilà qui faisait longtemps que j’avais lu du Young Adult, la dernière lecture en date étant The Curse, je vous parle aujourd’hui d’un roman passionnant à l’intrigue originale : Lucide – tome 1 : Initiation de Soraya Doye.

Résumé : La nuit de ses dix-huit ans, Alaya découvre qu’elle est une Lucide, un être capable de vivre et de contrôler ses rêves. Sa rencontre avec Thomas, qui partage le même don, va la plonger dans un avenir inconnu où le danger sera omniprésent. Entre traques et révélations, elle devra se montrer impitoyable pour protéger sa famille et son secret. Guidée par son instinct et par son cœur, sa vie sera bouleversée à jamais.
Une aventure au-delà des dimensions, à la limite de la réalité, au cœur de la Lucidité.
Nous dormons en moyenne vingt-cinq ans au cours de notre vie. Si vous pouviez vivre consciemment vos rêves, que feriez-vous de toutes ces années ?


Avis :

Une intrigue originale…
Mais alors, de quoi ça parle ce roman ? Nous rencontrons Alaya, une adolescente comme une autre, entourée d’amis et en plein stress du bac. Elle a donc des préoccupations plutôt basiques pour son âge. Alors qu’elle fête sa majorité, elle fait d’étranges rêves. Des rêves qui lui semblent si… réels… De rencontres en péripéties, elle apprendra bien des choses sur ses origines, son pouvoir et les dangers qui arpentent ce monde.
Vous l’aurez compris, l’intrigue se déroule dans le monde des rêves, entre songe et réalité. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur a amené ce point central de l’histoire, en jouant sur la frontière parfois ténue entre nos rêves et le monde réel. J’ai trouvé ce concept plutôt original, pas de magie à coup de baguettes magiques (bien que je n’ai rien contre Harry Potter), ou de population rangée dans des castes qui veulent se révolter (je n’ai rien non plus contre Divergente et autres Hunger Games). Mais voilà, un peu de nouveauté, ça fait un bien fou ! Même si ça n’a pas été sans me rappeler le film coréen Lucid Dream, bien que le concept diffère tout de même. Puisque dans ce film, ils explorent leur rêve via une technologie et non une faculté.

Du Young Adult mené d’une main de maître…
Dans le Young Adult on retrouve des codes bien définis : la présence d’une romance, plus ou moins prégnante, des thèmes sociétales en filigrane, et encore évidemment, une intrigue haletante. Ici, Soraya Doye nous entraîne dans un roman finement ficelé, reprenant les codes du genre avec brio et talent. On retrouve notre petite romance légère, le thème du deuil à travers la perte de sa mère, l’amitié également qui est très présente, et l’histoire passionnante. Rien n’est laissé au hasard dans ce roman, et si j’aurai une remarque à faire, ce serait sur le nom de certains personnages. Par exemple, Alaya, même si c’est en effet un prénom existant, me semble un peu trop fantasy quand on le colle à des prénoms comme Ethan ou Thomas. C’est une légère petite remarque, mais j’ai mis un peu de temps à m’adapter à ce prénom.

L’enrobage…
Si l’histoire est passionnante, qu’en est-il de la plume ? Avec une couverture aussi magique qu’attractive représentant merveilleusement bien le roman, on a une plume fluide et simple, bien que travaillée. Nous sommes dans la tête d’Alaya, alternant avec des extraits du journal de sa mère qui nous en apprend plus sur les origines de la jeune femme. D’ailleurs, au sujet des explications, rien de lourd puisque l’auteur a pris le parti de nous expliquer tout l’univers à travers la découverte d’Alaya de son don. Un style simple qui nous entraîne dans une aventure passionnante aux côtés de personnages travaillés aussi bien psychologiquement que physiquement. Alors oui, si l’intrigue est originale, tout ce qui l’entoure est de qualité. Niveau orthographe je n’ai relevé qu’un « à », à la place d’un « a ».

Au final, un roman Young Adult bien ficelé qui reprend des codes qui fonctionnent, bien dosés et amenés par une intrigue originale. Un roman à découvrir, dès 15 ans !

Save Our Souls – tome 1 : Sans attache

Cela faisait bien longtemps que j’avais lu un roman Young Adult, c’est donc avec une curiosité bien placée que je me suis lancée dans le premier tome de Save Our Souls et quelle surprise ! Un premier tome à l’intrigue stupéfiante, menée avec talent par une plume subtile et douce.

Résumé : Sous une écharpe élimée et un blouson trop grand pour lui, Aldric s’obstine à cacher aux autres lycéens sa vie de marginal. Mais une succession de mauvais choix le précipite vers une issue fatale. Loin d’en avoir conscience, il agresse même la seule personne capable de modifier son avenir, la jeune Riane. Épaulée par son gardien, un immortel, celle-ci tente le tout pour le tout pour défier le destin et lui sauver la vie, car c’est la survie de sa propre âme qui est en jeu…
Mais comment mener sa mission à bien quand celui que vous devez protéger se rebelle et quand votre allié vous cache des informations capitales ? Et si ce qui s’est passé il y a plus de trois cents ans était la clé de la réussite ?


Avis :

L’intrigue…
Nous suivons plusieurs personnages, durant plusieurs époques. L’histoire est multiple, plurielle. Difficile de vous en faire un résumé clair sans vous dévoiler des bouts d’intrigue ou des éléments importants. Aussi, vais-je simplement vous expliquer le concept de ce roman Young Adult. Nous évoluons sur Terre, dans le monde d’aujourd’hui, ou à une autre époque, peu importe l’année le principe reste le même. Il existe des gardiens, accompagnés d’âmes qui doivent sauver d’autres personnes, d’autres âmes, mais bien vivantes, elles. Tout est dans le titre au final : Save Our Souls (Sauve nos âmes). J’ai adoré le concept, et tout l’univers qu’Elle Guyon a construit. C’est nouveau, c’est frais et ça fait un bien fou !

Les personnages…
Ce roman tourne très clairement autour des personnages. C’est bien sa force. Elle Guyon a créé à chacun de ses protagonistes un passé, des émotions, des sentiments, un caractère… Elle nous transporte dans leur vie, dans leurs espoirs et leurs doutes. Rien n’est laissé au hasard, chaque élément du décor a sa place, trouve son évidence. Nous avons une multiplicité d’interactions possibles du fait d’une masse importante de personnages, plus intéressants les uns que les autres. J’ai été ravie de rencontrer Aldric et Riane, les deux principaux, mais aussi Marion et Thomas, Léa et Matthieu, ou encore Gebrail et Jeremy, Anne et Mika… Bref, autant de personnages que d’histoires qui vous transporteront bien loin, dans les méandres de leur passé et de leur avenir…

Des problèmes sociétaux importants…
Outre cette abondance d’acteurs, un autre point essentiel à ce récit sont les thématiques relevant de problèmes sociétaux liés aux jeunes. Que ce soit la drogue, l’alcool, les fugues, la violence… Tout ce qui est noir mais pouvant être lié à l’adolescence est traité et d’une brillante manière. Encore une fois, rien n’est superflu, tout est parfaitement calculé pour que ces thématiques participent à faire avancer le récit tout en nous nous interrogeant sur ces problèmes qui existent bel et bien ! Un point très positif et magistralement mis en place.

La plume d’Elle Guyon…
Nouvelle auteur qui débarque dans l’auto-édition, Elle Guyon m’a subjuguée par sa superbe plume aussi douce qu’incisive. Tout le texte est à la troisième personne, mais nous avons les pensées de chacun. Elle Guyon jongle avec brio entre les différents points de vue, sans nous perdre ou nous lasser un seul instant. Bien au contraire, elle maintient un suspense constant en changeant le point de vue au moment crucial, nous obligeant à rester fixé sur ce roman, presque impossible à lâcher ! Porté par un style fluide, sans bavures ni obstacles, ce premier tome nous transporte à travers le passé, le présent et le futur, où les frontières sont bien minces.

Au final, Save Our Souls est une excellente découverte ! Un premier tome surprenant qui m’a permis de découvrir une nouvelle auteur à suivre assurément. Pour vous procurer ce premier tome, c’est par ici.

Service de presse envoyé par l’auteur