Les Pics Célestes, tome 2 : La citadelle de l’effroi – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Après une victoire difficile pour reprendre Erygia aux griffes des Amélunes, les habitants de la cité profitent d’un temps de répit pour se reconstruire, mais aussi pour reformer leurs troupes. La trahison au sein même de l’escouade des Sphinx, ajoutée à celle de la délégation de la Capitale font craindre le pire. Alex et Callie, plus amoureuses que jamais, doivent oeuvrer pour le bien de leur peuple chacune de leur côté. Tandis que la première part dans le Nord à la recherche de nouveaux alliés, la seconde se trouve en première ligne pour affronter Therbert l’Invocateur et son armée de spectres. L’assaut sur la citadelle de l’effroi s’avère plus compliqué que prévu et force les Erygiens à revoir leur plan d’attaque. Callie est alors confrontée à des choix difficiles, mais aussi à de nouvelles responsabilités. Encore une fois, le danger rôde à l’ombre des Pics Célestes et personne ne sera épargné.


Notation :

Avis :

Après une offensive déterminante et la découverte d’un profond complot, Callie reprend des forces. Alors qu’Alex part en quête d’alliés, les forces d’Erygia sont bien décidées à attaquer la citadelle de l’Invocateur, pour enfin en finir une bonne fois pour toute avec les Amélunes.

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Le premier tome posait un univers intéressant, moyenâgeux, magique, où les créatures fantastiques côtoient les villageois. On y découvrait une héroïne ambitieuse et courageuse. On y découvrait une présence féminine importante, cassant avec les sempiternelles intrigues identiques de l’univers de la fantasy. On y trouvait aussi une romance légère, à l’impact néanmoins fondamental entre deux femmes indépendantes. Et puis, n’oublions pas de citer l’écriture parfaite de l’autrice, qui réussit aussi bien à nous dépeindre les sentiments des personnages, que des scènes de combat intensives.

Dans ce deuxième tome, Marine Gautier nous enchante une fois encore avec sa plume d’une fluidité sans pareil. De nouveau, aucune fausse note, répétition ou erreur de syntaxe. Tout est terriblement parfait ! Tellement que la frustration pointe le bout de son nez, quand cette écriture élégante se joint à des moments de calme plat dans l’intrigue. Si l’absence d’ellipse est intéressante du point de vue de l’immersion, elle pose néanmoins un problème majeur : on en vient parfois à s’ennuyer. Rien d’alarmant cependant ! Dans une trilogie, le deuxième tome est souvent le moins « sportif ». C’est exactement le cas ici, même s’il reste fondamental de préciser que le rythme s’accélère vers la fin du roman, nous offrant une bataille des plus épique.

« Lâchant son bouclier, elle s’empara de sa seconde arme dissimulée dans sa botte. D’un bond, elle fut sur le soldat et planta tour à tour une lame dans son estomac et l’autre dans son cœur, le faisant rejoindre le sol au même endroit que son défunt binôme. »

On a parlé fantasy, mais qu’en est-il de notre romance ? Dans ce deuxième tome, elle est quasiment inexistante. Seules quelques pensées, quelques lettres nous rappellent douloureusement l’amour que se portent Alex et Callie. Cette manière d’aborder la romance apporte une touche de fraîcheur au récit, permettant finalement aux lecteurs de se souvenir qu’il existe un monde en dehors des affaires d’Erygia. Plutôt bien joué donc de la part de l’autrice, qui conserve sa douce romance, tout en ouvrant plus largement son monde au lecteur.

Pour terminer, on saluera l’élégant équilibre qui s’opère entre féminin et masculin, grâce auquel Marine Gautier réussit à mettre en avant la force des femmes, sans occulter celle des hommes. Un autre bon point à ajouter au tableau de l’autrice !

En bref :

Si le premier tome était aussi passionnant que porté par une plume d’une précision chirurgicale, cette suite l’est tout autant, avec néanmoins quelques moments d’ennuie, de calme plat. Dommage, bien qu’on conserve une qualité narrative exceptionnelle. Le tome 3 est disponible depuis le 06 mars 2020.

**Service de presse

Les Pics Célestes, tome 1 : La pierre d’Aube – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Grâce à l’escouade volante des Sphinx, la ville d’Erygia résiste tant bien que mal aux assauts répétés des Amélunes, des créatures mi-hommes mi-spectres. La dévotion de ces patrouilleurs et de leurs griffons force l’admiration de Callie, une jeune serveuse au tempérament bien trempé. Nuit après nuit, elle les observe et rêve secrètement de les rejoindre. Particulièrement lorsqu’Alex, héritier des Fondateurs et futur dirigeant de la cité, fend les airs sur sa majestueuse panthère ailée.
Les combats font rage et, malgré l’énergie déployée par les Sphinx, un soir tout bascule : l’ennemi envahit la cité, forçant les habitants à fuir leur foyer. Au cœur de ce mouvement de panique, Callie parvient à s’échapper in extremis. Déterminée à survivre, elle fera tout pour aider sa ville et se mettre à l’abri du danger.
Pendant son périple, elle devra faire alliance avec Alex, qui cache un énorme secret.
Une saga fantasy qui fait la part belle à la romance LGBT, mais surtout aux femmes !

