Vendetta – saison 1

Entre sombre passé, présent douteux et avenir incertain, Orlane Labat nous propose de plonger, tête la première, dans les profondeurs de la mafia italienne… Je vous parle de la première saison de Vendetta.

Résumé : Depuis que moi, Elizabeth, fais partie d’une puissante organisation mafieuse italienne, je ne ressens plus rien. La mort, la drogue, le sang à profusion ou encore les longues séances de torture me font à peine frémir. Les notions de Bien et de Mal n’ont plus aucun sens pour moi, je suis prête à tout. Je n’ai qu’un objectif en tête, celui qui motive mes actes les plus honorables ainsi que les plus sombres: retrouver ma sœur, la personne que j’aime le plus au monde.
Elizabeth avait envisagé tous les obstacles possibles. Tous, sauf un. Alessandro, le Parrain du réseau.
Ce contretemps bouleversera tout ce qu’elle a difficilement construit. Au risque même de tout détruire ?


Avis :

Une romance explosive…
Sensuel, séducteur, ce roman nous propulse dans une romance addictive où les protagonistes semblent jouer au jeu du chat et de la souris. Qui sera le plus froid ? Qui fuira le plus vite ? Qui fera le plus mal ? Orlane Labat joue avec nos nerfs avec ses deux héros aussi têtus que mystérieux. Dans une danse lascive, Elizabeth tente d’échapper aux griffes acérées de son patron si sexy, le terrible Alessandro. Ils se cherchent, se repoussent, puis se coincent de nouveau. Ces deux personnages sont insaisissables. Cachent mille et une facettes de leur personnalité et de leurs projets. Ce qui est sûr c’est qu’Eli et Alessandro vont faire des étincelles ! Reste à savoir si sera une bombe, ou un feu d’artifices.

Dans un univers perturbant…
Orlane Labat nous insère dans un univers terrifiant. Celui de la mafia italienne. Dans cette ambiance très codée, nous suivons donc le parrain de la mafia en question, ses conquêtes, ses hommes et elle. La belle et sulfureuse Elizabeth. À coup de trafic de drogues, galas et autres donation de femmes, nous apprécions ce milieu dont on ne connaît presque rien. Vendetta nous fait donc découvrir un monde très hiérarchisé, où aucune chose n’est laissée au hasard. Dans cette première saison, l’univers s’installe et s’immisce dans la relation des deux protagonistes. Et si la romance peut sembler prendre le pas sur le décor, on déchante vite quand apparaît Ellen, une femme aussi mystérieuse que les desseins du terrible Alessandro. Orlane Labat réussit avec brio à nous immerger dans cet univers, peignant des personnages passionnants et réalistes, dans leur pensée et leur action. On en vient à détester certains personnages, à adorer les uns et à éprouver des sentiments contradictoires pour les autres.

Où le passé ressurgit, terrifiant…
Mais voilà, outre la romance dangereuse et captivante, outre le milieu mafieux passionnant et sinistre, les mystères et le passé des héros nous hypnotisent plus encore que leur jeu romantique du chat et de la souris. Elizabeth cache tellement de faiblesses, de part son passé obscur et si obsédant, qu’on en vient à ressentir une curiosité malsaine, mais insatiable. Que lui est-il arrivé ? La question revient, incessante ! Et c’est dans ce sentiment d’urgence que nous lisons ce roman, avide d’en savoir plus. Aux aguets. À l’affut de la moindre information pouvant nous éclairer. Alessandro n’est pas en reste non plus. Ses sous-entendus, ses pensées, tout porte à croire qu’il prévoit quelque chose de particulier pour la jeune femme, mais quoi ? Cette première saison est faite de mystères et de passions dévorantes, pour nous frustrer terriblement quand vient la fin… Mais rassurons-nous, la saison 2 sort le mois prochain.

Au final, une romance comme je les aime où le danger est présent, constant. Si vous avez envie de frissonner aux côtés d’Elizabeth, je vous conseille vivement cette première saison de Vendetta. Un carton plein pour Orlane Labat !

Mi vida es mia – saison 2

Après avoir littéralement dévoré la première saison, j’ai enfin eu l’occasion de me procurer la suite et je l’ai, pareillement, dévoré. Même plus encore, puisque cette saison 2 me paraît encore bien meilleure… Je vous parle donc de la suite et fin de Mi vida es mia de Céline Jeanne.

Résumé :  » N’attire jamais l’attention, ma chérie. Sois toujours aussi discrète qu’un caméléon.  »
Les paroles de son père hantent encore Amaya quand elle débarque au Salvador après l’assassinat de ses parents, commandité par la Mara Salvatrucha, gang le plus puissant au monde : le père d’Amaya, ancien policier, a autrefois fait emprisonner l’un de leurs chefs, et a dû fuir aux Etats-Unis pour protéger sa famille.
Aujourd’hui orpheline, Amaya doit réapprendre à vivre dans ce monde où elle se sent plus que jamais étrangère : insultes, violences, tout lui rappelle qu’elle n’est pas la bienvenue ici. Heureusement dans quelques mois elle sera enfin majeure et sera libre de recommencer une nouvelle vie, loin de tout ça. En attendant, il faut survivre.
Mais tout bascule lorsque qu’Amaya croise le regard d’Adrián, la Première Main de la branche locale de la Savatrucha. Adrián, un bad boy, un vrai, au regard brûlant et au charme ravageur.
Attirée malgré elle, Amaya sera-t-elle capable de d’écouter son instinct de survie qui lui hurle de rester loin de ce garçon à l’aura dangereuse ?


Avis :

Une suite…
Après de longs mois d’attente, j’ai enfin acheter la suite de Mi vida es mia, et c’est avec une grande joie que j’ai retrouvé Amaya et Adrián. En relisant mon avis sur la première saison, je me rends compte que je n’ai pas réussi à vous exposer véritablement tout ce qui fait de ce roman une pépite. Parce qu’on n’est pas dans une histoire d’amour ordinaire comme on en trouve beaucoup. Vous savez, ces romans sans saveurs, dans lesquels on retrouve éternellement les mêmes codes, les mêmes cheminements… Ici, nous sommes loin de ces romans commerciaux, mais bien dans un récit vif, profond et réel. Et si d’ordinaire j’ai tendance à trouver les suites moins bonnes, Céline Jeanne me trompe totalement, en offrant à son lecteur une histoire encore plus aboutie, nous prouvant que la première saison, si intense fut-elle, n’était finalement qu’une simple mise en bouche.

En plein cœur des maras…
Dans cette deuxième saison, l’auteur nous entraîne encore plus profondément au sein de cet univers latino des maras. Des gangs, des cliques, une Famille… Nous en apprenons davantage sur le fonctionnement de ce monde, sur leurs codes, leurs façons de voir les choses. Et tout cela accolé au passif de la belle Amaya rend ce récit à la fois addictif par l’action, et bouleversant par les événements. Plus encore, Céline Jeanne nous expose la vie des uns et des autres, nous montrant, sans timidité, la réalité de ce milieu. Tournée vers les personnages et leur passif, mais encore davantage vers leur avenir, cette saison 2 nous offre un panorama vivace et réaliste du Salvador pour nous immerger pleinement dans cet univers si détonant. Et si je ne vous parle que de l’enrobage, c’est bien parce que celui-ci prend une place très importante dans la romance. Sans lui, elle n’aurait plus la même saveur. Epicée et dangereuse, la relation entre Amaya et Adrián termine de nous achever… pour nous faire rêver à mille et unes nouvelles histoires. Alors que dans la première saison, ils se cherchaient, faisant palpiter de manière relativement chaste notre petit cœur, dans cette deuxième saison, nous passons un cran au-dessus, pour, de façon élégante, nous faire monter légèrement le rouge aux joues.

Des thématiques fortes…
Une romance palpitante, perdue dans les méandres d’un milieu dangereux et destructeur… Mi vida es mia, en plus de m’avoir fait pleurer à la fin, a le mérite d’exposer des thématiques fortes comme la pauvreté, la solitude… Comment s’en sortir lorsqu’on est seul, sans argent dans un monde régit par les maras ? Et c’est bien ça qui m’a tapée dans l’œil, en plus de cette relation explosive entre nos deux protagonistes évidemment. Dans cette deuxième saison, on nous parle de la famille, de l’amitié, de l’amour, de l’orphelinat… Dans cette deuxième saison, on nous expose des réalités difficiles, mais des réalités quand même. Et c’est terriblement bouleversant ! Alors oui, je le dis et le redis, Mi vida es mia n’est pas qu’une romance, c’est l’histoire d’une émancipation, l’histoire d’un rêve qui devient réalité, l’histoire d’un nouveau tournant, celui qui changera toute une vie. Celui qui transformera une existence passée à survivre, en un avenir brillant et radieux.

Au final, cette deuxième saison est, à mon sens, encore plus exceptionnelle que la première. Mi vida es mia est une romance explosive, sous un fond passionnant, portée par une plume immersive et d’une fluidité incroyable. Aucune fausse note, et j’espère pouvoir lire un jour une suite…

Never Back Down

Acheté et dédicacé par l’auteur au salon du livre de Paris, je vous parle d’un roman que j’ai beaucoup apprécié malgré plusieurs points qui me semblent à revoir. Never Back Down de Laura E-L est une romance, pour le moins… intense et dangereuse !

Résumé : Je m’appelle Léonie Foster, je viens de m’installer à Chicago avec mon meilleur ami pour pouvoir profiter pleinement de la vie étudiante. Un rêve qui est en train de virer au cauchemar depuis que Tobias Reed – apparemment une célébrité ici – a décidé de s’immiscer dans ma vie. Il est tout ce que je redoute : autoritaire, glacial et surtout dangereux. Très dangereux : car il y a quelque chose qui me fascine en lui, quelque chose qui fait cogner mon cœur tel un boxeur fou dans ma poitrine.
Je suis Tobias Reed, le meilleur boxeur de Chicago, dit  » The Devil  » – mais je ne sais pas pourquoi je me présente, tout le monde me connaît. Enfin sorti de prison, je suis de retour en ville – et malheureusement aussi à l’université – et je compte bien de nouveau profiter pleinement de la vie, d’une vie de sueur et de débauche. Mais depuis que cette fille en apparence insignifiante m’est tombée dessus, je ne contrôle plus rien : une pulsion inconnue me pousse sans cesse vers elle. Et ça, je ne peux le supporter.
Entre attraction et répulsion, l’intensité de leur relation va bientôt mettre Léonie et Tobias en danger… jusqu’à les pousser à commettre l’irréparable.


Avis :

Une romance dangereuse…
Never Back Down est une romance intense, immersive et diaboliquement addictive. Tout est dit, et je n’exagère pas. Cette romance est donc dangereuse de deux façons. Tout d’abord, pour nous. J’ai lu ce pavé en deux jours, faisant fi de mes autres lectures. Mais dangereuse aussi, pour les personnages évidemment. Surtout pour la tendre et jolie Léonie, que rien ne prédestinait à rencontrer le terrible et infiniment sexy Tobias Reed. Si cette romance est noire, sombre, à l’image de la ville Chicago et de quelques personnages, arrivée à un certain moment de ma lecture (vers la fin surtout, c’est-à-dire, le dernier tiers du roman), j’ai trouvé quelques scènes un peu cul-cul la praline. Les propos des personnages suintaient d’amour et ça m’a dérangée. Entraînant une vraie fracture avec la première partie du roman. Mention spéciale à l’univers de la boxe, qui est un élément que j’ai beaucoup apprécié et qui a rendu ma lecture encore plus agréable. Et si la romance est addictive, les personnages sont aussi intéressants. Même si j’ai eu plus de mal avec certains que d’autres.

Les personnages…
Tout d’abord, parlons des deux principaux. La belle, douce et naïve Léonie Foster, et le beau, sexy et ténébreux Tobias Reed. Présentés comme ça, ces personnages représentent le stéréotypes parfaits des romans de ce genre. Et très clairement, je ne vais pas vous contredire là-dessus. Cependant, le mélange fut explosif et j’ai donc passé un bon moment. Mis à part, donc, ce côté « déjà vu », les personnages cachent une vraie part secrète… Surtout Tobias, qui, derrière ces airs de bad boy démoniaque, cachent un terrible passé qui le hante encore aujourd’hui. Facile à partir de là, d’expliquer le comportement ambivalent de ce personnage. Si j’ai été terriblement charmée par Tobias et son côté noir, Léonie fut une vraie déception. Un personnage trop sage, incohérent même entre sa façon d’agir et de penser. On pourrait mettre ça sur le compte de l’attirance qu’elle ressent vis-à-vis de Tobias, qui est d’ailleurs, difficile à expliquer pour elle aussi. Néanmoins, ce personnage naïf, vierge (on s’en serait pas douté…) et presque aussi pur que Candide, m’a laissé de marbre. Ses sautes d’humeurs qui la font passer pour une femme sûre d’elle et déterminée sont aléatoires et finalement, ne m’ont pas semblé faire véritablement partie de sa personnalité.
Les autres personnages secondaires, sont… secondaires. Même si certains ont réussi à faire leur place aux côtés des principaux, ils restent tout de même relativement insignifiant dans l’intrigue. Rodérick est sûrement l’exception puisqu’il est la bouée de sauvetage de Tobias, un homme fort et sincère, bien qu’un peu trop pleurnicheur à mon goût, sur qui les personnages peuvent compter.

En filigrane…
Si j’ai apprécié la romance dangereuse malgré le côté mielleux qui ressort vers la fin, je ne peux pas en dire autant du décor que l’auteur a posé un peu maladroitement. Nous suivons des étudiants dans une université américaine de Chicago. Nous les suivons donc entre soirées, sorties, soirées, soirées, sorties, soirées et un peu de cours. Et c’est ça qui m’a gênée. Si au début, nous étions bien dans le contexte des études, il s’est vite évaporé pour laisser les personnages vagabonder au rythme de la nuit, de leur sortie et de leurs pulsions sexuelles. C’est dommage, car, finalement, le contexte étudiant ne sert pas à grand chose mis à part aux soirées…
Ensuite, le père de la tendre, douce et belle Léonie. C’est le personnage bouche-trou par excellence, qui ne va apparaître que pour permettre à l’histoire d’avancer mais sans avoir finalement d’impact significatif. C’est un père protecteur, peut-être un peu trop, très présent au début. Puis pouf il disparaît, non sans avoir demandé à la belle, tendre et douce Léonie de trouver un travail. Pourquoi ? L’intérêt de ce boulot dans l’histoire ? Il n’y en a pas. Il m’a semblé que cette partie de l’histoire n’avait aucun impact sur l’intrigue et alourdissait le texte pour pas grand chose. Après un épisode où elle court se réfugier chez lui, parce que en tant que belle, tendre et douce Léonie, elle a eu très très très peur (bref, j’en dis pas plus), on le voit plus du tout. Est-il mort ? A-t-il fuit avec une donzelle ? Suit-il sa fille tel un stalker ? On ne le saura jamais. Alors, oui, ce que je vous expose là, peut sembler inutile, ne servir à rien etc… Mais, en tant que lectrice, j’ai été gênée. J’ai eu l’impression d’un contexte bâclé, comme si le monde dans lequel les personnages évoluent n’avait pas d’importance si ce n’est cette histoire d’amour. C’est dommage.

Le texte…
Dans ce paragraphe, je devrais vous parler du style de l’auteur et je vais le faire. Mais avant, j’ai relevé énormément de coquilles dans ce texte. Je peux comprendre qu’il soit long, mais les coquilles sont si voyantes que ma lecture en a été altérée, ralentie. Un « ur » au lieu de « sur » ou des mots sans espaces. Et bien d’autres. J’ai même relevé une incohérence, relative au contexte de l’histoire. Ce qui prouve d’autant plus mon sentiment d’arrière plan bâclé. On apprend qu’un des personnages souhaitent devenir Juge, et fait donc des études de droit. Puis plus tard, quand quelqu’un dira « Je fais des études de journalisme », ce même personnage qui faisait des études de droit balance un « moi aussi » qui m’a complètement déstabilisée. Si bien que je suis allée vérifier au début si je ne m’étais pas trompée. Mais non. Autre chose qui m’a retournée le cerveau « il est tant d’y aller ». C’est ce que j’ai lu dans le roman, mais ne dit-on pas plutôt « il est TEMPS d’y aller » ? Bref, un peu étrange tout ça. Et bien d’autres petites erreurs…
Autrement, la plume de l’auteur est plutôt fluide, même s’il m’a semblé que certaines phrases étaient trop longues, trop lourdes. Avec trop de propositions juxtaposées. Cependant, elle arrive à nous immerger dans la tête de ses personnages assez facilement, rendant le glissement dans la lecture encore plus rapide.

Au final, c’est une romance qui m’a bien plu, malgré des points à revoir sur le contexte et le texte en lui-même. Un bon moment néanmoins, surtout aux côtés du terrible Tobias Reed.