Etats d’âme… de femmes

Voilà une auteur que j’ai déjà rencontré à travers mes pérégrinations littéraires et si son roman Les secrets de la petite boîte en fer m’avait bouleversée, ses poèmes ne sont pas en reste. Je vous parle donc d’Etats d’âme… de femmes d’Isabelle Flückiger Jachym.

Résumé : Femmes du monde, de toutes époques, de tous les âges, des ressentis, des sentiments… poèmes d’émotions.

Le sujet…
Je vais commencer doucement, avant d’analyser le style, démarrons par la thématique de ce recueil. Le résumé est plutôt clair et il rejoint très simplement le titre de l’ouvrage. Nous allons donc découvrir les états d’âme de femmes, de n’importe quelle époque, n’importe quel âge, bref, une thématique bien vaste et plus qu’intéressante à mon avis. Après lecture, je peux donc vous confirmer cette première impression. Nous rencontrons des femmes, soient des personnalités, soient des inconnues, qui pourraient être une de ces silhouettes que vous rencontrez par hasard dans la rue, ou la personne assise à côté de vous dans le bus. C’est ce que j’ai beaucoup apprécié dans ce recueil. Cette forme d’universalisation des états d’âme féminins, faisant qu’on s’identifie encore davantage aux poèmes. Nous avons donc plusieurs femmes : des reines, des mères, des étudiantes… Une telle diversité dans plusieurs états qui fait la richesse de ces textes. Et une dernière chose quant au recueil en lui-même, les poèmes suffisent à eux-même. Dans le sens où, tout est clair, l’histoire est simple, facile à suivre. Il ne faut pas se décarcasser pour découvrir la signification, le sens caché. C’est très agréable.

Le style…
Passons maintenant à un aspect plus technique, presque même, plus scolaire. Eh oui, j’ai toujours cette fichue habitude de vouloir analyser la structure des poèmes que je lis. Noble conséquence de mes années lycées. Ici, nous avons le plaisir de découvrir un style très moderne mais qui garde tout de même une touche de tradition. Puisque les mots vulgaires, contemporains, des gros mots se joignent à des références à l’antiquité, à l’Egypte. C’est déroutant, peut-être même un peu osé, mais quelle fraîcheur cela apporte aux poèmes ! Le style poétique reste donc tout de même traditionnel : pas mal de figures de style dont les très appréciées métaphores, les rimes…

Au final, un recueil plutôt court qui se lit très rapidement. J’ai beaucoup apprécié découvrir les différentes facettes de ces femmes qui pourraient être chacune d’entre nous (et peut-être même le sont-elles, qui sait ?). Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par l’auteur

Les secrets de la petite boîte en fer

Et voilà mon avis sur un autre roman que j’ai dévoré : Les secrets de la petite boîte en fer d’Isabelle Flückiger Jachym. Un texte bouleversant de réalisme…

Résumé : Marie 95 ans, atteinte de la maladie Alzheimer entre en EHPAD. Elle apprend à vivre en communauté et au rythme des soins de l’institution. Elle se prend d’affection pour deux soignantes, Claire et Assya à qui au fil des jours, elle confie l’histoire de sa vie parsemée de tragédie dont la perte de son fiancé Charles en 1940 lors de la guerre, la disparition de son fils de 3 ans et demi et son mariage avec Henri après la guerre…
Un roman plein de tolérance et d’attention, de la part du soignant qui recueille des morceaux de vie de pensionnaires qui ont encore énormément de choses à dire.

Un très joli titre pour un roman tout en douceur.

L’intrigue…
Nous suivons Marie. Marie est une femme âgée, qui souffre d’Alzheimer. Elle pose ses valises dans un institut médical, appelé : EHPAD. Et vit. Du moins, elle continue de vivre, ce qui lui reste. Elle va être accompagnée des soignants, de sa famille… C’est l’histoire d’une femme perdue entre présent et passé qui fera tout pour s’accrocher, se noyant presque dans ses souvenirs…

L’histoire est douce. C’est simple, mais dans le bon sens du terme. Pas de farandoles, de paillettes, tout est dans la simplicité. La finesse. Quelle histoire…

Émouvant…
Très clairement, c’est ce qu’il en est ressorti. Après l’épilogue, j’avais la gorge nouée. Une boule omniprésente, envahissante. Dans ce récit, nous suivons Marie. Et comme elle, nous nous perdons dans le temps. Entre son passé et son présent. On la découvre, on suit ses aventures. Qui était-elle ? Qui est ce Charles dont elle parle sans cesse ? Et puis, on s’attache. C’est irrémédiable, obligatoire, voire nécessaire. On ne veut plus la lâcher, on veut en savoir encore plus, toujours plus… J’ai failli pleurer. J’ai lu pas mal d’articles sur ce roman et beaucoup des blogueuses qui l’ont lu, ont pleuré. J’ai failli. Peut-être que je m’y attendais ? Que du coup, le choc a été moins rude. Mais quoi qu’il arrive, c’était quelque chose. Cette fin, oui, cette fin, c’était quelque chose. Ma gorge s’est nouée. Même si, dans un sens, je m’y attendais. Pourquoi alors ? Parce qu’Isabelle Flückiger Jachym écrit merveilleusement bien. Elle sait mettre des émotions, des sentiments à travers ses écrits, et nous, on les ressent. On les prend en pleine face. Ah, ça, oui, quelle histoire…

Les soignants…
On a Marie, oui, mais aussi Claire et bien d’autres… Ces soignants qui accompagnent les patients jusqu’à la fin. Parce que oui, n’ayons pas peur des mots, jusqu’à la fin. Je connais l’auteur. Isabelle travaille dans cette branche, elle est soignante elle aussi. Ce roman c’est une merveille de douceur, mais aussi de réalisme. Parce qu’on voit les deux côtés. On voit les patients, leur famille, et puis les soignants. Ces athlètes du quotidien (spéciale dédicace à son recueil nouvelles et de poèmes que vous pouvez retrouver ici), ces guerriers de l’ombre qui sont là, pour les aider, les accompagner et même les faire sourire.

Au final, j’ai été charmée par cette histoire, cette plume et même cette couverture. Un roman bouleversant et vrai. À lire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition