The Terror – Saison 02

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : AMC
Genres : Thriller / Horreur
Saison : 2
Synopsis : Durant la Seconde Guerre mondiale, un spectre terrifiant menace la communauté nippo-américaine regroupée dans des camps d’internement au sud de la Californie suite à la guerre du Pacifique.

Notation :

Avis :

En plein cœur de la Seconde Guerre mondiale, les japonais vivant aux Etats-Unis sont parqués dans des camps d’internement. En plus de la menace constante qu’est la colère des américains à leurs égards, les japonais, et particulièrement Chester et sa famille, doivent faire face à d’étranges événements, aussi terrifiants que mystérieux…

Si la première saison avait un côté lenteur maîtrisée, provoquant finalement, une tension bienvenue, cette deuxième saison, toujours aussi lente, perd néanmoins de l’ambiance suffocante de sa prédécesseur. Des scènes soporifiques sont entrecoupées de scènes plus horrifiques, bien qu’on cherche encore la terreur et ce sang qui se glace comme lors de cette attente dévastatrice de la première saison.

Vendue comme une série horrifique, The Terror Infamy n’est pas à la hauteur, malgré finalement une intrigue posée dans un décor plutôt bien campé. Parce que nous sommes immergés dans une Amérique qui déteste à la fois les japonais et leur culture. Nous sommes immergés dans une époque bien souvent présentée, mais sous un jour nouveau et un point de vue très différent. C’est ce qui fait que cette série mérite tout de même d’être vu. Ne serait-ce que pour ressentir finalement cette représentation d’une Amérique coupable de maltraitance envers les japonais habitant aux Etats-Unis.

Série horrifique qui n’en a que le nom donc, mais qui aurait pu sortir du lot, et notamment grâce à son intrigue basée sur les croyances japonaises. Croyances pour le moins terrifiantes, du moins, en apparence. Puisque finalement, elles ne sont pas du tout bien mises en évidence. Dommage donc, pour cette deuxième saison pas le moins du monde glaçante…

Terminons par parler néanmoins d’une scène en particulier vers la fin de la saison, qui vaut, à mon sens le détour, et d’où découle une terreur psychologique aiguë, et pose le doute sur l’humanité. Je parle évidemment du bombardement d’Hiroshima, et la manière dont cela a été accueilli aux Etats-Unis…

En bref :

Une saison deux moyenne, loin de l’horreur promis et un peu trop lente pour être véritablement addictive. À voir pour le folklore japonais et l’époque choisie.

Jeux d’enfants, tome 2 – Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura

Titre : Jeux d’enfants
Auteur : Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura
Éditeur : éditions Pika
Genres : Fantastique / Horreur
Résumé : Shun se retrouve à l’hôpital à la suite des événements meurtriers survenus dans les lycées du monde entier, et qui ont fait voler en éclats son quotidien jusque-là ennuyeux. Avec les autres survivants japonais, il est interrogé par la police, qui les soupçonne d’être coupables des massacres. Mais voilà que soudain, l’hôpital se trouve envahi de bizarres kokeshi, ces poupées de bois, qui obligent Shun et ses compagnons d’infortune à participer à d’autres jeux d’enfants… Comment vont-ils, cette fois-ci, se sortir vivants de ces mystérieuses épreuves ?

Notation :

Avis :

Suite directe, on retrouve donc Shun à l’hôpital, pensant naïvement que tout est enfin terminé. Malheureusement, il a parlé un peu trop vite. Et les Kokeshi débarquent ! Semant la terreur, l’horreur, le sang et la mort…

Déboussolant. Fou. Abracadabrant. Voilà ce qu’est le deuxième tome de Jeux d’enfants. Plus encore que le premier tome, il nous propulse dans un univers incroyable de terreur, de folie, de décadence psychologique… Une suite suintant la crasse et l’odeur âcre du sang. Et lorsqu’on relit mon avis sur le premier tome, on peut voir que j’avais décidément beaucoup apprécié le côté complètement fou et hors-normes de ce manga. C’est d’ailleurs, toujours le cas.

On retrouve les codes des mangas classiques du genre. À l’image, notamment, de Killing Maze dont j’ai parlé cette semaine. Aspect psychologique important, avec une préférence pour l’horreur, et éléments stratégiques fondamentaux qui ont tendance à mettre notre concentration à rude épreuve. On retrouve donc ce schéma, avec une pointe d’humour, et, de folie il faut le dire.

Ce manga est déjanté. Décalé. Et c’est ce qui en fait une pépite qui brille un peu plus fort dans la masse de mangas du même genre. Délectable.

En bref :

Un deuxième tome aussi fou que le premier, qui aura l’honneur d’allier horreur, épouvante et mystère dans une ambiance complètement hallucinante.

Brightburn – L’enfant du mal

Titre original : Brightburn
Durée : 1h30
Réalisateur : David Yarovesky
Date de sortie : 26 juin 2019
Genre : Épouvante-horreur
Avertissement : Interdit aux moins de 12 ans
Synopsis : Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire…

Notation :

Avis :

Brandon est un petit garçon comme un autre, du moins en apparence. Il faut dire qu’il a débarqué de nulle part, atterrissant dans un appareil et s’écrasant sur Terre. Alors qu’un couple de fermier le recueille et vit en parfaite harmonie, sa puberté (ou autre chose ?) l’entraîne sur une pente glissante d’où peu de monde sortiront vivants…

Après la fantastique première saison de The Boys, Brightburn a comme un effet de pas assez, de trop peu. Même si on a un film bien construit, qui se regarde avec écœurement et angoisse, on ne peut pas s’empêcher de déplorer un manque de développement dans la psychologie du personnage principal, ce fameux petit Brandon, qui perd pieds assez rapidement, et sans trop de raison, si ce n’est, je suppose, la puberté. En outre, aucune excuse peut être donnée quand on voit que ce film ne dure qu’une heure trente. Tout ceci aurait pu être poussé un peu plus, ajoutant bien trente à quarante minutes de plus, permettant de mieux camper Brandon et de mieux démontrer sa progression dans le mal, sa lente chute vers une décadence psychologique et violente… Or, en l’état, ce n’est certainement pas le cas !

Néanmoins, difficile aussi de ne pas apprécier cette heure trente de long-métrage, entre horreur et épouvante. Difficile également de ne pas faire le rapprochement avec Super-man, et d’autres super-héros cités au cours du film. Brightburn, malgré son défaut de développement, reste un très bon film de science-fiction, qui nous prend aux tripes et nous garde en tension tout du long. C’est pour cela que Brandon et ses pouvoirs, Brandon et ses regards étranges, Brandon et sa violence méritent bien ces 4 étoiles.

On espère en tout cas que ce premier film permettra la mise en place d’un univers fourni, violent et sanglant, comme un monde parallèle de super-héros, devenant nos anti-héros préférés. À suivre donc !

En bref :

Brightburn est un très bon film de science-fiction ‘horrifique’, qui nous tient en haleine tout du long. Sanglant, violent, captivant, ce film manque juste d’un développement plus poussé quant au personnage de Brandon, qui tombe bien vite dans le gouffre de la malfaisance.

Dilemma, tome 1 – Hajime & Tatsuya Tôji

Titre : Dilemma
Auteurs : Hajime & Tatsuya Tôji
Éditeur : éditions komikku
Genres : Horreur / Fantastique
Résumé : Yuzuru n’est guère enchanté d’aller dans une nouvelle école. Pas très sociable, il préfère être seul et serait même prêt à souhaiter la mort de ses nouveaux camarades pour ne pas affronter cette épreuve…
Lorsqu’il arrive dans sa nouvelle classe, le drame commence : tous les élèves et le professeur sont morts, allongés sur le sol.
Encore sous le choc et dans un état de panique total, Wabiko, une jeune fille qui prétend être Dieu, entre en contact avec lui. Elle le plonge dans un dilemme infernal et lui demande de choisir qui elle doit ressusciter et qui elle doit laisser pour mort. Un choix impossible…

Notation :

Avis :

Un nouvel élève, clairement asocial et anxieux, débarque dans un collège. Tout à son angoisse, il attend son professeur principal devant la salle de classe, d’où lui parvient les discussions de ses camarades. Terriblement stressé, une pensée lui vient. Fugace. « Qu’ils crèvent tous ». Il n’aurait jamais cru qu’elle changerait sa vie à tout jamais…

Dilemma est un manga qu’on pourrait qualifier de classique dans le genre horrifique. Un peu survivaliste, un peu énigmatique, et un peu de suspense… De quoi nous faire passer un bon moment, mais rien non plus de transcendant. Il faut dire que l’intrigue n’est pas si travaillée. Le début est, par ailleurs, un peu trop abrupte pour paraître un tant soit peu réaliste. Et elle nous interroge tellement qu’on en ressent une frustration profonde…

Ce qui reste appréciable, en revanche, est, de fait, les dilemmes auxquels est confronté le personnage principal. Puisque de ces dilemmes découle une réflexion plutôt intéressante, et nous permettant de nous interroger sur la nature humaine et sa psychologie. Avec toujours cette même question dans ce genre de manga « Comment aurions-nous réagi à sa place ? »

Pour ce qui est des dessins, Tatsuya Tôji nous offre un tracé fluide, bien clair et très agréable. Les expressions des personnages lors des moments d’angoisse sont bien représentées, nous immergeant un peu plus dans le côté psychologique et suspense du manga.

En bref :

Un manga appréciable dans un moment de creux, entraînant un questionnement classique dans le cas de ce type de manga. Sans grande envergure non plus !

Focus on… S02E01 The Terror

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : AMC
Genres : Fantastique / Horreur
Saisons : 2 (en cours)
Synopsis : Durant la Seconde Guerre mondiale, un spectre terrifiant menace la communauté nippo-américaine regroupée dans des camps d’internement au sud de la Californie suite à la guerre du Pacifique.

Détails :

The Terror est une série anthologique, fonctionnant sur le même principe qu’American Horror Story. La première saison se déroulait sur la mer, et dans la glace. Cette deuxième saison se passe dans un camp de japonais et d’americains pendant la Seconde Guerre mondiale. Vous pouvez retrouver mon avis sur la première saison ici.

Avis :

Après une première saison plutôt anxiogène et sanglante, j’en attend beaucoup de la deuxième. Et le premier épisode me met l’eau à la bouche. On tombe donc aussitôt dans ce camp comprenant aussi bien des américains que des japonais, au moment où les deux peuples sont en guerre dans la Seconde Guerre mondiale. La tension à ce niveau-là est d’ailleurs bien présente, avec les soupçons d’espionnage pour l’empereur qui volent au-dessus de chaque japonais.

Si on retrouve une certaine lenteur maîtrisée comme on a pu avoir dans la saison 1, on rentre néanmoins bien plus rapidement dans l’intrigue. Avec, tout de suite, des mystères, de l’horreur et des rebondissements. On notera par ailleurs des épisodes longs de presque une heure, mais il s’est avéré que j’ai à peine vu le temps passer avec ce premier épisode.

Pour ce qui est de l’aspect plus technique, la présence de japonais entraîne pas mal de dialogue dans cette langue. Une langue que j’apprécie beaucoup, donc je n’ai ressenti aucune gêne à ce niveau. Au contraire, cela ajoute du réalisme à la série. Ensuite, le décor est assez bluffant. On est transporté au XXè siècle avec force et talent. De quoi se perdre entre les bateaux de pêche, les usines bruyantes, et les rues crasseuses…

Une bonne première mise en bouche avec ce premier épisode qui promet une saison 2 aussi mystérieuse que captivante.

The Boys – Saison 01

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genre : Science-fiction
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Dans un monde fictif où les super-héros se sont laissés corrompre par la célébrité et la gloire et ont peu à peu révélé la part sombre de leur personnalité, une équipe de justiciers qui se fait appeler « The Boys » décide de passer à l’action et d’abattre ces super-héros autrefois appréciés de tous.

Notation :

Avis :

Quelle foutue série !

Voilà comment commence mon avis et comment il peut être résumé, d’ailleurs. Il faut dire que j’ai été estomaquée par cette première saison de The Boys, aussi irrévérencieuse et jouissive qu’elle a pu être. Une sacrée claque qu’on se prend là. Et le pire, c’est qu’on en redemande !

Alors, The Boys qu’est-ce que c’est ? C’est une équipe d’individus plutôt hétéroclites qui se liguent contre ces Supers qui pullulent aux Etats-Unis. L’un ne fait qu’un avec les fonds marins (Aquaman sort de ce corps), l’autre ressemble à une copie mal faite de Super-Man, et puis celui-là semble être le remake noir de Flash. Aux premiers abords, on pourrait penser à une parodie de nos Super-héros préférés. Mais finalement, on va bien au delà de ça. C’est un monde à part entière, qui sans nul doute, nous offre quelques clins d’œil bienvenu.

Mais voilà, on aurait pu croire que ces Supers étaient aussi généreux et braves dans la vie publique que dans la vie privée, mais heureusement… Ce n’est pas le cas ! Entre viol, meurtre, drogue, orgie, cette série nous révèle une facette cachée et noire de ces héros ‘bien sous tout rapport’, qui font rêver l’Amérique. Irrévérent, et jouissif sont les deux mots qui la caractérisent. Des touches d’horreur sanglante viennent achever de nous convaincre pour nous faire rêver d’une suite rapidement (Oui, on peut toujours rêver).

En bref :

Une excellente, que dis-je, une superbe, que dis-je, une grandiloquente, que dis-je, une foutue série ! À voir absolument en toute urgence.

Twist – Lydie A. Wallon

Titre : Twist
Auteur : Lydie A. Wallon
Éditeur : Auto-édition
Genre : Fantastique
Résumé : Recueil de nouvelles : 4 récits, 4 voyages, 4 twists
– Examen de Conscience (Science-fiction)
Et si nos rêves étaient plus réels que nos jours ? Et s’ils modifiaient notre rapport au temps, à l’espace, aux autres, à nous-mêmes…
– Neuf Femmes (Fantastique)
Une japonaise erre dans une ville d’Iran à la recherche d’une maison, celle de la famille de la femme dont l’esprit partage le sien.
– La Nuit du Tsalal (Fantastique)
La sorcière Merline va devoir affronter ses pires démons. Y parviendra-t-elle sans vendre son âme au diable ?
– Bjorn & Sirèn (Conte horrifique)
Dans le froid polaire de la Scandinavie se joue un conte horrifique à vous glacer le sang.

Notation :

Avis :

Quatre nouvelles, toutes ancrées dans les genres de l’imaginaire, que ce soit du fantastique, de la science-fiction ou de l’horreur… Lydie A. Wallon, autrice de la saga la Nébuleuse d’Héra, nous transporte à travers quatre univers aux ambiances bien différentes mais au style toujours impeccable ! Entre une sorcière vengeresse, une sorte de poupée russe humaine, un rêve un peu trop réel et une histoire glaciale…

Après le premier tome de la Nébuleuse d’Héra, quel plaisir de se plonger de nouveau dans le style irréprochable de Lydie A. Wallon ! Fluide, terriblement agréable à lire, on se laisse rapidement porté entre les différents univers. Aucune lourdeur, aucune répétition, et toujours dans cette idée de réussite, lorsque des dialogues deviennent explicatifs l’autrice les construit de manière infaillible. Aucune fausse note donc, pour cette plume.

Et qu’en est-il de la thématique ? Parce que finalement, il doit bien y avoir un thème commun à ces quatre nouvelles ? Si ce n’est évidemment le twist qui marque avec brio la fin de chaque texte. Dans ces quatre récits, on retrouve toujours la place des femmes, importantes. Imposantes. Et cette fragilité qui l’accompagne. Cette fragilité qui révèle parfois des choses plus macabres. Et c’est bien ça qui lie ces nouvelles : le macabre. Que ce soit complètement horrifique avec ‘Bjorn et Siren’, ou simplement psychologique avec ‘Examen de conscience’… On retrouve des thèmes en filigrane, que ce soit le viol, la violence conjugale, ou le meurtre, omniprésent…

En bref :

Un recueil de nouvelles bien construit, regroupant des textes aux ambiances différentes mais porteur de thématiques liées. À découvrir !

**Service de presse via Simplement Pro

Talentless, tome 3 – Furuya Iori et Looseboy

Titre : Talentless
Auteurs : Furuya Iori et Looseboy
Éditeur : éditions Doki Doki
Genre : Horreur
Résumé : Un détective immortel contre une meurtrière sans-pouvoir.
Tuez la meurtrière ! Démasquez la coupable !
Yûka la nécromancienne jure de la tuer, Kyôya l’immortel est persuadé de sa culpabilité… Comment s’en sortira Nana, la meurtrière sans-pouvoir ? Ne manquez pas le troisième volume de cette histoire à suspense où la justice et le mal rivalisent d’ingéniosité, et qui vous prendra au dépourvu !

Notation :

Avis :

Après un premier tome surprenant et un deuxième passionnant, on continue notre plongée dans l’univers de Talentless avec un troisième opus captivant, à coup d’énigmes, de combats et de stratagèmes. Dans cette suite, on retrouve Nana de plus en plus acculée, par un immortel déterminé à prouver sa culpabilité et une nécromancienne un peu trop zélée.

Si le début de la série avait tout d’un survival, on peut désormais ajouter un air de policier à ce manga, à la Detective Conan. Stratégies et explications de celle-ci. Jeux de pistes, tromperies, et déductions… Un véritable jeu d’échec se joue sous nos yeux entre Nana et Kyôya, reste à savoir qui sera mat ! Ces jeux cérébraux ont une conséquence certaine que de nous rallonger les textes, et surtout, de grossir le manga pour notre plus grand plaisir.

Pour ce qui est de l’histoire, on en apprend davantage sur l’histoire de l’île où se trouvent les prodiges, sur leur passé, et le flou qui imprégnait leur existence commence à disparaître doucement, à coup de révélations. La tension reste omni-présente dans ce manga, rajoutant du rythme à un manga déjà haut en couleur !

En bref :

Le tome 3 de Talentless suit le parcours des deux précédents, autant dans l’excellence que dans le captivant. Une série à poursuivre, sans nul doute !

Sorcière de Chair – Sarah Buschmann

Titre : Sorcière de Chair
Auteur : Sarah Buschmann
Éditeur : éditions Noir d’Absinthe
Genres : Fantastique / Policier
Avertissement : Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité du lecteur
Résumé : Australie, 2016.
Sept ans après un massacre qui a décimé toute une famille, de nouveaux meurtres surviennent à Melbourne. Des homicides si sordides que la Sorcellerie de Chair, taboue depuis les grandes chasses qui ont déchiré le pays, est évoquée.
Pour Arabella Malvo, lieutenant de la brigade criminelle, ils s’avèrent particulièrement déstabilisants. Pourquoi les victimes lui ressemblent-elles comme des sœurs ? Le meurtrier la connaît-elle ? Pourquoi maintenant ?
Une chose est sûre : l’abîme qu’elle fuit depuis toutes ces années risque de s’ouvrir à nouveau sous ses pieds. Et cette fois, de l’engloutir pour de bon…

Notation :

Avis :

Imaginez un monde où évolueraient parmi nous des êtres capables de nous contrôler. Imaginez un monde où les sorcières existeraient… Arabella est lieutenant de police, et après plusieurs meurtres étranges et particulièrement violents, elle se met en quête de son passé. Ce qu’elle découvrira la transforma à jamais…

Sarah Buschmann offre, à travers ce roman, un travail de qualité, propre, cohérent. Et extrêmement complet. Si complet, qu’on en viendrait à le trouver dense. Terriblement dense, par endroit. Et puis, le temps file, les pages avec, et on en oublie ce qui nous entoure, pour nous concentrer sur elle. Elle. Arabella Malvo. Tout le roman tourne autour de ce personnage, si bien que le reste n’est plus que secondaire. On veut tout savoir sur elle, sur son passé, et tout ce qu’elle cache. Et des choses, elle en cache assurément.

Le livre suit, par ailleurs, une construction plutôt complexe. S’il est parsemé de flash-backs, on peut également bénéficier du point de vue de différents personnages, dans différents lieux. Si bien qu’on en vient à suivre presque deux intrigues qui se recoupent. D’où cette sensation de densité évoquée précédemment.

Sorcière de Chair est un roman qui reste dans l’esprit, que ce soit par son côté horrifique très marquant, que pour son aspect recherché. C’est un livre fort, où on ressent le travail titanesque de l’auteur et son talent, immanquable. Sarah Buschmann nous transporte dans son univers à travers une plume fluide, à la portée de tous. Plus encore, elle nous entraîne dans les tréfonds de l’horreur, entre détresse psychologique et corps sanguinolent. Assurément, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains.

En bref :

Sorcière de Chair est un excellent roman, autant dans le développement de son intrigue policière que dans l’univers fantastique mis en place. À découvrir, sans attendre !

Bird Cage Castle – tome 3

Titre : Bird Cage Castle
Auteur : Toutarou Minami
Éditeur : éditions Doki Doki
Genre : Horreur
Résumé : Quand un parc d’attractions désaffecté abrite le plus cruel des jeux de survie…
Huit lycéens, toujours prisonniers du “Château de la cage aux oiseaux”, arrivent dans un endroit paradisiaque à la végétation luxuriante. Mais à peine ont-ils le temps de goûter à la beauté du lieu qu’ils sont rattrapés par la réalité. Pourront-ils sortir vivants de ces interminables dédales sans que l’un des leurs ne succombe à nouveau ?

Notation :

Avis :

Enfermé dans un labyrinthe où chaque nouvelle pièce vous met face à une énigme, comment réagiriez-vous ? Si votre vie dépendait fermement de celle d’un autre, comment réagiriez-vous ? Dans Bird Cage Castle, la psychologie est au cœur de l’intrigue avec des personnages qui se révèlent, s’affirment et évoluent. Et ce troisième tome n’échappe pas à la règle, loin de là.

Ce troisième opus est parsemé de dilemmes et d’énigmes, entraînant de la part des personnages la mise en place de stratégie et des réflexions poussées. Si fortes, qu’on en vient nous-même à réfléchir avec eux, pour tenter de les sortir de ce bourbier. Si l’identité du commanditaire reste toujours flou, engendrant des suspicions les uns envers les autres, on en apprend tout de même plus sur Gin, l’un des personnages forts de ce manga. Dès lors, que ce soit à travers son passé ou les diverses accusations faites à l’encontre des différents personnages, on tombe dans un marasme psychologique tendu, qui donne toute sa splendeur au manga.

Les dessins du manga ont cet avantage d’être bien nets et clairs, pour nous offrir toute une palette d’expressions grandiloquentes et effrayantes en ce qui concerne les personnages. Appuyant encore davantage sur l’aspect psychologique du manga. Ce troisième tome reste néanmoins dans la lignée des deux précédents et s’inscrit dans une suite logique.

En bref :

Une bonne suite, où on apprend davantage de choses sur le passé de Gin, un des personnages principal du manga. À suivre !