Un espion aux Enfers – Edouard Teulières

Titre : Un espion aux Enfers
Auteur : Edouard Teulières
Éditeur : Auto-édition
Genres : Fantastique / Humour
Résumé : En proie aux guerres, à la misère et au désespoir, de nombreux croyants se détournent de Dieu. Ce dernier, sentant la situation lui échapper, joue son va-tout et propose un marché à un pensionnaire du Paradis trop turbulent : se rendre aux Enfers, espionner et enrayer la belle mécanique du royaume du Mal.
Cependant, le dénommé Clint découvre des Enfers aux Antipodes des descriptions habituelles : des paysages attachants et variés, des dinosaures, des édifices audacieux, des gens affables, une monnaie originale. Mais surtout un Diable bien plus jovial et aimable que ce que les mauvaises langues racontent sur lui.
Chargé également par le Diable de mener une mission sur Terre pour assurer définitivement la victoire des Enfers sur le Paradis et forcer ainsi Dieu à quitter son royaume, ce double jeu va obliger Clint à faire preuve de ruse et de sang-froid, parfois d’oublier la pitié.
Et puis, Satan détient certains secrets que, pour rien au monde, il ne souhaite rendre publics. Pourraient-ils être la clé de la victoire ?

Notation :

Avis :

Quand on lève la tête, on voit des nuages. Puis si on plisse un peu les yeux, on arrive même à distinguer un ange s’abreuvant goulûment d’une boisson qui ne ressemble guère à celle du géant américain. Et puis, si on plisse encore plus les yeux, on peut voir une masse plus imposante. Pas de bol, Clint s’est fait chopper par le maître des lieux ! Le voilà parti en direction des Enfers pour se la jouer à la 007 en mode espionnage. On lui souhaite bon courage !

Un espion aux Enfers est un roman avant tout humoristique, à vocation satirique. Et si l’aspect fantastique n’enlève rien à ce mélange un peu détonnant, il n’en reste pas moins un peu léger. N’y voyez donc pas un roman fantastique, à l’intrigue développée, mais plutôt un roman humoristique dans un univers fantastique décadent. Et de cet univers parlons-en. Parallèle est fait entre un paradis qui n’en a pas vraiment l’air et des Enfers qui n’en ont que le nom. Bien loin des représentations populaires, on retrouve des Enfers pavés de bonnes – très bonnes – intentions, souvent siliconées, où finalement, il fait bon vivre. L’endroit est construit comme tout endroit classique, avec des quartiers, des soirées, des beuveries et des orgies. Et cette différence avec la représentation, disons, classique des Enfers apporte un certain charme au roman d’Edouard Teulières, malgré une intrigue fantastique peu développée, en toute conscience sans nul doute, au profit d’une satire sociétale acide.

Une satire moderne d’ailleurs, puisqu’on reste loin de critiques profondes et philosophiques sur la marche du monde. Au contraire, la légèreté est de mise, même si on aura tout de même le droit à de bonnes blagues politiques. Le ton est cru, la plume de l’auteur simple, légère, et humoristique, faisant poindre des sourires à tout va. À travers ce roman, plusieurs thèmes sont abordés. On y trouvera notamment une influenceuse greffée à son téléphone, ou encore des personnalités publiques -tournées au – ridicules. L’auteur s’amuse, joue avec la langue française et nous déride avec ses expressions détournées.

En bref :

Un bon roman qui offre une satire sociétale drôle et bien campée. On déplorera juste un aspect fantastique un peu trop en arrière, mais cela reste une opinion très subjective (n’est-ce pas, par ailleurs, le propre d’une opinion que d’être subjective ?).

**Service de presse

The Marvelous Mrs Maisel – Saison 01

Date de sortie : 2017
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genre : Comédie dramatique
Saisons : 2 (en cours)
Synopsis : Dans le New York de 1958, Miriam “Midge” Maisel a tout ce dont elle peut rêver : un mari parfait, 2 enfants et un appartement élégant dans l’Upper West Side. Mais sa petite vie parfaite prend un virage inattendu lorsqu’elle se découvre un talent pour le stand-up.

Notation :

Avis :

Les années 60. New York. L’Upper West Side. Une vie bien rangée, un mari aimant et deux enfants en bonne santé. La vie de Miriam Maisel est parfaite. Du moins, jusqu’à ce que son mari lui annonce qu’il a une maîtresse. Cette stupide secrétaire qui sait à peine tailler un crayon avec un taille crayon automatique… Coup dur pour Miriam qui décide de se saouler. De cette succession de verre d’alcool, elle se découvrira un talent pour le stand up et… l’exhibitionnisme.

Autant dire que cette série est exceptionnelle. La saison 1 nous offre autant de tranches de rire que de moments plus émouvants. On est complètement immergé dans un New York des années 60, avec les beaux-quartiers, et les bars un peu plus crasseux. Le contraste est délectable, d’autant qu’il nous permet de découvrir les deux facettes de New York à cette époque.

Evidemment, cette série ne tourne qu’autour de la pétillante Miriam, et ce n’est pas pour nous déplaire ! Bien au contraire ! Indépendante, vivante, déterminée, Miriam est une femme forte qui n’a pas besoin d’un homme, comme de nombreuses femmes le pensent à cette époque, pour vivre sa vie comme elle l’entend et être épanouie. Une série puissante sur l’émancipation des femmes, à l’image de La servante écarlate. Drôle et lumineuse, Mrs Maisel a encore, j’en suis sûre, encore beaucoup de choses à nous raconter…

En bref :

Une première saison exceptionnelle qui se déguste aux petits oignons. Mrs Maisel nous prouve la force des femmes à une époque où il leur était difficile de s’affirmer, voilà une série qui fait un bien fou !

Les Runners : Premières foulées

Titre : Les Runners
Auteurs :
Sti et Buche
Éditeur : Bamboo édition
Genre : humour
Résumé : Fred s’initie à la course à pied, à cause d’une ordonnance de la médecine du travail qui lui demande expressément de se mettre au sport… Pour lui qui n’aimait que le sport devant la télé, le choc est terrible, mais il a décidé de s’y mettre… Tout est bon pour la motivation : la bonne bière fraîche à l’arrivée, ses compagnons du club de course, sa femme qui lui crie dessus, mais aussi tous les gadgets qui aident les coureurs : montre GPS, gels énergétiques, vêtements ethniques…


Notation :

Avis :

Nouvelle bande-dessinée humoristique, Sti et Buche signe là une oeuvre dans la lignée des Profs et autres Fondus. Succession de gags, avec une même thématique, celle des coureurs. On suit donc Fred, un homme pépère qui préfère rester affalé dans son canapé à regarder le foot, une bière à la main et la télécommande dans l’autre. Mais voilà, un médecin du travail exige de lui qu’il se mette au sport. Sur les conseils de sa compagne, il se met au running. S’en suit un enchaînement de planches aussi drôles les unes que les autres.

Dans cette bande-dessinée, on retrouve la pâte « Franky Snow » et rien de bien alarmant, puisque c’est bien son créateur qui illustre cette nouveauté. Au delà des gags, c’est tout l’univers du running qui s’ouvre à nous. On a donc les marathons, les exercices de sprint, et tous les gadgets… Une bonne entrée en matière pour qui veut se laisser tenter à la course, tout en rires !

En bref :

Finalement, les Runners nous offre un excellent moment, dans un univers réaliste, sous couvert de gags qui tombent justes. À découvrir si vous aimez les BD humoristiques !

Superior Donuts

Une comédie américaine fraîche et drôle, je vous parle de Superior Donuts, qui malheureusement se voit annulée…

Synopsis : Les relations entre un vendeur de donuts, son nouvel employé et leurs patrons dans un quartier de Chicago en voie d’embourgeoisement.

Avis :

Drôle et délicieux…
À la recherche d’une série détente pour ne penser à rien d’autre que relâcher la pression, je suis tombée sur cette série. Et si j’hésitai un peu avant de me lancer, le superbe donut a achevé de me convaincre. Je me suis donc lancée, avec comme objectif : passer un bon moment en ne pensant à rien. Et quelle réussite ! Cette série est drôle, fraîche et j’ajouterai terriblement tentatrice et délicieuse. C’est donc, aussi bien un régal pour les yeux que pour les papilles qui ne font que hurler qu’elles aussi, veulent goûter à ces merveilleux donuts. D’ailleurs, dans la série, le donut coûte 0.85 dollars, ce qui après conversion donne : 73 centimes. Des donuts à ce prix là j’en mange tous les jours !

Révélateur de vérités…
Mais outre l’humour bien présent, cette série a également le mérite de mettre en avant des réalités difficiles présentes aux Etats-Unis et plus particulièrement à Chicago. Le racisme, la discrimination, la pauvreté et le phénomène de la gentrification… Nous sommes embarqués dans le quotidien d’un jeune noir, d’une jeune latina, d’un iranien, et même de la police de Chicago. Tout ça confronté à la vie de l’homme blanc et les contrastes sont effarants ! C’est ainsi que sous des aires de comédie burlesque, cette série nous expose des réalités dramatiques sur la différence de traitement entre les personnes, selon leur couleur de peau, ou leur origine.

Au final, une série porteuse de sujets bien plus intéressants que ce qu’elle peut bien montrer. Pour passer un bon moment, entre rire et donuts, vous êtes au bon endroit !

À l’aigre douce

Après avoir pris une claque avec Don de soi(e) et Méprise, je vous parle du recueil À l’aigre douce de Dominique Theurz.

Résumé : Des nouvelles avec pour fil rouge : un goût de folie.
Des personnages qui sont tous d’habiles funambules. Pourtant, même les plus aguerris ont basculé. Mais à chaque folie sa saveur spécifique. Une savante combinaison, éphémère ou durable, d’aigre et de doux dans des proportions fort variables.
L’auteure livre un recueil de nouvelles aux assaisonnements déments, avec des histoires grinçantes, drôles ou dramatiques. Et un maître mot : l’originalité.

 


Avis :

Entre cynisme…
Un recueil de nouvelles dont le titre reflète à merveille ce qu’il cache, voici ce qu’est À l’aigre douce de Dominique Theurz. Difficile de trouver un autre qualificatif que doux-amer pour caractériser ces nouvelles. Nous sommes donc entre cynisme et humour, entre amertume et douceur, entre sucré et salé. Le cynisme côtoie parfois le morbide, ou l’absurde. Mais toujours avec une finesse étourdissante. Ces textes désopilants, où se mêlent rictus sardoniques et inepties grotesques, loin de rendre lourds les nouvelles, provoquent une sorte de curiosité incongrue qui pousse irrésistiblement à lire la suite… L’originalité est le maître mot, pour sûr. Il faut dire que rare sont les textes de cet acabit et rien que pour découvrir la folie qui émane de chacun d’eux, on deviendrait fou nous-même. Peut-être simplement dans l’espoir insensé de se retrouver dans les lignes de la talentueuse Dominique Theurz.

Et humour…
Parce que, que serait le cynisme sans son zeste de bonne humeur ? Pour alléger un peu le goût amer de certains passages, de certaines nouvelles, on retrouve un peu de douceur et parfois même de tristesse. C’est lisse, mais élégant et ça nous ferait presque oublier l’aliénation irrévérencieuse de quelques textes. Plus concrètement, les nouvelles ont toutes ce côté décalé propre à la plume de l’auteur, morbides, étranges, cyniques, mais aussi, tristes, douces et nostalgiques. Elles ont toutes ces éléments en elles, parfois plus de l’un que de l’autre. Un savant mélange rendant notre lecture d’autant plus fascinante que les nouvelles sont originales et décapantes ! Ma préférée reste la première, qui mélange finement les émotions pour nous ébahir quand vient la chute d’une folie salvatrice.

Au final, un recueil de nouvelles différent, ahurissant et passablement abracadabrant. Entre cynisme et humour, un cocktail réussit !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

11 serpents

Ce roman concourt au prix du cercle anonyme de la littérature


Dernier roman à découvrir dans la catégorie Imaginaire du prix du cercle anonyme de la littérature, 11 serpents fut une lecture plutôt laborieuse. Il semble que je sois décidément hermétique à la littérature humoristique… Dommage !

Résumé : La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques. Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi. 11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

 

 


Avis :

Un humour grinçant…
Il semblerait que le roman humoristique ne me sied guère et je le déplore, je vous assure. Il semblerait que je sois passée à côté du roman éblouissant par son ton drôle et vif, oui, complètement à côté ! C’est grinçant, mais surtout cynique et dérangeant. Et cela m’a fortement gênée. Ce jeu étrange mis en place dans le roman est malaisant, déstabilisant et écœurant. Autant vous dire que je n’ai rien trouvé de drôle, et encore moins de pétillant. Je n’ai ni vu le thriller familial, donc, ni l’humour. Un peu gênant quand on sait que c’est ce qui caractérise le roman lui-même. Donc, je suis un peu déçue (pour ne pas dire très). Les personnages sont caricaturaux, surfaits et détestables. Rien d’original ou de novateur. Si j’apprécie les romans sombres, le côté cynique mal-assumé camouflé derrière la mention « humoristique » m’a fortement dérangée.

Un style parfois lourd…
Dans ce roman, on retrouve des formulations lourdes et répétitives. Des formulations assez inattendues, et qui par ce fait-là, deviennent très marquantes et donc provoquent ce sentiment de répétitions, qui devient vite agaçant. J’ai également pu remarquer les adresses du narrateur au lecteur, lassantes et itératives. Toujours la même histoire. J’ai aussi pu trouver des fautes d’orthographes, disséminées avec parcimonie néanmoins. Certains mots, surtout des surnoms, sont utilisés pour caractériser un peu tout le monde, je pense surtout à « bougre » et « bougresse » usités autant que possible. Dommage ! Cette plume a néanmoins ses qualités littéraires, puisqu’elle participe au cynisme général, et à l’humour grinçant.

Un twist décevant…
Bon… Que dire du final ? Je l’ai trouvé à l’image du roman lui-même : décevant. Je ne suis, à mon avis, certainement pas le public pour ce genre d’ouvrage, et c’est d’ailleurs pour ça que je ne l’avais pas sélectionné. Mais revenons à nos moutons, et ce « fameux/fumeux » (pour reprendre un peu le roman) twist. Je m’attendais à quelque chose de ce genre, il faut dire que tout le long du roman, le narrateur reste tellement en retrait qu’il en paraît transparent. À partir de là, il était évident que le final correspondrait à quelque chose dans ce genre-là. Bref, pas vraiment de surprise de mon côté. Encore une fois, dommage.

Au final, un roman aux qualités littéraires certaines, qui ne m’ont néanmoins pas du tout transportée. Un peu lourd, pas vraiment drôle et bien trop cynique, je suis passée totalement à côté de ce « thriller familial humoristique ».

Rat de bibliothèque

Un « il » mystérieux aurait dit Jules Verne, qui apprend à un jeune garçon qu’il faut nourrir son corps, certes, mais son esprit aussi. C’est bien dans Gare à toi, qu’on parle d' »un esprit sain dans un corps sain » ? Après Rabelais, découvrez donc Rat de bibliothèque de Charles-Etienne Ferland.

Résumé : Qui ne connaît pas les grands classiques de la littérature tels Le conte de montres et cristaux, Les mises érables et L’étroit mousquetaire ? Suivez l’éducation littéraire d’un jeune homme par un rat de bibliothèque qui n’a pas la langue dans sa poche lorsqu’il est question de recommander un peu de lecture.

Avis :

Des classiques, en veux-tu en voilà…
Si je vous parle des Trois mousquetaires, des Liaisons dangereuses ou encore du Rouge et le Noir ? Vous me dites ? Lycée, bac de français, aïe, oui, en plus on est en plein dans la période. Non, non, quelque chose de plus simple : les classiques ! Oui, dans Rat de bibliothèque, on vous propose de redécouvrir les classiques qui ont bercé notre scolarité plus ou moins brutalement, et qui, pour d’autres, bercent encore leur vie aujourd’hui… La littérature française est riche par ces œuvres littéraires incontournables, et c’est une ode à ces textes que nous propose Charles-Etienne Ferland. Vous cherchez un peu de lecture ? Vous voulez vous immerger dans une littérature d’un autre âge mais toujours aussi vivante et d’actualité ? Peut-être que le rat de la bibliothèque saura vous conseiller !

Un humour délicieux…
Si j’ai tenté de m’essayer à l’humour fin et élégant de Charles-Etienne Ferland dans mon introduction, ce fut finalement un véritable bide, si, si, n’en doutons plus. Vous aurez peut-être donc saisi que notre ami le rat ne fait pas que conseiller de manière assez classique des… classiques. Mais bien en jouant avec les sons, les mots et en nous présentant finalement le panorama d’une toute autre littérature. Bien pensés, ces jeux de mots nous font sourire et réfléchir à quel ouvrage il fait référence.

Au final, c’est une nouvelle ludique, humoristique, mettant en avant, d’une autre manière, la belle et riche littérature classique. À découvrir !

Service de presse, reçu de la maison d’édition


◊ Extrait ◊

— Jérémy !
Pas de réponse.
— Jérémy !
— Quoi ?
— Lâche un peu ta console de jeu. Quand es-tu sorti dehors pour la dernière fois ? Ou même lu quelque chose qui n’était pas sur un écran ?
— J’ai lu la quatrième de couverture de la boîte de céréales ce matin.
Soupir exaspéré. Le père débranche le fil de l’appareil.
— Papa ! J’étais en plein milieu de…
— Ça m’est égal. Ça suffit pour aujourd’hui. Pourquoi ne vas-tu pas plutôt… à la bibliothèque, tiens !
— À la quoi ?
— Allez, file ! Tes pouces sont entraînés à appuyer sur des touches. Ils ne devraient pas éprouver trop de difficulté à tourner des pages.

Disponible à 0,99€ en version numérique
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Cultura

Tizombi – tome 2

Résumé : Même s’il est le plus mignon de tous, Tizombi n’en reste pas moins un zombie à l’appétit insatiable. Il dévore, avale, gobe et croque tout ce qui passe à portée de sa dentition acérée. Tout sauf la jeune Margotik, une humaine amoureuse de lui. Mais quand Cassandra, une redoutable zombie aussi belle que puissante, arrive à prendre le coeur de Tizombi ainsi que le contrôle du cimetière, rien ne va plus dans la non-existence des morts-vivants. À Margotik de relever deux défis : se débarrasser de l’intruse et éviter de lui servir de casse dalle pour son quatre-heures.

Mon avis :

Quelle joie de retrouver l’univers de Tizombi dans ce deuxième opus ! Après un premier tome bien sympathique, je suis très heureuse de retrouver Tizombi, Margotik et mes amis zombies dans cette nouvelle aventure. On retrouve donc l’essence du premier tome, à coup d’humour noir léger, un peu d’horreur burlesque, et de gags en folie. C’est frais, drôle, parfait pour passer un moment détente ! On retrouve donc Margotik, toujours confrontée à une famille qui la délaisse et ne fait que regarder son nombril sans se préoccuper d’elle. C’est traité avec humour, mais ça n’en reste pas moins fort, et intéressant.
Dans ce deuxième opus, on nous offre une histoire plutôt longue, quelques planches de gags bien sûr, mais une aventure plus poussée aussi et ça fait du bien. On a donc une étrange zombie qui fait son apparition, il faut dire qu’elle est bleue déjà donc c’est un peu bizarre. Puis, elle prend rapidement possession du cimetière. Rien ne va plus, d’autant que Tizombi est sous son influence. Que faire ? C’est addictif, on est perdu entre questionnement, suspense et on sourit, sans cesse. J’ai adoré cette suite, et la conseille à vos enfants, de plus de 10 ans et même aux adultes d’ailleurs. C’est vraiment un régal pour tout public !

Au final, une suite encore meilleure que le premier tome. Dans ce deuxième opus, nous sommes encore plus imprégnés dans l’univers de Tizombi et son cimetière. Une BD épatante !

Service de presse

Le jour où mon pénis est tombé

Si ma lecture avait bien commencé, elle se termine par un avis plutôt mitigé. Je vous parle du roman humoristique, aux allures de polar/thriller léger : Le jour où mon pénis est tombé de David Duranteau.

Résumé : Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française.
J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être…
Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette…
Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place…
Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi…


Avis :

C’était sympa…
Voilà un titre qui m’interpelle. Pouf, je trouve enfin le temps de me lancer dans cette lecture et je tombe sur un sacré morceau. Fabrice Carmen est un personnage très intéressant et je me laisse embarquer dans son histoire. Assez rapidement, on va rencontrer les personnages qui vont partager sa vie. Au début, on apprend à connaître monsieur Carmen, sa psychologie est d’ailleurs pas mal travaillée j’ai trouvé. Avec humour, on suit ses aventures. Tout s’enclenche suit à ce malencontreux accident. Son pénis tombe. Comme ça. Alors, suite à ça, va arriver plusieurs événements qui conduiront au final. C’est drôle, cynique, plein de sarcasmes… C’est un bouquin qui se lit sans prise de tête et par cet aspect, j’ai beaucoup apprécié. Mais voilà, dans ce monde tout n’est pas blanc ou noir. Et certaines choses dans ce texte ne m’ont pas vraiment charmée.

Puis c’est devenu lourd…
Ce côté cynique que j’aimais beaucoup au début est devenu bien lourd. Je pense que si le roman avait été moins long, j’aurai pu apprécier davantage. En outre, la construction du roman m’a bien embêtée. Nous avons des alternances de points de vues sans qu’on nous prévienne. Alors on passe de Fabrice, à la farouche Léa, et ça sans qu’on le sache vraiment. Si des indices sont distillés pour qu’on sache tout de même qui parle, je me suis souvent posée la question et ça a eu tendance à m’agacer un peu. Ensuite, toujours sur ces différents points vues, il est de coutume que lorsque nous sommes dans l’esprit d’un autre personnage, on le sente. Forcément, on a pas tous la même façon de voir les choses ou de parler. Or, rien du tout ! Et c’est sans doute pour ça que j’ai eu du mal à savoir qui parlait. Parce qu’ils parlent tous de la même façon. Pas d’effort de changement de tons, et c’est le point le plus négatif du bouquin. Ah, j’ai failli oublier ! Et ces points de suspension ! Y en a trop, c’est pas possible. Quand je dis trop, c’est vraiment trop. Un seul point c’est suffisant, je trouve. D’autant que la plupart du temps, ces trois petits points n’apportaient rien au texte.

Un côté thriller appréciable…
Toujours dans un aspect humoristique, le roman s’est transformé au fil des pages en thriller/polar léger. Comme ça apportait un peu de nouveautés à l’intrigue qui commençait à me lasser (les tribulations d’un égocentrique star d’une matinale de radio, à un moment donné, ça suffit quoi), j’ai beaucoup apprécié ! J’ai sentis un regain d’énergie, alors même que je pensais abandonner ce bouquin dont la dose de cynisme commençait à me ronger le cerveau. Un nouveau souffle, une nouvelle envie a émergé et je suis repartie dans l’histoire pleine d’entrain. Finalement, la fin a été bien plus exquise que le milieu.

Au final, voilà un roman bien cynique, et humoristique qui, bien qu’agréable au début, m’a lassée vers le milieu, pour m’interpeller de nouveau vers la fin. Une lecture un peu en montagne russe, donc. Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par l’auteur

Don de soi(e), suivie de Méprise

Je suis tombée sous le charme. L’araignée m’a attrapée. J’ai été piégée dans sa toile… Je ne vois pas quoi dire d’autre, mais je vais faire un effort. Quand on a adoré, difficile de trouver autre chose à dire que MAIS QUELLE TUERIE ! Allez, je vous parle de Don de soi(e), suivie de Méprise de Dominique Theurz.

Résumé : Don de soi(e)
Tony désespère d’entrer en relation avec sa nouvelle voisine.
L’araignée qui loge sous sa fenêtre décide de tout mettre en œuvre pour débloquer la situation. Son obsession : servir la naissance du couple. Ses efforts seront-ils récompensés ?
Une nouvelle humoristique subtilement tissée.
Suivie de Méprise
Un excès de zèle aux conséquences fâcheuses.
Une micro-nouvelle mordante à souhait.


Avis :

L’auteur tisse sa toile…
Sans trop en dévoiler à l’histoire, je vais vous parler tout d’abord de la première nouvelle Don de soi(e). Déjà, j’adore ce titre. Il a très clairement un double sens avec ce « e » entre parenthèses et vous vous en rendrez vite compte en la lisant. Je me demande si l’auteur a du faire un véritable brain-storming pour le trouver. Il est juste parfait ! Et puis, je continue un peu mon inspection, et je regarde la couverture. Cette merveille. À l’image des textes, on ressent l’humour, la finesse, bref, un carton plein pour l’enrobage !
Et puis on enlève l’emballage, on découvre l’intérieur. Et qu’est-ce que les éditions Alter Real et Dominique Theurz ont bien pu nous offrir ? Une pépite ! Ah, ça, je vous l’assure.
On suit l’histoire du premier texte, on suit ce personnage dont on ne sait pas grand chose. Si ce n’est qu’elle parle beaucoup d’une fenêtre et d’une voisine. Il semble y avoir des tremblements de terre aussi. Et puis, on rencontre d’autres personnages, à travers les yeux du narrateur, ou devrais-je dire de la narratrice. Et doucement, au fil des mots, l’auteur tisse sa toile. Et elle nous capture, nous emprisonne. Mais la question est, comment lui en vouloir ? Quand la fin approche, on a le souffle coupé devant la chute. L’auteur maîtrise le format de la nouvelle avec talent, nous emmenant là où elle le veut. Quelle excellente découverte !

Petit zoom sur Méprise
Comme pour nous permettre de nous délecter un peu plus de son sublime imaginaire, Dominique Theurz nous propose une micro-nouvelle. Le style est un peu différent, plus dynamique dans cette nouvelle. Sachant que Don de soi(e) est écrit de façon déjà très rythmée, imaginez un peu Méprise ! Quelle aventure que nous livre là, une fois encore l’auteur. Nous nous retrouvons à suivre le point de vue d’un autre personnage, au ton bien cynique par moment. Le dynamisme est clairement ce qui caractérise cette nouvelle, d’une très grande qualité.

Le style de Dominique Theurz…
Vous les voyez ? Est-ce que vous voyez les étoiles qui brillent dans mes yeux ? Ou les cœurs qui en sortent par intermittence suivant un rythme bien régulier et entraînant ? Comme dans les cartoons ! Alors, vous les voyez ?
Parce que cette plume ! Cette plume est juste un régal, une merveille ! Mordante, je pense que c’est le mot juste. Je peux ajouter cynique aussi, par moment. Et puis, un peu incisive. Beaucoup même. Une pointe de phrases courtes, d’adjectifs, de successions de propositions. Une pointe de rythme. Le tout saupoudré d’humour. Et voilà, le gâteau parfait ! Sucré, délicieux, doux, de quoi passé un merveilleux moment assurément !

Au final, Dominique Theurz est une auteur que je viens de découvrir et que je vais suivre de près. Ces deux nouvelles humoristiques sont à découvrir d’urgence ! Un vrai coup de cœur ! Pour vous les procurer, c’est par ici.  

Service de presse envoyé par la maison d’édition