Ken’en : Comme chien et singe, tome 3 – Fuetsudo & Ichimura Hitoshi

Titre : Ken’en – Comme chien et singe
Auteurs : Fuetsudo & Ichimura Hitoshi
Éditeur : éditions Doki-Doki
Genres : Fantastique / Légende
Résumé : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke. L’un d’eux, Mashira, a adopté Hayate, un chien magique tueur de démons. Envoyé initialement pour l’éliminer, l’animal semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Mais ce dernier se retrouve atteint d’un étrange mal après avoir voulu aider la déesse Yanahime. Son chien part alors seul dans la montagne, et tombe sur un esprit à la forme des plus surprenantes qui lui demande de l’aider à retrouver un remède magique…

Notation :

Avis :

Après un premier tome bien sympa et un deuxième tome plus poussé, ce troisième tome se révèle dans la lignée de ses camarades. Aussi frais, plein d’aventure et palpitant que les autres. Dès lors, dans ce troisième opus, plusieurs intrigues se mêlent, pour nous faire passer un excellent moment, et surtout, nous tenir en haleine tout du long, jusqu’à la dernière page.

Dans ce manga nous verrons donc la rencontre d’un chien magique et d’un champignon, une âme errante et malfaisante, et puis même un nouveau personnage. Un Kakuen qui va nous en apprendre énormément sur le passé de son espèce, et le pourquoi de leur défiance envers les humains. Une suite riche en nouveautés donc, aussi bien dans l’intrigue que dans les personnages.

Le duo Mashira/Hayate est toujours aussi adorable, et ils se rapprochent toujours un peu plus. Le caractère d’Hayate est toujours aussi difficile à cerner, quand on peut lire à travers Mashira comme dans un livre ouvert. Cela provoque un vrai contraste entre ces deux personnages. Un contraste rendant ces deux protagonistes d’autant plus intéressants. Par ailleurs, ce troisième tome nous permet d’en savoir plus sur les Kakuens, et leur relation aux humains. Ce qui pour le moins passionnant. On notera également qu’on se perd encore davantage dans ce Japon ancestral, que ce soit à travers les légendes, qu’à travers les superbes décors.

En bref :

Finalement, le tome 3 de Ken’en est une excellente suite, qui nous intrigue encore davantage quant à la suite de cette série. On se retrouve donc bientôt avec le tome 4 !

Dilemma, tome 1 – Hajime & Tatsuya Tôji

Titre : Dilemma
Auteurs : Hajime & Tatsuya Tôji
Éditeur : éditions komikku
Genres : Horreur / Fantastique
Résumé : Yuzuru n’est guère enchanté d’aller dans une nouvelle école. Pas très sociable, il préfère être seul et serait même prêt à souhaiter la mort de ses nouveaux camarades pour ne pas affronter cette épreuve…
Lorsqu’il arrive dans sa nouvelle classe, le drame commence : tous les élèves et le professeur sont morts, allongés sur le sol.
Encore sous le choc et dans un état de panique total, Wabiko, une jeune fille qui prétend être Dieu, entre en contact avec lui. Elle le plonge dans un dilemme infernal et lui demande de choisir qui elle doit ressusciter et qui elle doit laisser pour mort. Un choix impossible…

Notation :

Avis :

Un nouvel élève, clairement asocial et anxieux, débarque dans un collège. Tout à son angoisse, il attend son professeur principal devant la salle de classe, d’où lui parvient les discussions de ses camarades. Terriblement stressé, une pensée lui vient. Fugace. « Qu’ils crèvent tous ». Il n’aurait jamais cru qu’elle changerait sa vie à tout jamais…

Dilemma est un manga qu’on pourrait qualifier de classique dans le genre horrifique. Un peu survivaliste, un peu énigmatique, et un peu de suspense… De quoi nous faire passer un bon moment, mais rien non plus de transcendant. Il faut dire que l’intrigue n’est pas si travaillée. Le début est, par ailleurs, un peu trop abrupte pour paraître un tant soit peu réaliste. Et elle nous interroge tellement qu’on en ressent une frustration profonde…

Ce qui reste appréciable, en revanche, est, de fait, les dilemmes auxquels est confronté le personnage principal. Puisque de ces dilemmes découle une réflexion plutôt intéressante, et nous permettant de nous interroger sur la nature humaine et sa psychologie. Avec toujours cette même question dans ce genre de manga « Comment aurions-nous réagi à sa place ? »

Pour ce qui est des dessins, Tatsuya Tôji nous offre un tracé fluide, bien clair et très agréable. Les expressions des personnages lors des moments d’angoisse sont bien représentées, nous immergeant un peu plus dans le côté psychologique et suspense du manga.

En bref :

Un manga appréciable dans un moment de creux, entraînant un questionnement classique dans le cas de ce type de manga. Sans grande envergure non plus !

Talentless, tome 3 – Furuya Iori et Looseboy

Titre : Talentless
Auteurs : Furuya Iori et Looseboy
Éditeur : éditions Doki Doki
Genre : Horreur
Résumé : Un détective immortel contre une meurtrière sans-pouvoir.
Tuez la meurtrière ! Démasquez la coupable !
Yûka la nécromancienne jure de la tuer, Kyôya l’immortel est persuadé de sa culpabilité… Comment s’en sortira Nana, la meurtrière sans-pouvoir ? Ne manquez pas le troisième volume de cette histoire à suspense où la justice et le mal rivalisent d’ingéniosité, et qui vous prendra au dépourvu !

Notation :

Avis :

Après un premier tome surprenant et un deuxième passionnant, on continue notre plongée dans l’univers de Talentless avec un troisième opus captivant, à coup d’énigmes, de combats et de stratagèmes. Dans cette suite, on retrouve Nana de plus en plus acculée, par un immortel déterminé à prouver sa culpabilité et une nécromancienne un peu trop zélée.

Si le début de la série avait tout d’un survival, on peut désormais ajouter un air de policier à ce manga, à la Detective Conan. Stratégies et explications de celle-ci. Jeux de pistes, tromperies, et déductions… Un véritable jeu d’échec se joue sous nos yeux entre Nana et Kyôya, reste à savoir qui sera mat ! Ces jeux cérébraux ont une conséquence certaine que de nous rallonger les textes, et surtout, de grossir le manga pour notre plus grand plaisir.

Pour ce qui est de l’histoire, on en apprend davantage sur l’histoire de l’île où se trouvent les prodiges, sur leur passé, et le flou qui imprégnait leur existence commence à disparaître doucement, à coup de révélations. La tension reste omni-présente dans ce manga, rajoutant du rythme à un manga déjà haut en couleur !

En bref :

Le tome 3 de Talentless suit le parcours des deux précédents, autant dans l’excellence que dans le captivant. Une série à poursuivre, sans nul doute !

Bird Cage Castle – tome 3

Titre : Bird Cage Castle
Auteur : Toutarou Minami
Éditeur : éditions Doki Doki
Genre : Horreur
Résumé : Quand un parc d’attractions désaffecté abrite le plus cruel des jeux de survie…
Huit lycéens, toujours prisonniers du “Château de la cage aux oiseaux”, arrivent dans un endroit paradisiaque à la végétation luxuriante. Mais à peine ont-ils le temps de goûter à la beauté du lieu qu’ils sont rattrapés par la réalité. Pourront-ils sortir vivants de ces interminables dédales sans que l’un des leurs ne succombe à nouveau ?

Notation :

Avis :

Enfermé dans un labyrinthe où chaque nouvelle pièce vous met face à une énigme, comment réagiriez-vous ? Si votre vie dépendait fermement de celle d’un autre, comment réagiriez-vous ? Dans Bird Cage Castle, la psychologie est au cœur de l’intrigue avec des personnages qui se révèlent, s’affirment et évoluent. Et ce troisième tome n’échappe pas à la règle, loin de là.

Ce troisième opus est parsemé de dilemmes et d’énigmes, entraînant de la part des personnages la mise en place de stratégie et des réflexions poussées. Si fortes, qu’on en vient nous-même à réfléchir avec eux, pour tenter de les sortir de ce bourbier. Si l’identité du commanditaire reste toujours flou, engendrant des suspicions les uns envers les autres, on en apprend tout de même plus sur Gin, l’un des personnages forts de ce manga. Dès lors, que ce soit à travers son passé ou les diverses accusations faites à l’encontre des différents personnages, on tombe dans un marasme psychologique tendu, qui donne toute sa splendeur au manga.

Les dessins du manga ont cet avantage d’être bien nets et clairs, pour nous offrir toute une palette d’expressions grandiloquentes et effrayantes en ce qui concerne les personnages. Appuyant encore davantage sur l’aspect psychologique du manga. Ce troisième tome reste néanmoins dans la lignée des deux précédents et s’inscrit dans une suite logique.

En bref :

Une bonne suite, où on apprend davantage de choses sur le passé de Gin, un des personnages principal du manga. À suivre !

Ken’en, comme chien et singe – tome 2

Après avoir beaucoup apprécié le premier tome, c’est impatiente que je me suis lancée dans ce deuxième tome. Je vous parle donc de la suite des aventures des héros de Ken’en, comme chien et singe.

Résumé : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke, dans la province d’Enshû. L’un deux, Mashira, a adopté un chien magique tueur de démons envoyé initialement pour l’éliminer, mais qui semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Alors que le moine Benzon continue son enquête au village, Mashira, qui a remis à l’eau une splendide anguille blanche dans le fleuve Tenryû, se réveille au Palais du Dragon !

Avis :

L’intrigue…
Dans ce deuxième opus, Mashira se révèle plus intelligent qu’il semble le laisser croire, plus encore, il paraît bien plus humain que ce que peuvent penser les véritables humains. De quoi faire réfléchir. Dans ce volume, nous allons assister à bien des événements féeriques, où magie et tradition se mêlent dans une danse captivante. Déesse, créature mythique, monde oublié, tous les ingrédients sont réunis pour passer un super moment aux côtés de Mashira et Hayate qui vivent mille et une aventures. Ce tome sera également révélateur au sujet du passé de Mashira, même si cela reste plutôt vague, on en vient à se poser des tas de questions, attendant fébrilement la suite.

Des thématiques fortes…
Ken’en m’a enchantée, déjà par l’humour et les traditions et mythes japonais, mais aussi par ses thématiques, qui, derrière des rires gras et des yeux émerveillés, cachent des fêlures fascinantes, qui peuvent être transposées dans un monde plus terre-à-terre comme le nôtre. Et c’est bien le regard des autres, la discrimination, le jugement, tous ces thèmes qui sont mis en avant, pour nous faire réfléchir sur notre façon de voir les choses. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que ce manga est classé « seinen » par la maison d’édition. À mon sens, il reste un shônen bien construit, mais un shônen tout de même. Ce deuxième tome accentue le côté « discrimination » du manga, et il en devient encore plus passionnant.

Au final, un deuxième tome plus poussé, qui continue de nous faire voyager dans ce Japon mythique, mais nous en apprend plus sur les blessures du personnage principal, réveillant bien des thématiques… À lire !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Ookami Shoujo to Kuro Ouji (Wolf Girl & Black Prince)

Un animé que j’avais regardé lors de sa sortie, et que dans un sentiment de nostalgie je me suis refait en entier, je vous parle de Ookami Shoujo to Kuro Ouji.

Synopsis (issu de Nautiljon) : Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu’elle vit une histoire d’amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l’âge de 16 ans, Erika n’a même jamais eu de copain. Sommée d’apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu’elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s’avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n’a d’égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Avis :

Un bon vieux shôjo…
Dans cet animé, qu’on se le dise, rien de nouveau qui révolutionnerai le genre du manga pour fille. Nous avons les sempiternelles moments qui font palpiter notre petit cœur, les moments de doutes, les moments de colère, les moment d’amitié… Bref, tout est là, allant du coureur de jupons, à la meilleure amie. La jeune Erika est d’ailleurs le stéréotype de la fille banale, qui ressemble véritablement à toutes les japonaises types. Ce qui rend son histoire avec le beau garçon inaccessible d’autant plus palpitante ! Parce que c’est bien là que se situe la différence. Si cet animé était une banale histoire romantique entre un garçon canon mais taciturne et une nana gentille mais simplette, je n’aurai, à mon avis, même pas poser le regard dessus. Non, ici, nous avons une intrigue bien différente…

Porté par un personnage hors-norme…
Parce que ce qu’on retrouve souvent dans les mangas pour filles c’est la présence du gars super beau, charmeur et serviable à souhait. Bref, le gendre idéal ! Si j’apprécie quand on nous casse les codes, je pense d’ailleurs à Switch Girl qui est un de mes mangas favoris, celui-ci nous présente un héros d’apparence inaccessible mais agréable. Pourtant… Lorsque l’on s’approche un peu plus, on remarque qu’il est tout l’opposé. Manipulateur, méchant, froid, distant, et pire encore… dominant ! Et c’est ainsi que la douce Erika se retrouve aux ordres du terrible Sata, qui la prend clairement… pour son chien. Bien heureusement, on n’a pas de mention lourde du style « chienne », etc… ça reste bien évidemment bon enfant, c’est tout de même un manga pour les jeunes filles d’une douzaine d’années.

Au final, un animé palpitant, qui vous fera passer un bon moment. J’apprécie les shôjos qui cassent les codes et celui-ci en fait partie !


Tenjin, le dieu du ciel

Un manga qui n’est pas sans rappeler le côté épique des mangas sportifs, je vous parle du premier tome de Tenjin, le dieu du ciel.

Résumé : Riku Sakagami est fils et petit-fils de pilotes militaires. Il rêve, lui aussi, de manœuvrer un avion de chasse ! A l’école de formation, dès le premier vol, Riku fait la preuve d’aptitudes innées exceptionnelles. Ce qui n’échappera pas à ses instructeurs mais également à Hayari, la meilleure recrue de l’école, qui pourrait bien voir en lui un rival !

Avis :

Un côté épique propre aux mangas sportifs…
Kuroko no Basket, Eyeshield 21, Go and Go, tant de mangas sportifs portés par la même vitalité : le besoin de se dépasser, d’aller toujours plus haut, toujours plus loin. On tombe souvent sur des surdoués dans tel ou tel domaine, puis au fil de leur avancée, il vont rencontrer des personnes aussi fortes qu’eux voire plus, et tout faire pour les surpasser. C’est là le schéma type du manga sportif. Et même si cela peut paraître répétitif et donc rédhibitoire, c’est loin d’être le cas. Ici, Tenjin n’est pas un manga sportif à proprement parlé. Sauf si l’on considère le pilotage d’avion comme un sport, ce qui est finalement plutôt plausible. Ce manga reprend le côté épique que l’on retrouve dans les Haikyuu et autre Olive et Tom pour nous rendre complètement accro à l’histoire et à Riku Sakagami qu’on a envie de voir évoluer, et aller toujours plus haut.

Les codes du shônen…
Riku Sakagami a ça dans le sang : voler. Ses parents et grands-parents étaient eux-même pilotes et il en a fait sa vocation. Et si étudier ne lui réussit en rien, piloter en revanche, va faire de lui un petit singe savant. Un personnage talentueux, presque un génie du pilotage qui va rencontrer sur sa route des personnes aussi douées que lui, si ce n’est plus. Son but sera alors de dépasser ses propres limites, jusqu’à enfin rencontrer le dieu du ciel : Tenjin. Nous avons très clairement ici tous les codes du shônen, en plus de cet aspect « épique » décrit un peu plus haut. Un personnage masculin fort, avec des idéaux prégnants dans sa vie. Des moments humoristiques, qui nous permettent de relâcher la pression, et qui font contraste avec la lourdeur de certains événements. L’amitié, qui est une valeur importante. Et la rivalité qui, finalement, nous aide à avancer. Tous les codes sont présents, pour permettre au public masculin de s’identifier très rapidement, et si en plus, le public en question veut devenir pilote, c’est le tiercé gagnant ! Rassurez-vous, le public féminin n’est pas en reste non plus, on a quelques personnages féminins qui se baladent dont une qui laisse une forte impression.

Au final, un premier tome qui nous immerge dans l’univers épique du manga, et qui nous présente les personnages. La suite devrait révéler certaines personnalités et surtout, certains talents ! À découvrir.

La petite fille à l’ombrelle – dès 6 ans

Acheté à l’occasion du Salon du Livre de Paris, je suis heureuse de vous parler d’un superbe album que l’illustratrice m’a dédicacé : La petite fille à l’ombrelle.

Résumé : Le joli printemps est arrivé en même temps que les fleurs des cerisiers. Au Japon, on fête l’événement pendant plusieurs jours.
Miyako est ravie. Aujourd’hui, elle va faire un pique-nique en famille sous les arbres fleuris. Elle prend son ombrelle chérie et attend impatiemment la venue de sa grand-maman.
Mais près du mont Fuji, le vent se lève. Une bourrasque, et voilà la belle ombrelle de Miyako qui s’envole et qui s’en va loin, de plus en plus loin…

Avis :

La magie des cerisiers…
Dans cet album, nous suivons Miyako, jeune fille dynamique et pleine de vie. Elle est heureuse, elle va aller pique-niquer sous les cerisiers. Alors, elle n’oublie pas de prendre sa superbe ombrelle. La voilà qui s’amuse, courant et riant. Mais voilà, le vent souffle très fort et sa jolie ombrelle s’envole. Miyako la cherche, panique et se sent très triste. Mais pas d’inquiétude lui dit sa grand-mère, les cerisiers vont te la ramener. Et le lendemain, à son réveil, son ombrelle était posée dans sa chambre, comme si elle ne l’avait jamais quitté.
Un récit magique, qui nous en met plein les yeux et qui nous incite à croire aux miracles !

Une jolie ambiance japonaise…
Fervente adoratrice de la culture japonaise, j’ai été ravie de retrouver cette superbe ambiance dans ce petit album. Les dessins sont parfaitement adaptés à la jeunesse et reflètent merveilleusement bien un Japon aussi magique que magnifique. Audrey Lozano a réussit à nous immerger complètement en si peu de pages dans un pays splendide, coloré et rêveur. J’ai adoré cet album, d’abord et avant tout, pour les illustrations.

Au final, un album pour les enfants de plus de 6 ans, adapté aux lecteurs dyslexiques. L’histoire et les dessins vous feront voyager pour vous en mettre plein les yeux !

Ken’en, comme chien et singe

Une jolie découverte que voilà, fraîche et pleine d’humour ! Je vous parle donc du premier tome d’un manga très sympa : Ken’en, comme chien et singe.

Résumé : Les habitants du village de Mitsuke sont sommés par un kakuen, une créature mi-homme mi-singe, de déposer une jeune fille en sacrifice au sanctuaire dédié à Tenjin. Le jeune bonze Benzon part alors pour le temple Kôzen-ji chercher de l’aide, et revient en compagnie du célèbre Hayate, un chien exorciste, pour tendre un piège à la créature malfaisante qui terrorise les villageois. Mais rien ne se passe comme prévu quand Mashira le kakuen décide d’adopter le superbe chien. Ainsi commencent les relations tumultueuses, « comme chien et singe », de ces deux êtres surnaturels au gré des saisons du Japon légendaire !

Avis :

Du folklore…
Au Japon, l’expression qui correspond à notre « s’entendre comme chien et chat » est « s’entendre comme chien et singe ». Et c’est ainsi que commence l’aventure de nos deux amis. Un chien magique, puisqu’il peut se transformer en homme quand il le souhaite, ou l’inverse. Et un Kakuen, une créature mi-homme, mi-singe. Avec ce premier tome, c’est un vrai tour d’horizon du folklore japonais que nous effectuons, à ma plus grande joie. Et à la vôtre aussi, j’en suis sûre. Qui ne connaît pas Princesse Mononoké ? Eh bien, ici, on retrouve l’essence de ce film, à travers des créatures magiques, et des conflits importants, et oserai-je dire, intéressants. En allant un peu plus loin, on remarque que de nombreux temples sont illustrés, et on y découvre la routine quotidienne des pratiquants bouddhistes. Afin d’ancrer son récit dans la réalité, la dessinatrice Ichimura Hitoshi a pris le parti de représenter de vrais temples.

Humoristique…
Un Kakuen, mi-homme mi-démon et un chien magique et extrêmement puissant… Peut-être étaient-ils destinés à ce rencontrer ? En tout cas, une chose est sûre, il semblerait que le destin leur ai forcé la main. Dans sa plus grande naïveté, comment le pauvre Mashira aurait pu se douter que le magnifique chien qu’il avait décidé d’adopter, voudrait le tuer ? Du moins, que cela est sa mission, mais plutôt que de céder si facilement à la noirceur, peut-être vaut-il mieux se renseigner un peu mieux. Après tout, malgré ce que pense les villageois, peut-être que ce Kakuen n’est pas si méchant et terrible qu’ils le prétendent… S’engage alors une bien étrange cohabitation, entre un chien-homme versatile et, un jeune kakuen un peu trop naïf. C’est drôle, frais, mais aussi porteur de valeurs très intéressantes.

Porteur de valeurs…
Ce manga, derrière ses aires humoristiques, cachent de nombreuses valeurs, avec entre autres : la discrimination, le regard des autres, et bien d’autres choses. En effet, le jeune Mashira doit trouver une femme, pour perpétuer la race des kakuen. Mais plutôt que de rencontrer quelqu’un de façon assez naturelle, et civilisée, il veut en enlever une. C’est ainsi que fonctionne les kakuen depuis bien longtemps, alors pourquoi changer ? Mais voilà, Mashira n’est pas vraiment enchanté. Il faut dire que derrière ses aires de mi-homme mi-singe naïf et mignon, se cache une personnalité marquée par un événement de son enfance. Le regard des autres est alors une thématique très importante ici, se joignant à la discrimination de ceux qui sont différents des autres.

Au final, un premier tome introductif, qui nous permet d’assimiler l’univers et de rencontrer les deux personnages forts de ce manga. Un livre porteur de valeurs qui vous entraînera à la découverte du folklore japonais. À découvrir !

Service de presse

Street Fighting Cat – tome 4

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


Street Fighting Cat – tome 1
Street Fighting Cat – tome 2
Street Fighting Cat – tome 3

Résumé : Qui sortira vainqueur de la guerre qui ensanglante le monde des chats des rues ? Nobunaga, ex-chat domestique, et son fidèle lieutenant Hideyoshi, ex-paria du milieu félin, vont tenter de mettre un terme à ce terrible conflit.

Mon avis : Ce tome 4 signe la fin de cette série de manga atypique mais pleine de valeurs. Dans ce dernier tome, nos héros apprennent le fin mot de l’histoire du soi-disant enlèvement de la plus vieille chatte du quartier, et se rendent compte que le problème vient des règles du milieu félin, sans lesquelles, il n’y aurait jamais eu ce quiproquo qui a entraîné tant de violence. Alors que la prise de pouvoir est quasiment complète, nos deux comparses vont reformer le système félin. Hideyoshi parle de mettre fin à la hiérarchie qui a trop longtemps réduit certains chats à l’état de moins que rien, et surtout cette loi du plus fort qui fait plus de mal que de bien. Alors qu’on pense avoir saisi la fin du manga, un rebondissement vient pointer le bout de son nez et là encore, les profonds sentiments qui lient Nobunaga et Hideyoshi nous explosent à la figure. On se rend compte de leur profonde amitié et qu’elle ne cessera jamais d’exister. Ce dernier tome met le point final à une série pleine de punch et de phrases cultes. De combats, de valeurs, de courage et d’amitié. Un shônen pur et dur qui bien qu’atypique puisque dépeignant l’univers des chats de rue, reste un manga violent pour ados, jeunes adultes.

Au final, j’ai beaucoup apprécié suivre l’aventure de ces deux félins aux grands rêves. Même si cela se déroule avec des chats, il est très simple de faire des parallèles avec nous humains, et certaines sociétés, organisations, gangs… Une série à découvrir ! Pour vous procurer ce dernier tome, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition