Montmartre ensorcelé

Une couverture un peu vieillotte, un résumé aventurier et me voilà lancée dans un roman singulier où les mots semblent se mouvoir dans une danse vaporeuse… Je vous parle de Montmartre ensorcelé d’Alexis Boucot. 

Résumé : Le coeur de Montmartre et ses personnages hauts en couleur, le boulevard de Clichy et ses cabarets, la Belle Epoque de l’insouciance et du divertissement, celui du vieux Paris de 1900 qui vit les sursauts du progrès, du modernisme et de l’urbanisation. C’est aussi le décor pittoresque du maquis que traversent les besogneux, les artistes et les rôdeurs du soir. Quant aux enfants de cette histoire, ils aspirent à la liberté et à l’aventure hors de l’orphelinat. La magie apparaît au coin de la rue comme une échappatoire à leur mauvaise fortune. Elle les mène au mystérieux château des Brouillards puis dans les sinistres catacombes. Le surnaturel fait irruption dans un récit à suspense truffé de rebondissements. L’auteur restitue ici une époque de la vie parisienne à la frontière de l’étrange et du merveilleux, un genre qui n’est pas sans rappeler celui de la fantasy urbaine.


Avis :

Un retour aux sources…
Quand le surnaturel fait irruption dans le monde civilisé, où tout semble plus ou moins terre-à-terre, qu’est-ce que ça donne ? Urban Fantasy, ou Fantasy Urbaine, nous sommes là dans son essence même. Ce roman reprend tous les codes du genre, pour en faire un savant mélange, mêlant éléments historiques et ambiance brumeuse. Le surnaturel existe, mais n’est pas connu du plus grand nombre. Seuls quelques initiés en ont connaissance. Ce merveilleux est d’ailleurs bien caché. Qui ne connait pas le fameux « monde de la nuit » ? Ou « Underground » ? Ces mots qualifient tant de choses, mais toujours avec la même idée : être en marge de la société, terré, caché… Et ce surnaturel, dans la fantasy urbaine, est refoulé dans le métro, les égouts, les catacombes… Là où on sent la crasse et la puanteur. Ce roman reprend si bien les codes, qu’on pourrait le qualifier de classique du genre. Il représente l’exemple parfait, illustrant avec brio cette littérature.

Le Montmartre de 1900…
Je me suis égarée dans le « Paradis Perdu », entre ses ruelles étroites et pavées, zigzaguant, tentant d’éviter les marchands ambulants et autres enfants des rues. Ce roman nous propose un voyage dans le passé, à la découvert de ce village à peine urbanisé. En marchant tranquillement, on peut voir des tavernes et autres cabarets glauques et étranges où serpentent, le regard mauvais, des truands mal sapés. Quel meilleur endroit d’épouvante que le Montmartre de 1900 ? Entre bouges et lieux de perditions, rien n’est trop beau pour le sordide. La sorcellerie tâte le terrain, puis s’installe. C’était sans compter sur la bravoure d’enfants, orphelines et paysan, prêts à tout pour se débarrasser du danger…

Le style de l’auteur…
Et pour une immersion encore plus intense, Alexis Boucot nous offre un style travaillé et délicieux. Qui, outre l’utilisation d’expressions et mots propres à l’époque, nous permet de découvrir la richesse des lieux et du vocabulaire. Si j’ai pu trouver la plume un peu lourde au début, appréciant difficilement la mise en place du décor, je me suis finalement adaptée jusqu’à trouver ce style prometteur et fortement décisif. Parce qu’à mon sens, sans ce phrasé si particulier, le roman n’aurait certainement pas la même saveur !

Au final, un roman passionnant qui nous emmène à la découverte du Montmartre des années 1900, entre cabarets et autres bouges sordides, où la sorcellerie se mêle au courage d’enfants valeureux…

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Hex in the city – épisode 2 : Die with style

Suite des aventures de Taylor, nous retrouvons la jeune femme pour une nuit pour le moins sportive. Je vous parle de l’épisode 2 de Hex in the city : Die with style.

Résumé : Taylor remplace au pied levé une chanteuse de rock disparue sans crier gare, alors qu’une nouvelle menace, aux beaux yeux bleus et à l’accent so british, arrive en ville.
À la croisée des chemins entre fantasy urbaine et polar, découvrez la suite des aventures de Taylor, Lionel et Jake dans un récit sans temps mort, dans la lignée des meilleures séries télévisées américaines.

 

 


Avis :

Entre ténèbres…
À l’image du premier tome, nous plongeons dans un univers sombre et décadent, où l’intrigue se déroule principalement la nuit. Et, pour cause, les créatures qui arpentent les rues de San Francisco semblent bien plus à l’aise une fois le soleil couché. Taylor, sorcière inavouée, continue de se cacher, mais pour combien de temps encore ? Entre créature démoniaque et vampire vengeur, Taylor se voit propulser dans une nuit ahurissante où chant, hallucinations (vraiment ?) et actions seront les maîtres mots. Une nuit comme ça, on l’oublie pas ! Mais voilà, dans ce deuxième tome, en plus de ces ténèbres obscures qui abritent bien des dangers, quelques spots éclairent la jeune femme.

Et lumière…
Un roman qui traîne sa carcasse dans la nuit noire, une jeune femme qui cache ses pouvoirs dans le silence et l’anonymat, des créatures infernales qui s’abritent dans l’obscurité… Quel contraste provoque alors cette mise en lumière de certaines facettes de la belle Taylor ! Incapable de révéler ses pouvoirs, elle en parle finalement à quelqu’un à qui elle n’aurait jamais cru pouvoir confier un tel secret. Dans l’inconfort de sa situation, elle décide, en définitive, d’écrire un billet de blog prônant la liberté sexuelle. Taylor est une femme ambivalente, difficile à cerner. Elle, qui tente par tous les moyens d’échapper à la lumière, accepte de jouer les chanteuses d’un soir, sous tous les regards. Est-elle enfin prête pour passer de l’ombre à la lumière ?

Riche et fascinant…
Si je l’avais déjà souligné auparavant, Hex in the city se révèle d’une richesse fascinante, aussi bien pour son univers particulier, mêlant créatures de l’imaginaire et modernité, que pour les thématiques qu’il véhicule. La liberté sexuelle, la place des femmes, le deuil, et ce qui m’intéresse ici : l’orientation sexuelle. Plus j’avance dans cette saga, et plus je me prends à penser que ce roman est un récit féministe, accordant une place toute particulière aux femmes. En effet, Taylor est une jeune femme qui ne s’assume pas tout à fait, aussi bien dans son côté fantastique, que dans les aspects les plus réalistes de sa vie. Par là, je parle évidemment de sa relation amoureuse avec la belle Sienna. Taylor a du mal à l’assumer, mais elle l’accepte. Et à travers son blog, elle nous expose ses états d’âmes, son incompréhension face à la place étrange qu’est donnée aux personnes homosexuelles, dans la société. Elle souligne des points qui font réfléchir et interpellent. Un roman riche, qui outre son côté fantastique et mouvementé, nous expose à des thématiques sociétales fondamentales !

Au final, un deuxième tome que j’ai préféré au premier. Le personnage de Taylor s’affirme, se remet en question et tout l’univers autour d’elle s’installe, à coup de questions et révélations. À découvrir !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Chimères – tome 2

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


Chimères – tome 1

Résumé : La maladie de la chimère ravage les quartiers pauvres de la ville : elle transforme ses porteurs en bêtes féroces et leur inflige de terribles souffrances. Lui-même atteint de ce mal, Long Chen tente désespérément d’en trouver le remède, et aspire à retrouver une vie normale. Malgré cela, certains rêvent encore d’être contaminés pour obtenir les pouvoirs conférés par cette maladie. C’est le cas de Jay, un garçon déshérité risquant à tout moment d’être capturé par des trafiquants d’esclaves. Long Chen essaie à tout prix de l’en dissuader et, pour le protéger, le fait embaucher au Zuidiehua où travaillent ses amis artistes. Peu après, le cabaret est l’objet d’une violente attaque…

Mon avis : Après un premier tome que j’avais adoré, ce deuxième suit le chemin de pavés dorés qu’avait emprunté le précédent. Le qualifier de bon serait un euphémisme, je sens que cette série de manga va être excellente ! Dans ce deuxième tome, on en apprend plus sur le passé des deux personnages dont nous avons juste fait la rencontre dans le premier tome mais qui m’avaient tout de suite intriguée. Et, à défaut de connaître l’origine de la maladie de la Chimère, on en apprend plus également sur les symptômes qu’elle provoque. On va rencontrer de nouveaux personnages, s’interroger sur leurs facultés, leur passé, … Et, on va découvrir le décor du plus beau cabaret du coin : le Zuidiehua. Nous voilà alors encore immergé dans l’histoire du manga, à la découverte de ce nouveau lieu. On retrouve, d’ailleurs, une pointe d’humour assez agréable et qui amène une bouffée d’air frais dans un manga noir, rempli de rancœur et de détresse. Néanmoins, se dessine un contraste délicieux, puisque des scènes pleine de tendresse et d’amour s’installent, rendant l’histoire d’autant plus riche et passionnante.

Au final, un tome 2 passionnant, que j’ai dévoré. J’adore cette ambiance noire et presque sordide qui s’en dégage, face à l’amour que se porte certains personnages. À découvrir !

Service de presse