Bye Bye Bollywood

J’ai donc lu (dévoré ?) Bye Bye Bollywood de Hélène Couturier qui a d’ailleurs dédicacé l’exemplaire que j’ai reçu. Une dédicace personnalisée, ça fait très plaisir. Ce roman a été un bonheur, j’ai été dépaysée, et je replongerai bien pour un nouveau voyage !

Résumé : Quand ma mère nous a annoncé qu’on partait en vacances en Inde, ma sœur s’est direct imaginée en mode « Bollywood », façon princesse indienne. Plus mesurée, j’ai pensé que j’avais la meilleure maman du monde, ce qui n’arrive pas souvent. Puis j’ai compris qu’elle nous emmenait dans un ashram. Traduction : délire yoga-méditation, riz complet et partage des tâches ménagères ! Ça m’a anéantie. Et encore, j’ignorais qu’une fois là-bas, il n’y aurait pas de réseau et que le seul jeune de mon âge, Jésus, serait un matheux sans pitié. Mais…
… Comme le dit le proverbe indien : « Tant qu’il y a de l’amour, tout est possible » !

Vous avez compris la phrase de l’introduction ? « Je replongerai bien pour un nouveau voyage », une façon élégante et littéraire de lancer un appel au clavier à l’auteur. De façon plus abrupte, on peut dire aussi « Je veux une p****n de suiiiiiiiiite ! » Mais je suis loin d’être abrupte donc on préférera ma phrase introductive… *Petit clin d’œil*

L’histoire…
Allez, je vous raconte un peu l’intrigue de ce bijou. Nina est une adolescente comme toute adolescente qui se respecte. Elle a de l’acné et elle aspire à autres choses qu’avoir de bonnes notes à l’école. C’est vrai quoi, la vie c’est pas que ça ! Ah, et puis il y a Garance. Garance c’est sa petite sœur, elle est mignonne, mais qu’est-ce qu’elle peut être casse-pieds celle-là ! Une sœur quoi… Bon, et la maman. Sylvie et la méditation c’est toute une histoire. L’amour fou ! À la maison c’est un peu la guerre, les portes claques et les sœurs se plaignent, la routine quoi. Alors quand Sylvie revient les bras chargés de plats indiens, criant à torts et à travers qu’elle a une surprise, Garance et surexcitée. Nina ? Elle traîne des pieds et râle, une ado normale, quoi. Et là, la nouvelle tombe ! Un voyage en Inde ! Et pas n’importe où, dans un ashram, oui, oui, dans un ashram…
On va donc suivre l’évolution de Nina et toute sa petite famille dans une communauté de zénitude. Entre découverte, surprise et romance, un condensé de bonheur ! Le ton est donné, une comédie familiale dans une Inde pas vraiment du goût de tout le monde. On suit les pensées de Nina, une jeune fille en pleine puberté et qui a un avis sur tout. Le genre de personnage que j’adore. Elle pétille et rencontrera même l’amour, reste à savoir si ce sera avec un grand A…

L’Inde…
Outre que l’on suive les péripéties d’une bande d’adolescents, on est totalement immergé dans un pays inconnu. Je ne pense pas trop m’avancer en affirmant que très peu d’entre vous sont allés en Inde, donc on peut dire un pays « inconnu ». On en apprend sur l’aspect social et notamment leur système de classes, basé sur des castes. Les indiens sont divisés en plusieurs catégories, la plus basse sont les intouchables, la plus haute les Brahmanes ou prêtres. Ces habitants ne peuvent se marier qu’entre castes. Quel déshonore ce serait qu’un Brahmane se marie avec un intouchable. Même pas un déshonore, tout simplement impensable. On peut observer aussi les coutumes qui perdurent. Vous savez, ces traditions d’un autre âge qui consiste à marier son enfant à un bon parti, peu importe l’âge du parti en question d’ailleurs et pire encore de celui de l’enfant. En Inde, malgré le caractère dorénavant illégal, les parents n’hésitent pas à marier leur fille de 14 ans à un homme de 50 ans qui aura tous les droits sur elle. C’est un des problèmes dont traite cet ouvrage. Parce que derrière l’aspect léger du roman, Hélène Couturier met en lumière des réalités trop souvent oubliées. Des réalités que l’on cache, préférant les recouvrir d’un voile opaque.

Un personnage très important est également évoqué dans ce roman : Sampat Pal Devi. Vous la connaissez sûrement, c’est une véritable légende. Elle représente la justice en sari rose, et fait tout pour faire régner la loi dans un pays où les femmes sont trop souvent traitées comme des objets. Elle apparaît donc dans Bye Bye Bollywood. Je vous mets une photo d’elle avec en arrière plan son gang de sari rose.

Au final, Hélène Couturier nous peint une Inde criante de vérité, à travers le regard de jeunes occidentaux choqués par les agissements de certains habitants. Sous une plume légère et fluide, elle nous transporte avec bonheur en plein cœur d’un pays si différent, où Nina se découvrira elle, et les autres… Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

La première fois que j’ai été deux

Je vous parle aujourd’hui d’un roman qui fait son bout de chemin hors des sentiers battus : La première fois que j’ai été deux de Archibald Ploom a été une sacrée surprise !

Résumé : Nous sommes au début des années 2000, Karen Traban est en Terminale et vit seule avec une mère dépressive. Elle est brillante, musicienne et adore danser mais l’amour n’est jamais au rendez-vous, les garçons de son âge lui semblent sans intérêt. Quand un jeune anglais, Tom, arrive au milieu de l’année scolaire dans sa classe, Karen le prend immédiatement en grippe… Elle ne sait pas encore que ce jeune homme si différent des autres va changer sa vie.

Je tiens en premier à remercier l’auteur qui a pensé à moi pour chroniquer son ouvrage. Il a fait son petit tour des blogueurs et j’ai été une des heureuses élu. La chronique du blog Les perles de Kerry est d’ailleurs déjà disponible depuis quelques temps. Pour la lire, c’est par ici. Je suis en tout point d’accord avec elle, je vous explique…

Une superbe histoire d’amour…
J’ai plongé, sans vraiment penser aux conséquences, dans cette histoire d’amour si douce et délicate. On suit une jeune fille qui a des tendances digressives très importantes, un peu comme moi en fait. Elle nous raconte sa vie et loin de s’en moquer, on veut en savoir plus encore. On est vite pris dans sa routine, pas si quotidienne et on ne lâche plus la lecture. Elle rencontre un garçon, Tom, vous savez un de ces British un peu prétentieux et tellement à cheval sur le thé (le thé, c’est tout un art après tout). Elle le prend en grippe mais rapidement, elle apprend à le connaître. Lui et sa musique. Lui et son pays. Ils se découvrent et s’appréhendent. Ce qui m’a beaucoup plu est que nous ne sommes pas que dans une histoire d’amour. Le fond est passionnant. L’Angleterre, la musique… Finesse et simplicité sont les maîtres mots de ce récit qui vous emmènera à la rencontre d’une jeune fille, à la découverte d’elle-même.

Le ton de l’auteur…
Archibald Ploom a une de ces plumes qui ne vous lâche plus, après lecture. J’avoue avoir eu du mal à accrocher au début. Le style est très différent de ce qu’on a l’habitude de lire et j’ai été très surprise. En effet, le résumé reste simple, et ne donne pas du tout le ton du texte. Et puis, dès le deuxième chapitre, j’ai été happée. Dans l’impossibilité d’arrêter ma lecture. Karen digresse, digresse et digresse. Et malgré ça, on ne se lasse pas. C’est sans doute ça qui fait l’originalité du récit. On a un personnage principal qui se livre, tout entier. Un ton cynique par moment, des références littéraires appréciables à souhait et on découvre des artistes musicaux. J’ai ressenti toute la culture de l’auteur. J’ai été bluffée par sa plume et la facilité avec laquelle il jongle entre les pensées de Karen et la narration.
Ce roman aurait pu être un coup de cœur, mais comme Kerry le dit si bien dans son article, la forme n’est pas très adaptée. Ce qui m’a le plus dérangé sont les tirets des dialogues qui ne correspondent pas du tout à ceux usités d’ordinaire. Enfin, ça passe vite aux oubliettes.

Au final, une histoire d’amour qui nous emmène en Angleterre sous fond musical. C’est l’histoire de la découverte, des premières fois et de la prise de conscience. Un auteur à suivre, je vous conseille son roman avec ferveur ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par l’auteur