After – Chapitre 1

Titre original : After
Durée : 1h46
Réalisateur : Jenny Gage
Date de sortie : 17 avril 2019
Genres : Romance, Drame
Résumé : Depuis son plus jeune âge, Tessa était promise à un avenir tout tracé : une vie rangée, une brillante carrière, un mariage tranquille avec son fiancé de toujours. Jusqu’à sa rencontre avec Hardin à son arrivée à l’université. Grossier, provocateur, cruel, c’est le garçon le plus détestable qu’elle ait jamais croisé. Et pourtant, ce bad boy tatoué pourrait bien lui faire perdre tout contrôle…

Notation :

Avis :

Petit avertissement avant toute chose : je n’ai pas lu le roman. Je n’ai rien contre l’auteur ou les fans. Je comprends tout à fait qu’il existe une communauté de fans de cette saga littéraire. À vrai dire, je ne me prononce en aucun cas sur les romans, mais bien seulement sur le film et essentiellement sur le film en tant que tel. J’ajouterai que ce n’est que mon avis, avec ce que j’apprécie dans une romance et mes opinions personnelles. Ceci étant dit, c’est parti !

Globalement, voilà une romance un peu niaise, et superficielle. Plus spécifiquement, les 20/30 premières minutes sont intéressantes, le reste est rébarbatif. Tout ceci mérite un peu plus d’explications. Il existe des dizaines et des dizaines de types de romance, que ce soit dans les schémas, que dans les genres eux-mêmes. Ici, on tombe dans le style bad boy et fille sage. Un schéma très travaillé en romance et que j’apprécie énormément. On peut notamment citer la trilogie des Irrésistibles de Simone Elkeles, ou encore en découverte plus récente Mi vida es mia de Céline Jeanne, ou Sur ton chemin de Mikky Sophie. Je peux vous en citer encore des tas et des tas. Et ces romances ont toutes un point en commun que de nous présenter une fille sage, jolie (parfois vierge, mais je ne vais pas m’étendre sur ce fantasme de la jolie fille vierge) et un bad boy, canon, sexy et terriblement dangereux. Que ce soit dans ses choix de vie (type gangs, mafia, ou encore sport comme la boxe pour Never Back Down de Laura EL, etc…) ou psychologiquement parlant.

Dans After, on retrouve ce phénomène que j’affectionne particulièrement. Hardin est un homme mystérieux, terriblement séduisant et qui transpire d’une dangerosité attirante. La jolie Tessa se sent poussée vers lui, d’autant qu’en plus d’être magnifique, il semble savoir se servir de son cerveau. De quoi faire tourner la tête ! Mais, une fois les premiers baisers échangés, très rapidement le bad boy Hardin se transforme en ours en guimauve. À coup de bisous bisous n’amour n’amour. À l’opposée totale de la relation qui s’était installée initialement entre eux. La faute sans doute au format film, qui provoque une accélération malvenue. Le format série TV aurait peut-être été plus judicieux ?

Pour ce qui est des personnages secondaires, ils semblent encore plus secondaires qu’on le pensait. Quasi-invisibles et inutiles. C’est infiniment dommage, car il me semble qu’ils ont plus à offrir qu’une simple figuration. Dans la même optique, la mention « Avant lui, elle contrôlait sa vie » me semble un peu surfaite. Il faut dire que tout va tellement vite qu’on a à peine le temps de distinguer sa vie d’avant à celle qu’elle passe avec lui. Ce qu’on retiendra c’est qu’avant elle faisait ses devoirs, et que maintenant, elle préfère traîner dans une bibliothèque avec Hardin qui lui fait la lecture. Un vrai bad boy cet Hardin ! Cela aurait pu être une scène adorable si seulement tout n’était pas allé si vite… Rien que le synopsis nous promet bien plus « Grossier, provocateur, cruel, c’est le garçon le plus détestable qu’elle ait jamais croisé. » Ils ont pas du voir le film ! Bref, décevant. Terriblement décevant !

En bref :

Finalement, un film raté, qui va bien trop vite. La relation bad boy / fille sage propre à ce genre de romance est à peine effleurée qu’elle est déjà expédiée au profit d’une amourette d’adolescents. Dommage ! Terriblement dommage !!

Contrat avec un geek – tome 3 : Sex Friends

Titre : Contrat avec un geek
Auteur : Chani Brooks
Éditeur : auto-édition
Genre : Romance
Résumé : Voilà, le mal est fait. Jessica a couché avec son chat. Non, pas Kruger, l’autre chat, son colocataire attachiant, sa Force et son Côté Obscur : Tomasi. Comment gérer ça? En faisant comme si rien ne s’était passé? Continuer les blagues d’Halloween et autres geekeries entre amis. Ou alors, en étant sex friends? Simple, efficace. Sauf pour Tomasi, qui, quoi qu’il en dise, aurait bien aimé que la sorcière se transforme en princesse. Juste une nuit.Et pendant ce temps, Dark Vador attend le moment de reconquérir l’Enterprise*…

Notation :

Avis :

Après un premier tome enivrant et un niveau deux plus poussé, ce troisième opus nous entraîne dans la relation tumultueuse de Jessica et Tomasi, entre vérité et faux-semblants. Dans cette suite, on retrouve donc nos héros préférés. Tomasi, toujours squattant l’appartement de Jessica. Et Jessica toujours souffrant de problèmes dans sa start-up. Rien de nouveau sous le soleil et pourtant, ce troisième tome provoque une cession nette avec les deux précédents. Que ce soit dans sa structure ou dans la force des sujets évoqués, Sex Friends se révèle intense, bien qu’un peu lourd au démarrage.

On commence donc notre lecture par une routine un peu ennuyeuse qui semble perdurer presque la moitié du roman. On fait face aux « je t’aime », « moi non plus », à la fuite des personnages, aux questionnements, à leur aveuglement et même aux mensonges et faux-semblants. Cette première partie, longue et terriblement lourde, rend le début de la lecture indigeste. Mais s’arrêter là aurait été une erreur. Même si on avance difficilement dans cette masse visqueuse d’événements un peu lourds et sans grands intérêts, on comprend finalement que tout prend son sens, une fois atteinte la moitié du roman.

La deuxième partie se révèle extrêmement émouvante, joignant aux larmes timides des boules dans la gorge envahissantes. Toute la psychologie des personnages explose dans un feu d’artifice détonnant et on prend alors l’ampleur du travail de l’auteur sur ses héros. Parce qu’on a beau ne pas apprécier la première partie lourde du roman, on ne blâme pas l’auteur. On blâme les personnages, qui perdent en intensité, qui s’égarent. Qui se noient dans leurs propres mensonges. Puis quand vient l’explosion, quand vient les larmes et les émotions, on oublie complètement qu’on lit un roman, une oeuvre de fiction. Jessica et Tomasi deviennent véritablement humains, grâce à l’intensité qu’a mis l’auteur dans cette deuxième partie. Et puis, de façon plutôt ironique, cette première partie qu’on avait tant détesté, on en vient à l’aimer. On en vient à se dire que sans elle, ce feu d’artifice émotionnel final n’aurait eu aucun sens, aucun impact. Un mal pour un bien.

Autrement, on retrouve toujours les références à la pop culture, le ton léger de l’auteur, qui donne à sa romance une allure de Chick-Lit. Une allure seulement, car le sérieux de certaines situations, de certaines pensées, provoque un véritable contraste, un véritable tournant par rapport aux deux tomes précédents. Et ce n’est pas pour déplaire !

En bref :

Finalement, Sex Friends est une suite qui coupe avec les tomes précédents, nous offrant une ribambelle d’émotions puissantes, malgré un début difficile et lourd.

My First First Love

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Netflix
Genre : Comédie romantique
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Quand des raisons personnelles poussent des amis de Yun Tae-o à emménager chez lui, la maison devient le théâtre de leurs aventures sentimentales.

Notation :

Avis :

Netflix se met doucement au drama coréen, et après nous avoir ravie avec Kingdom, ils nous servent une comédie romantique aux petits oignons. Sous des aires de sitcoms américaines, My First First Love raconte l’histoire de cinq amis, entre leurs déboires amoureux et leurs tumultueuses vies personnelles.

Cette première saison n’a rien à envier à de nombreux autres dramas coréens déjà sortis auparavant. Elle reste plutôt basique, dans la lignée de ce que nous offre la Corée du Sud. Des romances, qui cachent des sentiments bien plus profonds, deux âmes qui s’aiment sans se l’avouer, et évidemment, toute la trame de fond propre aux dramas coréens, qui donne à cette série plus de saveur que si elle s’avérait juste être une romance bateau. Parce que dans My First First Love, on parle des difficultés financières qu’on trouve en Corée du Sud, on parle, à l’inverse, de la richesse qui coule à flots, mais également du « qu’en dira-t-on » et de l’apparence. Des sujets forts, traités parfois avec dérision et parfois avec sérieux.

Si on peut reprocher quelque chose à cette série, c’est qu’on reste encore trop dans la pudeur – encore trop – propre aux dramas coréens. Il faut attendre plusieurs épisodes pour enfin en voir se tenir la main. Sur cet aspect, on est bien loin des sitcoms américaines. Cela s’explique sans doute par une différence culturelle, bien que les récents événements qui ont fait trembler le monde du showbiz coréen pourraient contredire cet état de fait. Par ailleurs, on notera la présence du leader du groupe de pop coréenne B1A4 : Jinyoung.

En bref :

Finalement, cette première saison se révèle légère, parfaite pour passer un moment sans prise de tête, même si certains sujets forts restent traités avec sérieux. On déplorera juste la quasi-absence de contacts physiques pourtant propres aux comédies romantiques.

Hostile

Titre original : Hostile
Durée : 1h23
Réalisateur : Mathieu Turi
Date de sortie : 26 septembre 2018
Genre : Épouvante/Horreur
Avertissement : Des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Synopsis : Dans un monde en ruine après une catastrophe inconnue, l’espèce humaine tente de se reconstruire. Les survivants ne sortent que la journée car la nuit venue d’étranges créatures sortent pour chasser. Juliette est la seule à oser s’aventurer près des villes. Un jour, sur le chemin du retour, elle perd le contrôle de sa voiture. Lorsqu’elle reprend connaissance, elle est blessée, coincée dans son véhicule, et… IL FAIT NUIT.


Notation :

Avis :

Voilà un synopsis menteur, qui laisse présager un sacré bon moment, entre angoisse et actions. Cependant, il s’avère que c’est loin d’être le cas. La réalisation est particulière, transformant ce film à vocation horrifique en une sorte de drame fantastique terriblement émouvant. On tombe donc dans une romance, entre flash-backs romantiques et douloureux, et présent anxiogène et dangereux.

Passé la surprise de la première demie-heure sans véritable mouvement, puis l’acceptation qu’il ne va décidément rien se passer de bien excitant, le film s’avère plutôt intrigant. Le tout, finalement, est de la voir comme un drame romantique dans un univers post-apocalyptique. On tombe donc sur une approche bien différente du genre, qu’on connaît bien. On peut notamment citer Je suis une légende, ou encore, la trilogie Le Labyrinthe, avec ces créatures transformées, initialement humaines.

Si les passages en flash-backs restent classiques, nous présentant une histoire d’amour tout juste captivante, c’est bien le présent qui nous intéresse. Ce sont durant ces instants-là que l’angoisse monte, et qu’enfin l’aspect horrifique revendiqué ressort. On est alors dans un huis-clos à l’ambiance tendue, qui aurait mérité d’être plus mis en avant, et surtout davantage développé.

En bref :

Un film post-apocalyptique davantage romantique qu’horrifique, qui aurait pu être passionnant si l’aspect angoissant avait été plus développé que la romance à peine intéressante qui prend les deux tiers du long-métrage.

L’Ombre sur mon cœur – tome 1

Titre : L’ombre sur mon cœur
Auteur : Jennifer Pourrat
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : romance
Résumé : Matthew est l’héritier d’une des plus grosses fortunes des États-Unis, mais c’est avant tout un homme brisé par la mort de sa mère. Il utilise le sexe et l’art pour exorciser ses démons.
Jessica n’a pas été épargnée par la vie. Jeune femme indépendante, forte et courageuse, elle gère seule l’éducation de sa petite sœur Samantha, une adolescente rebelle à l’âme d’artiste.
Matthew et Jessica n’avaient pas besoin l’un de l’autre, du moins c’est ce qu’ils croyaient…
Sera-t-il capable de se laisser aller dans ses bras pour mieux se trouver ?
Sera-t-elle capable de repousser ses propres limites pour aller à sa rencontre ?
Il maîtrise le Mal, elle va lui apprendre à se soumettre au Bien.


Notation :

Avis :

Lorsqu’on parle de BDSM difficile de ne pas faire le rapprochement avec Cinquante Nuances de Grey. Pourtant, si j’ai pu voir le premier film pour vite m’en désintéresser, L’Ombre sur mon cœur de Jennifer Pourrat a réussi à saisir mon attention. Il s’avère finalement que ce premier tome est loin d’être un simple ersatz du phénomène mondial, appelé monsieur Grey. Et si nous n’avons pas là une histoire sans saveur, c’est bien grâce à tous ces épices que l’auteur a mis dans sa tambouille.

Sur la forme, on reste sur une romance classique entre l’homme torturé et la pétillante jeune femme qui croise son chemin. À ce niveau, l’érotisme à coup de cravaches s’insère parfaitement dans le déroulement de l’intrigue. Si certains passages sont crus, pouvant sans nul doute faire grincer des dents le plus fervent des poètes romantiques, on reste dans l’accessible, et surtout, l’utile. Nous sommes là bien loin de ses romans nous insérant des scènes de sexes à répétition sans grand intérêt pour l’histoire.

Ce premier tome va plus loin, s’enfonce plus profondément dans la souffrance et la détresse. Parce que ce n’est pas que l’histoire d’une jeune femme trop pure et d’un homme dominateur et puissant. Sinon, le bouquin aurait eu autant d’intérêt qu’un Grey de petite envergure. Jennifer Pourrat nous expose les fêlures, les blessures. Elle nous expose ses personnages sans filtre, avec sincérité et la noirceur qui les caractérise. C’est une véritable galerie de personnages complète et puissante qui s’offre à nous, en résonance à l’art si bien décrit dans ce roman.

On a Matthew, archétype de l’homme riche et puissant. Aussi calculateur que manipulateur. Maniaque du contrôle. Et surtout « per-sé-vé-rant ». Du moins, en apparence. Derrière cette façade à la Christian, lorsqu’on gratte un peu la surface, on tombe sur mille et un secrets. Des causes, des conséquences, des raisons, des besoins, un passé,… On trouve tout et bien plus, pour étayer un personnage incroyable au niveau psychologique. Le travail effectué par l’auteur est titanesque, surtout lorsqu’on associe l’énigmatique Matthew à la douce Jessica. Jessica, belle, indépendante, et mère bien trop tôt. Serait-ce trop cliché de dire que rien ne les prédestinait à se rencontrer ? Et pourtant… Un dominant torturé peut-il soumettre une femme indépendante si attachée à une certaine forme de romantisme ? Et au delà même de cet érotisme douloureux, la douce mais déterminée Jessica parviendra-t-elle à faire tomber le masque du terrible M. Bradford ?

En bref :

Finalement, ce premier tome nous initie. Il nous initie à deux personnages, aussi torturés l’un que l’autre, chacun à leur façon. Si des craintes justifiées peuvent apparaître quant au sous-genre dans lequel s’insère ce roman, il est évident qu’elles seront vites balayées par une intrigue bien menée et une plume aussi simple que, parfois, un peu brutale.

Amélia Varin, une lectrice d’ordinaire peu emballée par le BDSM

Vendetta – saison 1

Entre sombre passé, présent douteux et avenir incertain, Orlane Labat nous propose de plonger, tête la première, dans les profondeurs de la mafia italienne… Je vous parle de la première saison de Vendetta.

Résumé : Depuis que moi, Elizabeth, fais partie d’une puissante organisation mafieuse italienne, je ne ressens plus rien. La mort, la drogue, le sang à profusion ou encore les longues séances de torture me font à peine frémir. Les notions de Bien et de Mal n’ont plus aucun sens pour moi, je suis prête à tout. Je n’ai qu’un objectif en tête, celui qui motive mes actes les plus honorables ainsi que les plus sombres: retrouver ma sœur, la personne que j’aime le plus au monde.
Elizabeth avait envisagé tous les obstacles possibles. Tous, sauf un. Alessandro, le Parrain du réseau.
Ce contretemps bouleversera tout ce qu’elle a difficilement construit. Au risque même de tout détruire ?


Avis :

Une romance explosive…
Sensuel, séducteur, ce roman nous propulse dans une romance addictive où les protagonistes semblent jouer au jeu du chat et de la souris. Qui sera le plus froid ? Qui fuira le plus vite ? Qui fera le plus mal ? Orlane Labat joue avec nos nerfs avec ses deux héros aussi têtus que mystérieux. Dans une danse lascive, Elizabeth tente d’échapper aux griffes acérées de son patron si sexy, le terrible Alessandro. Ils se cherchent, se repoussent, puis se coincent de nouveau. Ces deux personnages sont insaisissables. Cachent mille et une facettes de leur personnalité et de leurs projets. Ce qui est sûr c’est qu’Eli et Alessandro vont faire des étincelles ! Reste à savoir si sera une bombe, ou un feu d’artifices.

Dans un univers perturbant…
Orlane Labat nous insère dans un univers terrifiant. Celui de la mafia italienne. Dans cette ambiance très codée, nous suivons donc le parrain de la mafia en question, ses conquêtes, ses hommes et elle. La belle et sulfureuse Elizabeth. À coup de trafic de drogues, galas et autres donation de femmes, nous apprécions ce milieu dont on ne connaît presque rien. Vendetta nous fait donc découvrir un monde très hiérarchisé, où aucune chose n’est laissée au hasard. Dans cette première saison, l’univers s’installe et s’immisce dans la relation des deux protagonistes. Et si la romance peut sembler prendre le pas sur le décor, on déchante vite quand apparaît Ellen, une femme aussi mystérieuse que les desseins du terrible Alessandro. Orlane Labat réussit avec brio à nous immerger dans cet univers, peignant des personnages passionnants et réalistes, dans leur pensée et leur action. On en vient à détester certains personnages, à adorer les uns et à éprouver des sentiments contradictoires pour les autres.

Où le passé ressurgit, terrifiant…
Mais voilà, outre la romance dangereuse et captivante, outre le milieu mafieux passionnant et sinistre, les mystères et le passé des héros nous hypnotisent plus encore que leur jeu romantique du chat et de la souris. Elizabeth cache tellement de faiblesses, de part son passé obscur et si obsédant, qu’on en vient à ressentir une curiosité malsaine, mais insatiable. Que lui est-il arrivé ? La question revient, incessante ! Et c’est dans ce sentiment d’urgence que nous lisons ce roman, avide d’en savoir plus. Aux aguets. À l’affut de la moindre information pouvant nous éclairer. Alessandro n’est pas en reste non plus. Ses sous-entendus, ses pensées, tout porte à croire qu’il prévoit quelque chose de particulier pour la jeune femme, mais quoi ? Cette première saison est faite de mystères et de passions dévorantes, pour nous frustrer terriblement quand vient la fin… Mais rassurons-nous, la saison 2 sort le mois prochain.

Au final, une romance comme je les aime où le danger est présent, constant. Si vous avez envie de frissonner aux côtés d’Elizabeth, je vous conseille vivement cette première saison de Vendetta. Un carton plein pour Orlane Labat !

Contrat avec un geek – niveau 2 : Colocs

Une suite tant attendue, entre références à la pop culture et quête amoureuse sensuelle, je vous parle de la suite de Contrat avec un geek. Un niveau 2 qui s’épanouit…

Résumé : Jessica a accepté le contrat avec Tomasi. Ce fut épique mais elle a réussi à sauver son entreprise de la banqueroute. Sauf qu’Alec veut reprendre les rênes de sa société. Menaces, espionnage… Pour cet homme d’action, tous les moyens sont bons.
Si encore il n’y avait qu’Alec pour hérisser le poil de la jeune femme ! Mais Tomasi s’est imposé comme son nouveau colocataire. Un coloc sexy et joueur. Jessica lutte pour le tenir hors de son lit car à vivre avec un chat à deux pattes, elle risque fort de s’y attacher… Et cela, c’est hors de question. oO

 


Avis :

Une romance New Adult sous des aires de Chick-Lit…
Si le premier tome avait le mérite de s’ancrer, sans aucun doute, dans le genre de la Chick-Lit, ce deuxième tome fait poindre l’incertitude. Toujours aussi fraîche par ses références à la pop culture, cette histoire tend néanmoins à se perdre à la frontière des genres de la romance. Entre romance feel-good et contemporaine, notre cœur balance. Les scènes érotiques se succèdent, les tiraillements sentimentaux s’enracinent, et le côté léger propre au premier tome s’effrite petit à petit pour laisser place à une romance New Adult aussi passionnante qu’ambitieuse. Chani Brooks met en place une routine, entre « je t’aime », « moi non plus », où les personnages sont déchirés entre leur orgueil et leurs sentiments. Écartelés par leur passion, leur passé ou des émotions qu’ils n’ont jamais ressenties, leur petit jeu se transforme rapidement en calvaire amoureux, mêlant arrogance et mensonge. Quand les personnages se mentent à eux-mêmes, n’imaginant pas un seul instant la remise en cause de leur conviction profonde, qu’est-ce qui peut arriver ?

Quand la toile de fond se pérennise…
Outre tout cet aspect de la romance qui se développe, un autre élément se révèle. Toujours selon le premier tome, nous avions la mise en place d’un décor avec tout un passif. Jessica est une jeune femme brillante qui monte son entreprise tant bien que mal et qui souffre de problème de trésorerie. Tomasi est un jeune homme farouche, qui fait fortune dans les jeux vidéos. Si le décor est posé dans le premier tome, dans ce deuxième niveau, il s’installe définitivement jusqu’à poser les personnages dans une relation sociale et faire vivre les protagonistes secondaires. C’est ainsi que nous pouvons apprécier la vie de la nièce de Tomasi, entre ses questionnements et ses difficultés. Mais également s’attacher à Capucine et Edi. Chani Brooks réussit avec brio à créer une toile de fond qui se pérennise, et donne une véritable plus-value à cette romance, qui se révèle d’autant plus réaliste et exaltante.

Au final, un niveau 2 plus poussé, qui en apprend plus sur les pensées et émotions des protagonistes principaux, mais également sur la vie des personnages secondaires… Une suite surprenante et bien meilleure, à découvrir !

Service de presse, reçu de l’auteur

Maryse – tome 2

Après un premier tome intrigant, où il manquait néanmoins quelques éléments pour en faire une lecture passionnante, je vous parle du deuxième tome de Maryse qui nous offre une intrigue plus aboutie.

Résumé : Sioban et Maryse se sont trouvées, retrouvées, dix ans après cette année au collège. Ce collège où Maryse enseignait et enseigne toujours. Ce collège où Sioban fut élève. Il aurait pu être leur unique lien, mais c’était sans compter sur le hasard qui venait de les rassembler. Les semaines ont filé depuis le soir de leurs retrouvailles, leur relation a évolué, bien plus qu’elles n’auraient pensé. Ce changement est-il une bonne ou une mauvaise chose ? Maryse boit toujours, toujours trop. Pourtant, lentement, elle semble pouvoir retrouver la femme qu’elle était jadis. Sioban, elle, essaye de se convaincre que sa vie n’a pas changé. Mais lorsque votre univers se trouve à ce point bouleversé, pouvez-vous réellement espérer vivre comme par le passé ? Elles le savent désormais, cette pente glissante, sur laquelle elles se sont engagées, les changera à jamais. Laquelle sauvera l’autre et surtout, jusqu’où pourront-elles aller avant de ne plus rien contrôler ?


Avis :

La relation Maryse/Sioban…
Dans le premier tome de Maryse, nous assistions à une introspection, où Sioban nous contait ses ressentiments, ses états d’âme et surtout, l’évolution de sa relation avec son ancienne enseignante madame Embla. Si j’avais grandement apprécié cette immersion dans son intimité, j’avais soulevé plusieurs manquements qui m’avait dérangée et qui, aurait pu, rendre le roman d’autant plus passionnant. Le point fondamental était la différence d’âge. En effet, Maryse a le double de l’âge de Sioban, soit la cinquantaine, quand Sioban a seulement la vingtaine. Cet important écart d’âge n’était que peu mis en avant dans le premier tome, pourtant il m’a semblé fondamental. Bien plus d’ailleurs que la relation enseignant/élève, qui a néanmoins son importance. Quelle surprise j’ai eu alors de découvrir dans cette suite que ce gouffre de plusieurs années entre les deux femmes était enfin mis en exergue et développé jusqu’à représenter un problème à la fois pour Sioban et Maryse, mais aussi pour leur entourage, dont je vous parlerai un peu plus tard. C’est ainsi que la relation entre les deux femmes évoluent, jusqu’à ce que cet accord assez étrange passé auparavant devienne caduc. Qui aurait pu penser que ça dégénérerait autant ? Personnellement, je n’en doutais pas.

Sioban…
Encore une fois, dans cette suite, nous sommes plongés dans les affres des émotions et pensées de Sioban. Je déplore donc, une fois encore, l’absence des pensées de Maryse, mais je ne développerai pas là-dessus. Ainsi donc, nous suivons le point de vue de Sioban qui nous charme avec ses doutes et surtout sa lucidité quant à la manière dont son arrangement avec Maryse dérape ostensiblement. Ce que j’ai apprécié est d’assister à ses moments d’incertitude, où elle se rend compte qu’elle est prise entre deux feux : assumer, pas assumer, l’aimer, ne pas l’aimer… Le fait que Maryse soit son ancienne enseignante l’entraîne aussi dans une réflexion difficile. Sioban est alors un personnage intéressant, que je qualifierai presque de captivant si elle n’avait pas cette tendance à apostropher le lecteur, ce qui n’était pas le cas, il me semble, dans le premier tome. C’est un des seuls points négatifs que j’aurai à reprocher à ce tome 2. Trop d’apostrophes au lecteur dans des moments peu propices, rendant le passage incongru.

Les autres…
Si j’avais subit une déception quant à la vie sociale de Sioban, à peine effleurée dans le premier tome, il n’en est rien ici. On rencontre ses amis, on rencontre sa famille et surtout, on assiste enfin au terrible « regard des autres ». Ce regard qui juge, qui poignarde, qui blesse. Sioban en est victime, autant que Maryse. Et ça a rendu ce tome aussi réaliste qu’addictif. Ce qui est mis à jour désarçonne, intrigue et choque. Parce qu’une jeune femme d’une vingtaine d’années ne peut pas sérieusement aimer une femme de deux fois son âge. Plus encore, une femme ne peut pas aimer une autre femme, ce n’est pas correct. Voilà à quoi sont confrontés les deux femmes. Sioban accuse le choc, subit de l’homophobie, se prend en pleine face la vérité cachée derrière les textos et les sourires… Maryse a plus de mal à gérer et reprend ses mauvaises habitudes. Jusqu’où cela peut-il aller ? Jusqu’où les autres peuvent-ils s’immiscer dans leur vie ? Ce deuxième tome fut un régal, autant pour la découverte de l’évolution de la relation des deux femmes, que pour tous ces points essentiels soulevés dans ce roman. Une suite saisissante de réalisme et touchante de sensibilité !

Au final, un deuxième tome passionnant qui efface les points manquants du premier tome. Si vous avez apprécié découvrir la relation de Sioban et Maryse, laissez-vous tenter par la suite.

Service de presse, reçu de BoD

Ookami Shoujo to Kuro Ouji (Wolf Girl & Black Prince)

Un animé que j’avais regardé lors de sa sortie, et que dans un sentiment de nostalgie je me suis refait en entier, je vous parle de Ookami Shoujo to Kuro Ouji.

Synopsis (issu de Nautiljon) : Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu’elle vit une histoire d’amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l’âge de 16 ans, Erika n’a même jamais eu de copain. Sommée d’apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu’elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s’avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n’a d’égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Avis :

Un bon vieux shôjo…
Dans cet animé, qu’on se le dise, rien de nouveau qui révolutionnerai le genre du manga pour fille. Nous avons les sempiternelles moments qui font palpiter notre petit cœur, les moments de doutes, les moments de colère, les moment d’amitié… Bref, tout est là, allant du coureur de jupons, à la meilleure amie. La jeune Erika est d’ailleurs le stéréotype de la fille banale, qui ressemble véritablement à toutes les japonaises types. Ce qui rend son histoire avec le beau garçon inaccessible d’autant plus palpitante ! Parce que c’est bien là que se situe la différence. Si cet animé était une banale histoire romantique entre un garçon canon mais taciturne et une nana gentille mais simplette, je n’aurai, à mon avis, même pas poser le regard dessus. Non, ici, nous avons une intrigue bien différente…

Porté par un personnage hors-norme…
Parce que ce qu’on retrouve souvent dans les mangas pour filles c’est la présence du gars super beau, charmeur et serviable à souhait. Bref, le gendre idéal ! Si j’apprécie quand on nous casse les codes, je pense d’ailleurs à Switch Girl qui est un de mes mangas favoris, celui-ci nous présente un héros d’apparence inaccessible mais agréable. Pourtant… Lorsque l’on s’approche un peu plus, on remarque qu’il est tout l’opposé. Manipulateur, méchant, froid, distant, et pire encore… dominant ! Et c’est ainsi que la douce Erika se retrouve aux ordres du terrible Sata, qui la prend clairement… pour son chien. Bien heureusement, on n’a pas de mention lourde du style « chienne », etc… ça reste bien évidemment bon enfant, c’est tout de même un manga pour les jeunes filles d’une douzaine d’années.

Au final, un animé palpitant, qui vous fera passer un bon moment. J’apprécie les shôjos qui cassent les codes et celui-ci en fait partie !


Les Roses et les Oranges : Le secret de Warcliffe

Entre récit de vie et amours passionnels, je me suis lancée dans un roman palpitant. Je vous parle des Roses et des Oranges : Le secret de Warcliffe de Francine Godin-Savary.

Résumé : Quelques années après le suicide de Peter, de nombreuses épreuves viennent encore frapper le domaine de Warcliffe. Entre deux pertes irréparables et un secret pesant, Paul, Stephan, Larry, leurs frères, soeurs et amis vont être mis à rude épreuve. Mais parfois, de situations qui paraissent désespérées, naissent un bonheur inattendu.
 » Le secret de Warcliffe » est une palpitante saga familiale dans la lignée de  » La splendeur des Amberson » et  » Des gens de Mogador ».

 


Avis :

Un roman pluriel…
Littérature générale, homo-romance, polyamour, ou encore saga familiale, ce roman est multiple et d’une richesse incroyable. Et si au début de ma lecture, j’appréhendais sa découverte, mes doutes se sont rapidement évaporés pour laisser place à une flopée d’émotions, aussi frappantes qu’étourdissantes. Dans ce roman, Francine Godin-Savary nous met face à des réalités qui restent camouflées derrière des couches de rideaux opaques. Doucement, avec délicatesse et élégance, elle nous livre les secrets que cache le domaine de Warcliffe. Avec sensibilité et tact, elle nous expose ces moments de vie, parfois difficiles, parfois magiques. Elle nous raconte ce qui se passe derrière les lourdes portes de Warcliffe… Les Roses et les Oranges parle de bien des sujets, allant de l’homosexualité, l’acceptation de soi, les sentiments coupables, au deuil et l’amour fraternel. Perdue dans le XXè siècle, j’ai évolué aux côtés de ces personnages, à travers leur faiblesse, leur peur et leur détresse. J’ai évolué avec eux dans les nouvelles délicates, dans les erreurs innommables et les non-dits assourdissants. Un roman pluriel et terriblement vivant !

Une sacrée galerie de personnages…
Ce qui m’a fait peur au début de ma lecture était tous ces noms, tous ces surnoms, et tous ces prénoms… Je me suis vue, un instant, complètement étouffée sous une avalanche de personnages dont je ne connaissais rien. Puis, après plusieurs lectures de la présentation de ceux-ci et une tranquille avancée dans le roman, j’ai finalement assimilé tous les protagonistes. Et j’ai découvert Paul, Raphaël, Larry, Stephan, Michaël, Pierre et bien d’autres… Ce qui est le plus fascinant dans cette galerie de personnages est la consistance qu’a réussi à donner l’auteur à chacun d’entre eux. On aurait pu croire que leur multiplicité aurait rendu leur existence délicate, mais force est de constater que bien au contraire, ils sont tous tangibles, à la fois dans leur description physique que dans leur état émotionnel et psychologique. À partir de là, il n’y a plus de doute possible quant à la qualité de ce récit, aussi prenant au niveau de l’intrigue que de ses protagonistes. Francine Godin-Savary réussit à nous faire passer par mille et une émotions aux côtés de ses personnages. On se ronge les sangs, on appréhende, on s’attriste, on ne comprend pas, puis on secoue la tête, impuissant. On sourit, parfois, puis on essaie d’oublier, et, à l’image des protagonistes, on tourne la page pour avancer…

Le style Francine Godin-Savary…
Je pense qu’un autre élément fondamental de ce roman est à souligner. En effet, en plus de cette histoire palpitante et de ces personnages fascinants, le style de Francine Godin-Savary joue un rôle massif dans le déploiement de ce récit, lui donnant son aspect palpable et si mémorable. Des phrases longues ponctuées de dialogues incandescents, soulignées par un vocabulaire recherché et collant parfaitement à l’époque, l’auteur s’amuse avec les mots, faisant de cette histoire, un roman enchanteur. J’ai eu l’impression de retrouver ce style propre aux auteurs classiques, que j’ai tant étudié au lycée. Un style presque traditionnel, qui nous plonge dans le monde anglo-saxon au XXè siècle.

Au final, un roman passionnant sous le signe de la différence à une époque où celle-ci est difficile à accepter. Je vous le conseille vivement !