Cheeky Love, tomes 1 à 9 – Mitsubachi Miyuki 

Titre : Cheeky Love
Auteur : Mitsubachi Miyuki 
Éditeur : éditions Delcourt
Genre : Romance
Résumé : Yuki est devenue la manager du club de basket de son lycée dans le but ultime (mais secret) de rester auprès du capitaine de l’équipe. Un jour, Naruse, nouveau membre du club, finit par apprendre le secret de Yuki. Le jeune homme tombe alors amoureux de sa manager et passe son temps à embêter l’héroïne, ce qui a le don de la rendre furieuse…


Notation :

Avis :

Yuki est la manager du club de basket de son lycée. Bien qu’amoureuse du capitaine de l’équipe, elle reste distante et bien sérieuse. Mais c’était sans compter sur l’attention particulière que lui porte Naruse, un beau-gosse, aussi doué au basket qu’à faire chavirer le cœur de sa Sempai.

Neuf tomes dévorés avec une rapidité incongrue, Cheeky Love se révèle aussi addictif qu’émouvant. Un shôjo plutôt basique néanmoins, sur la forme : une romance toute douce qui se dessine avec le beau-gosse du lycée qui s’intéresse à une fille plus que banale, bien que secrète. Avec ce message si souvent répété dans ce type de manga, que ça peut arriver à tout le monde, aussi insipide soit-on. Un peu abrupte comme manière d’aborder ce type de romance, mais c’est bien ce qui revient le plus souvent. On notera par ailleurs quelques mangas qui sortent un peu du lot, et notamment No longer heroine que je vous conseille grandement. 

« Derrière sa force se cache une faiblesse, une fragilité. Je n’aurais jamais dû le remarquer. »

La forme est posée, une romance somme toute classique dans les mangas. Mais qu’en est-il du fond et de ces thématiques qui se dégagent doucement, participant ainsi à l’attrait particulier de ce manga ? Tout d’abord, évoquons sans pudeur les deux héros, et en particulier la sérieuse Yuki, aussi intéressante que complexe. Yuki est un personnage très profond, avec un passé particulier qui a forgé qui elle est aujourd’hui. Et c’est Naruse qui représente le marteau qui va venir briser la carapace qu’elle s’est forgée durant toutes ces années. Pour nous permettre d’en apprendre plus sur elle, et de continuer à la découvrir au fil des tomes.

C’est bien ce qui donne à ce manga son peps, sans oublier évidemment, les scènes magistrales qui font battre nos cœurs de fangirl. N’omettons pas, par ailleurs, de citer le fond sportif de cette histoire, à savoir le basket, et toute la stratégie et la volonté de se surpasser que cela implique.

En bref :

Une romance plutôt classique dont la thématique sportive du basket et le personnage complexe de Yuki viennent lui donner un goût bien plus épicé. À découvrir à 6,99€ en version papier.

Duty, tome 1 – Bethany-Kris

Titre : Duty
Auteur : Bethany-Kris
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Romance contemporaine
Résumé : On dit que le pouvoir est lourd à porter.
La vie d’Andino Marcello est bouleversée quand on le nomme héritier de l’empire Marcello. Il aimait son boulot de Capo, mais le confort, c’est pour les faibles, et ils n’ont pas d’avenir dans la Mafia. Le siège du boss l’attend. Et puis, sa route croise celle d’Haven, cette beauté tatouée au sourire éclatant… Elle n’a aucune idée de qui est Andino et ignore tout de ses activités criminelles. Pour le sourire d’Haven, Andino va faire une entorse aux règles. Mais cela ne veut pas dire qu’il va pouvoir la garder à ses côtés.
On dit qu’il n’y a pas de réel changement sans défi.
Haven Murphy s’est toujours débrouillée seule, et ça lui a réussi. Propriétaire d’un club de strip-tease prospère à Brooklyn, elle considère que l’échec n’est pas une option. Et puis, un matin, en faisant son jogging, elle croise Andino. Quelques mots échangés, et sa vie bascule. Derrière son physique à tomber et ses costumes trois pièces, elle devine un côté sombre, mais qu’importe … Elle le veut. Mais cela ne veut pas dire qu’elle peut l’avoir.
Il va lui briser le cœur et perdre une partie du sien.
Devoir et bonheur sont incompatibles dans l’univers de la Mafia. Sauf que l’amour défie toutes les règles.

Notation :

Avis :

Andino, membre actif de la Mafia, promène son chien tranquillement dans un parc. Soudain, une jeune femme est attirée par ce chien, mais surtout par cet homme élégant en costume qui se promène dans un parc. Haven est belle, mystérieuse, sensuelle… Et Andino va apprendre à ses dépends que la Mafia n’est pas la seule chose capable de l’emprisonner…

Duty c’est la plongée dans un étrange monde, qu’on connaît si peu dans la société mais si utilisé dans l’univers de la littérature romantique. La Mafia. Permettant d’insérer de l’action salvatrice dans une romance épicée et parfois un peu trop sexualisée. Ici, c’est exactement le cas. Haven est sexy, séductrice, entreprenante. Andino est ténébreux, mystérieux, attirant. Dangereux. Sans le milieu de la Mafia on tomberait rapidement dans un enchaînement de scènes de sexes lourdes et loin d’être primordiales à l’histoire. Ainsi, une sous-intrigue s’installe, mettant parfois la romance de côté, pour nous permettre de respirer l’air vicié, mélange de drogues et de manipulation.

Finalement, l’intrigue romantique prend rapidement l’allure d’un Roméo et Juliette des temps modernes. Où, Andino, futur boss de la Mafia se doit d’épouser une certaine femme bien particulière, peu importe ses propres désirs. Et puis, d’un autre côté, on a la sulfureuse Haven, détentrice d’un club de strip-tease, qui pense que rester le plus loin possible des activités d’Andino la préservera. Un schéma plutôt classique dans la littérature romantique s’installe donc, entrecoupé de scènes sexuelles et d’éléments incriminants du milieu de la Mafia.

Classique donc, mais plutôt bien mené par Bethany-Kris qui prend le parti de faire tomber la belle Haven directement dans les bras d’Andino, sans le petit jeu initial sur lequel on tombe souvent, dans ce genre de littérature. Plus réaliste donc, avec une mise en avant des désirs sexuels puissants qui peuvent attirés deux personnes.

Néanmoins, je n’ai pas tant accroché que cela au roman. Pourtant, je suis une friante lectrice des romances basés dans des milieux dangereux, que ce soit la Mafia, les gangs, bikers… Cependant, les scènes de sexes détaillées ont tendance à me rebuter, autant que leur fréquence plus que répétitive. J’apprécie davantage la suggestion, la sensualité et l’élégance dans la littérature romantique. Ce qui m’oblige à vous recommander, si vous êtes comme moi, les romans de Céline Jeanne, et notamment les glorieux Mi Vida Es Mia, ou encore (mais moins dans l’univers sombre d’un milieu dangereux que dans une difficulté psychologique) Solo Tu. Ceci étant dit, si vous aimez les romans adultes, sombres et empreints d’une puissante aura sexuelle, ce roman devrait vous convenir, et même plus que ça !

En bref :

Un roman adulte, posé dans un univers dangereux qui ajoute une pointe d’action salvatrice dans une romance épicée et fortement sexualisée. Néanmoins, le tout s’insère plutôt bien dans une intrigue aux allures de Roméo et Juliette des temps modernes.

**Service de presse

La couleur du poison – Chani Brooks

Titre : La couleur du poison
Auteur : Chani Brooks
Éditeur : Auto-édition
Genres : Dark romance / Fantastique
Résumé : Elle a besoin de force, lui seul peut la lui donner. Il est son unique espoir, son plus grand tourment. Une jeune femme intelligente ne va pas chez un homme rencontré en soirée. Serena le sait mais sa prépa scientifique l’a rendue folle de rage. Deux ans de travail acharné qui finissent sur un zéro. Suite à ce énième échec, Serena craque et suit son amie d’enfance en boîte de nuit. Elle finit la soirée avec de jeunes bourgeois du 16e. Serena vient de banlieue, elle n’a peur de rien et elle est ivre. Elle se fait piéger par Valéry, beau et envoûtant, mais à l’emprise malsaine. Serena sait que la soirée va dégénérer. Elle est prête à se battre mais elle entend des voix :
« Donne-moi ton souffle de vie et je te donnerai la force de te venger de lui. »
Se venger de quoi ? Rien n’est encore arrivé.
Pourtant, le regard d’émeraude de Valéry laisse présager le pire. Si seulement son corps était capable de le fuir. Si seulement cette voix ne tentait pas par tous les moyens de la ramener vers lui…
Et vous, jusqu’où seriez-vous prête à aller pour acquérir la puissance ?

Notation :

Avis :

Séréna est une jeune femme ambitieuse qui veut à tout prix s’extraire de sa condition sociale. Lors d’une soirée, elle fait la rencontre de Valéry, un séduisant jeune homme, aussi dangereux qu’irrésistiblement attirant. Même si elle sait qu’elle ne devrait pas le suivre… Même si elle ressent une tension en lui… Même si elle redoute ce qui va arriver… Il y a cette voix. Envoûtante. Qui lui promet tellement et toujours plus. Toujours plus.

La couleur du poison est un roman qui m’a laissé un goût mitigé. Entre les scènes de sexes à répétition et la grosseur du bouquin, difficile de ne pas se sentir lasser arrivé à la moitié du roman. Expérience intéressante en revanche, mais que malheureusement, je ne renouvellerais pas. La couleur du poison ne m’a pas convaincu, bien que le concept en lui-même et le dualisme contradictoire qu’il provoque soit pour le moins intéressant.

Commençons donc par les aspects un peu négatifs si je puis dire, de ce roman. Comme précisé juste au-dessus, La couleur du poison est un roman très riche, et plutôt long. Sa richesse est double. D’un côté on a ce contraste dont je vais vous parler davantage par la suite, et d’un autre côté on a le sexe. Du sexe. Du sexe. Et encore du sexe. Les scènes sont d’ailleurs très explicites, peut-être un peu trop. Et extrêmement récurrentes. Le tout rend la lecture terriblement lourde et lassante. Et à l’image de la Nausée de Jean-Paul Sartre, j’ai donc passé les passages barbants. Bien que dans ce cas ce ne soit pas des descriptions de racines d’arbres mais bien d’ébats sexuels.

Cependant, la thématique ne sera pas sans rappeler les Succubes et leur désir et attirance sexuels insatiables, et le concept même du roman appelle à de nombreux coïts. Néanmoins, quand c’est trop… c’est trop ! Le point négatif énoncé, passons à tout ce qui est positif. Et il y en a du positif ! Tout d’abord, la superbe plume de Chani Brooks qui reste une constante. Entre élégance, poésie et sensualité, l’autrice réussit à nous subjuguer avec le choix de ses mots et sa syntaxe.

Ensuite, peut-être est-il temps de nous intéresser au concept du roman. On a donc une jeune femme ambitieuse, forte et déterminée, qui ne se laisse certainement pas dicter sa conduite et encore moins par un homme. Et puis, de l’autre côté, pour obtenir la puissance salvatrice qu’elle désire, cette jeune femme ambitieuse et profondément indépendante, est obligée de se soumettre. Se soumettre à la fois à ses pulsions sexuelles les plus sauvages, mais également à l’homme, soumis (là encore) à ses plus bas instincts. Un dualisme contradictoire, qui peut poser à réfléchir sur des thématiques de psychologie et même de sociologie.

La couleur du poison est donc une dark romance que l’on pourrait qualifier de hard. C’est un texte à ne surtout pas mettre entre toutes les mains, à la fois pour certaines scènes qui peuvent très clairement choquer le lecteur, mais également pour les scènes de sexes à répétition et très explicites. Je voulais donc terminer avec ce petit avertissement.

En bref :

La couleur du poison est une pure dark romance, qui mêle fantastique et hard érotisme. Les scènes de sexes à répétitions m’ont lassée, mais le concept du roman aura su remonter mon avis général sur celui-ci.

**Service de presse

Another me – Eva de Kerlan

Titre : Another me
Auteur : Eva de Kerlan
Éditeur : Auto-édition
Genre : Romance
Résumé : Théo, trentenaire en couple avec Sonia, est mis dehors par cette dernière lorsqu’elle découvre via un reportage TV qu’une femme, qui se prétend sa compagne, le recherche et l’a signalé comme porté disparu. Elle est persuadée que Théo mène une double vie. Théo est convaincu qu’il s’agit d’une erreur, ou d’un sosie. Bien décidé à éclaircir ce mystère pour récupérer son existence, il traverse toute la France pour rejoindre l’endroit où cet homme vivrait. Mais lorsqu’il y arrive, tout le monde le prend pour le disparu.

Notation :

Avis :

Théo rentre chez lui, comme d’habitude, lorsqu’il voit sa compagne, devant la télévision, et complètement paniquée. Elle lui hurle qu’il a une double vie, qu’elle ne veut plus de lui. Et elle quitte la maison avec fracas. De quoi alerter le bon Théo qui décide de partir en quête de cet étrange double, qui a réduit son couple à l’état de cendres…

Avec Eva de Kerlan, nous avons souvent des romans mêlés de plusieurs genres. Ils ont l’avantage de ne pas avoir qu’une saveur, et Another me n’échappe pas à la règle. Ce n’est pas qu’une romance un peu rose bonbon, et dégoulinante. C’est une romance sophistiquée, qui flirte avec le thriller… De quoi vous intriguer, n’est-ce-pas ? Another me est un roman construit avec talent, qui nous permet de suivre l’histoire selon le point de vue de plusieurs personnages, à différents moments, et ainsi, nous illuminent à chaque nouvelle page qu’on lit. On comprend un peu plus les événements, les aléas et on apprécie d’autant plus l’imagination et le talent d’Eva de Kerlan.

