Loups Rouges – tome 2 : Sur les chemins de Rédemption

Résumé : La menace des loups rouges a été écartée et Erika en a fait sa plus grande force : elle est maintenant l Alpha de la meute. Le temps n est pourtant pas aux réjouissances : les agents d’Un-Seul sont en route. Il faut fuir, et vite ! Armés de leur courage, les survivants n’ont d’autre choix que de tourner à leur avantage le secret des loups rouges et de se jeter sur les chemins de Rédemption, au-delà de la jungle, au-delà des plaines, jusqu’à Kareil, la cité de métal et de verre, dernier bastion avant les terres d’Un-Seul…


Avis :

Après avoir littéralement dévoré et par la même occasion, adoré le premier tome, j’étais impatiente de me lancer dans le deuxième. Je ne pensais donc pas mettre tant de temps à le lire. Bon, il faut dire aussi que c’est un bon pavé, qui représente le double du premier tome mais d’ordinaire quand on aime, on ne compte pas. Or, ici, j’ai trouvé parfois le temps un peu long, subit quelques lourdeurs et j’ai même eu la tête envahit d’un trop plein d’informations. Ce sont là les aspects négatifs de ce deuxième tome. Néanmoins, on retrouve tout de même l’essence de l’intrigue, des scènes de combats de qualité et une plume d’exception.

Commençons donc doucement par ce qui m’a un peu dérangée dans ce deuxième opus. Déjà, je pense qu’il aurait été plus judicieux de le scinder en deux, quitte à les intituler « tome 2, partie 1 » et « tome 2, partie 2 ». En effet, en plus d’être plutôt imposant, ce roman est bourré d’informations et peut-être un peu trop d’un coup. J’ai eu parfois l’impression de nager dans un marasme de révélations et pour faire le tri là-dedans… Ce qui est négatif également, mais positif aussi d’un autre côté, et qu’on voit le temps défiler. Nous suivons les personnages dans leur épopée et parfois, c’est un peu long. Néanmoins, ça rend le récit plus concret, plus tangible. J’ai eu l’impression que Lucile Dumont avait plus pris le temps de se poser dans ce deuxième tome, tout en nous donnant un maximum d’informations, ce qui donne un rendu assez étrange dans mon ressenti. Alors évidemment, je pense que vous pouvez régler ce problème de lourdeur, en découpant le roman en deux. Et en lisant autre chose entre deux. Mais, le risque est de ne plus avoir l’envie de poursuivre sa lecture. Ce qui serait dommage au vu des bouleversements de ce deuxième tome.

Après vous avoir expliqué ce qui m’a dérangée, mettons des mots sur les côtés positifs du roman. Tout d’abord, il y a une multitude de personnages. Ceux que nous connaissions dans le premier tome mais également bien d’autres qui se joignent à l’aventure. Et malgré cette importante masse d’acteurs, je n’ai pas ressenti de flou sur l’un d’eux. Leur rôle est clair, leur place aussi, et je ne me suis pas perdue un seul instant à leurs côtés. Toujours au sujet des personnages, j’ai pu apprécier l’évolution d’Erika, qui passe d’un héros que j’appréciais beaucoup à une héroïne pour le moins irritante et casse-pied. Je la trouvais trop impulsive, ou trop réfléchis. Il n’y avait jamais d’entre deux et c’est sa personnalité qui a évolué ainsi. Lucile Dumont a réussi à donner à son personnage une dimension humaine très intéressante. Et que dire d’Eitan qui change également beaucoup. Enfin, change, je m’avance peut-être un peu car finalement, il a sûrement toujours été ainsi. Les personnages de Lucile Dumont ne sont pas soit blanc, soit noir. Ils sont au milieu, parfois cruel, manipulateur et menteur et d’autres fois, courageux, généreux et drôles. Cela leur donne de la crédibilité et j’ai beaucoup apprécié.

Ce deuxième tome nous laisse sur une scène rocambolesque, et malgré les longueurs, j’avoue que j’apprécierai beaucoup savoir la suite. Après tout, nous apprenons énormément de choses qui titillent notre curiosité. Alors, si celle-ci n’est pas rassasiée, qu’allons-nous devenir ? Nous retrouvons dans ce deuxième opus, des illustrations de l’auteur et un excellent travail éditorial. Les loups rouges ne sont plus le problème ici, mais plutôt l’une des solutions à celui-ci. Nous assistons donc à une épopée à travers les contrées jusqu’à des rencontres passionnantes qui vont aiguiller nos héros vers leur but. Tout ne va cependant pas se passer comme prévu, et heureusement, puisque la noirceur est de la partie, terminant ce tome sur un sentiment d’échec cuisant.

À la lecture de ce deuxième tome, j’ai vu des thématiques fortes en lien avec la société. Certains diront que je vais trop loin, mais j’aime analyser mes lectures. Donc, dans ce deuxième opus, j’ai vu un peuple oppressé, prêt à se rebeller. Et cela représente si bien certaines sociétés du monde que j’ai beaucoup apprécié. Même si c’est un roman jeunesse, donc, il nous fait réfléchir sur la gouvernance, nationale, mondiale. Nous interroge sur les droits des uns et des autres. Une réflexion enrichissante qui s’insère parfaitement dans le court du récit.

Au final, ce deuxième tome, peut-être un peu trop long, est très riche en informations. Il nous en apprend plus sur l’univers et celui qui le régit, en nous offrant des personnages complexes et évolutifs. Une bonne suite, un peu trop lourde en péripéties néanmoins. Pour vous procurer ce deuxième tome, c’est par ici.

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Qu’en pense Aurore ?

  • Après avoir lu ces deux tomes, je remarque que Lucile Dumont a redonné de la fraîcheur au concept de « loup garou » avec ses loups rouges, qu’en penses-tu ?

Je n’ai pas imaginé les loups rouges comme des loups-garous que je visualise plus sur deux pattes, alors que là j’avais des images de loups dans la tête, certes des loups plus imposants, plus habiles. Maintenant que tu en parles, effectivement, nous nous trouvons avec un concept revisité des loups-garous, mais dans cet univers de fantasy, je les trouve presque « normaux » comme la présence du dragon.

  • Si dans le premier tome, j’aimais beaucoup le côté badass d’Erika, dans ce deuxième opus, elle a eu tendance à m’agacer. Est-ce aussi ton cas ? Apprécies-tu ce personnage ?

Difficile de ne pas apprécier le personnage principal mais effectivement oui, je ne suis pas fan d’Erika. Elle a tendance a toujours en faire à sa tête quitte à mettre les autres en danger. J’apprécie un certains nombre d’autres personnages Roi-Des-Ombres et Wiif que l’on ne voit pas assez à mon avis. Alexis…Rien à redire sur Alexis :). Le monde est complexe et les personnages aussi. Mais ce n’est pas la première fois où je n’adhère pas au personnage principal (j’ai eu le même effet pour Hunger Games ou Divergente), je pense que lorsque l’on se focalise trop sur un personnage, j’ai tendance à me lasser.

  • Il m’a semblé que l’auteur nous présentait bien des sujets d’actualités présents dans nos sociétés, tout en les camouflant dans son univers de fantasy-science-fiction, as-tu ressenti cela également ? Aimes-tu qu’un roman entraîne une interrogation sur des thématiques difficiles ?

Alors pour le coup, je t’avoue que je suis quelqu’un de très basique. Quand je lis un livre ou que je regarde un film, je n’ai pas envie de me prendre la tête, donc je suis peut-être passée à côté d’un message de notre société. Il y avait des loups rouges, un persécuteur et des personnes qui essaient de survivre dans un monde hostile.
J’aime le fait qu’un livre puisse me faire m’évader, c’est pour cela que je lis rarement des livres avec un sujet fort ou une thématique difficile. J’aime la fantasy car on ne trouve pas d’elfes au coin de la rue ;). Je trouve que l’on a assez de soucis dans la vie réelle pour aussi transposer son mal-être dans ses lectures. Donc, je lis plus des romans légers :).

Retrouvez la chronique d’Aurore par ici.

Loups Rouges – tome 1 : L’éveil de l’Alpha

Loups Rouges c’est une histoire de loups, et ils sont rouges les loups, mais aussi d’une héroïne bad ass, d’un univers intriguant et d’aventures haletantes. Loups Rouges, c’est pour moi un vrai coup de cœur ! 

Résumé : Au cœur de la jungle inextricable d’une planète éloignée, se trouve l’école d’art guerrier. Dès l’âge de 4 ans, les enfants sont formés à combattre et à survivre dans l’enfer vert. Jusqu’au jour où des créatures terrifiantes, sorties de nulle part, font disparaître les élèves les uns après les autres. Erika, une combattante de quinze ans curieuse et têtue, est persuadée qu’elles sont plus que de simples animaux… et va tout faire pour le prouver.


Avis :

J’ai adoré…
Je suis là, installée sur mon lit, à côté de Jess qui somnole tranquillement, toute à son activité de chat donc, et je réfléchis. Je réfléchis à une manière de vous parler de ce roman sans tomber dans l’exagération, propre à mon enthousiaste. Je pourrais chercher tous les synonymes à « super », « méga bien », « une tuerie », mais finalement, ça va peut-être rendre ma chronique un peu lourde donc, je vais essayer de rester cohérente, et toute en retenue. Tout un programme donc ! Alors, j’ai adoré ! Pourquoi ? Parce que tout est là. On a de l’aventure, un univers construit et maîtrisé, une Histoire, un passé, des créatures, des personnages travaillés, bad ass, et même des illustrations ! Si avec ça, vous êtes pas convaincu…

Un univers construit et maîtrisé…
Première chose à bien comprendre et retenir c’est que Lucile Dumont a créé un nouvel univers. D’où le côté fantasy du roman. Elle ne s’est pas contentée d’ancrer son histoire dans un décor connu, elle l’a créé de toute pièce. Qui dit nouveau monde, dit nouvelles coutumes, nouveaux modes de vie, et historiques. L’auteur a mené tout ça de front, et sans nous perdre un seul instant. Nous n’avons aucune explication saugrenue sur l’endroit où nous sommes tombés, car finalement, ça coule de source, puisque nous sommes dans la tête d’une habitante des lieux. Alors, comme elle, j’ai assimilé l’univers et je l’ai très vite apprivoisé, jusqu’à ce que mes certitudes en même temps que les siennes, s’effritent… Et puis, au delà de cet aspect fantasy, très bien développé, on retrouve un côté science-fiction. Parce que l’univers que dépeint Lucile Dumont paraît proche du post-apocalyptique lorsque l’on regarde avec les yeux plissés, alors, oui, quand on ouvre les yeux bien grands on voit que ce n’est pas le cas. Mais c’est tout de même une impression que cela donne. L’aspect SF est tout de même bien présent, même les yeux grands ouverts, mais je ne vous en dis pas plus, de peur de vous dévoiler quoi que ce soit.

Un passif, un historique, une organisation…
Toujours dans le prolongement de la création de l’univers, Lucile Dumont n’a rien laissé au hasard pour permettre aux lecteurs de s’immerger encore plus dans son roman. Autant le passif, l’historique de cet univers est cité à travers quelques petites insinuations bien placées qui nous intriguent bien plus qu’elles ne nous renseignent, autant cela donne un côté très réaliste au texte, comme pour nous rappeler que l’univers ne s’arrête pas à cette histoire en particulier mais qu’il recèle de bien d’autres merveilles. Et puis, l’organisation. Je pense que c’est un trait de caractère de l’auteur. J’avais déjà trouvé que dans Aventurière Intérimaire, tout était très organisé, à l’intérieur même de l’intrigue. Avec des dossiers à remplir, des protocoles à respecter, etc… Ici, on retrouve ce côté organisationnel, via l’école et les différentes classes, les différentes ustensiles, etc… Bref, encore un élément qui rend le récit immersif. D’ailleurs, au sujet des ustensiles, et notamment les armes, Lucile Dumont nous offre un inventaire illustré à la fin du roman. Et on retrouve des illustrations au fil des pages, signées Lucile Dumont elle-même, en passant.

Erika, une héroïne bad ass…
Et pour terminer, j’ai bien envie de m’arrêter un peu sur cette héroïne très intéressante que représente le personnage principal de ce roman. Elle n’a que quinze ans et on la sent déjà pleine de responsabilité, et presque adulte. Cela aurait pu rendre le texte un peu irréaliste mais le monde dans lequel elle évolue et le moule dans lequel elle a été forgée expliquent cette maturité presque précoce. C’est une femme forte, libérée et indépendante. Tellement indépendante qu’elle exècre tout ce qui est en lien avec l’amour. Son but principal est le combat et son constant besoin de s’améliorer. Sans qu’elle ne le veuille vraiment, elle va devenir la clé de toute cette histoire. Sans prétention, Lucile Dumont entraîne son personnage dans de multiples aventures, la faisant affronter bien des dangers. Ce que j’ai beaucoup apprécié est le fait qu’elle ne soit jamais seule, ou quasiment jamais, toujours accompagnée de ses amis qui viennent lui prêter main forte. Comme pour nous dire, qu’ensemble nous sommes plus forts ! Un très beau message, quand on sait qu’en plus, ce roman s’adresse davantage à la jeunesse qu’aux adultes, même si du haut de mes vingt ans, j’ai adoré et en redemande !

Au final, le premier tome de Loups Rouges est un roman à découvrir, qui n’a rien à envier aux récits jeunesse du même genre à l’image des Chroniques du Monde émergé, ou encore Tara Duncan… À consommer sans modération, et je vous retrouve bientôt pour vous parler du deuxième tome, deux fois plus gros que le premier ! Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

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