Amours Fauves – Mélodie Smacs

Titre : Amours Fauves
Auteur : Mélodie Smacs
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Fantastique policier
Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle.
Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer.
Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?


Notation :

Avis :

Meg, officier de police, est froide et déterminée. Tom, son co-équipier, représente tout son contraire. Pourtant, c’est bien le seul qui réussi à l’amadouer… Alors qu’ils mènent l’enquête sur d’étranges meurtres aux allures vampiriques, les deux officiers vont faire face à bien des obstacles, entre mensonges et passions. Qui se ressemble s’assemble ? Ou les opposés s’attirent ?

Une histoire d’amour. Une enquête. Des créatures fantastiques. Du suspense. De l’action. On mélange le tout, et on obtient un véritable page turner. Amours Fauves. Mélodie Smacs nous enchante avec un roman complet, mêlant une ribambelle de genres, perdu entre une romance, un polar et du fantastique. Perdu est bien le mot d’ailleurs, puisqu’il est difficile finalement de classer ce roman dans un seul genre : Une romance fantastique sous fond d’enquête policière ? Un roman fantastique romantique policier ? Ou bien un polar fantastique avec un zeste de romance ?

À lire aussi » Sorcière de Chair de Sarah Buschmann

Megane Difen est belle, mais glaciale. Tom Senia est beau, et chaleureux. Envoûtant pour ainsi dire. Oui, envoûtant est vraiment le mot qui convient. Envoûtant. Et c’est ce qui nous arrive à nous aussi. Au fil des pages. De phrases en phrases. Nous sommes envoûtés. Reste à déterminer si nous sommes sous l’emprise du personnage, ou de la délicieuse plume de l’autrice… Sensation étrange par ailleurs. Mais délectable sans nul doute. Puisque décidément complètement à la merci de ce récit empreint d’une originalité salvatrice.

Originalité qui se personnifie non pas par la romance, qui reste dans les clous du genre, et encore moins par l’enquête policière, mais bien par l’aspect fantastique qui a même l’audace de donner son nom au bouquin. Mélodie Smacs nous propose donc là un fantastique policier sous fond de romance passionnée, saupoudré d’un zeste de mystère. De quoi nous donner grande envie d’une suite !

« Ses deux formes s’unissaient pour constituer enfin un tout cohérent, harmonieux, heureux. »

Parce que mystères il y a ! Et c’est peu dire. Bien que quelques éléments du passé de nos protagonistes, expliquant l’audacieux élément fantastique, soient distiller un peu partout dans le bouquin, il s’avère qu’on reste tout de même sur notre faim, avec mille et une questions qui ne demandent que des réponses (que pourraient-elles bien demander d’autre ?). C’est ainsi que se mêlent passé et présent, pour nous permettre par des flash-back finement amenés, de découvrir un peu plus profondément les personnages. Et quelle profondeur !

Emballé par l’intrigue le lecteur est, assurément. Mais qu’en est-il du décor en arrière plan ? Noblesse et « tout-venant » donnent à ce roman une ambiance princière, entre facéties et véritables problèmes de société. Dans une ville où un titre de noblesse apporte bien plus que la volonté de réussir et le talent mis en oeuvre pour y parvenir, on peut se demander si Mélodie Smacs n’a pas voulu dessiner une satire de la société moderne où les jeux de pouvoir, liés à la bonne naissance sont monnaie courante.

Un véritable coup de cœur pour ce bouquin, qui réussit à introduire un élément fantastique majeur, sans que celui-ci vienne mettre en détresse les autres thématiques, à savoir la romance passionnée et passionnante, ou encore l’enquête aux allures de séries télévisées policières. Le plus improbable est encore que sans cet élément imaginaire, plus rien dans ce livre n’aurait la même saveur. Pas même cette histoire d’amour qui se révélerait des plus ordinaire, et encore moins l’aspect policier, qui deviendrait bien inintéressant. Un roman dont les genres co-existent avec brio, et ne peuvent fonctionner les uns sans les autres.

En bref :

Un coup de cœur pour Amours Fauves, où Mélodie Smacs réussit brillamment à nous envoûter par son intrigue originale mêlant plusieurs genres, ses personnages complexes, et sa plume élégante et distinguée, à l’image d’ailleurs de l’ambiance du roman. Une pépite à découvrir à 5,99€ en version numérique.

**Service de presse

Veronica Mars – Saison 04

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Hulu
Genre : Policier
Saisons : 4 (en cours)
Synopsis : La réputation de Neptune et son activité touristique sont mises à mal lorsque des étudiants fêtards sont retrouvés assassinés en pleine période du Spring Break. La famille de l’une des victimes fait appel à Mars Investigations pour retrouver le meurtrier de leur fils. Une fois encore, Veronica est embarquée dans une enquête aux rebondissements multiples, où le danger est omniprésent.

Notation :

Avis :

Neptune et le Spring Break, le paradis pour les étudiants jusqu’à ce que les bombes explosent. Commence alors une enquête des plus mouvementés pour Veronica Mars et son père, bien décidé à mettre le doigt sur ce qui coince…

Quel plaisir que de retrouver Veronica Mars qui nous avait laissé un souvenir impérissable lors des 3 saisons précédentes. Une femme forte, sûre d’elle, déterminée… voilà ce qu’on retiendra de ce personnage. Plus encore, ici, elle nous montre son caractère nonchalant, indolent, presque inconscient. Elle nous ravie avec sa force, et sa manière d’enquêter.

En parlant d’enquête, celle-ci est condensée sur huit épisodes, dur quand on sait que les saisons précédentes étaient constituées de la bonne vieille vingtaine d’épisodes qui viendrait presque à nous manquer. L’enquête est passionnante, pleine de rebondissements, d’action, sans temps mort, efficace, mais voilà… De fait, ces huit épisodes rendent le tout un peu trop rapide.

Pour terminer, mention spéciale à la fin de la saison, qui aura eu l’audace de faire sortir un véritable torrent de larmes de mes yeux…

En bref :

Une suite bienvenue, pour une enquête passionnante, mais qui laisse un goût de pas assez. Un plaisir néanmoins de retrouver le personnage de Veronica Mars.

La mort du Goéland – Jean-Frédéric Jung

Titre : La mort du Goéland
Auteur : Jean-Frédéric Jung
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Policier
Résumé : Cour d’Assises de Rouen. Isabelle est jugée pour le meurtre de Frédéric, son mari. Malgré les preuves accablantes qui l’accusent, elle plaide non coupable avec un désespoir poignant. Henri, avocat du Havre et ami du couple, se charge de défendre la veuve éplorée.
Épaulé par sa femme et une bande d’amis d’enfance d’Étretat, Henri va remuer ciel et terre et même la mer, pour innocenter Isabelle. Le dossier est plus complexe et sombre qu’il n’y paraît, et les apparences, trompeuses. De nombreuses surprises attendent Henri et les jurés.
Un procès passionnant au bout duquel il faudra statuer : oui ou non, Isabelle a-t-elle tué son mari ?

Notation :

Avis :

Henri, avocat à la vie aisée, bien installée à Sainte Adresse, tente, tant bien que mal, de résoudre une affaire aussi étrange que passionnante. Parce qu’une question subsiste tout de même : Isabelle, coupable ou non coupable ? Une intrigue judiciaire aux allures de polar à la française…

Polar à la française. Ouille, c’est là que le bât blesse. C’est lent. Lent. Et si lent qu’on en viendrait presque parfois à trouver tout ça contemplatif. En tout cas, on est pas pressé dans ce roman. Ils parlent. On parle. Et ça parle beaucoup. Et puis, quelle façon de parler aussi ! Un cauchois exagéré parfois, ou un langage si soutenu qu’il en ferait pâlir le plus bobo des parisiens. La façon de s’exprimer du personnage principal en serait presque pompeuse, et il faut le dire, un peu lourde.

Si on écarte ces déconvenues, on peut parler (encore !) du style brut de l’auteur, aussi cynique parfois, que d’humeur jovial d’autres fois. De quoi nous faire poindre un petit sourire. Et qu’en est-il du décor de ce polar… à la française ? Ça sent bon la mer havraise, ses mouettes et… oh ! Ses goélands ! Pour finir, parlons (et oui, toujours…) de cette thématique du judiciaire comme fond de commerce pour ce policier passionnant, bien qu’un peu… oui, vous l’aurez compris, lent. Jean-Frédéric Jung prend le parti ô combien audacieux de nous faire vivre cette enquête en plein milieu d’un tribunal, entrecoupée de révélations, de traîtrises et de faux-semblants.

En bref :

Finalement, une jolie surprise que fut cette mort du Goéland, plus pour le style de l’auteur terriblement jouissif que pour l’histoire elle-même, aussi lente soit-elle.

