De moi au paradis, il n’y a qu’un pas… ma mère !

Cela faisait bien longtemps, n’est-ce-pas, que je vous avez parlé poésie ? Eh bien, je rectifie ça de suite et vous présente mon avis sur De moi au paradis, il n’y a qu’un pas… ma mère ! de Fathi Mraihi.

Résumé : L’auteur nous plonge dans son recueil de poésie singulier.
Dans son histoire authentique d’un fils qui était riche d’une mère, et mieux encore, riche de sa mort. Il ne pleure pas sa mort, il a mieux à faire : sourire à sa mémoire où il se ressource de beauté spirituelle qui élève à la sainteté. Un recueil de poésie avec un déroulé d’un grain caractère spirituel profond et d’une émotion à fleur des mots. Le vécu bouleversant d’un fils qui a formé son dévouement tout entier durant une décennie au chevet de sa mère frappée d’une maladie incurable. Un fils que rien ne détourne, que rien ne lasse, a joué le plus beau rôle de sa vie : être, pour sa mère, le gardien de ses nuits.
Du chevet de sa mère il a fait son lieu le plus sacré pour se frayer un chemin vers le ciel heureux et triomphant. Il n’a qu’un regret, qu’il traîne comme un fardeau : non pas qu’il regrette sa mort car il y a toutes les raisons du monde et du ciel pour ne pas se consumer dans un deuil noir que l’auteur s’efforce de compenser par des formes d’expression d’une évidence intuitive, plus fort que ne pourraient dire les mots.

La poésie…
Que je vous rassure, c’est toujours aussi difficile pour moi de chroniquer de la poésie. C’est un format littéraire très sensitif. Qui n’aura pas le même impact en fonction de qui lit, comment et quand. Aussi, je tiens à rappeler que ce n’est que mon avis et seulement le mien. La poésie a ça de particulier qu’elle provoque des émotions différentes chez chacun, en fonction de nos vécus respectifs. Et surtout, chaque lecteur a sa préférence dans les sons, le rythme, la mélodie des mots… Je tenais à le rappeler avant de commencer.

Un thème simple mais profond…
La première chose qui m’a frappée dans ces textes, est le thème lui-même. L’auteur nous expose ses émotions face à la perte de sa mère, la manière dont il y fait face. Finalement, ce thème ne semble pas original, mais il est terriblement profond dans la manière dont l’auteur le traite. C’est sans doute parce qu’il se sert de son vécu. De ses émotions, de ses sentiments, vifs, encore présents. Donc, oui, c’est magnifique. C’est envoûtant. C’est sublime, beau et hypnotique. Mais voilà j’ai tout de même été dérangée par une chose en particulier dans l’écriture.

Des phrases coupées…
En poésie, même si on peut trouver des styles très libres, on retrouve des vers, des strophes… Ici, c’est aussi le cas. Mais j’ai été déstabilisée par la coupure des vers. En effet, parfois la phrase est coupée de façon abrupte, pour commencer un autre vers ou carrément une autre strophe. On m’a dit que c’était un style, que c’était ça la poésie. Mais, ça m’a dérangée. Cela a haché ma lecture, et du coup, m’a fait perdre un peu le rythme par moment.

Au final, cette lecture fut belle, agréable et mélodieuse à travers des mots aussi beaux que profonds. Néanmoins, des phrases hachées ont coupé le rythme de ma lecture par endroit.

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◊ Extrait ◊

L’heure de sa mort approche

Dans la saison extrême,
Son dernier février de son ultime hiver,
Dans la nuit finale, ses dernières heures décisives.
Dehors le climat terne, dur, long, triste
Avec ses jours courts dénués de soleil.

Même s’il arrivait dans l’azur profond des soirs d’hiver que,
Dans le ciel, de doux reflets vermeils se fassent voir.
Du fond de mon Midi j’ai toujours haï l’hiver gris,
Démesuré sous des nuées de plomb, plein de brouillard,
De verglas et son froid redoutable.

Dans les heures nocturnes d’un calme religieux,
Dans la nuit harmonieuse et douce,
Dans le silence de la solitude tranquille,
Dans cette nuit pas comme les autres,
Avec pour seuls compagnons les étoiles du ciel

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Quand le masque tombe (recueil de pensées)

Une sublime couverture, un titre qui laisse présager une lecture intimiste et un résumé charmeur, je me suis lancée avec joie dans ce recueil sans prétention mais juste. Je vous parle donc de Quand le masque tombe de Clara Rewak.

Résumé : À mi-chemin entre introspection et extériorisation, où chaque mot trouve sa place, celle qui leur est accordée, celle qui leur revient de droit.
Des émotions douces, fragiles, douloureuses ou violentes, qui se mélangent, s’assemblent ou se confrontent.
J’ai plongé dans l’océan brûlant de mes émotions, laissant leur puissance me consumer et leur poids me noyer. Je me suis livrée, sans détours ni secrets, remplie de doutes et d’incertitudes pour leur accorder la liberté.
Jetez-vous avec moi dans les profondeurs ardentes de ces sensations qui nous rendent vivants.
Expérimentez, ressentez, et souvenez-vous : plus que les sentiments qui perdurent, les émotions, bien que fugaces, nous marquent à vie.


Avis :

Des états d’âme…
Dès fois, ça vous tombe dessus. On ne pense pas forcément que ça pourrait nous plaire. Ou on ne s’y intéresse pas, tout simplement. Et puis, vient l’occasion. On découvre le début et on s’interroge. Alors on va se renseigner, découvrir le résumé, en savoir plus. Et on se lance. On plonge dans cet ouvrage sur lequel nous serions passé si cette occasion ne s’était pas présentée. On se lance, et on s’oublie. Oui, lorsque j’ai lu Quand le masque tombe, je me suis oubliée. Découverte. Je me suis perdue. Comprise. J’ai été aspirée. Aspirée par cette cascade de sentiments, d’émotions… J’ai souffert, souris. J’ai aimé, détesté. Et je me suis retrouvée. Dans chacun de ses mots, certes dans certains plus que d’autres, mais je me suis retrouvée. Ce recueil est un amas d’états d’âme. Une montagne de pensées. Posées là, comme pour ne pas les oublier. Comme pour nous rappeler qu’elles existent, que tout est bien réel. Et que même si elles ne sont pas tangibles, ces émotions, elles font parties de nous.

La plume de Clara Rewak…
Clara se livre. Elle déborde de douleurs, d’amour, de joie, de tristesse. Toutes ces émotions qui nous traversent au fil de notre vie, ces instants intérieurs, elle nous les offre. Et c’est infiniment intime. Avec ses mots, elle nous expose ses plus profondes pensées. C’est poétique, souvent, cru, parfois. Le ton change en fonction de ses sentiments du moment, mais toujours la justesse est là. Chaque mot nous prend aux tripes. Chaque texte nous interpelle. Si bien qu’on se demande si cette jeune femme que l’on voit en couverture, ce ne serait pas Clara. Clara qui nous fait des confidences. Et qui finalement, nous écoute nous aussi.

Au final, j’ai passé un très bon moment entre ces pensées, voguant au fil des émotions partagées. Un recueil que je vous conseille ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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L’arbre de Tata – dès 9 ans

Je viens vous parler d’un album très doux et poétique, ancré dans une Chine en mouvement : L’arbre de Tata. Une très belle découverte que je conseille à tous !

Résumé : Dans une ville chinoise en mutation, une petite fille est confiée par ses parents à sa grande-tante âgée. Au fil d’un lent et doux rapprochement, la petite fille découvre l’histoire personnelle de son aïeule, le secret qui anime son cœur et la lie à l’arbre planté dans le petit jardin au bout de la rue.

L’intrigue…
Nous suivons une petite fille qui part vivre avec sa grande-tante. Elle devrait l’appeler Grande-Tante mais elle ne veut pas se sentir vieille alors elle l’appelle Tata. Et au fil du temps, Tata va raconter à cette petite fille son Histoire. En même temps que sa belle et vieille Tata va partir pour un monde meilleur…

Contrairement à ce que vous pourriez croire en lisant cette présentation de l’album, ce n’est pas si triste. Au contraire, j’ai trouvé l’histoire très belle et pleine d’espoir !

Un album poétique…
S’il y a bien une chose qui m’attire dans les albums, ce sont les illustrations et cette faculté qu’ont les auteurs de nous emprisonner dans leurs histoires en quelques phrases. Et là encore, j’ai été attrapée. Dès le début, la poésie qui émanait de ces quelques lignes m’a touchée en plein cœur et je n’ai plus voulu lâcher cette histoire. Parce qu’en plus de toute cette poésie, il y a une véritable douceur qui émane de ce livre. On ressent fortement l’inspiration chinoise et tout ce côté zen et paisible. C’est d’ailleurs ce sentiment qui ressort de cette grande-tante. Parce que malgré sa fin qui se rapproche, elle est tranquille. Elle sait où elle va et la petite fille le sait aussi. Elle va rejoindre les êtres qu’elle aime et qui ont quitté ce monde avec elle. Alors la petite fille est heureuse pour sa Tata.

Un contexte particulier…
En me fiant aux illustrations, et au résumé, il semblerait que nous soyons à la fin du règne de Mao. Mais je peux me tromper évidemment. Ce n’est pas explicite. Mais si tel est le cas, on assiste au passé d’une femme qui disparaît. Peut-être est-ce donc pour cela aussi que Tata est si paisible. Parce qu’il est temps pour elle de partir. Ce monde n’est plus celui dans lequel elle a vécu. Il change et elle a peut-être du mal à le supporter.

Au final, l’aspect asiatique m’avait charmé et la poésie puis la douceur ont achevé de m’enchantée. Cet album est une véritable pépite de tranquillité qui vous fera réfléchir autrement. À lire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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