Les cinq sans maîtres

Titre : Les Cinq Sans Maîtres
Auteurs :
Cazenove, Karinka et Jytéry
Éditeur : Bamboo édition
Genres : humour, fantastique
Résumé : Du jour au lendemain, Paris n’est plus Paris. Tous les humains ont disparu en un claquement de doigt. Les rues sont désertes, les places sont vides, les appartements et les magasins sont dépeuplés. Les animaux sauvages n’ont plus peur d’entrer reconquérir la place laissée par l’Homme . La loi de la jungle, celle du plus fort, est de retour. Enfin, il reste encore les animaux de compagnie, perdus sans leurs maîtres, et qui espèrent encore.. Parce que c’est pas possible… tous ces humains sont bien quelque part… Ils finiront bien par revenir, hein ?… Hein ?


Notation :

Avis :

Prêt pour une plongée dans un monde post-apocalyptique où les humains ont disparu ? Où les animaux se retrouvent livrés à eux-mêmes ? Où la loi du plus fort règne de nouveau en maître ? Les cinq sans maîtres est une excellente bande-dessinée, au titre aguicheur et interpellant. Une nouveauté qui ravira assurément petits et grands, et interrogera sur des questions d’actualités, et notamment la biodiversité, et encore l’impact des humains sur la nature.

Mais plus concrètement, de quoi parle-t-on ? Les cinq sans maîtres nous emmène aux côtés d’une petite bande d’animaux domestiques, de la ferme ou encore d’animaux sauvages. Qui aurait cru qu’un sanglier ferait ami-ami avec un chien ou encore un chat, et même une vache ? Chaque personnage révèle une personnalité intéressante, propre à son espèce. De fait, difficile d’échapper à l’humour omni-présent et salvateur de cette bande-dessinée aussi fraîche qu’originale. Oui, n’en doutez plus, voilà un premier tome excellemment mené !

Contrairement à ce qu’on peut trouver majoritairement aux éditions Bamboo, nous ne sommes pas là sur des gags par planche, comme Les Profs ou Tizombi. On reste sur une intrigue en continue, très bien ficelée et aussi amusante que passionnante. De superbes dessins nous révèlent un Paris post-apocalyptique inoubliable, et des animaux qui s’adaptent plus ou moins rapidement à la désertion humaine. Une bande-dessinée qui n’a pas été sans me rappeler l’excellente série Seuls, même si l’ambiance de Les cinq sans maîtres reste bien plus légère, pour le moment.

En bref :

Une excellente bande-dessinée qui nous entraîne dans un monde post-apocalyptique où ne subsiste plus que les animaux. Un livre qui plaira autant aux jeunes qu’aux plus vieux. À découvrir absolument !

The Rain

Une série qui m’a été recommandée et que je ne regrette pas d’avoir découvert, je vous parle de la première saison de The Rain. Du post-apocalyptique, qui surfe sur la vague du survival.

Synopsis : Six ans après l’apparition d’un virus mortel ayant éliminé plus de la moitié de la population, un frère et une sœur partent à la recherche d’un abri dans un monde devenu périlleux.

Avis :

Du déjà vu…
The Rain est une série danoise qui reprend les codes du genre post-apocalyptique sans y apporter rien de nouveau. Un élément déclencheur qui provoque la « fin du monde », une équipe qui tente de survivre malgré les dangers, des personnages qui réagissent chacun d’une manière différente, une entreprise qui se cache derrière tout ça… C’est du déjà vu. Cette série semble respecter une sorte de cahier des charges, cochant les cases des éléments à mettre absolument dans une série post-apocalyptique à tendance survivaliste, à l’image de The Walking Dead, mais sans les zombies. Toujours dans cette même optique du survival, nous avons les sempiternelles cannibales, et autres machinations alors même que le monde agonise. Les personnages n’ont rien de transcendants non plus, bien campés dans leur rôle. Et si le titre semble représenter la pluie comme élément fondamental de la série, on en vient à en douter en suivant ces huit épisodes, nous offrant une saison bien trop courte pour vouloir absolument une suite.

Mais qui fonctionne…
Néanmoins, malgré ce cocktail d’éléments déjà vus et revus, l’angoisse s’installe. Nous suivons ce groupe de jeunes, entre flash-backs de leur passé et qui ils sont désormais. Et si la série nous entraîne dans un pays scandinave désertique, elle nous projette également plusieurs causes de « fin du monde » possible, relevant presque de la satire sociale. Égoïsme, pouvoir, toute puissance, ce que les desseins d’une multinationale provoque sur le monde… L’ambiance se révèle pleine de tension, portée par une réalisation qui vaut néanmoins le détour. Les musiques de fond participe d’ailleurs à l’atmosphère générale, la rendant parfois triste, parfois terrifiante, ou encore alarmante. Huit épisodes, c’est cependant bien trop court pour accrocher à une série au point d’en vouloir absolument une suite… Le point le plus négatif d’ailleurs !

Au final, une bonne série qui reprend des codes déjà existants, nous offrant des épisodes sans grandes originalités mais qui fonctionnent… Je déplore le peu d’épisodes et leur faible durée d’à peine quarante minutes. Une saison 2 est néanmoins prévue.

No Guns Life

J’ai lu le premier tome d’une série de manga publiée aux éditions Kana : No Guns Life. Le deuxième tome m’attend bien sagement et je suis impatiente de le lire, il faut dire que ce premier opus m’a enchanté !

Résumé : Jûzô Inui est un extend : on lui a implanté un revolver à la place de la tête. Depuis la grande guerre, il gagne sa vie dans cette ville grouillante d’autres extends, d’autres individus bénéficiant, comme lui, d’extensions mécaniques. Son business ? Résoudre des affaires dans lesquelles des extends sont impliqués. Un jour, Jûzô reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. Il demande à Jûzô de protéger l’enfant qu’il a enlevé… !! Toutefois la gigantesque multinationale Beruhren va entrer dans le jeu… Jûzo est loin de se douter du guêpier dans lequel il vient de fourrer son nez !

Emprunté à la bibliothèque, ce manga est magnifiquement bien construit !

L’intrigue…
Nous suivons un « homme » étrange, au visage de pistolet. Elle a les yeux revolvers, et le regard qui tue… D’accord, j’arrête ! Son métier ? Aider les extends, enfin, pas gratuitement hein, sinon c’est trop facile. Je pense que son boulot est un mélange entre détective privé et mercenaire. Un héros à louer en fait (Luke Cage ?). Les extends sont des humains à qui l’on a implanté des membres mécaniques ou même des extensions. Très utilisés pendant la guerre, ces extends sont considérés comme des objets plus que comme des êtres humains. Jûzô vivait sa petite vie quand un extend est venu le quérir demandant son aide. En acceptant ce travail, il ne se doute pas un seul instant qu’il va tomber en plein coeur d’un véritable complot…

L’intrigue est extrêmement complète et ce premier tome assez lourd en informations. Il faut donc vraiment s’accrocher pour bien saisir tous les enjeux et les explications. Un passage difficile mais obligatoire pour bien tout comprendre. Tout est néanmoins parfaitement structuré. Nous n’avons pas les informations balancées n’importe comment mais bien distillées tout le long du manga aux moments opportuns.

Un manga porteur d’un message…
Comme je l’ai expliqué, les extends sont plus considérés comme des objets que des êtres humaines. Pourtant, ils ont bien les capacités de pensées, de marcher, de parler et de vivre sans l’aide de personne. Ils ont leur capacité propre, tout ce qu’il faut pour devenir un être et chose plus importante encore : avant d’être greffés d’éléments mécaniques, ils étaient entièrement humains. Nous voyons le comportement de certains hommes face à ces extends. Ils sont dégoûtés par eux, ne veulent pas les voir ou encore, ces extends sont chassés pour leurs pièces mécaniques revendues sur le marché noir. C’est d’autant plus aberrant, que ce sont les humains eux-mêmes qui les ont créé pour combattre pendant la guerre. Le petit garçon que Jûzô sauve s’avère lui-aussi être un extend mais un être encore plus particulier. Et il n’est bon qu’à servir l’entreprise Beruhren qui se moque bien des droits de l’homme. Cet enfant lance le sujet, il hurle haut et fort qu’il n’est pas un objet et que lui aussi, a son libre arbitre. Au fil des pages nous allons rencontrer d’autres personnes comme lui et nous pourrons apprécier ses discours prônant la liberté !

J’ai trouvé ce premier tome excellent et prometteur. Dans un univers sombre et sordide, dans les bas-fonds de la décadence humaine, comment s’en sortent ces êtres si différents de nous ? Transformés pour gagner une guerre… Un manga à lire !

Mon avis sur le tome 2 est disponible ici.