Les anneaux d’Arktus – Xavier Watillon

Titre : Les anneaux d’Arktus
Auteur : Xavier Watillon
Éditeur : Editions Nutty Sheep
Genre : Science-fiction
Résumé : L’exploration spatiale est un passe-temps dangereux. Mieux vaut la laisser aux professionnels ? Ce n’est pas l’avis de l’AES… Chargée d’une mission d’enquête aux enjeux tenus secrets, l’agence d’exploration spatiale fait appel aux services (contraints et forcés) de prisonniers condamnés à perpétuité. Pour les encadrer : une intelligence artificielle dernier cri, et pour les transporter jusqu’au fin fond des territoires spatiaux connus : une vieille frégate retapée à bon prix.

Notation :

Avis :

Aydern a un job : balayer les cendres de ses camarades. Et malheureusement, il a beaucoup de travail… Il faut dire que Larka est pour le moins expéditeur, n’hésitant pas à désintégrer la moindre personne qui a l’audace de le gêner. Et à bord du vaisseau, c’est lui qui fait loi. Reste à savoir s’il restera un peu de l’équipage pour leur retour de l’espace…

Les anneaux d’Arktus a une ambiance bien particulière, un peu anxiogène, toute en tension, en pression. Et puis, il y a l’air aussi. Vicié. Sale. On voit la crasse de la carlingue, on voit les cabines étroites et vétustes. On voit ces prisonniers réduits à l’état d’esclavage, dont les droits ont été balayés. Xavier Watillon a réussi brillamment à nous montrer tout ce décor, non pas à travers des descriptions, mais bien dans l’intrigue elle-même, dans les dialogues, et les actions des personnages. Ce qui rend ce récit d’autant plus visuel, et immersif.

Si la plume de l’auteur est très agréable à la lecture, elle n’en reste, en revanche, pas moins classique, sans trop d’effets de style particuliers. Cela pourrait paraître négatif, mais l’intrigue n’a pas besoin d’être soutenue par un style affirmé, tant elle se tient d’elle-même.

Outre cette plume fluide bien que classique pour le genre, il me semble primordial de souligner un élément de l’intrigue : les prisonniers. Et plus globalement, cette nécessité de payer le moins cher possible pour économiser le moindre sous. Finalement, on se rend compte que cette ambition de rogner sur les moyens n’apporte pas forcément que du bon (loin de là). Et cette idée ne sera pas sans rappeler la forte conclusion de la mini-série Chernobyl. Peut-être doit-on y voir là un message, qui sait ?

En bref :

Xavier Watillon nous offre une très bonne novella dans un univers de science-fiction construit, et aux décors immersifs. De quoi se perdre sans nul doute dans ce vaisseau déglingué aux côtés des prisonniers pas vraiment ravis d’être réquisitionnés…

**Service de presse, via Simplement Pro