Brothers

J’ai donc lu un autre roman de Sylvie Allouche : Brothers. C’est un prequel à un autre de ses ouvrages Twist Again. Je n’ai pas lu Twist Again, mais j’avoue que maintenant, j’en ai très envie !

Résumé : 5 heures du matin. Un terrain vague recouvert de neige. Le coffre d’une Jaguar grand ouvert et dedans, un homme ligoté, au bord de la mort. Debout devant le coffre, atterrés, Ben et Bruno, les frangins sans histoires de la Cité des Fleurs. Ils étaient censés ramener la voiture de luxe à un trafiquant, une mission soi-disant tranquille. Face à cet imprévu, ils doivent improviser : prévenir la police ou s’enfuir. À moins que Juliette, une fille que Bruno vient juste de rencontrer, ne puisse les aider…

J’ai découvert Sylvie Allouche avec son roman Stabat Murder que j’ai adoré. Je la retrouve avec plaisir dans un autre roman, d’un autre genre : Brothers. C’est donc un prequel à Twist Again. On retrouve Twist et Mourad, dont je ne comprenais pas trop ce qu’ils venaient faire là. Mais, c’est normal, je n’ai pas lu Twist Again.

Résumé : Ce matin-là, Aziz, alias Twist, et son meilleur ami Mourad se sont levés très tôt pour assister
à la démolition d’une barre d’immeubles… Un spectacle beau et flippant. Sous la poussière, Twist trouve une arme et fait le mauvais choix. Il la ramasse, sans se douter que cette arme a servi à un assassinat. Au même moment, Bruno quitte la banlieue pour quelques jours et part retrouver Juliette, étudiante à Paris. Dans l’effervescence de la capitale, Juliette va être la cible d’individus malintentionnés.

L’intrigue…
Revenons à Brothers. C’est donc l’histoire de deux jumeaux : Ben et Bruno, qui, dans un affreux concours de circonstances, vont découvrir un corps, encore en vie, dans une voiture qu’ils s’appétaient à voler. La narration se fait à plusieurs voix et on suit l’enquête de la police. Parce que Ben et Bruno ne sont pas les pires voyous du coin, ils décident d’emmener la voiture (avec l’homme toujours dans le coffre) à l’hôpital. Aussitôt déposé, aussitôt parti. Mais voilà, les pauvres frères ont une conscience et n’ont de cesse de se ronger les sangs. Pendant ce temps, l’enquête bat son plein et le pauvre inspecteur ne dort pas beaucoup. Nous sommes pris dans l’histoire de tous ces personnages, qui vont se mêler pour nous perdre un peu plus. On a d’ailleurs l’apparition dans quelques chapitres de Mourad et Twist, deux gars de la Cité des Fleurs. Ils n’ont pas vraiment de lien avec l’histoire mais ils sont en lien avec le roman principal Twist Again. Et d’ailleurs, leur histoire m’a touché.

« La neige tombe doucement. Recouvre les pas. Atténue les sons. Masque les blessures. Cocon blanc. Pablo regarde au loin. Triste. Colosse aux pieds d’argile. »

Le contexte…
Nous sommes à la Cité des Fleurs. Nous sommes à la cité. Bagarre, trafics, contrebande sont quotidien. Il y a même un « caïd » qui a la main mise sur tous les jeunes de la cité. Parce que c’est le seul moyen pour sortir de la misère… Sylvie Allouche met le doigt sur un problème de société. Elle nous révèle au grand jour que ce ne sont pas forcément les jeunes les coupables qui sont d’ailleurs le plus souvent armés de bonnes volontés, même si, oui, ça n’excuse pas tout. Elle met en lumière la vie difficile des ces adolescents, qui veulent s’extraire de leur situation sociale. L’histoire de Ben et Bruno est sans doute celle de beaucoup d’autres. Deux jeunes qui veulent aider financièrement leur mère  qui se tue au travail pour eux. Alors ils ne réfléchissent pas et foncent. Mourad aussi est un jeune de la cité. Mais lui il a un rêve et son ami Twist va l’aider à le réaliser. Sa mésaventure à lui, à la fin du roman, m’a bouleversé. J’avais les larmes aux yeux, tant la plume de Sylvie Allouche rendait toute la réalité à ces simples mots couchés sur du papier.

Au final, Brothers est un roman empreint de vérité qui dévoile au grand jour des réalités pas toujours belles à voir. Sylvie Allouche nous peint une enquête faite de rebondissements et de surprises sous couvert d’une plume hypnotique et addictive. Une excellente découverte ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Bye Bye Bollywood

J’ai donc lu (dévoré ?) Bye Bye Bollywood de Hélène Couturier qui a d’ailleurs dédicacé l’exemplaire que j’ai reçu. Une dédicace personnalisée, ça fait très plaisir. Ce roman a été un bonheur, j’ai été dépaysée, et je replongerai bien pour un nouveau voyage !

Résumé : Quand ma mère nous a annoncé qu’on partait en vacances en Inde, ma sœur s’est direct imaginée en mode « Bollywood », façon princesse indienne. Plus mesurée, j’ai pensé que j’avais la meilleure maman du monde, ce qui n’arrive pas souvent. Puis j’ai compris qu’elle nous emmenait dans un ashram. Traduction : délire yoga-méditation, riz complet et partage des tâches ménagères ! Ça m’a anéantie. Et encore, j’ignorais qu’une fois là-bas, il n’y aurait pas de réseau et que le seul jeune de mon âge, Jésus, serait un matheux sans pitié. Mais…
… Comme le dit le proverbe indien : « Tant qu’il y a de l’amour, tout est possible » !

Vous avez compris la phrase de l’introduction ? « Je replongerai bien pour un nouveau voyage », une façon élégante et littéraire de lancer un appel au clavier à l’auteur. De façon plus abrupte, on peut dire aussi « Je veux une p****n de suiiiiiiiiite ! » Mais je suis loin d’être abrupte donc on préférera ma phrase introductive… *Petit clin d’œil*

L’histoire…
Allez, je vous raconte un peu l’intrigue de ce bijou. Nina est une adolescente comme toute adolescente qui se respecte. Elle a de l’acné et elle aspire à autres choses qu’avoir de bonnes notes à l’école. C’est vrai quoi, la vie c’est pas que ça ! Ah, et puis il y a Garance. Garance c’est sa petite sœur, elle est mignonne, mais qu’est-ce qu’elle peut être casse-pieds celle-là ! Une sœur quoi… Bon, et la maman. Sylvie et la méditation c’est toute une histoire. L’amour fou ! À la maison c’est un peu la guerre, les portes claques et les sœurs se plaignent, la routine quoi. Alors quand Sylvie revient les bras chargés de plats indiens, criant à torts et à travers qu’elle a une surprise, Garance et surexcitée. Nina ? Elle traîne des pieds et râle, une ado normale, quoi. Et là, la nouvelle tombe ! Un voyage en Inde ! Et pas n’importe où, dans un ashram, oui, oui, dans un ashram…
On va donc suivre l’évolution de Nina et toute sa petite famille dans une communauté de zénitude. Entre découverte, surprise et romance, un condensé de bonheur ! Le ton est donné, une comédie familiale dans une Inde pas vraiment du goût de tout le monde. On suit les pensées de Nina, une jeune fille en pleine puberté et qui a un avis sur tout. Le genre de personnage que j’adore. Elle pétille et rencontrera même l’amour, reste à savoir si ce sera avec un grand A…

L’Inde…
Outre que l’on suive les péripéties d’une bande d’adolescents, on est totalement immergé dans un pays inconnu. Je ne pense pas trop m’avancer en affirmant que très peu d’entre vous sont allés en Inde, donc on peut dire un pays « inconnu ». On en apprend sur l’aspect social et notamment leur système de classes, basé sur des castes. Les indiens sont divisés en plusieurs catégories, la plus basse sont les intouchables, la plus haute les Brahmanes ou prêtres. Ces habitants ne peuvent se marier qu’entre castes. Quel déshonore ce serait qu’un Brahmane se marie avec un intouchable. Même pas un déshonore, tout simplement impensable. On peut observer aussi les coutumes qui perdurent. Vous savez, ces traditions d’un autre âge qui consiste à marier son enfant à un bon parti, peu importe l’âge du parti en question d’ailleurs et pire encore de celui de l’enfant. En Inde, malgré le caractère dorénavant illégal, les parents n’hésitent pas à marier leur fille de 14 ans à un homme de 50 ans qui aura tous les droits sur elle. C’est un des problèmes dont traite cet ouvrage. Parce que derrière l’aspect léger du roman, Hélène Couturier met en lumière des réalités trop souvent oubliées. Des réalités que l’on cache, préférant les recouvrir d’un voile opaque.

Un personnage très important est également évoqué dans ce roman : Sampat Pal Devi. Vous la connaissez sûrement, c’est une véritable légende. Elle représente la justice en sari rose, et fait tout pour faire régner la loi dans un pays où les femmes sont trop souvent traitées comme des objets. Elle apparaît donc dans Bye Bye Bollywood. Je vous mets une photo d’elle avec en arrière plan son gang de sari rose.

Au final, Hélène Couturier nous peint une Inde criante de vérité, à travers le regard de jeunes occidentaux choqués par les agissements de certains habitants. Sous une plume légère et fluide, elle nous transporte avec bonheur en plein cœur d’un pays si différent, où Nina se découvrira elle, et les autres… Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Stabat Murder

J’ai donc lu d’une traite Stabat Murder de Sylvie Allouche, publié aux éditions Syros. C’est un thriller-policier très haletant. Décidément, je ne me lasse pas de ce genre littéraire !

Résumé : Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d’un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d’après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S’agit-il d’un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l’intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte…

Je tiens avant tout à remercier LP Conseils pour m’avoir envoyé ce roman en service de presse, et les éditions Syros également sans qui je n’aurai pu le lire non plus… Cette lecture a été un régal ! Commencé en début de matinée, continué pendant les creux de la journée et terminé en fin de soirée…

L’histoire…
On va suivre quatre adolescents, Mia, Valentin, Matthis et Sacha. Ce sont de véritables férus de musique et plus particulièrement du piano. Ils étudient aux prestigieux Conservatoire Nationale de musique de Paris (prononcé CNSM). En pleine préparation d’un concours très important qui pourrait changer leur carrière, les quatre jeunes disparaissent sans laisser de trace. Où sont-ils passés ? Au premier abord, rien d’alarmant. Des jeunes de presque dix-huit ans qui ne rentre pas dîner avec papa et maman, où est le problème ? Ils sont sûrement parti se faire une virée entre amis. Mais ? Ils ne loupent jamais de séance d’entraînement ! Et puis… Ils n’ont pas vraiment d’amis, trop concentrés sur leur avenir de pianistes… Alors, une fugue ? Non, ce n’est pas leur genre. Ça ne colle pas ! Ne reste qu’une hypothèque, qui s’avère vite être juste : les quatre musiciens se sont fait enlevés ! Mais par qui ? Comment ? Et pourquoi ?

Ce que j’ai beaucoup apprécié est que l’on sait dès le début qu’ils ont été enlevé. Le doute sur une possible fugue ou sortie entre amis est vite mis au second plan. On va alors appréhender l’endroit où les jeunes sont enfermés. On va découvrir où ils passent le plus clair de leur temps, faute de ne pouvoir aller ailleurs (forcément, ils sont emprisonnés). On angoisse, on panique avec eux. On ressent leur peur, leur frustration. On apprend qui est le kidnappeur seulement à la fin et pas une seule fois on ne se doute  de son identité. Sylvie Allouche mène finement sa barque pour nous perdre toujours un peu plus et, au final, pousser un énorme « Mais, si, bien sûr ! » à la révélation.

Les personnages…
Relativement nombreux, les personnages sont extrêmement travaillés. Le côté psychologique est poussé et participe à cet effet de réalité. En effet, il m’a semblé que les personnages prenaient vie durant ma lecture. Non, je ne suis pas cinglée… Enfin, j’espère ! Ce que je veux dire par là est que chacun a une vie, une histoire. On les adore, on les déteste, on s’attache à certains et on en exècre d’autres… Tout est là, en fait. Un caractère et un passé pour les rendre réel, existant.
Ces personnages sont d’ailleurs assez nombreux. Mais, cette pluralité ne gène en aucun cas le récit. Bien au contraire, elle apporte un côté encore plus vrai à cette histoire. On a l’équipe d’enquêteurs, les parents des enfants, les enfants, leur entourage… Toutes ces personnes ont une vie également, une histoire. Et tout est exploité ! Un excellent point pour Sylvie Allouche.
Comme je le disais un peu plus haut, le côté psychologique des personnages est très intéressant. On est plongé dans leur pensée et leur peur. On se demande comment on régirait si ce genre de chose nous arrivait. Resterions-nous calme ? Paniquerions-nous ? Pour se détendre, ils pensent à la musique, ils se jouent des morceaux dans leur tête, comme pour échapper à un monde trop difficile pour eux. Ils s’évadent. Certains réussissent, d’autres seront pour toujours marqué par cette tragédie. Peut-on sortir indemne d’une telle aventure ?

Lieux et époques…
À chaque chapitre, un lieu différent ou une époque différente. On a avant l’enlèvement, le après, le pendant, le lieu de séquestration et l’enquête de police. On les suit tous, on enquête avec la commissaire, on panique avec les jeunes adultes. On a des bribes de pensées du ravisseur, comme pour nous perdre un peu plus…

Au final, Stabat Murder nous entraîne dans les méandres de l’esprit humain où désespoir et regret prennent une place importante. Constamment en haleine et sous-pression, un roman à lire et à relire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition


Voici la vidéo YouTube de la chronique. Je m’exprime mieux à l’écrit qu’à l’oral, mais j’apprécie beaucoup l’aventure.