Quelques scènes de sexes sensuelles, quelques instants mouvementés, et des dialogues réalistes nous propulsent dans ce roman, qui nous tient en haleine tout du long, par ce jeu très fin de distiller des informations au fil du roman. Cela nous permet de ne pas nous ennuyer un seul instant et de conserver cette envie de toujours en savoir plus. La thématique de la ressemblance physique (presque du miroir) est également traitée de façon très intéressante. Nous renvoyant à notre propre image, et à cette question romantique de « Le physique compte-t-il plus que la personne en elle-même ? ».

Ce qu’on retiendra de ce roman c’est sa fraîcheur et son originalité. Loin de s’enfermer dans des codes, Another me danse dans une mêlée endiablée de justesse et finesse. Lorsqu’un roman sort des sentiers battus, il est toujours fondamental de le préciser, et ici, c’est clairement le cas.

En bref :

Un excellent roman qui s’ancre dans le genre de la romance en flirtant aux frontières du thriller. Un véritable régal, entre mystères et suspenses, à lire !

**Service de presse

Hidden secret, tome 1 – Sarah G.Lhossi

Titre : Hidden secret
Auteur : Sarah G.Lhossi
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Romance / Young Adult
Résumé : Contraintes de fuir Seattle et un lourd passé, Malia et sa mère s’installent à High Beach, une petite ville de Caroline du Sud, sous de fausses identités.
Désireuse de faire profil bas, la jeune femme solitaire espère se fondre dans la masse. C’est sans compter sur les filles populaires du lycée qui l’intègrent dans leur groupe et l’invitent à leurs soirées.
Les choses se compliquent quand Jase, le bad boy du lycée, commence à lui tourner autour. Difficile de résister à cette attraction tout en continuant à mentir sur son histoire !
Entre amitiés, trahisons et premiers émois amoureux, Malia va connaître une année mouvementée. Tout pourrait basculer quand une menace de son passé refait surface et met sa vie et celle de ses proches en danger…

Notation :

Avis :

Malia est une jeune fille effacée, qui déménage de Seattle pour s’installer dans la petite bourgade de High Beach. Si elle déménage avec sa mère, ce n’est certainement pas de son plein gré, d’autant plus lorsqu’on sait qu’elle a emmené dans ses bagages un secret qui pourrait bien faire exploser toute sa petite vie d’adolescente nouvellement construite. Entre le sulfureux Jase, la plantureuse Taylor et le Sherif Evans, Malia n’est pas au bout de ses peines…

Sarah G.Lhossi nous dépeint la vie de Malia, qui pourrait être une adolescente américaine comme une autre si elle n’était pas porteuse d’un terrible secret. Un secret qui lui pèse tellement, qu’il dicte sa vie. Ce premier opus nous présente donc Malia, une lycéenne de 18 ans, qui découvre sa féminité dans son nouvel établissement scolaire et aux côtés de ses nouveaux amis. Et, à tous les fervents spectateurs de séries TV américaines, à la Riverdale, Gossip Girl, 13 reasons why et j’en passe, qui dit lycée américain, dit ‘sexe, drogue et vodka’ (dixit Keen’V).

C’est ainsi que, sans grands étonnements, les soirées s’enchaînent à n’en plus finir, de même que toutes sortes de sorties. Dès lors, se mêlent deux types de fictions. Hidden secret est finalement un mélange entre After, pour la fille vierge et le gars un peu bad boy, qui profite de la vie (si vous voyez ce que je veux dire), et de 13 reasons why, dans sa dimension sociétale importante, que ce soit avec la drogue, le viol, le harcèlement, le chantage, l’homosexualité… Toutes ces thématiques sont évoquées, avec plus ou moins de profondeurs, et c’est ce qui a fait que je n’ai pas lâché le roman.

Si j’étais une fervente lectrice de Young Adult durant ma période lycéenne, cela s’explique sans nul doute par le fait que je pouvais m’identifier aux personnages. Dès lors, du haut de mes 22 ans, il est plus difficile de m’intéresser à la vie d’adolescents en chaleur de 18 ans. Surtout lorsque leurs émois prennent souvent le pas sur l’histoire. En effet, s’installe très rapidement un jeu un peu lassant entre Malia et Jase, où la jalousie est très clairement le centre névralgique des opérations. Si cela installe l’ambiance de leur relation au début, quand vient le dernier quart du roman, et que ce jeu est toujours présent, on en vient à se demander si leur relation évoluera un jour… Et pourtant, tout ceci reste plutôt réaliste. Malia est une jeune fille qui ne connaît rien de l’amour, qui n’a jamais eu de relations avec quiconque, et voilà qu’elle s’amourache d’un des seuls gars du lycée qui couche avec tout ce qui bouge. C’est quand même pas de bol !

Néanmoins, attention, comme le montre ma notation, ce roman m’a fait passer un bon moment, contrairement au ton acerbe employé qui pourrait vous faire penser autrement. Je reste blasée, car mes goûts littéraires en matière de romance ont évolué, appréciant donc davantage un roman adulte, plutôt qu’un roman pour adolescent. Cependant si la relation un peu fuyante entre Malia et Jase m’a quelque peu lassée, j’ai tout de même été happée par leur aventure, leur histoire et je suis restée scotchée pour savoir si oui ou non, tout ceci allait se concrétiser. De même que les thématiques évoquées, comme dit précédemment, permettent de réveiller les esprits des jeunes, principal public de ce roman. Certaines scènes amènent à la réflexion, ce qui donne à ce livre une dimension psychologique très intéressante dans le développement de la conscience des adolescents.

Autre point fortement positif, la plume de l’autrice, qui nous propulse dans les pensées de son personnage principal, avec élégance et fluidité. Et évidemment, le secret que cache Malia, qui donne à cette romance des allures de thriller haletant, qui permet de mélanger les genres et ainsi ne pas trop nous lasser du duo Malia/Jase.

En bref :

Une romance Young Adult qui évoque des thématiques très importantes et fondamentales, qui touchent les jeunes, public principal de ce roman. Sarah G.Lhossi nous emporte dans son récit à travers une plume fluide et élégante, pour nous perdre entre amour, amitié, trahison, harcèlement, et terrible secret…

**Service de presse

Love me Lou – Éva de Kerlan

Titre : Love me Lou
Auteur : Éva de Kerlan
Éditeur : éditions Elixyria
Genre : Dark romance
Résumé : Dan a grandi dans un quartier miséreux. Abandonné par ses parents, il veille depuis toujours sur sa sœur, cumulant les petits boulots.
Lou, jeune femme croisée fortuitement et issue d’un milieu différent du sien, représente à ses yeux un îlot de sérénité.
Mais sa rencontre avec Xander, homme ambitieux et dangereux à la tête d’un gang, va insensiblement l’entraîner dans une violente descente aux enfers.
Entre les ombres de son passé et la lumière de son avenir, Dan parviendra-t-il à sauver son existence ?

Notation :

Avis :

Dan vit dans un immeuble délabré avec sa sœur, sa seule famille. Entre sa formation de secouriste et la zone dans laquelle il vit, Dan espère pouvoir un jour s’extirper de ce milieu. Et puis, deux rencontres vont faire chavirer sa vie, coup sur coup. Que ce soit Lou et sa beauté toute en douceur ou Xander et son regard glacial, qui changera la vie de Daniel ?

Étiquetée comme dark romance, cette histoire va néanmoins plus loin. La romance paraît être un prétexte à une intrigue plus sombre, aux frontières du thriller. Néanmoins, le style d’écriture reste très simple et léger avec quelques expressions familières propres à l’univers noir de cette dark romance. La fluidité de la plume n’est pas non plus à omettre, accentuée d’ailleurs par la narration à la première personne, et ces changements de points de vue qui nous permettent d’apprécier plus intensément les différents personnages.

Si on reste dans une dark romance plutôt classique dans l’univers dans lequel le roman s’ancre, à savoir ce milieu de gang, de criminels, on oublie pas plusieurs éléments qui viennent ajouter une pointe d’originalité à ce récit. Tout d’abord, comme dit un peu plus haut, si la romance est présente, elle n’est pas vivace. Ce n’est pas la relation entre Lou et Dan qui est au centre de l’histoire. Quelques fans de romance pourraient être déçus, bien que des scènes de sexes sensuelles viendront tout de même satisfaire le lecteur. Cependant, cette mise en retrait de la romance au profit d’une intrigue plus violente aussi bien psychologiquement que physiquement apporte une véritable plus-value à ce roman, qui devient alors bien plus intéressant.

Et enfin, le deuxième élément qui vient apporter à ce roman une autre touche d’originalité est cet espèce de côté fantastique introduit vers la fin. Même si je n’ai pas été forcément convaincue par cette nouveauté dans le genre de la dark romance, il faut avouer que cela vient approfondir le romantisme et le lien entre les deux amants.

En bref :

Love me Lou est une dark romance, aux allures de thriller. Éva de Kerlan a su insuffler plusieurs touches d’originalité à son roman, qui le rendent bien plus intéressant par les messages évoqués et les personnages travaillés.

**Service de presse

Moi ce que je voulais – Laurie Hawkes

Titre : Moi ce que je voulais
Auteur : Laurie Hawkes
Éditeur : Nisha et Caetera
Genre : Littérature générale
Résumé : Moi ce que je voulais, c’est être heureuse !
Candice, la trentaine, est une jeune femme comme les autres… Elle travaille comme chargée de communication auprès de Roxane, styliste parisienne reconnue. Mais Candice est perdue. Sa réussite professionnelle, son succès auprès des hommes ne lui évite ni les échecs amoureux humiliants, ni le dénigrement de sa famille. Même ses amis la délaissent dans les moments si importants pour elle…
Abandonnée par celui qu’elle aime, Candice sombre. Victime d’un accident de voiture, elle est conduite à l’hôpital. Là, elle fait la connaissance de Maria, une femme plus âgée, à qui elle va confier ses soucis et ses doutes. Une belle amitié se noue entre les deux femmes. Maria l’écoute et lui conseille d’aller voir Klas, un ami psychiatre.
Au fil des séances, Klas réussit à faire grandir Candice. Il lui fait prendre conscience de ses erreurs, de son potentiel et la guide sur le chemin du bonheur. Cette thérapie est une véritable renaissance pour la jeune femme.
Jour après jour, aidée des conseils de Klas et du soutien attentif de Maria, Candice découvre qui elle est vraiment et décide de reconstruire sa vie pour devenir heureuse en étant enfin elle-même.
Un nouveau bonheur qui lui fera vite oublier ses chagrins d’hier.

Notation :

Avis :

Candice est une jeune femme engagée, et dont les passions prennent trop de place pour son entourage. Un énième coup dur et sa vie prend un nouveau tournant, plutôt violent. Commence alors une remise en question et un nouveau départ pour cette jeune femme, bien décidée à changer !

Ce roman pourrait être classé dans la catégorie Développement personnel, tant le travail que fait Candice sur elle-même est à la fois réaliste et inspirant. Et ce personnage est d’autant plus captivant qu’il partait tout de même de loin. Laurie Hawkes a construit une Candice exaspérante. Elle n’est jamais satisfaite, sans arrêt en doute, et surtout, elle prend les choses trop à cœur. Certaines de ses réactions sont exubérantes et donnent la terrible envie de la secouer pour la réveiller. Et puis, au fil des pages, des rencontres et de ses nouvelles expériences, elle va évoluer, changer. Parce que tout ce qu’elle voulait c’est être heureuse.

Si la couverture est superbe, la plume de Laurie Hawkes n’en est pas moins élégante. Perdu dans l’esprit de Candice, on suit ses aventures à travers un style fluide et agréable. Pas un mot au dessus de l’autre, une plume accessible qui plaira à une très large communauté de lecteurs.

Candice nous offre donc un très bon moment de lecture, entre douceur et inspiration. Le seul bémol que l’on pourrait relever concerne la deuxième partie du roman, basée essentiellement sur un échange de mails un peu lourd, quand une narration classique aurait pu nous immerger encore davantage dans sa recherche d’elle-même, et surtout à travers les pays qu’elle visite.

En bref :

Moi ce que je voulais est finalement une lecture inspirante et passionnante, aux frontières du développement personnel.

Cuba Libre, tome 1 – Céline Jeanne

Titre : Cuba Libre
Auteur : Céline Jeanne
Éditeur : Nisha et Caetera
Genres : Romance
Résumé : Cristina est Cubaine, Ethan est Américain…
Leur rencontre improbable va-t-elle faire naître une belle histoire d’amour ?
Un roman aux multiples rebondissements…
Une rencontre peut tout changer.
À cause d’une rupture des ligaments, les rêves d’Ethan, espoir du football américain, ont été brisés à tout jamais. Son monde a explosé, ses repères se sont envolés, il a perdu pied et a abusé des antidouleurs jusqu’à l’overdose. Après une cure de désintoxication, il est contraint de rejoindre sa mère partie se ressourcer à Cuba.
Ethan n’espère rien de ce voyage, mais ce qu’il découvre sur cette île pourrait bien changer sa vie. Parce que là-bas, il rencontre Cristina, une beauté cubaine qui l’attire irrésistiblement et le met à l’épreuve.
Cristina se bat au quotidien pour survivre dans une société en pleine évolution. La jeune femme porte sur ses épaules le poids des dettes de son frère, ancien toxicomane, et semble hantée par ses propres démons. Elle est belle, sportive, convoitée, notamment par El Faro, un puissant dealer qui, dans l’ombre, fait sa loi à La Havane. Il veut la posséder à tout prix. Elle, elle veut juste survivre et garder sa liberté.
Et puis, elle croise Ethan : il est arrogant, séduisant et tourmenté, mais aussi loyal, courageux et obstiné. Il l’exaspère, la défie, mais l’apaise aussi.
Ils viennent de deux univers différents et n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement… La puissance du lien qui les attire l’un vers l’autre sera-t-elle suffisante pour leur permettre d’échapper à leur passé ? Ethan saura-t-il se construire un avenir avant de se briser définitivement ? Cristina pourra-t-elle sortir indemne de ce monde qui veut la dévorer ?

Notation :

Avis :

Sous le soleil de Cuba, derrière les hôtels immaculés, l’air a un arrière goût désagréable. Les immeubles craquent tellement sous le vent qu’ils donnent l’impression de pouvoir s’écrouler à tout moment. Puis, un pas devant l’autre, et la musique envahit l’espace. Le long du Malecón, la ville s’anime, les gens dansent, ondulent. Oublient. Un instant. Sous le soleil de Cuba, derrière les hôtels immaculés, au loin on peut distinguer une silhouette. Élancée. En fuite. Et une autre, qui la rattrape. Et l’enlace. En s’approchant, on les différencie un peu mieux. Un américain et une cubaine. Ethan et Cris.

Troisième histoire de Céline Jeanne, après les gangs du Salvador et la nostalgie espagnole, c’est sur l’île cubaine qu’on atterrit cette fois. La main en visière, on découvre une Cuba touristique, mais aussi une autre Cuba. La Cuba cachée, la vraie Cuba. Sous ses aires de paradis tropical, l’île du crocodile vert réserve bien des déconvenues. Entre injustices et corruption, Céline Jeanne nous peint sans détour le quotidien de Cristina, une jeune cubaine, pleine de rêve et d’espoir, bien décidée à faire évoluer sa patrie. Un personnage complexe, à la fois fort mais aussi terriblement fragile. Là réside la force de l’auteur que de nous proposer des protagonistes terriblement humains, aussi contrastés que nous le sommes en réalité. Puis, de l’autre côté du miroir, Ethan. Ancien quaterback, riche et beau, il a tout du stéréotype américain. Pourtant, derrière le masque se cache une personnalité ravagée. Deux âmes meurtries peuvent-elles se soutenir ? Deux âmes meurtries, que tout sépare, peuvent-elles aller au-delà des apparences ?

Ce premier tome de Cuba Libre nous expose Cuba, dans sa géographie, à travers des descriptions toujours aussi appréciables. Mais également dans son ambiance. Parfois pesante. Parfois, au contraire, apaisante. Et puis, cette violence. Ce danger, qu’on peut trouver à chaque coin de rue. Parce que Cuba Libre ce n’est pas juste l’histoire d’Ethan, un américain aisé, et Cris, une cubaine très modeste. Ce n’est pas juste l’histoire d’une rencontre. C’est l’histoire d’une libération. Et comme pour Solo Tu, c’est l’histoire d’un nouveau départ.

Dans ce premier opus, on retrouve aussi bien le point de vue de Cris que celui d’Ethan, avec des tics de langages, nous permettant de savoir qui parle, sans même en avoir lu la mention. Avec ce premier opus, aussi imposant soit-il, on se laisse porter par le flot des événements, les dents serrées, la gorge nouée, et parfois même les yeux au bord des larmes. Intense. Puissant. Un premier tome sans temps mort, qui donne un autre regard sur Cuba, ses habitants et met à mal de nombreux préjugés. Cris représente l’exemple parfait de l’émancipation féminine, dans son caractère et son comportement. Encore une ode à la femme dans ce roman !

Après le Salvador, l’Espagne et Cuba, quel voyage nous réserve Céline Jeanne ? On attend en tout cas impatiemment le tome 2.

En bref :

Un roman puissant, aussi bien dans sa romance à la Roméo et Juliette, que sa sous-intrigue aux allures de thriller noir. Entre les dangers de Cuba et le fossé entre leurs deux modes de vie, qu’adviendra-t-il d’Ethan et Cris ? À suivre…

Lola, Lion & Bess : La preuve par cinq – La Marquise de Carabas

Titre : Lola, Lion & Bess – La preuve par cinq
Auteur : La Marquise de Carabas
Éditeur : Auto-édition
Genres : Romance polyamoureuse
Résumé : Les trois inséparables sont enfin en vacances. Le soleil, la piscine et la chaleur sont propices à la détente et au plaisir.
Pourtant, Lion semble cacher quelque chose. Et voilà que Lola s’amuse à faire l’indiscrète auprès d’un mystérieux garçon entre-aperçu à travers des grilles forgées.
Est-ce que cet étrange été va éloigner nos jeunes amis ou bien les rendre plus complices que jamais ?

Notation :

Avis :

« Tendre. Lent. Doux. Sensuel. » Que dire de plus ? Que dire d’autres ? Après une première plongée dans la relation sensible de Lola, Lion et Bess, on s’immerge totalement, dans cette suite. Trempé. Complètement. Du bout des orteils au sommet de la tête, les gouttes tombant contre le sol les unes après les autres. Qu’arrivera-t-il à nos trois âmes, au bord de cette plage où se reflète les rayons lunaires ?

La preuve par cinq est la suite logique, presque nécessaire. Coulant de source, pour continuer les métaphores. C’est un bout de vie de nos héros. Qui se découvrent. Encore. Toujours. Dans la tendresse et la patience qui caractérisent la lumineuse plume de la Marquise de Carabas. Lumineuse, douce, sensuelle, poétique… Tant d’adjectifs pour parler de ces mots si bien choisis. Posés là, à leur juste place.

Dans ce deuxième opus, la Marquise explore encore le polyamour, et cette liberté d’aimer, sans frontières ni préjugés. Et doucement, on se laisse caresser par ces bribes d’instants volés. Dans ce deuxième opus, on se frotte à l’homosexualité et l’Amour avec un grand A. Un Amour qui a éclot dans le tome précédent, et qui prend complètement son envol dans cette suite.

Comment qualifier ce texte ? Innovant ? Osé ? Original ? Incroyable ? Inoubliable ? Et plus encore. Oui, tellement plus encore…

En bref :

Exceptionnel. Sensuel. Immanquable.

Les Pics Célestes, tome 1 : La pierre d’Aube – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Grâce à l’escouade volante des Sphinx, la ville d’Erygia résiste tant bien que mal aux assauts répétés des Amélunes, des créatures mi-hommes mi-spectres. La dévotion de ces patrouilleurs et de leurs griffons force l’admiration de Callie, une jeune serveuse au tempérament bien trempé. Nuit après nuit, elle les observe et rêve secrètement de les rejoindre. Particulièrement lorsqu’Alex, héritier des Fondateurs et futur dirigeant de la cité, fend les airs sur sa majestueuse panthère ailée.
Les combats font rage et, malgré l’énergie déployée par les Sphinx, un soir tout bascule : l’ennemi envahit la cité, forçant les habitants à fuir leur foyer. Au cœur de ce mouvement de panique, Callie parvient à s’échapper in extremis. Déterminée à survivre, elle fera tout pour aider sa ville et se mettre à l’abri du danger.
Pendant son périple, elle devra faire alliance avec Alex, qui cache un énorme secret.
Une saga fantasy qui fait la part belle à la romance LGBT, mais surtout aux femmes !

Notation : 

Avis :

Enclavé par des montagnes imposantes se trouve Erygia, une cité médiévale, où vit Callie, belle orpheline rêvant d’aventures. Sa routine s’articule entre son travail à l’auberge et ses rencontres avec la superbe Johanna. Une petite vie tranquille si on oubliait les créatures qui attaquent presque chaque nuit cette splendide cité…

Marine Gautier a construit un monde cohérent, que ce soit dans sa cartographie parfaitement maîtrisée ou dans son aspect plus social avec les traditions, le passif, et même le langage. Tout est très bien décrit, avec force de détails, nous permettant de nous rendre compte avec sûreté de chaque pas que l’on fait et surtout, où nous les faisons. Dès lors, les parties descriptives sont nombreuses mais assurément merveilleusement bien écrites. Tout est, par ailleurs, très bien écrit, presque dans l’extrême. Aucune fausse note, aucun mot au dessus de l’autre. Pas d’effet de style particulier. Une plume lisse et fluide. Parfaite. De quoi frustrer quiconque chercherait la petite bête.

Outre l’excessive haute qualité de la plume de l’autrice, le mélange fantasy et romance n’est pas à prendre à la légère non plus. Ce roman c’est pas une romance fantastique, mais bien de la fantasy saupoudrée de romance. N’allons pas confondre les genres et attribué une étiquette qui fausserait la réalité des choses. Ne vous attendez donc pas à de l’amour dégoulinant à chaque ligne. Marine Gautier réussit, au contraire, à allier scènes sensuelles à combats épiques avec brio. L’action est au cœur de ce premier tome pour nous garder en haleine tout du long. Et si on reproche le nombre d’ellipses incroyable à la fin de l’outrecuidant Game Of Thrones, ce ne sera pas le cas ici. Une fois encore, bien au contraire. Nous suivons Callie dans chacun de ses pas, chacune de ses respirations, chacune de ses pensées.

Quoi de mieux que de terminer par la présence des femmes dans ce roman ? Un roman de fantasy, oui. Avec une romance délectable, oui. Mais aussi fondamentalement puissant dans sa vision des femmes. Leur force, leur caractère. Un roman d’émancipation, qui montre que le sexe importe peu dans l’accomplissement de soi.

En bref :

Un roman passionnant, porté par une plume précise qui nous révèle des personnages féminins forts et captivants, associé à un juste équilibre entre fantasy et romance. De quoi donner envie de découvrir la suite, qui paraît le 27 septembre.