Twist – Lydie A. Wallon

Titre : Twist
Auteur : Lydie A. Wallon
Éditeur : Auto-édition
Genre : Fantastique
Résumé : Recueil de nouvelles : 4 récits, 4 voyages, 4 twists
– Examen de Conscience (Science-fiction)
Et si nos rêves étaient plus réels que nos jours ? Et s’ils modifiaient notre rapport au temps, à l’espace, aux autres, à nous-mêmes…
– Neuf Femmes (Fantastique)
Une japonaise erre dans une ville d’Iran à la recherche d’une maison, celle de la famille de la femme dont l’esprit partage le sien.
– La Nuit du Tsalal (Fantastique)
La sorcière Merline va devoir affronter ses pires démons. Y parviendra-t-elle sans vendre son âme au diable ?
– Bjorn & Sirèn (Conte horrifique)
Dans le froid polaire de la Scandinavie se joue un conte horrifique à vous glacer le sang.

Notation :

Avis :

Quatre nouvelles, toutes ancrées dans les genres de l’imaginaire, que ce soit du fantastique, de la science-fiction ou de l’horreur… Lydie A. Wallon, autrice de la saga la Nébuleuse d’Héra, nous transporte à travers quatre univers aux ambiances bien différentes mais au style toujours impeccable ! Entre une sorcière vengeresse, une sorte de poupée russe humaine, un rêve un peu trop réel et une histoire glaciale…

Après le premier tome de la Nébuleuse d’Héra, quel plaisir de se plonger de nouveau dans le style irréprochable de Lydie A. Wallon ! Fluide, terriblement agréable à lire, on se laisse rapidement porté entre les différents univers. Aucune lourdeur, aucune répétition, et toujours dans cette idée de réussite, lorsque des dialogues deviennent explicatifs l’autrice les construit de manière infaillible. Aucune fausse note donc, pour cette plume.

Et qu’en est-il de la thématique ? Parce que finalement, il doit bien y avoir un thème commun à ces quatre nouvelles ? Si ce n’est évidemment le twist qui marque avec brio la fin de chaque texte. Dans ces quatre récits, on retrouve toujours la place des femmes, importantes. Imposantes. Et cette fragilité qui l’accompagne. Cette fragilité qui révèle parfois des choses plus macabres. Et c’est bien ça qui lie ces nouvelles : le macabre. Que ce soit complètement horrifique avec ‘Bjorn et Siren’, ou simplement psychologique avec ‘Examen de conscience’… On retrouve des thèmes en filigrane, que ce soit le viol, la violence conjugale, ou le meurtre, omniprésent…

En bref :

Un recueil de nouvelles bien construit, regroupant des textes aux ambiances différentes mais porteur de thématiques liées. À découvrir !

**Service de presse via Simplement Pro

La Nébuleuse d’Héra – livre 1 : La toile du destin

Eh non, vous ne rêvez pas, c’est bien de la Nébuleuse d’Héra dont je vais vous parler, ce roman que j’ai traîné de mois en mois, lisant les services de presse à la place. Et puis, l’envie de terminer ce roman s’est faite insistante, alors j’ai achevé ma lecture ! Je vous parle donc d’un roman qui s’est fait désiré, mais qui vaut finalement l’attente, le premier livre de la Nébuleuse d’Héra : La toile du destin de Lydie A Wallon.

Résumé : En 3602, la Terre n’est plus qu’une planète à l’abandon. Trois races distinctes, issues des humains, ont colonisé de nouveaux systèmes.
Kendalh, une scientifique « homogène » — l’espèce dite supérieure — rejoint sa planète après une mission de plus d’un an. Sa vie extrêmement réglée prend un virage inattendu lorsque son vaisseau s’écrase sur un territoire hostile, envahi de créatures monstrueuses.
Quel choix lui reste-t-il quand celui qui lui sauve la vie est un de ces détestables humains, et qu’il tire des pouvoirs étranges de cristaux que tous pensaient disparus ?

 

 


Avis :

Du Space Opera bien mené…
Après plusieurs mois d’attente, je vous parle enfin de ce roman que je m’étais procurée lorsqu’il était sorti pour la première fois chez Evidence Edition. Dans ce roman, ce pavé devrai-je même dire et vous savez comme j’ai du mal avec les pavés, nous faisons la connaissance de toute une ribambelle de personnages, aussi différents les uns que les autres, et auxquels l’auteur a insufflé une personnalité, à chacun. Et c’est bien joué de sa part, car vu la multitude de protagonistes, j’aurai été vite perdue si ceux-ci avaient été sans profondeur. Vous pouvez donc être rassurés de ce côté-là, pas de misère à déplorer, mais des personnages bien campés et cohérents. Et autour de tous ces héros se dessine un décor futuriste, du space opera. J’apprécie beaucoup ce sous-genre de la science-fiction. Après tout, qui n’est pas fan de Star Wars ? (répondez pas, je sais, je sais…) Ici, l’auteur nous transporte dans un univers travaillé et mieux encore : maîtrisé. Elle ne laisse rien au hasard, à coup d’explications, de descriptions et de passifs. Si parfois, j’ai trouvé certains passages longs et plutôt lents, j’ai été néanmoins ravie de pouvoir en apprendre plus et gratter la couche de non-dits qui semblent recouvrir cet univers.

Aux allures de dystopie…
Il est devenu assez récurrent de trouver plusieurs genres dans une fiction, et ce roman-ci n’échappe pas à la « règle ». Et si le space opera est très bien mené, j’ai pu relevé des traces de dystopie pas vraiment dissimulées. À quoi je fais référence ? La grande question. Eh bien, ici, nous évoluons dans un univers géré et dominé par une race nommée « Homogène », des êtres parfaits, créés génétiquement à partir d’un catalogue. L’idée est intéressante, n’est-ce pas ? Rien que par cette espèce, Lydie A Wallon pose les questions de « l’humanité », et de toutes sortes de sentiments qui l’accompagnent. Ce qui provoque, pour nous aussi, tout un tas de questions : comment vivre heureux dans un monde où tout est parfait ? Suis-je prêt à suivre tout ce qu’on me dit, sous prétexte que c’est ce qui a été décidé pour moi, dans un but de perfection ? Si là déjà on voit se dessiner une jolie dystopie à la sauce Promise, nous ne sommes pas encore au nœud du problème. Parce que s’il y a des dominants, c’est que forcément, il y a des dominés. Et n’en doutez plus, ceux-ci sont les humains. Il existe également une autre race, considérée comme inférieure aux Homogènes (comprenez bien que les Homogènes, c’est la perfection tout ça, tout ça) : les anifahs, créature mi humaine, mi bête. Et c’est là qu’on entre dans un autre niveau de la dystopie puisque les humains sont considérés comme impurs, il est donc interdit à un Homogène un quelconque rapport avec un Humain. Comprenez qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Maltraités, considérés comme des moins que rien, les Humains vont donc se révolter, doucement mais sûrement. Mettant des bâtons dans les roues aux Homogènes. Hey, mais c’est qu’on est en pleine dystopie là, n’est-ce pas ? Où le cœur du combat est cette discrimination, cette guerre inter-raciale. Une thématique profonde et très bien traitée.

Porté par une multitude de sous genres…
Et puis, derrière ce space opera, cette dystopie, d’autres genres se révèlent. On a une romance interdite, qui, sans être inintéressante, était plutôt prévisible. Et même une enquête policière. Si on gratte un peu, on peut sans doute en trouver d’autres et c’est, à mon avis, ce qui fait la force de ce roman. Il réunit tellement de genres littéraires, traitent de nombreux sujets, mettant en scènes une multitude de personnages tous différents, tellement, qu’il peut plaire à un très large public. Le but de l’auteur est de rendre abordable la science-fiction aux femmes, puisque ce genre est souvent boudé par ce lectorat. Apparemment. Et, il me semble qu’elle a plutôt bien réussi son affaire. Loin de tomber dans une histoire simple, basée essentiellement sur une romance, Lydie A Wallon ouvre les portes d’un monde développé, à l’historique passionnant et original. Si une romance se tisse, c’est pour surtout montrer que peu importe la race, nous ne sommes pas si différents. Finalement, ce roman est une ode à la tolérance, sous couvert de complots, manipulations, mystères, enquête policière, romance…

Au final, si j’ai un peu traîné à lire ce roman, repoussant sans cesse sa lecture, je suis très heureuse de l’avoir lu. Il est riche d’une telle pluralité de genres, de personnages et de thématiques qu’il en est passionnant. Et, ce que je vous ai raconté, n’est qu’une infime parti de ce qu’il recèle. Un roman à découvrir !

Bjorn et Siren

Proposée gratuitement sur Amazon, je me suis laissée tenter par une nouvelle horrifique signée Lydie A. Wallon, je vous parle donc de Bjorn et Siren.

Résumé : « Il ne se souvenait plus d’où il venait. Les chemins enneigés se ressemblaient tous. Où se trouvaient ses parents ? Étaient-ils seulement vivants ? Comment survivrait-il, seul, au milieu des fjords norvégiens ? »
Dans le froid polaire de la Scandinavie se joue un conte horrifique à vous glacer le sang.

Un retournement de cerveau…
Dans un premier temps, nous rencontrons Bjorn, qui se retrouve perdu dans la forêt, un peu à l’image du petit poucet que les parents abandonnent. Ici, on retrouve clairement cette idée. Et puis, au fil des lignes, le petit Bjorn fait la rencontre de Siren. Et c’est là que mon cerveau s’est englué. Il faut dire que Lydie A Wallon a mis un point d’honneur à nous embrouiller, tout en nous gardant sur le sentier qu’elle avait tracé pour nous. Et donc, doucement, nous perdons un peu le fil du temps, de l’espace, du décor. Nous nous perdons entre Bjorn, entre Siren, et entre l’horreur. Finalement, c’est une nouvelle horrifique, oui, c’est certain, mais sans doute un peu psychologique aussi. J’ai été dérangée plus d’une fois par cette drôle d’ambiance malsaine et macabre, et j’ai eu froid. Très froid, moi aussi.

Un texte horrifique…
Si Lydie A Wallon nous présente cette nouvelle comme un texte horrifique c’est bien pour nous prévenir qu’il n’est pas à mettre entre toutes les mains. Parce qu’en plus de nous mettre le cerveau en bouilli, cette nouvelle écarlate a l’odeur âcre du sang. Parce que oui, c’est sanglant et la plume de l’auteur ne nous épargne pas. Mais s’il y a bien quelque chose que j’ai trouvé agréable (peut-être n’est-ce pas le bon mot mais vous avez saisi l’idée) c’est que cet aspect horrifique est amené, et ne débarque pas de nulle part pour simplement faire frissonner le lecteur. Il participe à l’intrigue et à ce retournement de cerveau.

Au final, c’est un très bon texte que j’ai découvert là et je vous le conseille vivement. De toute façon, il n’y a rien à perdre, après tout, il est gratuit ici.