Buchimaru Chaos – tome 1

Titre : Buchimaru Chaos
Auteur : Tsutomu Ohno
Éditeur : éditions Doki Doki
Genre : dark fantasy
Résumé : La chasse aux dieux est ouverte ! Il y a bien longtemps, les êtres humains vivaient en harmonie avec les forêts et vénéraient des divinités appelées « esprits gardiens ». Byakuya et Buchimaru sont deux ninjas qui, après avoir déserté leur clan, se rendent coupables d’un grave crime qui ébranle toute la province… Dès lors, les désirs et les aspirations des deux traîtres, des esprits gardiens et des ninjas s’entrechoquent ! Une ambiance sombre et des graphismes envoûtants, au service d’un récit de dark fantasy impitoyable !


Notation :

Avis :

Pour être noire, voilà de la fantasy noire… Quelques touches d’horreur associées à un coup de crayon épais et fouillis nous donnent une impression générale de bordel sanglant. Une ninja décide soudainement de trahir son clan et commence une quête, à la chasse aux divinités. Buchimaru, un ninja de bas niveau et apprenti de la ninja renégate, malgré les multiples trahisons de la jeune femme, part à sa recherche, déterminé à la rejoindre. Une intrigue intéressante, mais trop superficielle. Trop peu effleurée. Pas assez mise en avant. Pas assez exprimée. Dès les premières pages de ce premier tome, on assiste à la trahison, à un combat un peu flou, avec une légère petite entrée en matière quant aux divinités craintes et vénérées par les peuplades. Mais rien de pertinent. Rien qui nous permettrait de comprendre cette quête sanglante, cette trahison, et même le monde dans lequel nous allons évolué, nous lecteurs.

D’ordinaire, on parle de tome introductif. Souvent, il nous donne envie d’en lire plus, parce qu’il nous laisse un goût de pas assez. Ici, c’est comme si j’avais regardé un épisode pris au hasard d’une série télévisée. Comme si je n’avais pas lu le tome précédent. Ce n’est donc pas un premier tome introductif. C’est un premier tome immersif. Assurément. Mais peut-être un peu trop. Peut-être l’auteur était-il trop embarqué dans son récit pour remarquer qu’il manquait des clés essentiels aux lecteurs pour comprendre le cheminement de l’intrigue. Et pourtant… Pourtant, l’envie de lire la suite est incroyable. Sans doute est-ce parce qu’on a un espoir. Un espoir d’avoir plus d’informations dans la suite de la série…

Si le manga était une dark fantasy sans envergure, j’aurai certainement passé mon chemin. J’aurai certainement mis une étoile à cet article et conclu par un « je ne vous conseille pas ce manga ». Pourtant, je suis toujours là, et mon avis est couronné de trois étoiles. Un bon manga donc. Mais alors, qu’est-ce qui rattrape cette intrigue à peine exposée ? Les personnages assurément. On suit des sortes de anti-héros, qui se fichent bien des conséquences de leurs actes. Le manga est sombre, et les personnages le sont tout autant. On ressent à travers ces pages qu’ils nous cachent tous quelque-chose, qu’ils ont tous un secret… Leur psychologie est intéressante et travaillée. Ce qui entre en total contraste avec l’intrigue superficielle. Comme si c’était là l’objectif de l’auteur : que les personnages eux-mêmes évincent l’intrigue et le monde dans lequel ils évoluent.

En bref :

Un premier tome intrigant, qui malgré une intrigue à peine expliquée, nous transporte aux côtés de personnages sombrent et torturés, dont les actes auront des conséquences dévastatrices… Un manga à découvrir, et qui réserve sans doute des surprises pour la suite.

Chemin(s)

Titre : Chemin(s)
Auteur : David Barnouin
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : littérature générale
Résumé : Un Homme Brun, une Femme Blonde.
Après une nuit d’orage, un jeune couple se lance dans l’ascension des Trois Becs, sommets qui surplombent la vallée de la Drôme. Un retour vers les origines, un périple qui porte en lui le germe du renouveau, où tout est possible, où l’on revient à l’essentiel. Mais qui fait également ressurgir les fantômes du passé.
Dans l’écrin naturel qui sert de théâtre à cette randonnée, l’ascension initiale se transforme peu à peu en descente. Au fond de l’âme, au fond du cœur, au fond du ventre.
Jusqu’à ce que plusieurs chemins se dessinent.


Notation :

Avis :

Plusieurs chemins s’offrent à nous. Un. Deux. Trois. Quatre. Une infinité finalement. Ou un seul. Qui sait ? Perdues dans une nature presque sauvage, deux âmes tentent de le trouver. Leur chemin. Ils tâtonnent. Oublient. Font des erreurs. Réessaient. Et enfin, trouvent. Ils trouvent quelque chose. Un doux songe ? Une brève accalmie ? Ou le sens même de leur vie ? Quelque chose. Assurément. Quelque chose, qui les changera pour toujours… Et nous, on les suit. On les observe s’observer, se mouvoir, se regarder, se découvrir et avancer. Toujours plus haut. Toujours plus loin. Dans un décor invitant à l’introspection. Un homme brun. Et une femme blonde. L’histoire d’une parenthèse.

David Barnouin fait son entrée dans le cercle littéraire avec un roman plutôt intrigant. L’aventure sauvage d’un couple de randonneurs, puis, plus tard, plus loin, on se rend compte que c’est bien plus que ça. Que dans ce texte, à l’allure terriblement descriptive, l’auteur nous jette quelques pistes. Vous savez, juste ce qu’il faut. Juste ce qu’il faut pour comprendre et trouver. Trouver son chemin. Ou se perdre dans la contemplation de la nature si justement présentée.

Un champs lexical des cinq sens nous titille. Le goût, l’odorat, la vue, le toucher et même l’ouïe. On joue avec nos sens, comme pour nous inviter au voyage. Comme pour nous rendre spectateur et plus de ce récit bouleversant d’une simplicité touchante. Et si certains passages peuvent tirer un peu en longueur, c’est pour mieux nous capturer dans ce périple à la recherche de nous-même. La nature, si bien décrite, devient un personnage en soi, éclipsant presque ce couple de randonneurs qui n’a même pas de nom. Et peu importe finalement, parce que ce ne sont pas eux en tant que personnes qui nous intéressent. Mais bien ce qu’ils représentent dans cet océan vert. Ce qu’ils font résonner en nous, lecteur, spectateur et sûrement aussi un peu, voyeur. Observateur curieux d’un renouveau inespéré…

En bref :

David Barnouin signe là un roman introspectif, à la découverte de la nature. Malgré quelques longueurs, Chemin(s) se lit avec facilité et délectation, interrogeant sur notre propre perception de l’histoire…

 

Félin pour l’autre ! – tome 1

Titre : Félin pour l’autre !
Auteur : Wataru Nadatani
Éditeur : éditions Doki Doki
Genre : fantastique
Résumé : Kensuke Fuji vit un drame… Il adore les chats, mais ces derniers ne le calculent pas !
Ses sœurs y étant allergiques, le lycéen n’a jamais eu la chance d’avoir eu un matou à la maison, et il n’a pas vraiment le mode d’emploi pour leur plaire…
Sa vie bascule le jour où disparaît Tamako, une charmante chatte de gouttière qu’il croisait tous les matins. Parti à sa recherche, Kensuke va faire la rencontre de Jin Nekoya, un « maître chat », qui comprend parfaitement le langage félin. Désormais, le lycéen fera tout pour devenir le disciple de Jin, quitte à accepter les défis les plus improbables, et enfin se faire aimer des chats !
Tout ça sous le regard halluciné de Yamada, une copine de lycée…


Notation :

Avis :

Un shônen sous fond de félins, qu’est-ce qui pourrait plus me ravir ? Pourtant, et ce n’est pas faute d’avoir essayé, impossible d’adhérer au concept ou à l’humour un peu lourd. Félin pour l’autre est loin d’être un de ses mangas tout mignon à coup de chats tout doux et rigolo. On est dans un manga d’art martiaux, un vrai shônen, assaisonné d’une bonne dose de ce qu’on peut appeler communément « What’s the fuck ?! ».

Que dire d’autre si ce n’est que j’ai loin d’avoir accroché à ce manga. Que dire d’autre si ce n’est que l’aspect shônen est, presque, à mon sens, tourné au ridicule. Peut-être pourrait-on y voir une caricature des shônens ? Une de ces ridicules parodies qui passent un peu au dessus de nos têtes…

Mais même si je n’ai pas adhéré au concept, il n’est pas possible de ne pas y voir un peu de positivité. Le personnage de Yamada, l’amie de Kensuke apporte une dose de réalisme bienvenue. Elle pourrait presque nous rappeler notre propre attitude, provoquant une véritable identification à ce personnage. Ce qui nous permet de nous rattacher à du terre-à-terre, entraînant un vrai contraste avec les deux autres personnages, plutôt déjantés, mais sérieux.

En bref :

Félin pour l’autre ! est une sorte de caricature du shônen. Un manga qui plaira aux amateurs d’histoires un peu déjantées, qui se prennent au sérieux.

Les politiques non plus ne mettent pas de capotes

Titre : Les politiques non plus ne mettent pas de capotes
Auteur : Emett Legrand
Éditeur : éditions Ethen
Genre : littérature générale
Résumé : Amandine de Beaujolais est une femme originaire de la banlieue toulousaine (avec toute la litanie des clichés que cela accompagne) promise à la fonction ô combien prestigieuse et convoitée de présidente de la République Française. Pourtant, à quelques heures d’une élection annoncée comme victorieuse, un événement important va venir remettre en cause les ambitions de la présidentiable. En effet, Amandine de Beaujolais va accoucher sans savoir préalablement qu’elle était enceinte. C’est donc un déni de grossesse.


Notation :

Avis :

Qu’on accroche ou qu’on accroche pas, voilà un titre qui interpelle, et on peut au moins accorder ça à cette nouvelle pour le moins curieuse. Si le résumé semble intrigant, on décèle déjà un style plutôt insolite qui donne le ton quant à la globalité de la nouvelle. De ce synopsis, on tire deux faits : le premier est que le récit va être très descriptif, et le deuxième qui provoque sans nul doute le premier est le caractère très scolaire de l’écriture. Et c’est avec une certaine appréhension qu’on laisse les pages défilées…

Les politiques non plus ne mettent pas de capotes. Assurément. Et c’est bien Madame et Monsieur de Beaujolais qui sont visés. Dans cette nouvelle, on évolue en pleine élection présidentielle, où on sent une certaine application de la part de l’auteur à ancrer son récit dans une dynamique réaliste. Réaliste, on dira que c’est réussi, mais dynamique, rien n’est moins sûr. Il faut dire que les doutes du début quant à un style scolaire et descriptif se sont avérés justes avec un amour prononcé pour le participe présent, ce qui ne fait qu’alourdir le texte. Malgré un style d’écriture peu convaincant, on arrive cependant à poursuivre la lecture, avec quelques grimaces mais après tout, les politiques non plus ne mettent pas de capotes.

Une fois habituée à ce style décousu, l’histoire prend forme et voilà qu’on peut ajouter un nouvel adjectif pour caractériser ce texte : saugrenu. Rien de plus, rien de moins que saugrenu. Si ce n’est peut-être un peu de superficialité, dû au découpage qu’a voulu l’auteur. À savoir, une première nouvelle destinée à planter le décor en lui-même, et une deuxième (pas encore sortie) qui racontera la même chose mais qui sera davantage centrée sur la psychologie des personnages. Un pari, sans doute, qui paraît loin d’être remporté à la vue de ce premier texte.

Déplorons aussi cette mise en retrait du personnage principal et du sujet, pourtant original, du récit. Madame de Beaujolais, favorite à la présidentielle, s’avère souffrir d’un déni de grossesse. Plutôt déconcertant pour son compagnon et sa collaboratrice, qui, clairement, n’avaient rien vu venir. Avec un tel sujet, il y aurait eu de quoi écrire, pourtant, dans cette nouvelle, tout est centré sur l’atmosphère des élections, les enjeux de celle-ci et ce qui a amené cette femme là où elle est aujourd’hui. Réaliste, peut-être, passionnant… ?

En bref :

Les politiques non plus ne mettent pas de capotes est une nouvelle inhabituelle, qui dégage une aura très scolaire. Et malheureusement, associé à une intrigue superficielle et déconcertante, ce texte n’a pas su me convaincre. Rappelons néanmoins que tout avis est subjectif, je vous invite donc à vous laissez tenter pour vivre vous même cette expérience.

Les Runners : Premières foulées

Titre : Les Runners
Auteurs :
Sti et Buche
Éditeur : Bamboo édition
Genre : humour
Résumé : Fred s’initie à la course à pied, à cause d’une ordonnance de la médecine du travail qui lui demande expressément de se mettre au sport… Pour lui qui n’aimait que le sport devant la télé, le choc est terrible, mais il a décidé de s’y mettre… Tout est bon pour la motivation : la bonne bière fraîche à l’arrivée, ses compagnons du club de course, sa femme qui lui crie dessus, mais aussi tous les gadgets qui aident les coureurs : montre GPS, gels énergétiques, vêtements ethniques…


Notation :

Avis :

Nouvelle bande-dessinée humoristique, Sti et Buche signe là une oeuvre dans la lignée des Profs et autres Fondus. Succession de gags, avec une même thématique, celle des coureurs. On suit donc Fred, un homme pépère qui préfère rester affalé dans son canapé à regarder le foot, une bière à la main et la télécommande dans l’autre. Mais voilà, un médecin du travail exige de lui qu’il se mette au sport. Sur les conseils de sa compagne, il se met au running. S’en suit un enchaînement de planches aussi drôles les unes que les autres.

Dans cette bande-dessinée, on retrouve la pâte « Franky Snow » et rien de bien alarmant, puisque c’est bien son créateur qui illustre cette nouveauté. Au delà des gags, c’est tout l’univers du running qui s’ouvre à nous. On a donc les marathons, les exercices de sprint, et tous les gadgets… Une bonne entrée en matière pour qui veut se laisser tenter à la course, tout en rires !

En bref :

Finalement, les Runners nous offre un excellent moment, dans un univers réaliste, sous couvert de gags qui tombent justes. À découvrir si vous aimez les BD humoristiques !

L’Ombre sur mon cœur – tome 1

Titre : L’ombre sur mon cœur
Auteur : Jennifer Pourrat
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : romance
Résumé : Matthew est l’héritier d’une des plus grosses fortunes des États-Unis, mais c’est avant tout un homme brisé par la mort de sa mère. Il utilise le sexe et l’art pour exorciser ses démons.
Jessica n’a pas été épargnée par la vie. Jeune femme indépendante, forte et courageuse, elle gère seule l’éducation de sa petite sœur Samantha, une adolescente rebelle à l’âme d’artiste.
Matthew et Jessica n’avaient pas besoin l’un de l’autre, du moins c’est ce qu’ils croyaient…
Sera-t-il capable de se laisser aller dans ses bras pour mieux se trouver ?
Sera-t-elle capable de repousser ses propres limites pour aller à sa rencontre ?
Il maîtrise le Mal, elle va lui apprendre à se soumettre au Bien.


Notation :

Avis :

Lorsqu’on parle de BDSM difficile de ne pas faire le rapprochement avec Cinquante Nuances de Grey. Pourtant, si j’ai pu voir le premier film pour vite m’en désintéresser, L’Ombre sur mon cœur de Jennifer Pourrat a réussi à saisir mon attention. Il s’avère finalement que ce premier tome est loin d’être un simple ersatz du phénomène mondial, appelé monsieur Grey. Et si nous n’avons pas là une histoire sans saveur, c’est bien grâce à tous ces épices que l’auteur a mis dans sa tambouille.

Sur la forme, on reste sur une romance classique entre l’homme torturé et la pétillante jeune femme qui croise son chemin. À ce niveau, l’érotisme à coup de cravaches s’insère parfaitement dans le déroulement de l’intrigue. Si certains passages sont crus, pouvant sans nul doute faire grincer des dents le plus fervent des poètes romantiques, on reste dans l’accessible, et surtout, l’utile. Nous sommes là bien loin de ses romans nous insérant des scènes de sexes à répétition sans grand intérêt pour l’histoire.

Ce premier tome va plus loin, s’enfonce plus profondément dans la souffrance et la détresse. Parce que ce n’est pas que l’histoire d’une jeune femme trop pure et d’un homme dominateur et puissant. Sinon, le bouquin aurait eu autant d’intérêt qu’un Grey de petite envergure. Jennifer Pourrat nous expose les fêlures, les blessures. Elle nous expose ses personnages sans filtre, avec sincérité et la noirceur qui les caractérise. C’est une véritable galerie de personnages complète et puissante qui s’offre à nous, en résonance à l’art si bien décrit dans ce roman.

On a Matthew, archétype de l’homme riche et puissant. Aussi calculateur que manipulateur. Maniaque du contrôle. Et surtout « per-sé-vé-rant ». Du moins, en apparence. Derrière cette façade à la Christian, lorsqu’on gratte un peu la surface, on tombe sur mille et un secrets. Des causes, des conséquences, des raisons, des besoins, un passé,… On trouve tout et bien plus, pour étayer un personnage incroyable au niveau psychologique. Le travail effectué par l’auteur est titanesque, surtout lorsqu’on associe l’énigmatique Matthew à la douce Jessica. Jessica, belle, indépendante, et mère bien trop tôt. Serait-ce trop cliché de dire que rien ne les prédestinait à se rencontrer ? Et pourtant… Un dominant torturé peut-il soumettre une femme indépendante si attachée à une certaine forme de romantisme ? Et au delà même de cet érotisme douloureux, la douce mais déterminée Jessica parviendra-t-elle à faire tomber le masque du terrible M. Bradford ?

En bref :

Finalement, ce premier tome nous initie. Il nous initie à deux personnages, aussi torturés l’un que l’autre, chacun à leur façon. Si des craintes justifiées peuvent apparaître quant au sous-genre dans lequel s’insère ce roman, il est évident qu’elles seront vites balayées par une intrigue bien menée et une plume aussi simple que, parfois, un peu brutale.

Amélia Varin, une lectrice d’ordinaire peu emballée par le BDSM

Magical Girl Boy

Un magical girl déjanté, parodique et addictif, je vous parle d’un manga décalé : Magical Girl Boy

Résumé : Saki Uno est lycéenne, mais elle est surtout membre d’un duo de chanteuse pop : les Magical Twin ! Le problème, c’est que son groupe ne rencontre pas du tout de succès… Dépitée, un soir, alors qu’elle rentre d’un concert catastrophique, elle trouve devant chez elle un yakuza fou furieux. Ce dernier lui apprend une drôle de nouvelle : sa mère était autrefois une magical girl, et c’est désormais à son tour de signer un contrat avec lui, pour protéger l’ordre et la justice ! Le problème, c’est que Saki n’est pas du tout emballée à cette idée. À moins que pour protéger l’homme qu’elle aime, elle ne soit d’accord pour se fighter contre des ours bodybuildés ?! Sa nouvelle vie de Magical Girl Boy (rayez la mention inutile) lui réserve bien des surprises…


Avis :

Une parodie déjantée…
Magical Girl Boy est un magical girl, sans aucun doute. Sa particularité, outre la transformation en homme de l’héroïne, est bien son côté déjanté dans le déroulement même de l’intrigue. En effet, tous les éléments propres aux magical girl sont détournés pour les tourner au ridicule. La petite peluche mignonne qui aide les magiciennes devient un vieux pervers Yakuza, la jolie magicienne aux tenues sexy devient un homme mais toujours en tenues sexy… Et surtout, la romance prend une drôle de tournure quand le garçon en question se révèle être aussi idiot qu’une assiette. Pourquoi cette comparaison ? Je n’en sais trop rien.

Qui cache des vérités plus sérieuses…
Mais voilà, derrière cette apparence décalée se cache à mon sens une vérité sur la société japonaise. Dans les mangas, l’homosexualité est souvent considérée comme un crime. C’est d’ailleurs la mentalité d’une grande partie des japonais. Je ne peux que vous rappeler mon avis sur Judge où je mettais en avant ce phénomène bien triste… Ici, dans Magical Girl Boy, on en parle, on le tourne en dérision et on adore ça ! Parce qu’enfin ce sujet est traité de manière légère et normale, comme n’importe quelle héroïne qui tombe amoureuse. Et je peux vous dire que ça fait un bien fou !

Au final, un manga déjanté, qui vous fera autant sourire que rire à gorge déployée ! Je vous le conseille vivement, d’ailleurs, aux frileux du manga, vous pouvez retrouver la version animée.

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Je vais vous tuer

Je suis très heureuse de vous parler de Je vais vous tuer de Nicolas Klein. Un thriller sortie dans la collection I-Mage-In-Air de Évidence éditions. Un véritable coup de cœur aussi bien pour la plume que pour l’intrigue. 

Résumé : Voici un thriller passionnant écrit avec finesse et d’une machiavélique intelligence.
« Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse » Fréderich Nietzsche – « Ainsi parlait Zarathoustra »
Du chaos, il en est question dans ce roman très noir.
« Je vais vous tuer » explore l’ombre de l’âme humaine par le biais de deux histoires semble-t-il parallèles. D’un côté une rame de métro, plusieurs personnages, un attentat. De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort comme elle n’hésite pas à malmener les personnages en leur dressant des portraits au vitriol. L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller afin de faire monter le suspense progressivement et engloutir son lecteur. Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril…


Avis :

Le résumé parle pour lui-même. « L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller » ou encore « Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril… » Loin d’être fausse ou un peu osée, cette présentation est tout ce qu’il y a de plus clairvoyante. Parce que, oui, c’est un excellent thriller. Parce que, oui, je l’ai lu d’une traite sans pouvoir m’arrêter…

Thriller ou policier…
Le thriller est un genre très populaire, composé de nombreuses sous-catégories. Il est caractérisé par une mise en haleine constante. En effet, l’auteur va faire en sorte que le lecteur soit constamment sous pression, prisonnier de son histoire. Le suspens est donc un des éléments majeurs du thriller.
Le roman policier, ou polar, va alors se baser sur l’intrigue, l’enquête de police et les preuves trouvées pour élucider le crime.
Pour essayer d’en savoir plus sur cette différence thriller/polar et étayer un peu mes propos, j’ai demandé à la blogueuse de Les Perles de Kerry son avis sur la question :

« Pour moi un thriller est un roman à suspense surtout, il peut être psychologique ou sanglant, le tout est d’avoir beaucoup d’angoisse et d’être surpris par un twist. Tandis qu’un policier pour moi, même s’il peut avoir un certain suspense, tourne surtout autour d’une enquête policière qui est au centre du roman, c’est moins surprenant et la présence de la police est obligatoire contrairement à un thriller. »

Je vais vous tuer  regroupe ces deux genres. Il allie le suspens et la tension constante du thriller et l’enquête des agents de police. On peut donc l’appeler un thriller-policier, qui est un des sous-genres du thriller.

L’intrigue…

« L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. »

Je vais vous tuer a une intrigue très poussée et assez complexe au début. Il faut dire que l’on va suivre deux histoires différentes (vraiment ?) en parallèles. Et les personnages y sont relativement nombreux. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation pour me faire à cette double narration. On aura d’un côté un accident dans le métro qui va vite se transformer en cauchemar pour les rescapés et de l’autre, nous avons une enquête policière qui va bon train. Je ne suis habituellement pas fan du policier en roman. Peut-être n’ai-je pas lu les bons… Je pense d’ailleurs à m’y remettre et qui sait, je vais peut-être redécouvrir ce genre que j’ai énormément délaissé. Revenons à nos moutons, cette enquête policière se passe assez tranquillement. Sans doute pour réaliser un contraste avec l’accident du métro, où le côté « sanglant », dont parlait Kerry un peu plus haut, propre à certains thriller est fortement présent. Pour notre plus grand plaisir.

Les références…

« De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. »

J’ai adoré toutes les références que l’auteur a inséré dans son roman. Il y parle de Nietzsche, philosophe allemand qui a fait partie intégrante de mon année de terminale, et de bien d’autres personnages fictifs ou pas. Notamment Dexter, ce que j’ai beaucoup apprécié donc. Parfois, il ne fait que citer et d’autres, la personnalité est complètement imbriquée dans l’intrigue. Ce qui est le cas de notre philosophe allemand. D’une façon assez inattendue, il prend une grande importance dans le récit et on en vient même à s’intéresser à sa vie. Vie que les nobles lycéens bacheliers connaissent bien.

La plume de l’auteur…

« La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort »

Parce que pour écrire un thriller réussit, il faut un certain talent, je me dois de souligner la plume extraordinaire de Nicolas Klein. Il nous happe dans son histoire à la force d’un langage cru mais doux. Il peint avec folie et horreur ce que l’homme devient lorsqu’il est au fond du gouffre. Sa plume m’a attiré et une fois attrapée, je n’ai pas réussi à lui échapper. Mais, le voulais-je vraiment ?

Au final, Nicolas Klein signe là une véritable pépite que j’ai lu en une journée, pendant mes creux et même pendant mes cours. Parce que je n’arrivais pas à lâcher ma liseuse, parce que l’intrigue était addictive, parce que Je vais vous tuer est un véritable coup de cœur ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Irina

Avertissement : public averti


J’ai donc lu Irina de J.F. Boudoul. C’est un roman érotique parsemé de scènes de dominations/soumissions (BDSM), publié dans la collection Indécente chez Évidence éditions. J’ai plongé, tête la première, dans cette romance épicée.

Résumé : Saint-Pétersbourg, ville des nuits blanches… Un jeune Français, amoureux d’une Parisienne dont le père habite Saint-Pétersbourg, décide de la rejoindre en Russie pour tenter de la séduire. Il croisera par hasard Irina, une prostituée de luxe qui aime les hommes soumis et les dresse…

 

 

 

 


Avis :

Irina…
Irina est un personnage auquel j’ai beaucoup accroché. Comme dit dans le résumé, c’est une prostituée de luxe. Une prostituée certes mais d’une élégance sans pareil. C’est une femme au caractère bien trempé, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle semble belle, magnifique même. Elle a de la prestance, elle est aimée, jalousée. Une femme forte et indépendante qui joue de ses charmes, avec tendresse parfois et sévérité souvent. En bref, tout à fait le style de personnage que j’apprécie.

Le choix narratif…
Parlons maintenant du personnage principal, du narrateur en fait. Ce jeune français va suivre une jeune femme jusqu’en Russie pour tenter de la séduire. Mais, entre temps, il va rencontrer une autre femme, d’un genre différent : notre chère et tendre Irina. Voilà donc l’intrigue principale. Le narrateur raconte l’histoire de son point de vue (point de vue interne donc). J’ai cependant remarqué des tournures de phrases, souvent les mêmes, qui m’ont fait sourire. Comment peut-on décrire quelque chose que le narrateur ne voit pas, quand c’est celui-ci qui raconte l’histoire ? En le précisant, tout simplement. Exemple « je ne l’ai pas vu mais, une fois que je fus parti,… » Vous voyez un peu ?

La plume de l’auteur…
Outre l’intrigue que j’ai beaucoup appréciée, la plume de l’auteur est un vrai délice. Parce que, au final, l’histoire n’est pas unique en son genre, ni très extraordinaire. Ce qui a fait que j’ai été prise par ce récit est la plume poétique et douce de J.F. Boudoul. Très intimiste, il nous introduit avec délicatesse dans l’aventure romanesque de ce jeune français. Très suave, il nous conte les aventures de ses personnages avec finesse et gourmandise.

Un voyage entre plaisir et découverte…
Voilà un des aspects auquel j’ai beaucoup accroché dans le roman : la Russie. J.F. Boudoul nous emmène en voyage dans ce pays si immense aux milles merveilles. Il nous en apprend sur leur coutume, sur leur mode de vie, sur leur langue aussi un peu. Il nous fait découvrir des paysages, des personnages peut-être typiques de ce pays si atypique. Sa plume poétique nous transporte et on se retrouve à marcher entre les palais russes, qui semblent si nombreux. Mais quel serait un voyage sans plaisir ? Notre jeune français va découvrir une nouvelle façon de jouir aux côtés de la belle Irina. Il va découvrir que l’amour existe dans tout ce qui nous entoure et que la confiance ne demande qu’à être accordée.

J.F. Boudoul est un véritable poète qui nous emmène dans des contrées enchanteresses, Irina a été une très belle découverte que je conseille à tous les amoureux de la romance. Pour vous le procurer, c’est par ici. (Disponible en papier et numérique)

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Tempêtes Solaires : Le nouveau monde

J’ai reçu en service de presse, le premier roman de Ludovic Spinosa : Tempêtes Solaires. J’ai été assez surprise, alors qu’au final le résumé donne le ton. Je vous explique…

Résumé : Conséquence de tempêtes solaires, l’énergie de la planète disparaît soudainement et totalement, propulsant les êtres humains deux cents ans en arrière. Le dérèglement climatique qui fait suite obligera l’être humain à changer son comportement actuel.
Que feriez-vous si, du jour au lendemain, vous vous retrouviez dans le noir total, chaque nuit ?
Que feriez-vous si, du jour au lendemain, vous étiez privé de tout votre confort, même le plus minime ?
Jack, Steve, Joshua, Jiao, Laura et Thibaut vont le vivre pour vous. Confrontés à plusieurs catastrophes naturelles de dimension mondiale, comment vont-ils évoluer, mais surtout survivre ?
Est-ce l’apocalypse ? Peut-on qualifier ainsi la disparition de notre technologie et des sources d’énergie que nous connaissons de nos jours ?
Et si ce jour était demain ?


Avis :

J’ai décidé d’aborder cet avis sous trois angles. Ils me sont venus naturellement au fil de ma lecture. Je vais donc d’abord parler du visuel (mise en page, couverture, correction,…), puis de l’intrigue en elle-même et enfin du choix narratif, que j’ai trouvé assez déstabilisant. Enjoy !

Le visuel…
La couverture, en premier lieu, est parfaitement réalisée. Heureusement car il faut savoir que les éditions Persée sont une maison d’édition à compte d’auteur. Hein ?! Quelle est donc cette chose ? Je m’explique. Les maisons traditionnelles sont dites à compte d’éditeur, c’est-à-dire qu’elles publient les ouvrages qu’elles sélectionnent (selon leurs critères) sans que l’auteur n’ait de frais à avancer. Tout est à la charge de la maison d’édition dans ce cas : la création de la couverture, la mise en page, la correction, la diffusion, la promotion… Evidemment, l’auteur est le premier promoteur de son roman, il participe donc activement, avec l’aide précieuse de sa maison d’édition, à sa communication. Ici, la maison d’édition n’est au final qu’un imprimeur qui s’occupe de la promotion de l’auteur. Pendant une certaine période, j’ai pensé que ces maisons d’éditions, faisant payer l’auteur, corrigeaient les manuscrits. Et bien, au vue des nombreuses fautes et coquilles, j’ai bien du me faire à l’idée que point du tout.
Plus particulièrement, les éditions Persée affirme sur leur site que « chaque livre est imprimé avec soin » et que dans le processus de publication, à un moment donné, on « débute alors la mise en page ». Pardonnez-moi, mais il semble que ce soit loin d’être le cas. Ce qui est un profond manque de respect envers l’auteur qui, bien gentiment, tend son chèque (d’une somme astronomique, en général). Certaines phrases sont coupées pour un retour à la ligne impromptu et tout bonnement inutile. Comment
une maison d’édition (vous voyez, l’effet de ce retour à la ligne n’est pas terrible) peut-elle laisser dans un manuscrit un « = ». N’a-t-elle pas dit à l’auteur que dans les romans, il n’y a pas de prise de note ? Qu’est-ce qu’aurait coûté un petit mail « par contre, écrire égal en toute lettre sera plus agréable pour le lecteur » ? Ah, si, de la reconnaissance. Parce qu’à mon noble avis, ils ne relisent certainement pas le manuscrit. Oh, l’auteur dit que c’est bon, allez, on imprime ! Et zou !
Les mini-paragraphes également hachent la lecture. Et, enfin, les coquilles, les fautes d’orthographes… Elles sont malheureusement nombreuses et voyantes…

Ceci était un coup de gueule pour la maison d’édition et non pour l’auteur. Je passe maintenant à l’intrigue, c’est un peu ce qui nous intéresse.

L’intrigue…
On va donc suivre plusieurs personnages (plusieurs veut dire beaucoup, ici) dans des pays différents, faire face à l’apocalypse. Pas l’apocalypse zombie, hein, mais bien des catastrophes naturelles qui vont se succéder. Malgré certaines choses qui m’ont déstabilisées, et auxquelles je reviendrais un peu plus tard, cette histoire a un côté addictif. Parce qu’on veut savoir ce qui va encore arriver. On veut savoir comment s’en sortent les personnages. Comment ils vont réussir à vivre, à survivre, malgré les cataclysmes. On a alors des gangsters, des riches, des pauvres, des enfants, des adultes, des vieux, des couples, des célibataires,… Toutes les catégories de la population sont représentées pour m’amener au troisième point, le choix narratif.

Le choix narratif…
J’ai clairement eu la sensation de lire les études d’un anthropologue. Le narrateur était pour moi un chercheur en pleine expérience, prenant des notes dans son calepin. Une expérience de taille mondiale, certes, mais j’ai déjà vu plus irréaliste. Je ne sais pas si c’était voulu par l’auteur ou si c’est juste son style littéraire… Néanmoins, certains éléments m’ont dérangé, surtout des structures de phrases. J’ai relevé un « En effet,… ». Cette expression sert de liaison entre deux phrases, souvent pour étayer des propos avec d’autres détails. Dans un roman, cela fait davantage documentaire que récit fictif. Un passage m’a conforté dans ma sensation de départ : « 17 Juillet 2026, journaux télévisés, quelques mois plus tôt… Le professeur Ziegler, chercheur en économie sociale, lors d’une conférence de presse à Munich : … » Ces deux phrases, qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs… En effet (Hé, hé), grammaticalement, une phrase se compose d’un sujet, d’un verbe et si l’envie vous prend, d’un complément. Ces deux « phrases », je disais, me rappelle vraiment un documentaire. C’est tout à fait le style de phrase utilisé. Et les répétitions de mots… C’est le point qui m’a le plus dérangé, elles rendaient le récit, déjà fortement descriptif, très lourd.

Au final, je reste mitigée sur la forme, mais l’idée de l’intrigue m’a séduite. J’ai voyagé tout autour du monde, à la rencontre de personnages tous aussi différents les uns que les autres. Une approche davantage fictive aurait été plus agréable que ce drôle de choix narratif en mode recherche anthropologique.

Service de presse envoyé par l’auteur