Creuse la Mort

Fraîchement terminé, je vous parle de Creuse la Mort, un thriller-horrifique-fantastique de Paul Clément. Son deuxième roman, à ce que j’ai pu voir, après Les Décharnés. Une pépite que je vous conseille sans vergogne !

Résumé : « Que feriez-vous si chaque nuit une fosse était creusée dans votre jardin ?
Vous la rebouchez ; une nouvelle vous y attend le lendemain. Vous interrogez les autorités ; nul ne vous répond.
C’est la situation à laquelle Frédéric, un banquier de province, est confronté lorsqu’il découvre un beau matin une mystérieuse fosse en plein milieu de sa pelouse. Décidé à en découvrir l’origine, il est loin de se douter de l’ampleur que les événements vont bientôt prendre. Et s’il creusait sa propre tombe ? Celles de sa famille et de ses proches ? »
Enfoncez-vous dans l’horreur avec Creuse la Mort, le deuxième roman de Paul Clément après le succès critique Les Décharnés.
Élu « Meilleur Thriller / Polar à suspense » aux Indés Awards 2017 avec près de 4000 votes.


Avis :

Paul Clément signe là son deuxième roman, après le succès de son premier intitulé Les Décharnés. Creuse la Mort est un thriller avant tout, avec de nombreux aspects horrifiques et une très grosse influence fantastique. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance et la manière dont l’auteur a traité son sujet.

L’ambiance…
On va suivre un homme, un banquier à la vie bien rangée. Un père de famille, heureux géniteur d’une très belle petite fille et mari d’une superbe femme. Un homme dont le métier ne lui apporte plus rien personnellement, mis à part un salaire bien sûr. Un homme qui se complaît dans sa routine quotidienne. Un homme comme tous les autres, sans rien de plus, sans rien de moins (Enfin, si, il est banquier quand même). Un homme qui va alors être confronté au pire événement qui peut arriver à une famille, à des individus normalement constitués, à nous, à moi, à vous : la Mort.

Le début du roman est plutôt calme, on suit la monotonie du quotidien du héros et de sa famille. On rencontre les personnages, on les découvre, on fait connaissances. Puis vient l’intrigue principal, le fil conducteur du récit : ces fameux trous dans les jardins. Déjà, la paranoïa s’installe. Qui peut bien venir creuser des trous toutes les nuits dans les jardins du voisinage ? Cette partie du roman devient vite un thriller psychologique où nous sommes happés par la folie de Frédéric. On le plaint, on se méfie. On l’observe du coin de l’œil. Parce que ces bêtes-là, faut pas les regarder dans les yeux vous savez…

Ensuite, l’aspect fantastique entre en scène, accompagné de son amie l’horreur. Ah, on aime beaucoup son amie l’horreur, n’est-ce-pas ? Le thriller est toujours présent, on est toujours en panique. Toujours en train de haleter, d’angoisser… On est pris dans cette histoire et il devient impossible de s’en détacher. Parce que on se demande sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt, ce que cache ces trous. Ce qu’il se passe dans cette bourgade et surtout, si tout ce que Frédéric voit est réel ou pas… L’enquête policière est au second plan, juste une musique de fond à laquelle on ne prête pas vraiment attention. Et cette fin… Plus on avance dans le récit et plus on est scotché. Un besoin maladif de lire la suite se développe pour prendre entièrement possession de vos sens et dès lors, plus rien n’existe si ce n’est vous et Creuse la Mort. Un tête à tête avec l’horreur !

Et cette chute…

Au final, j’ai énormément apprécié ce roman. Lu par à-coup au début, je n’ai pas réussi à le lâcher une fois l’intrigue développée. À lire quand vous êtes certains que vous pourrez le finir dans la journée, au risque de devenir irritable (parce que ne pas pouvoir lire un roman pour cause de je ne sais quoi, m’exaspère au plus haut point). Pour vous le procurer, c’est par ici.

Je vais vous tuer

Je suis très heureuse de vous parler de Je vais vous tuer de Nicolas Klein. Un thriller sortie dans la collection I-Mage-In-Air de Évidence éditions. Un véritable coup de cœur aussi bien pour la plume que pour l’intrigue. 

