Mon combat

Ce roman concourt au prix des auteurs inconnus, dans la catégorie Réalisme.


Comme vous le voyez, j’enchaîne les lectures du prix des auteurs inconnus de la catégorie Réalisme. Je vous parle aujourd’hui de Mon combat de Jocelyne Tribot. Un roman qui n’a pas su me charmer…

Résumé : À la suite d’un accident, Abby souffre d’une amnésie après s’être réveillée du coma. Aucun souvenir de son passé ni même de son mari, sa mémoire a été totalement effacée. Des images vont alors resurgir, ils la mettront face à des instants inconnus qu’elle seule pourra déchiffrer pour découvrir toute la vérité.


Avis :

Tout va trop vite…
La première impression, durant et à la fin de ma lecture est cette vitesse. Tout va trop vite. On n’a pas vraiment le temps de se poser, d’appréhender la vie d’Abby… Et même elle, ne semble pas avoir le temps non plus. Elle est propulsée dans sa vie, comme si on l’avait poussée d’un coup de coude brutal. Et cette rapidité de l’intrigue rend celle-ci irréaliste. Je n’ai pas réussi à y croire. Tout m’a semblé trop facile, puisque tout est allé très vite, trop vite. Cela m’a laissé un sentiment de roman bâclé. Comme si l’auteur voulait à tout prix arriver à la fin, sans passer par toutes les étapes « barbantes » du déroulement du récit. C’est dommage, car l’intrigue paraît si riche que l’auteur aurait pu développer jusqu’à ajouter bien une centaine de pages supplémentaires. Peut-être serait-ce une piste pour une potentielle réédition, car l’histoire a un potentiel certain, mais qui ne me semble pas exploité correctement.

Du suspense…
Malgré cette rapidité de l’intrigue, l’auteur met en place un mystère. Un suspense même. Bon, évidemment, la vitesse du récit fait que… Le suspense devient vite irréaliste et on n’y croit pas du tout. Néanmoins, j’ai tout de même été intriguée. Parce qu’Abby n’est pas seulement devenu inconsciente, ce n’est pas seulement une recherche d’elle-même, une introspection pour retrouver ses souvenirs. C’est aussi un roman à suspense, une enquête rapide, trop rapide, qui de ce fait, aurait besoin d’un bon coup de développement. On en revient toujours à ce problème de vitesse, mais c’est de toute façon, le point noir de ce livre.

Une introspection…
Même si ce n’est pas que une introspection, c’en est une tout de même. En effet, dans la première partie du roman, Abby essaie de se souvenir. Se rappeler de sa vie, de son passé, de ses proches. Mais c’est très difficile. Alors, on va essayer de l’emmener dans des lieux, lui montrer des photos, tentant de lui rappeler ne serait-ce qu’une infime partie de sa vie. Lorsque les souvenirs jaillissent, ils apparaissent tels des visions, des hallucinations. Et c’est ce côté du roman que j’ai apprécié. Cet aspect introspectif, cette façon de présenter les souvenirs qui reviennent en mémoire, j’ai trouvé ça très réaliste, et s’ancrant parfaitement dans le déroulement du récit.

La plume de l’auteur…
Ce roman n’est pas ma première lecture de l’écrivaine. En effet, vous pourrez retrouver sur le blog, mon avis sur une nouvelle Océan de l’amour, océan de la peur, qui est un texte poignant et dont l’intrigue est très bien déroulée. Le format nouvelle semble davantage correspondre à l’auteur qui va donc, droit au but, faisant fi des fioritures qui encadrent l’intrigue. Mais j’ai également découvert un autre de ses textes, une romance : Le caissier de mes rêves, où j’avais relevé également une impression de rapidité, comme si l’auteur voulait en finir au plus vite. Au sujet de la plume de l’auteur, je l’ai trouvé globalement fluide, mais certains passages m’ont paru un peu lourds, parfois maladroits. Je pense notamment au dialogue, qui ne m’ont pas du tout semblé réaliste par moment. Aussi, dû au mode accéléré du roman (on y revient toujours). J’ai pu néanmoins repérer quelques petites coquilles.

Au final, c’est donc un livre qui n’a pas su me charmer mais qui mérite un développement important, d’autant qu’il y a beaucoup à dire à la vue de l’intrigue pleine de potentielle.

Le caissier de mes rêves

Ces derniers jours, j’ai lu beaucoup de romance comparé à d’ordinaire et ce n’est pas forcément pour me déplaire. Je vous parle donc d’une histoire bien sympathique malgré quelques petites lacunes : Le caissier de mes rêves de Jocelyne Tribot.

Résumé : Clarisse cherche du travail et alors qu’elle est convoquée pour un entretien dans un magasin, elle découvre un homme derrière la caisse. Un beau caissier qui lui a tapé dans l’œil. Elle va donc chercher à le voir plus souvent en faisant ses courses. Peu de temps après, elle apprend qu’elle est embauchée, plus besoin pour elle de faire des achats inutiles pour le voir. Mais seulement elle va devoir faire face à de la jalousie.


Avis :

L’intrigue…
Nous suivons une jeune femme, qui semble indépendante, au caractère fort. Elle est belle, aussi bien physiquement que moralement apparemment. Bref, un petit cœur en sucre. Ce joli brin de fille débarque dans un super-marché et tombe raide dingue du beau caissier. Et la cerise sur le gâteau, elle apprend qu’elle est embauchée dans le même super-marché que son apollon ! Démarre alors une histoire d’amour où les obstacles seront nombreux…

Une intrigue plutôt simple mais agréable. S’il y a bien quelque chose que j’ai apprécié est le double sens du titre, puisque nous suivons Clarisse dans la réalité, usant de bien des stratagèmes pour faire tomber le beau caissier, le caissier de ses rêves. Et puis, on la suit ponctuellement dans ses rêves, avec ce beau caissier. Bref, j’ai trouvé cet aspect très sympa !

Un triangle amoureux…
Ce roman fut un bon moment de lecture. Le tout est finalement addictif et on veut connaître le dénouement. J’ai beaucoup apprécié ce triangle amoureux qui s’est formé, mais qui n’en ai pas vraiment un. Dans cette histoire on parle d’homo-sexualité avec justesse, normalité. Et ça fait beaucoup de bien ! Comme le quotidien, la vie en général, et c’est un point très positif, qui m’a beaucoup plu.

Des passages parfois maladroits…
Je vous disais dans l’introduction, un texte sympa mais avec quelques lacunes. Bon, si je mets de côté les quelques coquilles qui parsèment le texte, j’ai trouvé que certaines phrases étaient maladroites, un peu lourdes parfois. J’ai beaucoup rencontré ça dans quelques dialogues, qui me paraissaient un peu faux. Une lourdeur, comme pour expédier au plus vite l’histoire. Pour que tout soit dit rapidement, et qu’on en parle plus. Ce n’est pas le cas du texte dans son ensemble, mais c’est tout de même présent par moment, donc ça m’a parfois un peu gêné.

Au final, j’ai bien aimé ce roman, court mais addictif. Peut-être que s’il avait été un peu plus long, l’intrigue aurait été un peu plus ficelée et cette sensation de lourdeur par moment aurait disparu. Autrement, ce fut un bon moment. Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par l’auteur

! Attention spoilers !

Quand on frôle la new romance…
S’il y a bien quelque chose qui m’a surprise, voire amusée, c’est ce que l’auteur a fait de ce genre si populaire qu’est la new romance. Ici, on retrouve tous les codes : les scènes de sexes (incontournables), les je t’aime, moi non plus, les obstacles à l’amour pur et sincère, la jolie fille juste parfaite, le beau gars juste trop merveilleux quoi… Bref, tout est réuni pour que tous les fans soient heureux quoi. Enfin… Pas vraiment. Parce qu’au lieu du beau gars, riche et propriétaire d’une grande entreprise, on a un mec, canon certes, mais propriétaire d’un… super-marché. Et puis, la jolie fille super canon, et tout et tout, est… caissière. Pardonnez-moi, je n’ai rien contre les caissières, hein, mais y a plus glamour comme métier, surtout dans la new romance. Bref, j’ai eu l’impression de lire une sorte de parodie par moment. Je ne sais pas si c’était voulu, mais c’est ce que j’ai ressenti.