Sorcière de Chair – Sarah Buschmann

Titre : Sorcière de Chair
Auteur : Sarah Buschmann
Éditeur : éditions Noir d’Absinthe
Genres : Fantastique / Policier
Avertissement : Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité du lecteur
Résumé : Australie, 2016.
Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée.
Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ?
Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

Notation :

Avis :

Imaginez un monde où évolueraient parmi nous des êtres capables de nous contrôler. Imaginez un monde où les sorcières existeraient… Arabella est lieutenant de police, et après plusieurs meurtres étranges et particulièrement violents, elle se met en quête de son passé. Ce qu’elle découvrira la transforma à jamais…

Sarah Buschmann offre, à travers ce roman, un travail de qualité, propre, cohérent. Et extrêmement complet. Si complet, qu’on en viendrait à le trouver dense. Terriblement dense, par endroit. Et puis, le temps file, les pages avec, et on en oublie ce qui nous entoure, pour nous concentrer sur elle. Elle. Arabella Malvo. Tout le roman tourne autour de ce personnage, si bien que le reste n’est plus que secondaire. On veut tout savoir sur elle, sur son passé, et tout ce qu’elle cache. Et des choses, elle en cache assurément.

Le livre suit, par ailleurs, une construction plutôt complexe. S’il est parsemé de flash-backs, on peut également bénéficier du point de vue de différents personnages, dans différents lieux. Si bien qu’on en vient à suivre presque deux intrigues qui se recoupent. D’où cette sensation de densité évoquée précédemment.

Sorcière de Chair est un roman qui reste dans l’esprit, que ce soit par son côté horrifique très marquant, que pour son aspect recherché. C’est un livre fort, où on ressent le travail titanesque de l’auteur et son talent, immanquable. Sarah Buschmann nous transporte dans son univers à travers une plume fluide, à la portée de tous. Plus encore, elle nous entraîne dans les tréfonds de l’horreur, entre détresse psychologique et corps sanguinolent. Assurément, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains.

En bref :

Sorcière de Chair est un excellent roman, autant dans le développement de son intrigue policière que dans l’univers fantastique mis en place. À découvrir, sans attendre !

L’hôtel hanté

Première approche de l’univers de Wilkie Collins, j’ai découvert L’hôtel hanté. Un roman à l’intrigue bien mystérieuse, en plein cœur de l’ère victorienne…

Résumé : Pour les médecins accourus à son chevet, pour les experts des assurances-vie venus enquêter sur place, la mort soudaine de lord Montbarry dans un palais vénitien, peu de temps après son mariage, n’a rien de suspect. « Sa Seigneurie » a succombé à une pneumonie aiguë. Sa femme et son beau-frère n’ont rien pu faire.
Les circonstances de cette mort, pourtant, soulèvent bien des questions. Pourquoi lord Montbarry avait-il délaissé la jeune Agnès et épousé l’intrigante comtesse Narona, malgré sa réputation d’aventurière ? À quoi joue exactement le baron Rivar, frère présumé de cette dernière, qui engloutit des sommes énormes dans ses expériences de chimie ? Ne serait-il pas plutôt… l’amant de la comtesse ? Enfin et surtout, qu’est devenu Ferrari, l’homme à tout faire du lord, dont on est sans nouvelle depuis le drame ?
Transformé en hôtel, le palais livrera-t-il un jour ses secrets ? Wilkie Collins met à l’épreuve les nerfs du lecteur, dont il anéantit sans cesse les déductions. Quitte à semer, au fil de l’intrigue, quelques indices surprenants…


Avis :

Un récit triple…
Le résumé donne le ton, nous allons plonger au cœur d’un roman mystérieux, où les complots, énigmes seront monnaie courante. Une histoire aux allures de roman policier, sous fond paranormal et historique. Trois dimensions pour un seul texte, trois genres qui se disputent la domination du récit. Tantôt nous pensons avoir à faire à un roman policier, fait de mystère et d’intrigues de la bourgeoisie, tantôt nous plongeons au cœur d’un récit paranormal, dans une des chambres de cet hôtel hanté. Néanmoins, même si nous sommes tiraillés entre ces trois thématiques, elles n’entrent aucunement en conflit dans le roman. En effet, le policier se mêle à l’Histoire pour nous offrir un récit totalement dépaysant, à l’époque de l’ère victorienne, mais aussi au paranormal, entraînant le doute et les peurs.

Wilkie Collins…
Wilkie Collins est un auteur réputé sévissant à l’ère victorienne. Maître du suspense au XIXè siècle, il est un auteur à succès. J’ai découvert là un bon roman, mais sans plus. Sans doute par son aspect un peu « vieillot », je n’ai pas forcément réussi à apprécier à sa juste valeur le voyage. Je vous en parle un peu plus tard. Wilkie Collins a la plume de son époque. Élégante, nous ancrant encore un peu plus dans l’Histoire, à travers un voyage dans le temps merveilleusement réussi. C’est la première fois que je vois le point virgule autant utilisé, et j’avoue avoir trouvé ça plutôt agréable. La ponctuation en elle-même est plutôt dense, donnant un vrai rythme au récit. Même si les phases de narrations et de descriptions sonnent tout de même un peu plates. C’est, à mon avis, un style qui ne me correspond pas.

Un style qui ne me correspond pas…
En dehors des dialogues, j’ai trouvé le temps plutôt long. Même lorsque les machineries sont dévoilés, que les événements étranges arrivent, je n’ai pas ressenti de peur, d’effroi ou même de stupeur aussi légère soit-elle. Alors oui, c’est merveilleusement bien écrit, mais entre l’abondance de personnages, la lenteur que j’ai éprouvé à la lecture et ce suspense par tant surprenant, je n’ai pas tant été charmée. Cela n’empêche pas que j’ai tout de même apprécié la lecture, mais voilà, sans plus.

Au final, un bon roman avec quelques lenteurs qui saura néanmoins plaire aux fans du genre. J’ai passé un bon moment mais sans plus. Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Throwback Thrusday Livresque #7 : Tu n’es pas mon genre pourtant je t’ai aimé

Throwback Thursday Livresque est un rendez-vous littéraire initié par le blog Bettie Rose Books. Il consiste à parler d’une ancienne lecture en fonction d’un thème donné.


Voilà un thème qui m’a fait me creuser la tête. Il faut dire que tout a tendance à être mon genre. J’ai donc décidé de parler du livre qui m’a fait apprécier le genre du polar : Quatre enquêtes d’Erem de l’Ellipse d’Anthony Boulanger.

Quatre enquêtes d’Erem de l’Ellipse d’Anthony Boulanger

Résumé : Dans une France médiévale à l’histoire revisitée par les Clans et les rituels, Erem du Clan de l’Ellipse met ses déductions hors du commun au service de la justice pour élucider les crimes et les énigmes les plus étranges de son monde.
Suivez son histoire depuis Paris, en passant par Strasbourg, Rouen et Provins, où il affrontera, tour à tour les mystères et les dangers de ces villes, qu’ils prennent la forme d’une simple lettre, de reptiles humanoïdes, de pétrifications et de complot.

Comme je vous le dit plus haut, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le livre dont j’allais vous parler. Au final, j’ai opté pour celui qui m’a fait apprécié les romans policiers. Parce que si maintenant, j’en dévore avec joie, auparavant, ce n’était pas du tout le cas. Je n’appréciais pas le polar et je n’en lisais pas du tout. Quatre enquêtes d’Erem de l’Ellipse est un recueil de nouvelles qui met en scène Erem dans un monde de fantasy, enquêtant sur différentes affaires. Une approche très agréable du polar, puisque l’aspect fantasy est également très présent. Je me permets également de m’arrêter sur le travail éditorial que je trouvé très bien réalisé : la couverture est superbe, le livre est relativement petit, très agréable en tant qu’objet lui-même en fait et la police, ainsi que la matière des pages (pas ces satanées pages blanches sans âmes, que l’on retrouve dans beaucoup de nouvelles maisons d’éditions) a rendu mon moment de lecture encore plus agréable.

Tout ça pour dire que Quatre enquêtes d’Erem de l’Ellipse est l’ouvrage qui m’a réconcilié avec le policier. Il n’était pas mon genre, et pourtant je l’ai aimé !

Ces jardins-là

J’ai donc lu Ces jardins-là de Higor Jika, publié dans la collection Freyja de Evidence Editions. Je lis peu de M/M et pour cause, j’ai une peur absolue de tomber dans le cliché. Ici, on en est loin et c’est peut-être pour ça aussi que j’ai apprécié le voyage.

Résumé : Les pérégrinations très instructives d’un élève policier dans le monde interlope, homo, d’une Côte touristique ;
Un commissaire vieille école. Un inspecteur ouvert à la mémoire sélective, prêt à tout pour comprendre un stagiaire ambitieux. Et beau. Et craquant. On ajoute un malin ? LE malin ? Non. Un diablotin qui sait autant expliquer que pratiquer le verbe aimer – et la frontière est tellement mince, entre les sortes d’amour !
On est dans l’explicite. Cru ? Chaud, en tout cas.

C’est la première fois que je lis un tel ouvrage et j’ai été estomaquée !

L’intrigue…
Ces jardins-là c’est un polar, mais aussi du M/M et autre chose encore que j’aurai bien du mal à définir. C’est un texte à part en fait, hors-normes même. On a un crime, un meurtre, puis un garçon, un tonton, une histoire. On a du sexe, de l’humour bien pensé et une enquête. L’histoire tient la route, et nous on se laisse porter par la plume de Higor Jika. Et quelle plume cet Higor Jika ! Mais ça, c’est un autre débat auquel je vais revenir après.

Le M/M et le polar…
Ce roman est original et j’aurai tendance à dire marquant aussi. Je ne lis pas souvent de M/M mais mes dernières lectures de ce genre m’avaient déçu, puisque remplies de clichés. Ici, on en est loin et j’ai pris un grand plaisir à lire à la fois les scènes de M/M, et l’enquête en elle-même. Néanmoins, j’émets une réserve, car je ne suis pas sûre que ce texte convienne aux fans de M/M traditionnels. J’ai trouvé le style assez élitiste et peut-être un peu rebutant au premier abord, bien qu’exceptionnel en fin de compte. Ce mélange de littérature homosexuelle et polar m’a ravie. Parce qu’on a pas une simple histoire d’amour, c’est vraiment une intrigue très bien construite où le M/M s’intègre naturellement.

La plume de l’auteur…
Voilà, j’y viens. Et ça c’est un coup de cœur. Cette plume est magnifique. Higor Jika écrit d’une façon si crue et poétique à la fois que c’en est presque déstabilisant. Mais non moins ensorcelant. Quelle superbe voyage j’ai passé entre les lignes de ce roman et volontiers je m’y plongerai de nouveau si l’auteur sort un autre ouvrage. Au début, le style me faisait penser à un polar français, un film. Et j’ai tout de suite accroché. Puis, c’est devenu un peu brumeux, l’humour s’est installé pour laisser doucement sa place à la plume poétique, et à tendance salvatrice de l’auteur. Et puis, accompagnant la flicaille, l’humour pensé et maîtrisé est revenu, se liant aussi au style sans accroc de Higor Jika. Vraiment, ne serait-ce que pour le style de l’auteur qui sort des sentiers battus, c’est un roman à lire.

Au final, j’ai été ébahie, les yeux exorbités devant le talent littéraire hors du commun de Higo Jika. Ces jardins-là est un roman à découvrir. Pour vous le procurer, c’est par ici

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Les chants de la peste brune – COUP DE CŒUR

Je suis ravie de vous présenter un roman que j’ai dévoré : Les chants de la peste brune de Brieuc Cazouret. L’auteur est venu me demander de lire son roman et ce fut une magnifique découverte ! Un thriller/policier qui a du mordant, plus encore même ! Un véritable coup de cœur !

Résumé : Lorsque Yann De Kervellec accepte un poste dans un luxueux hôtel de l’océan Indien, il pense saisir son ultime chance de chasser ses vieux démons. Pourtant, l’ancien militaire d’élite se retrouve vite plongé dans un trafic de drogue où les enfants servent parfois de monnaie d’échange. Un compte à rebours s’enclenche, celui de la vengeance.
Au fort de Rosny-sous-Bois, le service anti-cybercriminalité de la Gendarmerie Nationale est en ébullition. Le système informatique a été piraté. Un hacker baptisé MODIG a envoyé par un simple mail deux vidéos étranges et inquiétantes. Unique destinataire du message, la jeune gendarme Leïla El Kaoutari décide de mener l’enquête mais le danger n’est pas uniquement numérique. Les mafias de l’Est rôdent, bras armés d’une organisation secrète, La Cause.
À la brigade des mœurs, Mathilde est appelée sur une scène de crime en plein cœur du Bois de Boulogne. On vient de retrouver le corps d’un homme, nu et le torse scarifié. Pas de blessures visibles, seulement une trace de piqûre et un visage horrifié aux lèvres bleuies. Mathilde va devoir vite résoudre cette affaire car étrangement, ses patrons cherchent à la mettre sur la touche.
Trois quêtes de vérité, trois destins qui vont se lier face la puissance d’une firme pharmaceutique.
Des confins de l’Uruguay à la chaleur de l’Île Maurice, passé et présent s’entremêlent sur fond de deuxième guerre mondiale. Et si derrière les fantômes du nazisme se cachait une autre vérité? La volonté de rétablir un Reich millénaire.

Les chants de la peste brune est un excellent roman qui vous entraînera dans les tréfonds de la partie la plus sombre de l’âme humaine…

L’intrigue…
Ça va être un peu difficile de vous parler de l’histoire sans spoiler donc je vais rester très vague. Nous avons plusieurs points de vues dans cette intrigue : Une gendarme, une policière, un ancien militaire et les méchants de l’affaire. On va donc jongler entre ces différents personnages et mieux encore, entre différentes époques. L’histoire commence sur trois aventures distinctes puis au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, on se rend compte que ces trois enquêtes sont liées pour n’en former qu’une seule. Ces personnages qui étaient auparavant chacun de leurs côtés vont se recouper pour mener ensemble leurs enquêtes. C’est ainsi qu’on en vient à ne plus vouloir lâcher le roman. Parce que peu importait le point de vue, je n’avais qu’une envie : savoir la suite ! L’auteur nous donne des informations au fil des pages et le coupable se dessine doucement. Malgré ça, le « grand méchant » reste étrangement inconnu bien qu’on sache qui c’est. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on a très peu d’informations sur lui et la fin m’a ébahie. Je ne me serais jamais attendu à un tel dénouement et pourtant… Bref, un peu difficile de vous parler de l’intrigue sans trop en dire. Mais vous l’aurez compris, la toile de fond est le nazisme.

La peste brune…
Avant de lire le roman, je n’avais pas saisi le titre qui est au final, lourd de sens. Après avoir fait mes recherches sur cette fameuse « peste brune », j’ai compris les enjeux du titre et je le trouve parfaitement choisi ! Petit moment d’Histoire donc : La peste brune est le « surnom » donné à la seconde Guerre mondiale et plus particulièrement au nazisme. Ce nom provient de la couleur des chemises des SA. Evidemment, ce nom a une connotation un peu philosophique désignant le nazisme comme une maladie difficile à endiguer et surtout contagieuse. Un excellent choix de titre d’ailleurs. Je me permets de préciser néanmoins que cet ouvrage n’est pas un roman historique. L’auteur utilise l’Histoire pour les besoins de son récit, voilà tout.

La plume de l’auteur…
Quand je lis un roman policier ou un thriller (ou les deux en même temps, comme c’est le cas ici), j’ai toujours une profonde admiration pour l’auteur qui réussit à créer une véritable enquête et une attente chez le lecteur. Parce que Brieuc Cazouret a su mener sa barque pour me capturer dans son roman. Je ne minimise pas le truc, hein ! Il m’a complètement capturé dans son récit et je n’arrivais plus à le lâcher. Une autre lectrice de ce roman m’a dit qu’elle avait ressenti la même chose : lu en trois fois. Bref, cessons les éloges et parlons de la plume de l’auteur. Ah, je ne vais peut-être pas arrêter les éloges tout de suite du coup… Brieuc Cazouret est un auteur que je découvre dans un genre qui me plaît beaucoup en ce moment. Vous l’aurez remarqué, j’enchaîne les policiers-thrillers comme je mange des tomates cerises. Celui-ci m’a particulièrement marqué par sa qualité d’écriture. La plume est fluide, douce et les tournures de phrases sont à chaque fois différentes. Pas de répétitions ou de mimétismes dans la syntaxe. Les descriptions sont criantes de réalisme et rien n’est laissé au hasard. Chaque élément du récit a son importance, chaque personnage aussi peu présent soit-il… AH ! Quel talent !!

Au final, Les chants de la peste brune est un roman exceptionnel qui m’a transporté dans les méandres des bas-fonds humains. Quand vengeance et justice se mêlent sur des fonds nazis… Magistral ! Pour vous procurer ce roman en version numérique, c’est par ici. Et en version papier, c’est par

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∴ ÉNIGME #6 ∴

Vous avez la réponse ? Allez vite sur la page où se trouve l’article dont il est question et résolvez la septième énigme (l’énigme finale !!!) 😉

Vous ne trouvez pas ? Vous avez besoin d’un indice ? Cherchez Jess dans la rubrique Épouvante, une fois trouvée, envoyez moi un mail via le formulaire de contact en me précisant sur quelle page se trouve mon chat adoré ! Et je vous donnerai un indice, promis 🙂

Pas de cadeau pour cette étape

Formulaire de contact…

Brothers

J’ai donc lu un autre roman de Sylvie Allouche : Brothers. C’est un prequel à un autre de ses ouvrages Twist Again. Je n’ai pas lu Twist Again, mais j’avoue que maintenant, j’en ai très envie !

Résumé : 5 heures du matin. Un terrain vague recouvert de neige. Le coffre d’une Jaguar grand ouvert et dedans, un homme ligoté, au bord de la mort. Debout devant le coffre, atterrés, Ben et Bruno, les frangins sans histoires de la Cité des Fleurs. Ils étaient censés ramener la voiture de luxe à un trafiquant, une mission soi-disant tranquille. Face à cet imprévu, ils doivent improviser : prévenir la police ou s’enfuir. À moins que Juliette, une fille que Bruno vient juste de rencontrer, ne puisse les aider…

J’ai découvert Sylvie Allouche avec son roman Stabat Murder que j’ai adoré. Je la retrouve avec plaisir dans un autre roman, d’un autre genre : Brothers. C’est donc un prequel à Twist Again. On retrouve Twist et Mourad, dont je ne comprenais pas trop ce qu’ils venaient faire là. Mais, c’est normal, je n’ai pas lu Twist Again.

Résumé : Ce matin-là, Aziz, alias Twist, et son meilleur ami Mourad se sont levés très tôt pour assister
à la démolition d’une barre d’immeubles… Un spectacle beau et flippant. Sous la poussière, Twist trouve une arme et fait le mauvais choix. Il la ramasse, sans se douter que cette arme a servi à un assassinat. Au même moment, Bruno quitte la banlieue pour quelques jours et part retrouver Juliette, étudiante à Paris. Dans l’effervescence de la capitale, Juliette va être la cible d’individus malintentionnés.

L’intrigue…
Revenons à Brothers. C’est donc l’histoire de deux jumeaux : Ben et Bruno, qui, dans un affreux concours de circonstances, vont découvrir un corps, encore en vie, dans une voiture qu’ils s’appétaient à voler. La narration se fait à plusieurs voix et on suit l’enquête de la police. Parce que Ben et Bruno ne sont pas les pires voyous du coin, ils décident d’emmener la voiture (avec l’homme toujours dans le coffre) à l’hôpital. Aussitôt déposé, aussitôt parti. Mais voilà, les pauvres frères ont une conscience et n’ont de cesse de se ronger les sangs. Pendant ce temps, l’enquête bat son plein et le pauvre inspecteur ne dort pas beaucoup. Nous sommes pris dans l’histoire de tous ces personnages, qui vont se mêler pour nous perdre un peu plus. On a d’ailleurs l’apparition dans quelques chapitres de Mourad et Twist, deux gars de la Cité des Fleurs. Ils n’ont pas vraiment de lien avec l’histoire mais ils sont en lien avec le roman principal Twist Again. Et d’ailleurs, leur histoire m’a touché.

« La neige tombe doucement. Recouvre les pas. Atténue les sons. Masque les blessures. Cocon blanc. Pablo regarde au loin. Triste. Colosse aux pieds d’argile. »

Le contexte…
Nous sommes à la Cité des Fleurs. Nous sommes à la cité. Bagarre, trafics, contrebande sont quotidien. Il y a même un « caïd » qui a la main mise sur tous les jeunes de la cité. Parce que c’est le seul moyen pour sortir de la misère… Sylvie Allouche met le doigt sur un problème de société. Elle nous révèle au grand jour que ce ne sont pas forcément les jeunes les coupables qui sont d’ailleurs le plus souvent armés de bonnes volontés, même si, oui, ça n’excuse pas tout. Elle met en lumière la vie difficile des ces adolescents, qui veulent s’extraire de leur situation sociale. L’histoire de Ben et Bruno est sans doute celle de beaucoup d’autres. Deux jeunes qui veulent aider financièrement leur mère  qui se tue au travail pour eux. Alors ils ne réfléchissent pas et foncent. Mourad aussi est un jeune de la cité. Mais lui il a un rêve et son ami Twist va l’aider à le réaliser. Sa mésaventure à lui, à la fin du roman, m’a bouleversé. J’avais les larmes aux yeux, tant la plume de Sylvie Allouche rendait toute la réalité à ces simples mots couchés sur du papier.

Au final, Brothers est un roman empreint de vérité qui dévoile au grand jour des réalités pas toujours belles à voir. Sylvie Allouche nous peint une enquête faite de rebondissements et de surprises sous couvert d’une plume hypnotique et addictive. Une excellente découverte ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Stabat Murder

J’ai donc lu d’une traite Stabat Murder de Sylvie Allouche, publié aux éditions Syros. C’est un thriller-policier très haletant. Décidément, je ne me lasse pas de ce genre littéraire !

Résumé : Comment Mia, Matthis, Sacha et Valentin, quatre jeunes pianistes, étudiants au Conservatoire national de musique de Paris, ont-ils pu disparaître sans laisser de trace, à un mois d’un concours international ? Ont-ils, sous la pression, décidé ensemble de tout plaquer ? Impossible, d’après les familles interrogées sans relâche par Clara Di Lazio. S’agit-il d’un enlèvement ? La commissaire, réputée coriace, a l’intuition terrible que dans cette enquête, chaque minute compte…

Je tiens avant tout à remercier LP Conseils pour m’avoir envoyé ce roman en service de presse, et les éditions Syros également sans qui je n’aurai pu le lire non plus… Cette lecture a été un régal ! Commencé en début de matinée, continué pendant les creux de la journée et terminé en fin de soirée…

L’histoire…
On va suivre quatre adolescents, Mia, Valentin, Matthis et Sacha. Ce sont de véritables férus de musique et plus particulièrement du piano. Ils étudient aux prestigieux Conservatoire Nationale de musique de Paris (prononcé CNSM). En pleine préparation d’un concours très important qui pourrait changer leur carrière, les quatre jeunes disparaissent sans laisser de trace. Où sont-ils passés ? Au premier abord, rien d’alarmant. Des jeunes de presque dix-huit ans qui ne rentre pas dîner avec papa et maman, où est le problème ? Ils sont sûrement parti se faire une virée entre amis. Mais ? Ils ne loupent jamais de séance d’entraînement ! Et puis… Ils n’ont pas vraiment d’amis, trop concentrés sur leur avenir de pianistes… Alors, une fugue ? Non, ce n’est pas leur genre. Ça ne colle pas ! Ne reste qu’une hypothèque, qui s’avère vite être juste : les quatre musiciens se sont fait enlevés ! Mais par qui ? Comment ? Et pourquoi ?

Ce que j’ai beaucoup apprécié est que l’on sait dès le début qu’ils ont été enlevé. Le doute sur une possible fugue ou sortie entre amis est vite mis au second plan. On va alors appréhender l’endroit où les jeunes sont enfermés. On va découvrir où ils passent le plus clair de leur temps, faute de ne pouvoir aller ailleurs (forcément, ils sont emprisonnés). On angoisse, on panique avec eux. On ressent leur peur, leur frustration. On apprend qui est le kidnappeur seulement à la fin et pas une seule fois on ne se doute  de son identité. Sylvie Allouche mène finement sa barque pour nous perdre toujours un peu plus et, au final, pousser un énorme « Mais, si, bien sûr ! » à la révélation.

Les personnages…
Relativement nombreux, les personnages sont extrêmement travaillés. Le côté psychologique est poussé et participe à cet effet de réalité. En effet, il m’a semblé que les personnages prenaient vie durant ma lecture. Non, je ne suis pas cinglée… Enfin, j’espère ! Ce que je veux dire par là est que chacun a une vie, une histoire. On les adore, on les déteste, on s’attache à certains et on en exècre d’autres… Tout est là, en fait. Un caractère et un passé pour les rendre réel, existant.
Ces personnages sont d’ailleurs assez nombreux. Mais, cette pluralité ne gène en aucun cas le récit. Bien au contraire, elle apporte un côté encore plus vrai à cette histoire. On a l’équipe d’enquêteurs, les parents des enfants, les enfants, leur entourage… Toutes ces personnes ont une vie également, une histoire. Et tout est exploité ! Un excellent point pour Sylvie Allouche.
Comme je le disais un peu plus haut, le côté psychologique des personnages est très intéressant. On est plongé dans leur pensée et leur peur. On se demande comment on régirait si ce genre de chose nous arrivait. Resterions-nous calme ? Paniquerions-nous ? Pour se détendre, ils pensent à la musique, ils se jouent des morceaux dans leur tête, comme pour échapper à un monde trop difficile pour eux. Ils s’évadent. Certains réussissent, d’autres seront pour toujours marqué par cette tragédie. Peut-on sortir indemne d’une telle aventure ?

Lieux et époques…
À chaque chapitre, un lieu différent ou une époque différente. On a avant l’enlèvement, le après, le pendant, le lieu de séquestration et l’enquête de police. On les suit tous, on enquête avec la commissaire, on panique avec les jeunes adultes. On a des bribes de pensées du ravisseur, comme pour nous perdre un peu plus…

Au final, Stabat Murder nous entraîne dans les méandres de l’esprit humain où désespoir et regret prennent une place importante. Constamment en haleine et sous-pression, un roman à lire et à relire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition


Voici la vidéo YouTube de la chronique. Je m’exprime mieux à l’écrit qu’à l’oral, mais j’apprécie beaucoup l’aventure.