2048, tome 1 – Lionel Cruzille

Titre : 2048
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions L’Alchimiste
Genre : Science-fiction
Résumé : Dans un monde qui se relève du chaos, tous les êtres humains se sont vus implanter une puce biotechno pour survivre à une terrible pandémie. Miya, orpheline et vagabonde, évolue dans cet univers sombre avec des pouvoirs de sorciers dont elle ne connaît ni les limites ni les véritables usages mais qui ont permis sa survie. Tout bascule lorsqu’elle se fait enlever par un inconnu durant un affrontement avec les CYTOP, la cyber police, au cours duquel elle va perdre son compagnon.
Elle se réveille dans un centre éloigné de toute civilisation abritant un nouveau groupuscule étrange et conduit par un certain Shifu. Miya, ne le sait pas encore, mais sa destinée est complètement liée à la survie de l’Humanité tout entière car elle seule détiendrait la clé pour faire face à l’Apocalypse que tout le monde redoute. Le compte à rebours est enclenché. Miya sera-t-elle prête à temps ? A-t-elle seulement conscience des dangers qu’elle devra affronter ? Quel prix sera-t-elle prête à payer ? Celui de sa vie ?

Notation :

Avis :

Miya frôle les murs. Aux aguets. Le regard furtif. L’inquiétude marque ses traits. Enfin elle est arrivée chez elle. Elle retrouve son compagnon, son havre de paix dans un monde dénaturé… Dans un monde, comme mort. Nature morte. Puce. Miya, tapie dans son terrier, est pourtant porteuse d’un terrible destin…

Comme perdu dans la matrice, Lionel Cruzille nous offre un monde vicié. Impur. Un nouveau monde sombre et pourri qui se relève d’une terrible épidémie. Un monde dystopique donc, post-apocalyptique. Un monde qui répond à la question actuelle « À quoi ressemblera le monde d’après ? ». Dans ce roman, le postulat est une sorte de dictature, une sorte de société où le peuple porte des œillères. Un renouveau du genre, à la matrix, qui nous présente un récit de science-fiction, aux frontières du thriller et du fantastique.

« Mes cheveux colorés hirsutes, le col relevé, les cernes. Bref, la tête des bons jours. Mais je devais m’estimer heureuse. Ma première mission était accomplie : je n’étais pas morte aujourd’hui. »

Les éditions L’alchimiste ont cette devise : « L’imaginaire comme questionnement du réel ». Le premier tome de 2048 répond parfaitement à ce leitmotiv, en nous amenant à une réflexion sur la condition humaine, jusqu’où serions-nous prêt à aller pour contrer une épidémie ? Pour s’en remettre ? Quelles libertés serions-nous prêts à perdre ? À renoncer ? La question des libertés est par ailleurs totalement actuelle, ce qui fait de 2048 un roman dans l’ère du temps, pourtant écrit en 2015.

À lire aussi » Pahana, Ombres au seuil du Cinquième Monde de Lionel Cruzille

Lionel Cruzille nous propose un roman pluriel. Si le côté science-fiction est le plus prégnant, notamment via l’aspect post-apocalyptique et les puces implantées, on ne peut ignorer le thriller et le genre du fantastique qui se mêlent pour nous offrir un récit passionnant et original. Le fantastique se révèle à travers une quête spirituelle, mais également tout un aspect magique. Se mélangent donc ésotérisme et spiritualité, fondant la base fantastique du texte. Haletant. Noir. Un roman SF, entre thriller et fantastique.

Plus globalement, ce premier tome nous pose le décor : un univers altéré, corrompu, où un groupe d’individus se voit détenteur d’un destin exceptionnel. Le dernier espoir, sans nul doute, d’une humanité à l’agonie. Bien construit, entre suspense et action, Lionel Cruzille nous plonge encore une fois dans un récit captivant grâce à sa plume aussi souple que fluide…

En bref : 

Un roman de SF qui n’est pas sans rappeler Matrix, entre fantastique et thriller. Dans l’ère du temps, un texte qui interroge sur le monde « d’après »… À découvrir à 5,49€ en format numérique.

Salicorne, tome 2 : La bataille de Tirfo Thuin – Françoise Berr

Titre : Salicorne
Auteur : Françoise Berr
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Space fantasy 
Résumé : Au cœur des Gaedhills, les humains de Tirfo Thuin se rassemblent autour d’Ygrenne, leur nouvelle Reyne-Licorne. Investie des pouvoirs que lui ont concédé les Immortelles avant de disparaître, elle va mener sa première bataille contre l’oppresseur Ashanti, qui a réduit son peuple en esclavage. Pour l’aider dans sa tâche, elle peut compter sur l’indéfectible amour de son ami d’enfance, Eamon, qui est devenu son Lige, et sur Emrys, son jeune mage de guerre formé à la magie des vents. Mais ce qu’Ygrenne ignore, c’est que la planète elle-même est sur le point de se mobiliser. Des alliés imprévus, mais ô combien puissants, vont lui prêter main-forte alors que des dissensions éclatent dans l’empire Ashanti…


Notation :

Avis :

Après maintes péripéties, Ygrenne se trouve investie de bien grands pouvoirs. À ses côtés, Emrys et Eamon sont bien décidés à mettre à mal la domination Ashanti. Alors que la révolte gronde, les Ashantis se retrouvent pris en étau, entre les humains bien décidés à reprendre leur liberté, et leur propre peuple fomentant un terrible complot…

À lire aussi » Salicorne, tome 1 : Le livre d’Ygrenne de Françoise Berr

De la space fantasy cela ne fait plus aucun doute ! Le tome 2 de Salicorne se perd entre vaisseaux, espèces extra-terrestres, technologie innovante,  créatures fantastiques et magie… De quoi s’oublier, la tête plongée entre les pages de cette histoire originale et captivante. Françoise Berr nous offre là une suite qui vaut sans conteste son prédécesseur (si ce n’est plus), tout en permettant à tout son univers d’évoluer pour encore mieux nous surprendre

Ce deuxième opus ne se compose pas seulement d’une histoire principale, à savoir cette révolution des humains contre l’espèce Ashanti qui a l’audace de les dominer. Oh que non, c’est bien de plusieurs sous-intrigues que se compose ce roman. Si on met de côté la révolution, qui se déroule somme toute de manière classique en littérature (comme au cinéma, par ailleurs), avec alliés et plans de bataille, on peut mettre en avant trois sous-intrigues différentes. Qu’en est-il de la douce romance qui s’était esquissée entre Eamon et Ygrenne dans le premier tome ? Une question pour laquelle vous trouverez une réponse pour le moins déstabilisante dans ce deuxième opus. Mais alors, et ce complot ourdi au sein même du peuple oppresseur Ashanti ? Une sous-intrigue aussi passionnante qu’intéressante. Et pour finir, une thématique dont on parle beaucoup en science-fiction, à savoir celle de la technologie et de l’humanité, avec cette éternelle question : Jusqu’où peut-on aller pour l’être aimé ? 

« Tels des doigts noueux crochetés dans le sol, leurs racines effleuraient en surface et leurs silhouettes, couronnées de houppes verdoyantes, se balançaient doucement au rythme de la brise. »

Toutes ces intrigues font de cette suite, une véritable réussite, pleine de richesse à la fois dans le récit en lui-même, pour son originalité salvatrice, que dans la plume de l’autrice : imagée, poétique, pleine de métaphores, aux descriptions sublimement visuelles. Françoise Berr a eu le culot de nous happer avec un premier tome exceptionnel, et l’audace de réitérer son forfait avec une suite encore meilleure ! 

Mais on pourrait aller plus loin encore et parler d’Ygrenne, le protagoniste principal de ce récit. Si dans le premier tome elle était un peu trop fleur-bleue, bien que déterminée et courageuse, elle se révèle complètement différente dans cette suite. Il faut dire que les circonstances font que… Bref, vous aurez compris, les pouvoirs emmagasinés grâce aux Immortelles l’ont plutôt transformée. Elle est antipathique, froide, mais toujours aussi déterminée et courageuse. C’est une évolution saisissante mais parfaitement amenée, qui se fait donc avec fluidité et compréhension pour le lecteur. On n’oubliera pas, par ailleurs, de souligner la mythologie opulente que nous propose l’autrice.

En bref :

Un coup de cœur pour ce deuxième tome, qui aura su combler la mini-riquiqui-tare du premier, à savoir le léger manque d’intérêt du personnage principal. Un roman qui sait évoluer, associé à une histoire plurielle et passionnante, ce tome 2 est une véritable réussite, à consommer à seulement 5,99€ en version numérique.

**Service de presse

Les mains pleines de lumière – VII

Titre : Les mains pleines de lumière
Auteur : VII
Éditeur : auto-édition
Genre : Dystopie
Résumé : Un matin, Artiom Khan se réveille inexplicablement dans un vaste no man’s land irradié. Il y trouve une communauté qui, malgré un dénuement extrême, s’est organisée sous la forme d’une collectivité utopique aux conceptions à l’opposé de celles du monde extérieur. Dans ce futur post-industriel à l’allure d’âge de pierre, Artiom fait la découverte d’une inquiétante plante censée lui permettre d’élucider les secrets de l’existence humaine. Mais quelles sont les véritables motivations de cet étrange végétal ?


Notation :

Avis :

Artiom vit dans un monde où la dénonciation est la règle, maintenant un climat autoritaire omni-présent. Difficile pour lui d’accepter cela, il se retrouve soudain dans un territoire inconnu et loin d’être agréable. Il va découvrir une véritable communauté qui tente de survivre dans ce lieu suffocant, et tomber sur une drôle de créature, qui fera prendre à sa vie un tout autre tournant…

Choix difficile entre les 4 et 3 étoiles. Il faut dire que ce roman laisse un étrange arrière goût. Entre ésotérisme et technologie, entre flou et clairvoyance, Les mains pleines de lumière se révèle aussi ambiguë qu’original. De quoi rendre un peu confus tout lecteur s’aventurant dans les contrées irradiées de cette communauté en marge (que dis-je, exclue) de la société. Finalement, le choix s’est porté sur les 4 étoiles, avec la balance qui a davantage penché pour l’originalité, plutôt que l’ambiguïté étourdissante que l’on peut ressentir à la fin de la lecture.

« La chatte quitta précipitamment l’épave pour s’engouffrer derrière un monticule de débris de béton. Je repris la direction du dortoir, profondément désorienté par ma découverte. »

Artiom vit dans un monde clairement dystopique, régi par une institution (qui se révèle davantage une multi-nationale gavée de communisme extrême) qui a fait de la dénonciation la base de sa politique. Mais voilà, qui dit régime totalitaire, dit révolutionnaire. Dès lors, sur le même modèle que de nombreuses dictatures, ces empêcheurs-de-tourner-rond sont envoyés pourrir dans un coin, où on entendra plus parler d’eux. Dystopie, presque classique, inspirée sans aucun doute de l’Histoire mondiale, et qui donne à l’intrigue une noirceur bienvenue. Jolie oxymore, vous en conviendrez.

C’est donc dans ce contexte bien morbide de prison irradiée, où l’odeur viciée côtoie la maladie, qu’Artiom évolue, aux côtés de toute une galerie de personnages. Si on aurait peut-être apprécié en savoir plus sur le quotidien de ces individus dans l’avant-no man’s land (pour reprendre l’expression du résumé), l’auteur ne nous distille que peu d’informations et a, en outre, le culot de sélectionner les protagonistes. De quoi en frustrer plus d’un ! C’est de là sans doute que vient l’étoile absente au tableau, qui l’aurait transformé, sans nul doute, en chef-d’oeuvre.

Le décor est posé, les personnages tentent de survivre tant bien que mal, et finalement, la technologie s’installe, à coup de dialogues techniques et de contexte politique. Un univers, clairement dystopique, se déroule donc sous nos yeux. C’est quand apparaît cet « étrange végétal » (dixit le résumé) que le flou prend place. Ésotérisme, plongée dans l’inconscient, virée dans la connaissance, un tourbillon abscons et énigmatique nous embarque dans un autre univers, en totale opposition à l’initial.

Cette dualité provoque un contraste original, qui ne fait que davantage mettre en avant la morbidité et la crasse du décor. La plume de l’auteur participe d’ailleurs à cette pluralité des ambiances, en rendant presque élégant la monstruosité du lieu et des forces en place.

En bref :

Les mains pleines de lumière est un roman pluriel, mettant en contraste un monde régi par des règles bien précises, et un ésotérisme étrange et flou. S’il manque quelques informations sur les personnages secondaires, le roman reste original et très agréable à lire, malgré la puanteur et la crasse qui suinte  entre les lignes… Un roman de science-fiction ésotérique à découvrir à 3,99€ sur Amazon Kindle.

**Service de presse, via Simplement Pro

Après le Grand Blanc – Virginie Decoeurfeu

Titre : Après le Grand Blanc
Auteur : Virginie Decoeurfeu
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fiction climatique
Résumé : Quelques décennies après le “Grand Blanc”, le jour où tout s’est arrêté.
Dans son journal, une terrienne issue d’une famille de résilients raconte son présent sur une terre redevenue sauvage. À travers ses souvenirs et les écrits de ses aïeux, le passé et la chute d’une ère déshumanisée courant à sa perte, son récit fait voyager l’âme.
Son témoignage, porteur d’espoir, fera éclore une nouvelle ère pour l’Homme : celle du lien entre l’instinct animal, l’intuition humaine et le savoir ancestral.

Notation :

Avis :

Maa et sa famille, voyant l’état de la planète, décide de revivre dans le respect de la Terre. On suit alors sa petite-fille, dans ses aventures, son évolution, et l’avant/après Grand Blanc. Un récit passionnant qui saura nous questionner sur des problématiques terriblement d’actualités…

Après le Grand Blanc est une novella coup de poing, qui tout en douceur, nous alerte sur la réalité d’une situation alarmante. On suit, à travers un journal, l’évolution d’une femme en passant par ses souvenirs, ce qu’on lui a dit, appris, et ce qu’elle vit à présent. Avec délicatesse et humanisme, on réapprend à vivre, à écouter, à marcher… On réapprend à respirer, à vivre en harmonie avec la nature. On (re)prend conscience du cadeau que représentent les terres, et on réfléchit sur nos comportements sociaux actuels.

Virginie Decoeurfeu nous tient en haleine malgré le caractère fortement descriptif du récit. Elle nous tient en haleine parce qu’on a cette envie, ce besoin même de savoir. De savoir comment ils vivent désormais. Comment ils ont survécu à ce Grand Blanc. On a envie de voir ce que nous réserve notre avenir, d’une certaine manière.

Si l’autrice nous peint un récit de science-fiction, une fiction climatique, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec notre société actuelle, où la préservation de l’environnement est un enjeu fondamental. Douceur, humanisme, émotions, ce témoignage fictif ne s’en révèle pas moins bouleversant d’harmonie, nous amenant à porter un nouveau regard sur notre planète et la nature.

En bref :

Une fiction climatique sous forme de journal, très clairement descriptif, mais porteur de valeurs fondamentales en ces temps difficiles pour la planète. Un message fort, à partager !

**Service de presse, via Simplement Pro

[Livre audio] Nightflyers – G.R.R. Martin

Titre : Nightflyers
Auteur : G.R.R. Martin
Lu par : Nicolas Planchais
Éditeur version audio : Hardigan
Genre : Science-fiction
Résumé : Les légendes parlent d’une race d’extraterrestres fabuleuse parcourant lentement l’espace, aux manettes de gigantesques vaisseaux à l’apparence de cités d’ombre…Moi, Karoly d’Branin, je leur ai voué ma vie, et mes inlassables recherches m’ont enfin permis de les localiser. Avec mon équipe, nous avons embarqué à bord de l’Armageddon, vaisseau du commandant Royd Eris. Et dans peu de temps, les volcryns seront enfin à notre portée.Mais en attendant, l’ambiance est de plus en plus pesante entre nous… Royd Eris refuse d’apparaître physiquement, préférant user d’hologrammes et de communicateurs muraux … Et Thale Lasamer, notre télépathe, fait état d’une menace sourde et mystérieuse…Peu importe ! Mes volcryns sont tout proches, et je ne les laisserai pas filer !

Notation :

Avis :

À bord de l’Armageddon, d’Branin et son équipe partent à la recherche des Volcryn, une race extraterrestre. Malheureusement, leur voyage ne se passera pas comme prévu. Il faut dire qu’à l’intérieur de ce vaisseau se cache un bien étrange mystère, aussi dangereux qu’inattendue.

Bon. J’ai commencé la série TV, mais je l’ai vite abandonnée. Un peu lente. Un peu lente. Et un peu lente. Beaucoup de bavardages pour pas grand chose. Mais voilà, je ne voulais pas rester sur un échec et je me suis lancée dans le roman, et en l’occurrence la version audio. Si la version audio, dans son aspect technique, est très bien réalisée, avec des changements de voix, de la musique et une sacrée immersion, le roman en lui-même n’a pas une intrigue des plus passionnantes.

Nightflyers est un huis-clos qui se veut angoissant, mais qui se révèle plutôt lent. Ce qui contraste d’ailleurs avec la petitesse du bouquin. Quelques épisodes un peu horrifiques viennent tout de même relever un peu le niveau, mais la SF ne paraît pas suffisamment poussée pour nous permettre véritablement de nous intéresser à l’univers. Plus encore, les personnages sont plutôt stéréotypés, et sans grandes surprises.

Nous sommes bien loin des Trônes de Fer et leur nombre incroyable de pages. Même si on retrouve la plume un peu vieillote (on dit vintage) bien que très agréable de GRR Martin, je suis passée à côté de ce roman, aussi petit qu’à l’intrigue superficielle.

En bref :

Un livre audio très immersif qui sauve à peine un roman à l’intrigue trop superficielle, postée dans un univers à peine effleuré. Dommage !

[Livre audio] La Machine à explorer le temps – H.G. Wells

Titre : La Machine à explorer le temps
Auteur : H.G. Wells
Lu par : Frédéric Kneip
Éditeur version papier : Folio SF
Éditeur version audio : Sonobook
Genre : Science-fiction
Résumé : La Terre en l’an 802.701 avait pourtant toutes les apparences d’un paradis. Les apparences seulement. Car derrière ces jardins magnifiques, ces bosquets somptueux, cet éternel été où les hommes devenus oisifs n’ont à se préoccuper de rien, se cache un horrible secret. Ainsi témoigne l’explorateur du temps face à des auditeurs incrédules. Depuis la conception de son incroyable machine jusqu’à son voyage au bout de l’Histoire, là où l’humanité s’est scindée en deux. D’un côté les Éloïms, qui vivent en surface, petits êtres gracieux, doux et décérébrés. De l’autre les terribles Morlocks qui ont fui la lumière pour s’enterrer dans un gigantesque et inhospitalier monde souterrain. Un monde où l’Explorateur du Temps devra s’aventurer s’il souhaite répondre à ses questions, et surtout revenir à son époque.

Notation :

Avis :

Un scientifique discute avec d’autres éminentes personnes, il explique qu’il a inventé une machine à explorer dans le temps. Bien entendu, personne ne le croit. Mais, quand il revient un peu débraillé, avec des fleurs jusqu’alors inconnues dans la poche et une histoire rocambolesque à raconter, le doute est enfin installé… Après tout, peut-être que cet explorateur a vraiment voyagé dans le temps ?

Grand classique de la science-fiction, ce récit est d’autant plus difficile à chroniquer que j’ai éprouvé deux sentiments bien éloignés et complètement contradictoires lors de mon écoute. J’ai trouvé d’un côté que ce récit était terriblement novateur, intemporel, et immersif. Et de l’autre, je l’ai trouvé vieillot, écrit de manière un peu lourde et de manière un peu trop descriptive. Et pourtant, cela ne m’a pas empêché de passer un excellent moment en sa compagnie.

La Machine à explorer le temps est un roman à lire (ou à écouter) ne serait-ce que pour apprécier les évolutions en matière de science-fiction jusqu’alors. Et évidemment, pour comprendre les origines de l’exploration dans le temps. C’est en cela qu’il reste très intéressant, et donc, innovateur. En outre, l’intrigue est bien construite, nous plongeant dans un monde inexploré, sous la forme d’un journal de bord, au style très descriptif. Et c’est là ce que je reproche à ce roman : son style trop descriptif, provoquant une quasi-absence d’action.

Pour ce qui est de l’immersion audio, c’est ici un véritable régal. Le ton est bon, le débit parfait, et surtout, le format audio est parfaitement adapté à l’aspect journal de bord du roman. Cela permet de faire passer l’aspect descriptif un peu au second plan pour vivre le texte, et nous immerger pleinement dans l’exploration.

En bref :

Un classique de la science-fiction inratable, à découvrir, aussi bien en version papier qu’audio, avec une préférence pour l’audio qui propose une merveilleuse immersion dans l’intrigue.

Quand la pluie viendra – Ghaan Ima

Titre : Quand la pluie viendra
Auteur : Ghaan Ima
Éditeur : Auto-édition
Genre : Science-fiction
Résumé : Pourriez-vous affronter la fin du monde avec un homme en qui vous n’avez aucune confiance ?
Thomas est du genre gentil. Trop, peut-être. Lorsque le brouillard se révèle corrosif et empoisonné, le jeune homme perd pied. Son seul espoir de survie repose entre les mains d’un collègue qu’il déteste : Marc-Olivier, un manipulateur et un voleur. Sauf que « Marco » est aussi un parano suréquipé qui fantasme sur l’apocalypse. Pour s’en sortir, Thomas doit le suivre. Il est prêt à tout accepter. Mais il y a une limite qu’il ne franchira pas car il doit la protéger, elle. Cassie est trop jeune pour cet enfer chimique.
Et quand la pluie viendra…

Notation :

Avis :

Marco est un vrai charmeur, un homme, un vrai. Alors, quand vient l’apocalypse, il sait exactement quoi faire. Masque, plastique, tout est prévu pour survivre. Au fil de son combat, son chemin croisera celui de plusieurs personnes, dont il marquera leur destin à jamais… À jamais !

Quand la pluie viendra est un roman dual. Un roman qui commence par posé un univers de science-fiction, de post-apocalypse. Puis, dans un second temps, un roman qui nous campe un récit psychologique envoûtant. Thriller et post-apocalyptique se mêlent alors pour faire de ce premier opus un roman captivant et qui se lit à une vitesse incroyable.

Donc, dans une ambiance de fin du monde, nous suivons Marco et bien d’autres personnes qui marqueront plus ou moins son périple. Dans cette ambiance de fin du monde, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec ces séries post-apocalyptique pour adolescents qu’on apprécie tant. On ne peut pas s’empêcher, et l’autrice non plus d’ailleurs, de faire le rapprochement avec la série The Rain. Et puis, rapidement, on est emporté par ce décor si bien planté, cette tension si bien amenée, et cette angoisse si bien entretenue…

Et puis, donc, on a ce thriller. Ce thriller psychologique qui nous propulse dans la tête de Marco. Un homme fort, un vrai, mais brisé. Terriblement brisé par son passé, son présent et sans doute aussi par son futur. Ghaan Ima nous dépeint un personnage complexe et torturé qui tient à lui seul toute l’intrigue du roman. Parce que si ce personnage n’avait pas été si travaillé, le roman ne tiendrait pas. Il s’écroulerait comme un château de cartes. Et pourtant, il est bien là. Droit comme un i. Fier même. Avec ces protagonistes riches, détaillés, passionnants. Là, à nous donner terriblement envie de découvrir sa suite.

En bref :

Quand la pluie viendra est un roman passionnant qui se lit à une vitesse folle, avec cette puissante envie d’en savoir plus. Un thriller psychologique sous fond de fin du monde, à découvrir !

Les anneaux d’Arktus – Xavier Watillon

Titre : Les anneaux d’Arktus
Auteur : Xavier Watillon
Éditeur : Editions Nutty Sheep
Genre : Science-fiction
Résumé : L’exploration spatiale est un passe-temps dangereux. Mieux vaut la laisser aux professionnels ? Ce n’est pas l’avis de l’AES… Chargée d’une mission d’enquête aux enjeux tenus secrets, l’agence d’exploration spatiale fait appel aux services (contraints et forcés) de prisonniers condamnés à perpétuité. Pour les encadrer : une intelligence artificielle dernier cri, et pour les transporter jusqu’au fin fond des territoires spatiaux connus : une vieille frégate retapée à bon prix.

Notation :

Avis :

Aydern a un job : balayer les cendres de ses camarades. Et malheureusement, il a beaucoup de travail… Il faut dire que Larka est pour le moins expéditeur, n’hésitant pas à désintégrer la moindre personne qui a l’audace de le gêner. Et à bord du vaisseau, c’est lui qui fait loi. Reste à savoir s’il restera un peu de l’équipage pour leur retour de l’espace…

Les anneaux d’Arktus a une ambiance bien particulière, un peu anxiogène, toute en tension, en pression. Et puis, il y a l’air aussi. Vicié. Sale. On voit la crasse de la carlingue, on voit les cabines étroites et vétustes. On voit ces prisonniers réduits à l’état d’esclavage, dont les droits ont été balayés. Xavier Watillon a réussi brillamment à nous montrer tout ce décor, non pas à travers des descriptions, mais bien dans l’intrigue elle-même, dans les dialogues, et les actions des personnages. Ce qui rend ce récit d’autant plus visuel, et immersif.

Si la plume de l’auteur est très agréable à la lecture, elle n’en reste, en revanche, pas moins classique, sans trop d’effets de style particuliers. Cela pourrait paraître négatif, mais l’intrigue n’a pas besoin d’être soutenue par un style affirmé, tant elle se tient d’elle-même.

Outre cette plume fluide bien que classique pour le genre, il me semble primordial de souligner un élément de l’intrigue : les prisonniers. Et plus globalement, cette nécessité de payer le moins cher possible pour économiser le moindre sous. Finalement, on se rend compte que cette ambition de rogner sur les moyens n’apporte pas forcément que du bon (loin de là). Et cette idée ne sera pas sans rappeler la forte conclusion de la mini-série Chernobyl. Peut-être doit-on y voir là un message, qui sait ?

En bref :

Xavier Watillon nous offre une très bonne novella dans un univers de science-fiction construit, et aux décors immersifs. De quoi se perdre sans nul doute dans ce vaisseau déglingué aux côtés des prisonniers pas vraiment ravis d’être réquisitionnés…

**Service de presse, via Simplement Pro

Les 100 – Saison 06

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : CW
Genre : Science-fiction
Saisons : 6 (en cours)
Synopsis : Les 100 dorment dans un sommeil cryogénique. Ils voyagent ainsi pendant plus de cent ans. Ils se réveillent sur une nouvelle planète à travers la galaxie. Ils vont devoir explorer ce nouvel espace peuplé par des habitants pacifistes dont le leader s’appelle Russell.

Notation :

Avis :

Le peuple de Wonkru débarque sur une nouvelle planète, prêts à repartir à zéro, dans la paix. Prêts à tout effacer et prendre un nouveau départ… Malheureusement, le destin n’en a pas décidé ainsi, et ils se rendent rapidement compte que les habitants de cette planètes en apparence pacifiques cachent un terrible secret, qui pourrait bien mettre à mal toutes leurs bonnes résolutions…

Après un essoufflement de la série, les 100 reviennent en force avec cette sixième saison. Fini les guéguerres à n’en plus finir entre les populations de la Terre, fini la folie des uns et ce cloisonnement étouffant dans une intrigue qui s’essouffle. L’arrivé du vaisseau sur une nouvelle planète nous permet de prendre un nouveau départ autant que pour le peuple de Wonkru.

Ainsi donc, on débarque sur une planète aux côtés des derniers 100 survivants et de leurs acolytes avec cette idée en tête : faire mieux. Malheureusement, il s’avère que ça va être bien difficile. Ce que cette saison a de plus est évidemment les enjeux d’une nouvelle planète, d’un nouveau décor. Mais également l’intrigue en elle-même, qui paraît plus poussée, plus développée. Dès lors, la fin de la saison 6 laisse d’ailleurs flotter pas mal de mystères qui donne terriblement envie de découvrir la suite.

Les acteurs ont toujours un excellent jeu, nous entraînant d’autant plus dans cette ambiance un peu macabre parfois, terriblement anxiogène souvent, et incroyablement addictive assurément. Une belle saison prometteuse pour une suite encore meilleure !

En bref :

En bref, la saison 6 des 100 est exceptionnelle de nouveauté. Une suite passionnante qui donne un véritable second souffle à une série qui s’essoufflait.

C’est arrivé en avril – Philippe Meisburger

Titre : C’est arrivé en avril
Auteur : Philippe Meisburger
Éditeur : Auto-édition
Genre : Science-fiction
Résumé : Si on vous disait que demain, votre ville serait rayée de la carte ?
Si vous deviez fuir à la campagne, chez un ami dont la maison cache un secret qui va changer votre vie ?
Pour Vincent, c’est arrivé en avril. Le jour de sa rencontre avec Karine.
Qui est-elle ?
Pourquoi tient-elle à se rendre à Sedona, Arizona ?
Car s’il existe de meilleures dates que la fin du monde pour tomber amoureux, se pourrait-il que leur amour soit notre ultime espoir ?

Notation :

Avis :

Vincent est un interne en ophtalmologie. Il est aux côtés de son ami et collègue Dylan lorsque l’information tombe. Des villes explosent à travers les Etats-Unis. Plus le temps passe et plus le champs d’action s’élargit touchant tous les continents. Mais qui est à l’origine de ces attentats innommables ? Pourquoi Vincent se réveille seul avec une jeune aveugle à la suite d’une grosse explosion ? C’est arrivé en avril… et c’est plutôt mémorable !

Philippe Meisburger nous plante un contexte pour le moins préoccupant pour ne pas dire anxiogène. Des explosions successives, dévastatrices et meurtrières qui ne sont pas sans rappeler le problème actuel du terrorisme. Ces explosions ne sont pourtant que les prémices d’une aventure palpitante, entre action et romance. De quoi nous tenir en haleine tout le long du roman, fort de ses presque 600 pages. Finalement, c’est un véritable road trip que nous propose Philippe Meisburger, dans des Etats-Unis presque vidés de ses habitants.

Outre des décors bien plantés, on a également des personnages satisfaisants. Loin d’être exceptionnels, ils réussissent tout de même à être convaincants, bien que certaines scènes peuvent paraître un peu ridicules de mièvrerie. Ce qui est tout de même appréciable reste sans nul doute les réactions plutôt réalistes des protagonistes face aux différentes situations rencontrées.

Pour terminer déplorons un aspect qui plaira sans aucun doute à de nombreux lecteurs : le côté un peu trop adolescent à la fois de l’intrigue et de la plume. On notera des similitudes avec les séries Young Adult comme The 100 ou The Rain. Ces séries survivalistes, faisant suite à une catastrophe. Difficile d’échapper au côté adolescent lorsque les personnages ont à peine la vingtaine néanmoins. Ceci provoque, par ailleurs, une plume fluide certes, mais un peu trop simple à mon goût qui convaincra assurément les fans de Young Adult mais qui aura moins séduite l’amoureuse des styles affirmés que je suis.

En bref :

Un Young Adult bien construit, qui nous garde en haleine dans une aventure bien ficelée et addictive. À découvrir pour tous les fans de la science-fiction un peu survivaliste.

**Service de presse, via Simplement Pro