Résumé : Voici un thriller passionnant écrit avec finesse et d’une machiavélique intelligence.
« Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse » Fréderich Nietzsche – « Ainsi parlait Zarathoustra »
Du chaos, il en est question dans ce roman très noir.
« Je vais vous tuer » explore l’ombre de l’âme humaine par le biais de deux histoires semble-t-il parallèles. D’un côté une rame de métro, plusieurs personnages, un attentat. De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort comme elle n’hésite pas à malmener les personnages en leur dressant des portraits au vitriol. L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller afin de faire monter le suspense progressivement et engloutir son lecteur. Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril…


Avis :

Le résumé parle pour lui-même. « L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller » ou encore « Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril… » Loin d’être fausse ou un peu osée, cette présentation est tout ce qu’il y a de plus clairvoyante. Parce que, oui, c’est un excellent thriller. Parce que, oui, je l’ai lu d’une traite sans pouvoir m’arrêter…

Thriller ou policier…
Le thriller est un genre très populaire, composé de nombreuses sous-catégories. Il est caractérisé par une mise en haleine constante. En effet, l’auteur va faire en sorte que le lecteur soit constamment sous pression, prisonnier de son histoire. Le suspens est donc un des éléments majeurs du thriller.
Le roman policier, ou polar, va alors se baser sur l’intrigue, l’enquête de police et les preuves trouvées pour élucider le crime.
Pour essayer d’en savoir plus sur cette différence thriller/polar et étayer un peu mes propos, j’ai demandé à la blogueuse de Les Perles de Kerry son avis sur la question :

« Pour moi un thriller est un roman à suspense surtout, il peut être psychologique ou sanglant, le tout est d’avoir beaucoup d’angoisse et d’être surpris par un twist. Tandis qu’un policier pour moi, même s’il peut avoir un certain suspense, tourne surtout autour d’une enquête policière qui est au centre du roman, c’est moins surprenant et la présence de la police est obligatoire contrairement à un thriller. »

Je vais vous tuer  regroupe ces deux genres. Il allie le suspens et la tension constante du thriller et l’enquête des agents de police. On peut donc l’appeler un thriller-policier, qui est un des sous-genres du thriller.

L’intrigue…

« L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. »

Je vais vous tuer a une intrigue très poussée et assez complexe au début. Il faut dire que l’on va suivre deux histoires différentes (vraiment ?) en parallèles. Et les personnages y sont relativement nombreux. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation pour me faire à cette double narration. On aura d’un côté un accident dans le métro qui va vite se transformer en cauchemar pour les rescapés et de l’autre, nous avons une enquête policière qui va bon train. Je ne suis habituellement pas fan du policier en roman. Peut-être n’ai-je pas lu les bons… Je pense d’ailleurs à m’y remettre et qui sait, je vais peut-être redécouvrir ce genre que j’ai énormément délaissé. Revenons à nos moutons, cette enquête policière se passe assez tranquillement. Sans doute pour réaliser un contraste avec l’accident du métro, où le côté « sanglant », dont parlait Kerry un peu plus haut, propre à certains thriller est fortement présent. Pour notre plus grand plaisir.

Les références…

« De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. »

J’ai adoré toutes les références que l’auteur a inséré dans son roman. Il y parle de Nietzsche, philosophe allemand qui a fait partie intégrante de mon année de terminale, et de bien d’autres personnages fictifs ou pas. Notamment Dexter, ce que j’ai beaucoup apprécié donc. Parfois, il ne fait que citer et d’autres, la personnalité est complètement imbriquée dans l’intrigue. Ce qui est le cas de notre philosophe allemand. D’une façon assez inattendue, il prend une grande importance dans le récit et on en vient même à s’intéresser à sa vie. Vie que les nobles lycéens bacheliers connaissent bien.

La plume de l’auteur…

« La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort »

Parce que pour écrire un thriller réussit, il faut un certain talent, je me dois de souligner la plume extraordinaire de Nicolas Klein. Il nous happe dans son histoire à la force d’un langage cru mais doux. Il peint avec folie et horreur ce que l’homme devient lorsqu’il est au fond du gouffre. Sa plume m’a attiré et une fois attrapée, je n’ai pas réussi à lui échapper. Mais, le voulais-je vraiment ?

Au final, Nicolas Klein signe là une véritable pépite que j’ai lu en une journée, pendant mes creux et même pendant mes cours. Parce que je n’arrivais pas à lâcher ma liseuse, parce que l’intrigue était addictive, parce que Je vais vous tuer est un véritable coup de cœur ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition