Les carnets de Pauline Thot

J’ai donc lu Les carnets de Pauline Thot et j’ai adoré ! La vie d’une jeune fille qui grandit, se découvre et appréhende le monde qui l’entoure… Une très belle escapade littéraire !

Résumé : 1999. Pauline étouffe dans sa petite ville de province. Introvertie et malmenée en classe, elle ne revit que pendant les vacances en Corse, où elle se découvre à la fois désirable et vulnérable. Pour assouvir sa soif de liberté, elle se révoltera tour à tour contre l’autorité, les hommes et la société. Dans ses carnets, Pauline raconte à la première personne sa lutte solitaire contre la honte et la culpabilité qu’elle ressent dans sa construction en tant que femme dans un pays où leur condition et leur sexualité posent toujours problème. Avec son « Je », elle joue à se moquer de tout pour ne pas souffrir.

Un récit poignant au ton cynique, une excellente découverte…

La forme choisie…
Nous lisons une sorte de journal intime. Pauline raconte tout ce qu’elle ressent, ce qui lui arrive et commente. Nous avons droit à ses états d’âmes et son questionnement. Cependant, nous ne sommes pas que plongé dans ses cahiers. L’auteur nous narre également son histoire, si bien que se met en place un mouvement assez régulier d’échange entre la narration et les pensées de la jeune fille. Au début, c’est assez déroutant. Il n’y a qu’une étoile permettant de distinguer les deux et c’est à chaque fois dans la continuité. J’ai eu du mal à m’habituer à ce « je » qui passe alors au « elle » sans vraiment nous préparer. Certes, on sent que quelque chose va arriver, avec cette petite étoile, mais changer d’un coup de pronom personnel m’a tout de même déstabilisé. Mais, pas d’inquiétude, je me suis prise au jeu et j’ai vite pris le pli.

Le questionnement d’une jeune fille…
On est complètement immergé dans le conscient de Pauline, avec ses carnets. Nous suivons une histoire, un fil rouge avec la narration de l’auteur et puis nous arrivons de nouveau dans les carnets où cette jeune fille dépose tous ses sentiments et surtout ses remarques sur la société. Le ton est cynique mais criant de vérité. J’ai adoré cet aspect du roman, on se questionne avec elle et on ne peut pas se retenir de sourire pour certaines de ses réflexions.

L’amour…
C’est sûrement ça qui a fait que j’ai accroché autant au roman : l’amour. Si Pauline se questionne, elle appréhende aussi son corps et ce qu’il provoque chez la gente masculine. Elle va aimer, détester et découvrir. L’auteur nous décrit ces scènes intimistes avec délicatesse et finesse, j’ai été transportée. Et mon côté fleur bleue est ressortie. Je continuais de lire, inlassablement, impatiente de savoir qui serait l’élu de son cœur, que pouvait encore faire ce garçon qui n’avait de cesse de la tourmenter… Complètement hypnotisée par la plume de l’auteur, je me suis laissée aller à la contemplation de ces lignes, où romance et amitié prenaient une place prépondérante.

Au final, j’ai beaucoup apprécié suivre l’évolution de Pauline, dans ses pensées, ses actions et ses amitiés (et amours aussi). Une fable nous exposant le passage à la vie adulte, avec souplesse et cynisme. Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

Service de presse envoyé par l’auteur

Bye Bye Bollywood

J’ai donc lu (dévoré ?) Bye Bye Bollywood de Hélène Couturier qui a d’ailleurs dédicacé l’exemplaire que j’ai reçu. Une dédicace personnalisée, ça fait très plaisir. Ce roman a été un bonheur, j’ai été dépaysée, et je replongerai bien pour un nouveau voyage !

Résumé : Quand ma mère nous a annoncé qu’on partait en vacances en Inde, ma sœur s’est direct imaginée en mode « Bollywood », façon princesse indienne. Plus mesurée, j’ai pensé que j’avais la meilleure maman du monde, ce qui n’arrive pas souvent. Puis j’ai compris qu’elle nous emmenait dans un ashram. Traduction : délire yoga-méditation, riz complet et partage des tâches ménagères ! Ça m’a anéantie. Et encore, j’ignorais qu’une fois là-bas, il n’y aurait pas de réseau et que le seul jeune de mon âge, Jésus, serait un matheux sans pitié. Mais…
… Comme le dit le proverbe indien : « Tant qu’il y a de l’amour, tout est possible » !

Vous avez compris la phrase de l’introduction ? « Je replongerai bien pour un nouveau voyage », une façon élégante et littéraire de lancer un appel au clavier à l’auteur. De façon plus abrupte, on peut dire aussi « Je veux une p****n de suiiiiiiiiite ! » Mais je suis loin d’être abrupte donc on préférera ma phrase introductive… *Petit clin d’œil*

L’histoire…
Allez, je vous raconte un peu l’intrigue de ce bijou. Nina est une adolescente comme toute adolescente qui se respecte. Elle a de l’acné et elle aspire à autres choses qu’avoir de bonnes notes à l’école. C’est vrai quoi, la vie c’est pas que ça ! Ah, et puis il y a Garance. Garance c’est sa petite sœur, elle est mignonne, mais qu’est-ce qu’elle peut être casse-pieds celle-là ! Une sœur quoi… Bon, et la maman. Sylvie et la méditation c’est toute une histoire. L’amour fou ! À la maison c’est un peu la guerre, les portes claques et les sœurs se plaignent, la routine quoi. Alors quand Sylvie revient les bras chargés de plats indiens, criant à torts et à travers qu’elle a une surprise, Garance et surexcitée. Nina ? Elle traîne des pieds et râle, une ado normale, quoi. Et là, la nouvelle tombe ! Un voyage en Inde ! Et pas n’importe où, dans un ashram, oui, oui, dans un ashram…
On va donc suivre l’évolution de Nina et toute sa petite famille dans une communauté de zénitude. Entre découverte, surprise et romance, un condensé de bonheur ! Le ton est donné, une comédie familiale dans une Inde pas vraiment du goût de tout le monde. On suit les pensées de Nina, une jeune fille en pleine puberté et qui a un avis sur tout. Le genre de personnage que j’adore. Elle pétille et rencontrera même l’amour, reste à savoir si ce sera avec un grand A…

L’Inde…
Outre que l’on suive les péripéties d’une bande d’adolescents, on est totalement immergé dans un pays inconnu. Je ne pense pas trop m’avancer en affirmant que très peu d’entre vous sont allés en Inde, donc on peut dire un pays « inconnu ». On en apprend sur l’aspect social et notamment leur système de classes, basé sur des castes. Les indiens sont divisés en plusieurs catégories, la plus basse sont les intouchables, la plus haute les Brahmanes ou prêtres. Ces habitants ne peuvent se marier qu’entre castes. Quel déshonore ce serait qu’un Brahmane se marie avec un intouchable. Même pas un déshonore, tout simplement impensable. On peut observer aussi les coutumes qui perdurent. Vous savez, ces traditions d’un autre âge qui consiste à marier son enfant à un bon parti, peu importe l’âge du parti en question d’ailleurs et pire encore de celui de l’enfant. En Inde, malgré le caractère dorénavant illégal, les parents n’hésitent pas à marier leur fille de 14 ans à un homme de 50 ans qui aura tous les droits sur elle. C’est un des problèmes dont traite cet ouvrage. Parce que derrière l’aspect léger du roman, Hélène Couturier met en lumière des réalités trop souvent oubliées. Des réalités que l’on cache, préférant les recouvrir d’un voile opaque.

Un personnage très important est également évoqué dans ce roman : Sampat Pal Devi. Vous la connaissez sûrement, c’est une véritable légende. Elle représente la justice en sari rose, et fait tout pour faire régner la loi dans un pays où les femmes sont trop souvent traitées comme des objets. Elle apparaît donc dans Bye Bye Bollywood. Je vous mets une photo d’elle avec en arrière plan son gang de sari rose.

Au final, Hélène Couturier nous peint une Inde criante de vérité, à travers le regard de jeunes occidentaux choqués par les agissements de certains habitants. Sous une plume légère et fluide, elle nous transporte avec bonheur en plein cœur d’un pays si différent, où Nina se découvrira elle, et les autres… Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

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Tu me fends le cœur : le cinquième As

Dans le cadre de mon nouveau partenariat avec les éditions Erato, j’ai lu cette novella plutôt sympa : Tu me fends le cœur, le cinquième As. 60 pages de plaisir !

Résumé : C’était le tournoi de la dernière chance, elle devait tout gagner, pour ne pas tout perdre.
Mais quand votre partenaire n’est pas à la hauteur et que le passé nous nargue… est ce que les « jeux sont faits » ? Saura t elle sortir un dernier atout de sa manche ? Son cinquième As ?

 

 

 


Avis :

Première impression…
Je suis plutôt satisfaite de ce premier service de presse. En fait, je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition. Je suis tombée dessus un peu au hasard et j’ai trouvé les couvertures de leur bouquin super belles. Evidemment, ça m’a donné envie d’en savoir plus, que voulez-vous, on ne se refait pas. J’ai donc reçu comme premier livre, une petite novella de Chiaraa Valentin. À coup de jeux de mots très bien pensés, j’ai eu du mal à cerner le sujet de l’histoire au premier abord, sans lire la novella. Puis, au final, dès les premières pages, on saisit tout de suite les enjeux.

L’intrigue…
Tu me fends le cœur : le cinquième As
est une histoire d’amour sur fond de jeux de cartes. N’en doutez plus, donc. On va suivre une jeune femme, qui se sert de son talent pour les cartes pour gagner une grande compétition. Mais est-ce que ça va s’arrêter là ? Je vous disais que c’était une romance. Celle-ci n’est pas entre la jeune femme et l’ex-conjoint mais bien avec un autre homme, un homme qui surgit tout droit de son passé et qui pourrait bien avoir quelque chose à jouer. Je reste dans le thème, remarquez.

Une bonne romance…
Je n’aime pas trop les histoires fleur bleue, avec tellement d’amour que ça déborde. Ici, on était à la limite je dirais. Le fond de l’histoire (la compétition de cartes) et le caractère de la jeune femme rehaussent le tout permettant d’éviter l’amour dégoulinant. En quelques pages, l’auteur réussit à nous enfermer dans son histoire, elle nous happe et on décide, au final, de ne plus lâcher notre liseuse avant d’avoir atteint la dernière scène.

Au final, une novella romantique où se mêle drame et tragédie, je suis certaine que vous adorerez l’aventure de cette jeune femme. Oui, parce qu’on se le demande, non ? Va-t-elle trouver son cinquième As ? Pour vous procurer cette novella, c’est par ici

Service de presse envoyé par la maison d’édition