Notation : 

Avis :

Enclavé par des montagnes imposantes se trouve Erygia, une cité médiévale, où vit Callie, belle orpheline rêvant d’aventures. Sa routine s’articule entre son travail à l’auberge et ses rencontres avec la superbe Johanna. Une petite vie tranquille si on oubliait les créatures qui attaquent presque chaque nuit cette splendide cité…

Marine Gautier a construit un monde cohérent, que ce soit dans sa cartographie parfaitement maîtrisée ou dans son aspect plus social avec les traditions, le passif, et même le langage. Tout est très bien décrit, avec force de détails, nous permettant de nous rendre compte avec sûreté de chaque pas que l’on fait et surtout, où nous les faisons. Dès lors, les parties descriptives sont nombreuses mais assurément merveilleusement bien écrites. Tout est, par ailleurs, très bien écrit, presque dans l’extrême. Aucune fausse note, aucun mot au dessus de l’autre. Pas d’effet de style particulier. Une plume lisse et fluide. Parfaite. De quoi frustrer quiconque chercherait la petite bête.

Outre l’excessive haute qualité de la plume de l’autrice, le mélange fantasy et romance n’est pas à prendre à la légère non plus. Ce roman c’est pas une romance fantastique, mais bien de la fantasy saupoudrée de romance. N’allons pas confondre les genres et attribué une étiquette qui fausserait la réalité des choses. Ne vous attendez donc pas à de l’amour dégoulinant à chaque ligne. Marine Gautier réussit, au contraire, à allier scènes sensuelles à combats épiques avec brio. L’action est au cœur de ce premier tome pour nous garder en haleine tout du long. Et si on reproche le nombre d’ellipses incroyable à la fin de l’outrecuidant Game Of Thrones, ce ne sera pas le cas ici. Une fois encore, bien au contraire. Nous suivons Callie dans chacun de ses pas, chacune de ses respirations, chacune de ses pensées.

Quoi de mieux que de terminer par la présence des femmes dans ce roman ? Un roman de fantasy, oui. Avec une romance délectable, oui. Mais aussi fondamentalement puissant dans sa vision des femmes. Leur force, leur caractère. Un roman d’émancipation, qui montre que le sexe importe peu dans l’accomplissement de soi.

En bref :

Un roman passionnant, porté par une plume précise qui nous révèle des personnages féminins forts et captivants, associé à un juste équilibre entre fantasy et romance. De quoi donner envie de découvrir la suite, qui paraît le 27 septembre.

Le collectionneur

Une nouvelle élégante, fine et enivrante, Marine Gautier nous transporte en quelques lignes dans cette aventure féerique mais déstabilisante… Je vous parle du Collectionneur.

Résumé : Junéa est une captive parmi tant d’autres dans les boules à neige du collectionneur, sans espoir d’évasion. La donne pourrait bien changer lorsque le chat Rotimaron profite de l’oubli de son maître pour se faufiler dans la pièce aux fées…
Une fée, un magicien, une prison de verre… Un univers poétique & envoûtant.


Avis :

L’intrigue…
Que raconte cette histoire ? Je vous invite à jeter un œil appuyé à la couverture, plus que représentative du texte. Elle est un résumé à elle seule. En plus d’être superbe, colorée et équilibrée, elle est elle-même la nouvelle, mais en image. Un collectionneur, qui pourrait simplement collectionner des timbres ou des cartes pokémon, joue à un jeu bien plus vilain. Il emprisonne des fées à l’intérieur de boule à neige… À l’image de Gargamel, l’affreux des Schtroumpfs, le magicien vit dans une maisonnée, où il conserve ses belles beautés. Et toujours à l’image de Gargamel, il a un chat. Il ne s’appelle pas Azraël mais Rotimaron. Et en bon chat de vilain, il est autant terrible que son maître… Mais c’était sans compter sur la débrouillardise de Junéa, captive mais encore vive d’esprit et de corps.

Tout en poésie…
Ce que j’ai lu était une nouvelle toute en poésie, en délicatesse, en douceur et finesse. Un texte empreint de magie et on la ressent à chaque mot, chaque ligne. Plus l’histoire défile, plus nous plongeant dans cette maison, aux côtés de ces petites créatures. C’est un moment de leur vie, un instant, rapide, presque éphémère… Quelques minutes qui peuvent tout changer, quelques minutes où tout peut arriver. Et ça on le ressent très fortement à travers les lignes. Marine Gautier nous entraîne et on devient spectateur, pieds et poings liés. Incapable de réagir, juste là, derrière la fenêtre de la maison, à observer les événements comme un voyeur. Mais là, comme une présence silencieuse partageant cet instant décisif dans la vie de toutes ces créatures…

Un message ?
Un prison de verre, des créatures aucunement prêtes au combat, un magicien malveillant. La personnification d’un monde ? Du monde contemporain ? La personnification d’un fait ? Une femme sans défense, réduite à vivre enfermée, une vie qu’elle n’a jamais voulu. Contrôlée par un homme malveillant, aux buts obscurs… Cette nouvelle me semble pouvoir personnifier de nombreuses choses, et j’ai trouvé ça extrêmement intéressant. Laissant libre court à notre interprétation.

Au final, une excellente nouvelle à découvrir ! Marine Gautier a une sacrée plume, qui vous ensorcellera, et vous déstabilisera par ce message caché que chacun peut voir à sa façon. Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition