Hostile

Titre original : Hostile
Durée : 1h23
Réalisateur : Mathieu Turi
Date de sortie : 26 septembre 2018
Genre : Épouvante/Horreur
Avertissement : Des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Synopsis : Dans un monde en ruine après une catastrophe inconnue, l’espèce humaine tente de se reconstruire. Les survivants ne sortent que la journée car la nuit venue d’étranges créatures sortent pour chasser. Juliette est la seule à oser s’aventurer près des villes. Un jour, sur le chemin du retour, elle perd le contrôle de sa voiture. Lorsqu’elle reprend connaissance, elle est blessée, coincée dans son véhicule, et… IL FAIT NUIT.


Notation :

Avis :

Voilà un synopsis menteur, qui laisse présager un sacré bon moment, entre angoisse et actions. Cependant, il s’avère que c’est loin d’être le cas. La réalisation est particulière, transformant ce film à vocation horrifique en une sorte de drame fantastique terriblement émouvant. On tombe donc dans une romance, entre flash-backs romantiques et douloureux, et présent anxiogène et dangereux.

Passé la surprise de la première demie-heure sans véritable mouvement, puis l’acceptation qu’il ne va décidément rien se passer de bien excitant, le film s’avère plutôt intrigant. Le tout, finalement, est de la voir comme un drame romantique dans un univers post-apocalyptique. On tombe donc sur une approche bien différente du genre, qu’on connaît bien. On peut notamment citer Je suis une légende, ou encore, la trilogie Le Labyrinthe, avec ces créatures transformées, initialement humaines.

Si les passages en flash-backs restent classiques, nous présentant une histoire d’amour tout juste captivante, c’est bien le présent qui nous intéresse. Ce sont durant ces instants-là que l’angoisse monte, et qu’enfin l’aspect horrifique revendiqué ressort. On est alors dans un huis-clos à l’ambiance tendue, qui aurait mérité d’être plus mis en avant, et surtout davantage développé.

En bref :

Un film post-apocalyptique davantage romantique qu’horrifique, qui aurait pu être passionnant si l’aspect angoissant avait été plus développé que la romance à peine intéressante qui prend les deux tiers du long-métrage.

Fire Punch

Si je m’attendais à ça ? Voilà un manga complètement dérangé où se mêlent bien des passions pécheresses et plutôt gênantes, et où le sanglant se joint à la vengeance explosive… J’ai lu le premier tome de Fire Punch.

Résumé : Plongés dans une nouvelle ère glaciaire, où le chaos et la famine règnent sur Terre, les hommes sont prêts à tout pour survivre. Parmi eux, certains, possèdent des dons surnaturels. Agni et sa soeur Luna font partis de ces « élus » et utilisent leur pouvoir de régénération pour nourrir les habitants de leur village. Mais un jour, un terrible malheur les frappe. Agni sera le seul survivant d’un massacre qui a brûlé ses proches. Il part alors dans une quête effrénée pour assouvir sa soif de vengeance.

 


Avis :

Un manga brutal…
Brutal est le maître mot de ce manga. Il faut dire que dès les premières pages, nous prenons en pleine face l’horreur de la situation. Bloqués dans une ère glacière qui n’engendre que famine et misère, deux jeunes frère et sœur apportent leur aide à un village pour lui permettre de survivre. Entre cannibalisme, inceste et zoophilie, ce manga insère des thématiques dérangeantes et taboues avec parcimonie. Des petites touches par-ci, par-là, qui évitent ainsi aux lecteurs de se sentir agresser par tant d’horreur. À cette époque tourmentée, il existe néanmoins des êtres exceptionnels qu’ils appellent des « élus ». Ces « élus » ont des pouvoirs. Comme maîtriser le feu, comme se régénérer, comme maîtriser l’électricité… Que se passe-t-il alors lorsque l’homme aux pouvoirs de régénération se prend des flammes qui brûlent jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

Pour un contexte sous-entendu…
Dans ce premier tome, le contexte politique et ainsi fantastique, ou même historique de cet univers est à peine effleuré. C’est d’ailleurs le seul point négatif que je mettrais en avant. Le contexte n’est que sous-entendu, par des conversations qui semblent sans grande importance. Mais voilà, c’est dans un univers construit que les personnages, et donc les lecteurs, vont s’épanouir davantage. Aussi, j’espère grandement que la suite nous offrira plus d’informations à ce niveau-là du manga, car ça représente un manque important et décevant.

Au final, c’est un premier tome plus qu’introductif qui révèle un personnage avide de vengeance et dont la forme même n’est que haine et rancœur. Un manga dérangeant et sanglant… 

Action ou vérité

Une déception grandiloquente pour ce film pourtant prometteur, je vous parle d’un énième film raté : Action ou vérité.

Synopsis : Un simple jeu innocent d’Action ou Vérité entre amis se transforme en cauchemar sanglant quand quelqu’un – ou quelque chose – commence à punir ceux qui mentent – ou refusent de jouer.

Avis :

Une intrigue vide…
Une idée de base plutôt prometteuse, qui ne connaît pas le fameux jeu « Action ou vérité » ? On commence donc sur les chapeaux de roue avec quelques bonnes idées et une tension qui reste palpable. Mais voilà, très rapidement, les scènes angoissantes résultants de l’action, laissent place à des vérités d’adolescents. Entre amitié brisée, et amour inavoué, nous voilà embarqué dans un film pour adolescents, sans intrigue passionnante à se mettre sous la dent. Quand apparaît enfin le pourquoi de tout ce jeu glauque, on en vient à douter du ton à donner à ce film. Parodie ou long-métrage sérieux ? On peut en discuter… On nous présente une histoire étrange, complètement à contre-courant de l’ambiance générale et surtout, si surréaliste qu’on y croit mollement. Vraiment dommage quand on voit à quel point il avait bien commencé…

Pour des personnages sans consistance…
Tout le long du film, j’ai été frappée par l’absence d’émotions dans le jeu des acteurs. Ma question est : comment ne pas perdre la boule quand ses amis meurent les uns après les autres ? Ou simplement, comment ne pas s’effondrer en larmes ? Dingue mais vrai, dans Action ou vérité, pas de pleurs ou de chagrin, self control total de la part des personnages. Ce qui fait perdre toute consistance à ces protagonistes qui étaient déjà stéréotypés. Le cliché même des jeunes adultes qui font leur premier pas dans la vie, et qui semblent être totalement hermétique à la mort de leur « meilleurs » amis. Pire encore, aimer le copain de sa meilleure amie paraît être plus dramatique et impardonnable que de voir son ami se planter un stylo dans l’œil…

Au final, un film d’horreur pas très horrifique ni vraiment effrayant, qui a perdu son attrait dès le débuts du jeu de vérité embarrassant. Je ne vous le conseille pas !

Talentless – tome 2

Des super-héros, des ennemies de l’humanité, une fille à couette qui cache bien (ou pas) son jeu… Je vous parle du deuxième tome de Talentless.

Résumé : Les Prodiges, qui semblent être en réalité les véritables ennemis de l’humanité, ont été rassemblés dans une même école. Une sans-pouvoir nommée Nana est envoyée là-bas pour les éliminer secrètement. Pour mener sa mission à bien, la jeune fille ne peut compter que sur sa vivacité d’esprit… Ne manquez pas le deuxième volume de cette histoire à suspense où la justice et le mal rivalisent d’ingéniosité, et qui vous prendra au dépourvu !


Avis :

L’intrigue…
Alors que le premier tome se terminait en cliffhanger incroyable, cette suite se révèle encore plus riche en surprise que son prédécesseur. Nana continue sa quête meurtrière, mais il s’avère que plusieurs élèves, dont un en particulier, vont lui mettre des bâtons dans les roues. On va ainsi découvrir plus d’un pouvoir et apprécier l’intrigue haletante qui en découle, à coups de stratagème machiavélique et humour inintentionnel. Ce deuxième tome est encore plus passionnant que le premier, que j’avais déjà beaucoup aimé. Ici, on découvre une nouvelle essence, propre à ce manga : le doute. Nana est-elle vraiment du côté du bien ? Ou est-elle manipulée ?

Suspense et mise en tension…
C’est ainsi que tout ce tome est en tension constante. Le suspense du prochain meurtre, mais aussi, du mode opératoire ou encore, si elle va se faire attraper ou non. Encore plus que ça, c’est le doute sur le bien fondé des actions de Nana qu’on se permet de remettre en cause. Les personnages sont drôles, attachants, ne semblent pas dangereux ni d’abominables assassins. Ce qui est flagrant ici c’est plutôt l’énorme contraste entre la Nana, tueuse et soit-disant du côté du « bien » et les êtres surhumains qui peuplent l’île. Ils sont bien plus bienveillants et humains que Nana qui n’a pourtant pas de pouvoir. Vient donc le doute qui s’insinue. Nana est-elle vraiment du côte du bien ? Je suis impatiente de lire la suite pour en savoir plus !

Ce deuxième tome de Talentless révèle une intrigue de qualité et des dessins ensorcelants. Une suite exquise qui nous impatiente pour la suite !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Talentless

Un survival d’un autre style, qui joue avec les codes du genre… Voilà un manga qui ne va pas passer inaperçu, je vous parle du premier tome de Talentless.

Résumé : Dans une école bâtie sur une île perdue au beau milieu de l’océan… De jeunes gens doués de super-pouvoirs, les Prodiges, suivent un entraînement intensif qui doit les aider à affronter une terrible menace appelée « les ennemis de l’humanité ». Une nouvelle élève débarque parmi eux, Nana, et se prétend capable de lire dans les pensées des gens. Un jour, elle reçoit un SMS : pour épargner des millions de vies, elle doit assassiner un de ses camarades… Derrière cette jeune fille a priori inoffensive se cacherait-il une redoutable meurtrière de super-héros ?

 


Avis :

Un survival…
Avant toute chose, sachez que Talentless n’est assurément pas un survival game à l’image de mes récentes lectures en terme de mangas. C’est un survival, certes, mais pas vraiment basé sur un jeu. Nous débarquons donc sur une île, où se trouvent des élèves un peu spéciaux, entraînés pour tuer les « ennemis de l’humanité ». Alors que tout allait bien dans leur petit monde de fou, une jeune fille fait son apparition. Elle douce, joyeuse, pleine de vie et peut… lire dans les pensées ! Tranquillement mais sûrement, elle se lie d’amitié avec ses camarades et révèle sa véritable personnalité… et surtout ses objectifs. Nous avons donc là un survival assez spécial puisque la survie concerne à la fois cette jeune fille qui ne doit surtout pas attirer les soupçons et tous les élèves qui doivent rester en vie. Bref, je ne vous en dis pas plus, la découverte vaut le coup !

Entre My Hero Academia et Assassination Classroom
Alors, oui, je cite deux shônens, mais Talentless est bien un seinen, à ne pas mettre entre toutes les mains. Pour les plus de quinze ans donc. Alors, pourquoi je cite ces deux mangas ? Il me semble que le lien à Assassination Classroom est plutôt évident : une île, des élèves entraînés pour vaincre une hypothétique menace… Bref, vous aurez saisi la mention. Pour My Hero Academia, c’est bien dans l’aspect fantastique qu’il rentre en compte puisque nos élèves ont tous un pouvoir magique, allant du plus simple au plus épatant. Encore une fois, je me retiens pour ne pas vous dévoiler les dits-pouvoirs et sachez que c’est pas facile. Comme dans la plupart des mangas, on retrouve des punchlines, de l’humour (avec parcimonie ici) mais surtout beaucoup de lectures pour nous expliquer tous les dessous de cette affaire, bien qu’il reste pas mal de zones d’ombres, sans doute éclaircies dans la suite.

Au final, un premier tome fortement surprenant, qui nous entraîne tout de suite dans un univers familier mais tout de même différent. À découvrir, dès 14/15 ans.

Service de presse, reçu de la maison d’édition

The Terror

Tombée dessus un peu par hasard, je me suis lancée dans la saison 1 de The Terror, me demandant sur quoi j’étais tombée. Une découverte intéressante.

Synopsis : 1845. Une expédition de la Marine Royale britannique entreprend un pénible voyage à la recherche du Passage du Nord. Confronté à des conditions périlleuses avec des ressources limitées, l’équipage peine à garder espoir dans ces territoires rudes et inexplorés. Gelés, isolés et coincés à l’autre bout du monde, dans l’Arctique, les hommes doivent lutter, non seulement pour survivre contre les éléments, mais aussi les uns avec les autres. Certains d’entre eux commencent à croire à la malédiction d’une mystérieuse créature qui les faucherait un à un…

Avis :

Un thriller horrifique…
Vendu comme un thriller horrifique, j’avoue trouvé la mention un peu trop grandiloquente pour ce que ça donne. The Terror ne fait pas si peur que ça, et pire encore, ne fait pas si « horreur » que ça. Certes, le suspense est bien amené, certaines scènes sont sanglantes… Mais je pense que l’aspect thriller horrifique se fait évincer par un thriller psychologique plus intense et passionnant. En effet, plutôt que cette « malédiction » dont parle le synopsis, c’est bien plutôt le côté humain et le moral des troupes qui font leur effet. Que se passe-t-il pour un équipage perdu dans un décor monotone et désertique pendant de longues années ? Sur leur esprit, leur corps ? The Terror est ainsi un condensé de carences, de scènes sanglantes, dérangeantes et plus encore, d’esprits déboussolés, d’esprits tordus et cinglés. The Terror c’est le nom du bateau, mais c’est aussi ce qui se passe pour l’équipage, perdu entre une créature tout droit sortie des enfers et des hommes déstabilisés par une faim de l’esprit et du corps, les rendant irascibles.

Une série lente mais addictive…
La première impression que j’ai eu, après les trois premiers épisodes, est cet effet lenteur presque omni-présent. C’est lent, et même quand l’action se met en place, on garde cet aspect brumeux, et indolent propre à l’ambiance de la série. Cette lenteur, qui aurait pu me faire fuir, est néanmoins maîtrisée, nous immergeant davantage encore dans ce décor désertique, chaotique et destructeur. Dans le froid, sous la brume, aux prises du vent glacial, les hommes vivent ou plutôt tentent de survivre pour une expédition insensée en plein cœur de l’Arctique. Et les épisodes défilent, sans vraiment qu’on s’en rende compte. Ils défilent et on devient rapidement accro à cette série, qui n’avait l’air, au début, que d’une adaptation un peu ratée. Une réussite donc pour AMC, qui cherche sans doute sa nouvelle figure de proue après The Walking Dead.

Au final, une série un peu longue à démarrer, dans un décor intense, où les esprits s’échaufferont bien plus que les corps… Reste à savoir si la créature les tuera en première, ou bien eux-mêmes…

Films en vrac #5

Eh bien voilà, je me suis encore laissée envahir par la ferveur des films du soir… Bon, je vous parle de six films : les deux Ouija, Downsizing, Mother, Les huit salopards et Perdus dans l’espace.

 

Synopsis (Ouija 1) : Après avoir perdu Debbie, son amie d’enfance, dans des circonstances atroces, Laine tombe sur une vieille planchette Ouija dans la chambre de Debbie et tente alors d’y jouer pour dire « Au revoir » à la disparue… Pour l’heure, seul Pete, petit copain de Debbie, accepte de l’aider. Convaincue qu’il ne peut s’agir d’un suicide, Laine mène l’enquête et découvre que l’esprit convoqué par la planchette se fait appeler « DZ » et tient à poursuivre la partie coûte que coûte…Tandis que des événements de plus en plus étranges se multiplient, Laine sollicite l’aide de sa sœur cadette Sarah, de son amie Isabelle et de son petit copain Trevor.Peu à peu, les cinq adolescents se plongent dans l’histoire de la maison de Debbie et comprennent que leur amie n’était ni la première victime, ni la dernière. Et s’ils ne parviennent pas à refermer le portail qu’ils ont dangereusement ouvert, ils connaîtront le même sort que celle qui les a initiés au jeu de Ouija…

Bon, un petit film d’horreur de temps en temps, ça ne fait pas de mal comme on dit. Je me suis donc lancée dans Ouija, puis dans les origines puisque j’étais partie sur ma lancée. Donc, Ouija est un bon film, mais il souffre de quelques manquements. Pour avoir des frissons, ok, mais pour avoir des réponses, un peu moins. Disons donc que si vous voulez juste avoir peur pour avoir peur (encore que y a d’autres films plus terrifiants) vous pouvez y aller, mais si vous êtes comme moi, à la recherche d’un long métrage, certes horrifiques, mais bien construits et cohérents, vous tombez mal. Moi qui pensais que le Ouija apportait un plus… nous tombons finalement dans un film de maison hantée assez bateau, avec des questions soulevées qui attendent encore leur réponse. Quand au deuxième opus, les origines, je le trouve plutôt réussi. Du moins, l’intrigue paraît plus travaillée et moins monotone. Même si, finalement, on reste dans le même registre.

Synopsis : Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ». Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Voilà un film duquel je n’attendais pas grand chose. Et au moins, je ne fus pas déçue. Loin de dire qu’il est mauvais, je dirais juste qu’à trop vouloir en faire on perd son objectif de départ. Si ce film est drôle, parfois un peu grinçant et plutôt cynique, il se transforme rapidement en romance un peu étrange et sans émotions. Le début m’avait bien plu, mais on s’embourbe très rapidement dans une intrigue passive, où la fable sociale devient une toile de fond sans âme. Dommage car l’idée de départ est bonne et plutôt engageante. Downsizing m’a finalement permis de passer un peu le temps, sans pour autant en avoir fait un moment mémorable, je me souviendrais de ce film pour son excellent début et son déroulement réducteur (oui, je me mets aux jeux de mots un peu pourris).

Synopsis : Un couple voit sa relation remise en question par l’arrivée d’invités imprévus, perturbant leur tranquillité.

WAOUH ! Voilà un film qui efface tous les autres. Quelle intensité ! Quelle violence ! Et tout arrive crescendo avec une telle puissance que j’en suis encore retournée. Mother ! est un film à part, si différent de ce qu’on trouve aujourd’hui. Si le début peut paraître vide, et sans intérêt, la suite nous intrigue. Et on se demande ce qui va arriver. Puis, doucement, assurément, efficacement, tout s’enchaîne dans un éboulement terrifiant. Si je ne devais en recommander qu’un, ce serait celui-là ! Attention, âmes sensibles s’abstenir. Ce film est aussi horrifique qu’il est déroutant psychologiquement. Et quelle psychologie ! Sans les acteurs, le film ne serait rien alors il paraît fondamental de relever que ce sont bien les jeux des acteurs qui donnent à ce long-métrage toute sa substance. À voir d’urgence !

Synopsis : Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Une jolie surprise que ce western. Raconté comme si l’on assistait à une pièce de théâtre, il révèle des âmes brisées, tachées, et souillées. C’est presque humaniste puis terriblement sanglant, de quoi provoquer un vrai contraste perturbant. Un huis clos assez angoissant, aux dialogues bien pensés et même s’il ne se passe pas grand-chose dans la première partie, on est happé par les échanges grinçants entre les personnages. Un retour en arrière répond à toutes nos questions (voilà qui fait du bien !) et nous permet d’apprécier la qualité du scénario. Qu’on se le dise, voilà un très bon western !

Synopsis : En 2050, la planète Terre est à bout de course, épuisée sous l’action combinée de l’effet de serre et de la pollution. Menacée par une rébellion sauvage, il ne reste qu’un seul espoir à l’humanité : coloniser Alpha Prime, la planète habitable la plus proche de notre système solaire, à dix années-lumière. L’éminent scientifique John Robinson est désigné pour mener a bien une mission de reconnaissance. Il décide d’emmener avec lui toute sa famille. Il ignore que le docteur Zachary Smith, à la solde de la rébellion, s’est introduit dans « Jupiter II », leur vaisseau spatial.

Après la série éponyme ça fait un réel choc de se replonger dans ce film. De la science-fiction des années 90, on en redemande toujours, n’est-ce pas ? Et si les effets spéciaux sont loin d’être époustouflants, j’ai passé un bon moment en sa compagnie. Drôle et bien amené, ce film est un classique à voir sans hésiter ! J’aurai un bémol sur la fille que je trouve insupportable, mais ça, c’est une autre affaire !

Et voilà, tout plein de films aussi différents les uns que les autres. Je ne sais pas trop ce que je vais regarder ensuite, je viens de me lancer dans une nouvelle série : Altered Carbon. Donc, à voir 🙂

Jeux d’enfants

Adressé à un public averti


J’avais du temps à tuer alors je suis allée m’installer en bibliothèque, je me suis prise un premier tome d’un manga et mon choix s’est porté sur Jeux d’enfants. Et quelle découverte !

Résumé : C’est une journée ordinaire qui commence pour Shun Takahata, dont la vie est si banale qu’il s’est mis à la trouver ennuyeuse. Ce lycéen de 16 ans, plutôt discret, voit son quotidien paisible voler en éclats en même temps que la tête de son prof, en plein milieu du cours ! Lui et ses camarades de classe se retrouvent soudain otages du jeu sanglant mené par une étrange figurine… Il va lui falloir survivre ! Mais cette épreuve est-elle une punition divine, ou un cadeau ?


Avis :

Gore et terriblement jouissif…
Et de un ! Un manga à ne surtout pas mettre entre les mains de tout le monde ! Gore, plein de sang partout, ça gicle et ça gicle. C’est juste complètement la folie ! Alors, bon, l’histoire c’est quoi ? Tout a commencé dans un lycée. Un simple lycée japonais, comme il y en a tant. Et puis, la tête du prof explose, paf ! Splich, pfuit ! Du sang partout, des lycéens ulcérés, et pouf, un Daruma. Oui, oui, vous lisez bien, et pouf, un Daruma. Et hop, les voilà parti à jouer à un deux trois soleil, version japonaise. Attention, si vous bougez, votre tête explose. Mouahahahahaha !
Et puis, avec les survivants, on va jouer à un autre jeu. Mettre la clochette au chat. Attention, vous pourriez vous faire écrabouiller. Mouahahahahahaha !
Et puis, à la fin du manga, on se rend compte que cette série de crime horrible (oh la la, mais tellement horrible avec du sang tout partout), s’est déroulé dans le monde entier, tuant des milliers et des milliers de lycéens. La question est : MAIS IL SE PASSE QUOI LÀ ?!

Complètement absurde…
Vous l’aurez compris, ce manga n’est pas seulement super gore, il est aussi complètement absurde. Un Daruma qui sort de la tête d’un prof ? Un chat (Hikonyan) qui veut qu’on lui gratte le dos pour qu’il s’endorme, autrement, il écrase tout le monde. Et hop, sans crier gare, un lycéen complètement taré, le plus serial des serial killers, le plus psy des psychopathes, apparaît et tue un camarade. Pourquoi ? Eh, je suis pas dans sa tête hein ! Et puis, alors qu’on se dit que rien de plus fou peut arriver, le gars se met à tuer les pauvres militaires venus les aider. Le plus Pathes des Psychopathes que je vous disais. Et puis, finalement, tout fini bien, ils sont sauvés et on voit un lycéen qui souffre d’un embonpoint marqué, se réjouir de la mort de tous ces lycéens à coup de HA HA HA HA HA ! Comme le plus terrible des criminels. Bref, la fin est à l’image du reste, très bizarre. Il me tarde de lire le deuxième tome.

Au final, ce manga est juste complètement fou. J’ai été agréablement surprise, les yeux grands ouverts. À découvrir mais adressé à un public averti !

Death’s Choice – tome 3

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


Death’s Choice – tome 1
Death’s Choice – tome 2

Résumé : Le terrible vote de popularité continue de semer la terreur au sein de la classe 2-A ! La façon de voter devient de plus en plus barbare. Mais toute chose ayant une fin, l’impitoyable « maître des votes » sera bientôt démasqué !

Mon avis : Après un premier tome qui m’a laissé un goût mitigé et un deuxième qui a continué dans cette lancée, ce troisième tome a achevé de me convaincre de la médiocrité de cette série de manga. Je réagis comme ça, sans doute car j’ai déjà lu les séries King’s Game et je trouve des similitudes bien trop prégnantes. Aussi, si vous n’avez pas lu King’s Game, vous ne devriez pas être autant gêné que moi. Néanmoins, je vous conseille plutôt King’s Game que celui-ci. Bon, alors, que se passe-t-il dans ce troisième et dernier tome ? En plus de l’horreur se joint le sexe dérangeant, le manga a donc pris une tournure assez attendue. Ce qui est fort dommage. Si je pensais que nous resterions dans un côté plus psychologique qu’horrifique lors de ma lecture du premier tome, j’ai vite déchanté dans la suite. Donc, une trajectoire horrifique bien marquée, avec tant qu’à faire, tout ce qui touche au morbide. Il y a eu, vers la fin, un retournement de situation, cette fois-ci, inattendue et qui m’a donc permis de me remettre dans ma lecture qui commençait à me fatiguer. Finalement, la chute n’a rien d’exceptionnelle non plus, trop lisse, trop prévue. Encore une fois… dommage !

Au final, c’est un troisième tome bien décevant que je vous présente aujourd’hui, pour une série trop superficielle et sans surprise. 

Danse de sang

Une des lectures communes du groupe facebook « Les chroqueurs de livres », je me suis laissée tenter par ce roman horrifique, et quel merveilleux choix ! Je vous parle donc de Danse de sang de Frédéric Livyns. 

Résumé : Veuve depuis peu, Véronique a l’étrange sensation de toujours ressentir la présence de son époux. En cherchant des réponses à ses questions, elle va libérer un démon aussi ancien que le monde lui même: le Dévoreur. Elle seule peut mettre fin à cette vague de meurtres cruels qui s’abat sur la ville mais le temps lui est compté car, à chaque âme absorbée, le démon devient plus puissant.

 

 

 

 

 

 


Avis :

Une plongée dans le vaudou…
Premier point qui m’a magnifiquement charmée : le vaudou. C’est, je pense, un des premiers romans que je lis et qui s’ancre dans cet univers. J’ai donc, adoré mon voyage au cœur de cette magie, cette sorcellerie, cette religion, mystérieuse et dangereuse. On sent que l’auteur maîtrise son sujet, et j’ai eu très envie d’en savoir plus. Quelle est l’histoire de Papa Legba ? Quels sont les autres loas ? Bref, ce roman m’a donné envie d’en savoir plus sur les pratiques, les rites et le contexte de la naissance, l’apparition de cette religion, où l’on pratique la magie noire. Rien que pour ça, c’est un récit à découvrir, et rien que pour ça, je l’ai adoré. Attention, il n’est évidemment pas à mettre entre toutes les mains, c’est un roman horrifique !

Un texte horrifique…
Bon, quand je vous ai parlé de Vaudou, vous avez du vous douter de la teneur de ce roman. Si je dis Vaudou, vous entendez HOOOOORRRRRREEEEEEUUUUUUUURR ! Moi aussi ! Et là, rien qu’en lisant le titre, il était certain que nous ne nous tromperions pas. Et bonheur d’autant plus exquis, l’horreur arrive crescendo. D’abord, elle débarque d’on ne sait où, puis on prend toute l’ampleur du marasme dans lequel s’est fourré le personnage principal. C’est macabre, sanglant, fantastique et terriblement jouissif. Pour un texte horrifique, le contenu est cohérent, logique, travaillé. Les émotions sont portées à leur paroxysme et les personnages aussi bien modelés que si c’était mes voisins. Parce que c’est sans doute là aussi la force de ce récit, comment auriez-vous réagit ? Vous, communs des mortels ? Comment auriez-vous réagit face à la mort ? Face à l’apparition d’une magie à laquelle vous ne croyez aucunement, mais dont les indices vous affirment le contraire ? C’est ce que vit Véronique et bien d’autres…

Le style…
Un petit passage rapide quant au style de l’auteur. Je l’ai déjà croisé avec Le Résident, et le style un peu trop soutenu m’avait dérangée. Ici, ce n’est pas du tout, mais alors, pas du tout, le cas. Je n’ai ressenti aucune lourdeur que ce soit la narration ou les dialogues. Aucun mot plus haut que l’autre, tout a glissé dans une fluidité exceptionnelle.

Au final, un roman que je conseille aux fans du genre horrifique, je me suis véritablement régalée ! C’est une merveilleuse découverte !