Le Cycle des Morts

Un roman épatant dans la complexité de son intrigue, avec une cohérence à toute épreuve, je vous parle du Cycle des Morts de Catherine Bolle, publié aux éditions Rise.

Résumé : Quand l’amour est plus fort que la mort…
Dévastée par le décès d’Antonin, Alison retourne sur les lieux du drame, au camping qu’ils aimaient tant. Alors, un concours de circonstances permet aux deux amants de se retrouver dans l’enceinte d’un fort qui sert de passage vers l’au-delà. Elle découvre ainsi qu’une revenante du Moyen Âge cache un terrible secret auquel Antonin est lié malgré lui. Dès lors, Alison, de plus en plus attirée par la mort, se voit confrontée à un double danger : la jalousie maladive de cette femme prête à tout pour garder Antonin à ses côtés et les menaces d’un mystérieux individu déterminé à l’empêcher de faire son deuil.
Un magnifique roman d’amour fantastique qui vous fera voyager à travers le temps !


Avis :

Une intrigue complexe…
Nous suivons Antonin, Alison, Séraphin, Louise, Mahaut… Brrh, nous suivons beaucoup de monde, à travers un univers fantastique assez époustouflant aurai-je tendance à dire. Donc, la trame basique est assez simple. Un peu en vrac, ça donne : un mort, une copine éplorée, une morte heureuse bien que tiraillée, des ruines hantées, un meilleur ami amoureux, triste mais plutôt heureux dans la finalité, peut-être un traitre aussi, mais finalement, peut-on commander l’amour ? Ah, on y vient. Oui, Le Cycle des Morts, malgré son nom lugubre qui peut porter à confusion, est bien une romance. Une romance fantastique, aussi immersive que terriblement complexe où non seulement une multitude de personnages se croisent, mais aussi des époques…

La construction…
C’est sans doute cette construction qui donne cet aspect complexe à l’intrigue. Même si, finalement, il n’y a aucun problème de compréhension. Catherine Bolle a réussi avec brio à nous plonger dans une histoire d’amour atypique, en ayant à cœur de nous distiller des informations et révélations au fil de l’intrigue, tout en nous faisant voyager à travers le temps et les esprits. Et avec un peu de recul, j’en viens à me demander si cette complexité de la construction n’est pas le point fort de ce récit. Tantôt nous suivons Alison et sa tristesse, Antonin et son désespoir, ou encore Mahaut et sa colère. Nous alternons les points de vues, entre cinq personnages. Et on pourrait croire que ce sont les cinq personnages les plus intéressants… or, on aurait bien tort. L’auteur a rendu chacun de ses protagonistes, et je dis bien chacun d’entre eux, importants. Ils ont tous leur rôle à jouer. Et si l’un d’entre eux disparaissaient, l’intrigue n’aurait plus aucun sens. Je disais donc, cinq points de vues. Mais également plusieurs époques. Pour faire simple, nous avons environ quatre époques. Et au fil des pages, nous retournons en arrière, puis au moment présent, un an avant, puis il y a des siècles et on revient à ce qui se passe maintenant. Et, je le répète, tout ceci sans nous perdre. Au contraire, grâce à ces flash-blacks plus ou moins lointains dans le passé, on prend l’ampleur du présent et on comprend. Mais alors, je me suis quand même demandée d’où venait ce choix de l’auteur, car tout de même, ça a du être difficile pour elle de tenir une telle intrigue, dans cette forme. Et même de ne pas se mélanger avec tous ces personnages. N’avait-elle pas peur que les lecteurs se perdent ? Je lui ai demandé, et voici sa réponse :

« J’ai toujours aimé les intrigues complexes dans lesquels plusieurs fils conducteurs s’entrecroisent pour se rejoindre au dénouement. Les multiples narrateurs m’ont également toujours attirée. En écrivant Le Cycle des Morts, j’ai laissé s’exprimer mon goût pour cette complexité, en poussant l’idée jusqu’à mêler des époques différentes dans le récit.
Si je m’y suis toujours retrouvée, la structure de la narration s’est avérée un peu trop compliquée pour celles et ceux qui ont découvert la première version du roman. Plusieurs bêta-lectrices et un bêta-lecteur m’ont alors aidée à remanier l’ensemble et à faire des choix : j’ai par exemple dû me séparer de certains protagonistes pour en mettre d’autres en lumière. Les différents aspects de l’intrigue ont eux aussi été travaillés afin de rendre l’ensemble crédible malgré le côté fantastique qui tient une place importante. Au final, j’ai réécrit entièrement le roman trois fois avant d’aboutir à la version définitive. » – Catherine Bolle

La vie après la mort…
S’il y a bien autre chose qui m’a charmée, c’est cette vision de l’auteur de la vie après la mort. Plus encore, elle a créé tout un univers, en s’appuyant même sur des faits historiques, des mythes : La légende de Berthe de Joux. Elle a rendu un texte fantastique, réaliste et dramatique. C’est une histoire d’amour, un récit presque historique par certains aspects, un roman fantastique… C’est une intrigue où des vies s’entremêlent. C’est une nouvelle vision de la mort, un peu de fraîcheur dans un genre très travaillés, voilà qui fait beaucoup de bien ! Ici, Catherine Bolle utilise des éléments réels pour servir ses aspects fantastiques. C’est ainsi que la vie après la mort, se raccroche aux végétaux. Mais je n’en dis pas plus, il serait dommage que j’en dévoile trop. Dans ma grande curiosité, je suis allée demander à Catherine Bolle de me raconter un peu la genèse de cette histoire et surtout cette sublime idée en ce qui concerne sa vision de la vie après la mort :

« Le thème de la mort m’a toujours attirée, sans que je sache précisément pourquoi. De même que les histoires d’amour impossibles, si bien que j’en suis venue à me dire : « pourquoi pas allier les deux ? » De là est née la romance entre une jeune femme et son amour défunt. La nature tient également une place importante dans ma vie : c’est en me promenant dans la forêt que j’ai imaginé une vision de la vie après la mort développée dans le roman. Mes balades au bord du lac Saint-point et ma fascination pour le château de Joux ont fait le reste : c’est tout naturellement que j’ai situé l’intrigue dans le Haut-Doubs. » – Catherine Bolle

Au final, Le Cycle des Morts est une romance fantastique magnifiquement bien menée, où tant de vies s’emmêlent pour notre plus grand bonheur ! Un roman qui nous donne l’espoir que l’amour existe même après la mort… Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Le symbole de ton amour

Il y a quelques temps j’ai lu un roman qui m’avait beaucoup plu, liant science-fiction et romance M/M, oui, je parle bien de Zelko. Eh bien, VD Prin nous offre une suite pour Noël, sous la forme d’une nouvelle gratuite : Le symbole de ton amour.

Résumé : L’humanoïde Zelko a-t-il enfin trouver le vrai amour ?
Trois ans après s’être retrouvés pour ne plus se quitter, Zack et Zelko vivent leur amour avec passion et tendresse. Tout est parfait. Parfait ? Pas totalement.
C’est pourquoi Zelko va tenter de rendre leur vie encore meilleure, malgré ses doutes et ses interrogations. Zack et leurs amis seront derrière lui pour l’aider à y parvenir et à comprendre que certains symboles n’ont pas forcément la même valeur à ses yeux qu’à ceux des autres.
L’amour qu’il ressent pour Zack le guidera dans la bonne direction, pas à pas…
Retrouvez sans plus attendre la suite des aventures amoureuses de Zelko !


Avis :

L’histoire…
Cette nouvelle, qui s’apparente d’ailleurs peut-être plus à une novella par sa taille, se déroule trois ans après Zelko. Toute la thématique tournera autour du mariage, et tous les questionnements qui peuvent en résulter. Tout est dans le titre à vrai dire, et il me semble qu’il est parfaitement trouvé. Nous nous retrouverons une fois encore immergé dans la vision de Zelko mais aussi celle de Zack, leurs doutes et leurs interrogations.

VD Prin nous interroge…
S’il y a bien quelque chose auquel j’ai beaucoup accroché ici, c’est cette manière qu’a l’auteur de nous prendre à parti d’une façon détournée. Elle nous interpelle, nous interroge, nous demande notre avis sans vraiment le faire. Elle nous met devant des faits, et nous laisse le loisir de choisir notre voie. Comme ses héros, comme Zack et Zelko. Elle pose des certitudes, des doutes, des jugements, des avis, divergents ou non. Elle pose les bases d’un débat, des arguments pour, des contre, elle soulève l’opinion, soulève des questions. En quelques pages, elle m’a fait véritablement réfléchir au fondement du mariage. À son aboutissement, sa raison d’exister.

Zelko…
Zelko m’a encore une fois charmée. Lui et ses interrogations, ses débats, sa façon de tout remettre en question constamment et ses changements vis-à-vis de Zack. On peut voir à quel point l’amour qui les unit est fort lorsque Zelko, humanoïde droit dans ses bottes, remet toutes ses conceptions en questions, toutes ces certitudes, à coup de « Et si… ». Et si en fait, le mariage n’était pas seulement l’acte de rendre officiel leur amour ? Et si le mariage pouvait être plus que ça ? Plus que le passage des bagues aux doigts ? Ou l’enchaînement à un seul être pour la vie ? Et si le mariage… était un symbole d’amour ?

Au final, Le symbole de ton amour est une nouvelle de qualité et qui répond à nos interrogations sur l’histoire de Zelko. Une très belle suite, pleine d’amour et de magie. Pour vous la procurer c’est par ici, et gratuitement !

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Zelko

Voilà un roman qui m’a enchantée à la fois par la plume de l’auteur mais également par les thèmes abordés. Je vous parle donc de Zelko de VD Prin, chez Rise éditions.

Résumé : Le monde d’un humanoïde tel que Zelko se réduisait à peu de choses.
Une immense propriété sur Terre dont il était le majordome.
Un maître – Monsieur – qu’il ne voyait que quelques fois dans l’année.
Une curiosité insatiable et transgressive qu’il cherchait à assouvir à l’abri des regards indiscrets.
De son existence limitée, Zelko voulait s’échapper, se débarrasser de ses chaînes et ne plus être contrôlé par qui que ce soit.
Jusqu’au jour où Monsieur l’a entraîné avec lui sur une autre planète. Jusqu’au jour où tout a explosé.
Cette explosion l’a laissé avec des envies, des désirs qu’il ne connaissait pas. Surtout, elle l’a laissé face à un amour qu’il ne comprenait pas et qu’il ne souhaitait pas éprouver.
Alors, Zelko s’est rebellé. Zelko s’est libéré.
Il a seulement oublié un détail important. Qu’en n’écoutant pas ce cœur qui avait commencé à battre, il risquait de le perdre en chemin et de ne jamais le retrouver…
Cette romance pas comme les autres dévoile un récit hors normes qui invite à la réflexion sur l’humanité et la tolérance !

Une romance…
Zelko est clairement une romance M/M. Donc, aux fans de Boys Love et autres Yaoi, je vous conseille grandement cette lecture. Intéressons nous donc dans un premier temps à cette histoire d’amour entre Zelko et Zack. Elle est douce, compliquée au début. Ces deux personnages vont passer par différents stades, différentes étapes avant d’enfin être ensemble. J’aime les romances où nous avons un fil conducteur qui se dessine derrière. Pas juste de l’amour pour de l’amour. Ici, nous avons tout un univers, tout un historique qui se joue en arrière plan, et qui donne à cette romance ce côté pimenté qui m’a bien plu. Les scènes de sexes ne sont aucunement grivoises ou gênantes. Elles s’insèrent parfaitement dans le récit. J’ai adoré.

Sous fond de science-fiction…
Comme je le disais plus haut, ce n’est pas seulement une histoire d’amour. Nous avons toute une trame en arrière plan présentant un contexte, des lieux, un historique, un univers. VD Prin ancre son récit dans le genre de la science-fiction et reprend les codes propres aux récits de robotique. Elle cite notamment notre vieil ami Asimov et ses trois règles. Voilà quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. Mieux encore, elle nous peint un monde de nouvelles technologies, de nouvelles planètes. Et on assimile toutes ses informations doucement, distillées à travers le récit sans à-coups. Un régal !

Où commence l’humanité ?
Voilà la question qui est clairement au centre du roman. Nombreux sont les ouvrages a abordé ce thème et les films aussi d’ailleurs. Cette prise de pouvoir par les robots, cette révolution… Comme dans Robopocalypse par exemple, ou par certains aspects, Transformers. Ici, nous ne sommes pas dans le révolte des robots. Plus dans la « révolte » du subconscient. Quand un robot, un humanoïde, se demande ce qu’il a de si différent des humains. Et ce qui fait des humains, des êtres humains. Pourquoi les plantes ne sont-elles pas des êtres humains ? Elles pensent, elles respirent, elles vivent. Alors, où commence l’humanité ? C’est d’ailleurs le thème d’une série TV que j’ai vu récemment et dont je ne vais pas tarder à vous parler : Westworld. VD Prin aborde cette thématique avec brio, nous donnant accès aux pensées de Zelko, à son questionnement, ses incertitudes, son évolution.

Au final, j’ai beaucoup apprécié ce roman, surtout pour sa trame SF en arrière plan et ce questionnement presque philosophique. Tout ceci met en relief la superbe de la romance M/M. Bref, un roman que je vous conseille vivement. Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition