Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 3 : La Pyramide du lac perdu – Azaël Jhelil

Titre : La Pyramide du lac perdu
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Auto-édition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : Il reposait sur sa couche aux draps bleu nuit, depuis toute une éternité.
Sans vraiment dormir.
Sans vraiment mourir.
Et ce jour enfin, quinze siècles enfuis, il attendait des invités.
Poursuivie par la vindicte du semi-lacertys, la Conjuration de Tanglemhor a traversé les mers pour arriver en Australie. Guidés par la vision du vénérable Kannlis, les rebelles s’aventurent dans le Jardin de l’Hiver, à la recherche du repaire disparu du plus terrible sorcier de tous les temps.
Au pays de la nuit éternelle, harcelés par un froid insupportable, les conjurés sont engagés dans une entreprise suicidaire. Sur leurs épaules reposent tous les espoirs des peuples du Levant…

Fraîchement débarquée en Australie, la glorieuse conjuration de Tanglemhor se lance dans un périple qui semble bien plus dangereux que ce qu’ils ont pu vivre jusqu’à présent. À la recherche des origines de l’Oeuf de Tanglemhor, ils devront faire face à bien des obstacles. Reste à savoir s’ils arriveront au bout de leur épopée, mais surtout, à quel prix ?

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Après des centaines de pages en mer, les naseaux emplis de l’air marin, nous débarquons finalement sur les terres de l’Australie, dont on a tant entendu parlé. Nouveau chapitre aux aventures de nos héros, et nouvelles découvertes pour nous, dans un plongeon, tête la première, dans une quête glaciaire, et glaciale… La conjuration de Tanglemhor part à la recherche d’un moyen pour se débarrasser de l’Oeuf aux démons, et pour cela, ils décident de se rendre aux origines de tout… La Pyramide du lac perdu. Qui dit nouveau territoire, dit nouvelles informations. Et voilà que la mythologie et l’Histoire australienne déferlent sur nous, pour notre plus glorieux plaisir !

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Ce troisième tome nous plonge dans un décor suffocant où chaque respiration semble être un calvaire. Perdus dans des contrées, comme au temps de l’ère glaciaire, les héros vont devoir se battre contre le climat mais aussi contre eux-même. C’est ainsi que les personnages se complexifient et se révèlent encore davantage. Ils font face aux doutes, et dans la tourmente, s’oublient… Cette suite est aussi palpitante, et pleine d’actions, que révélatrice d’un aspect plus poussé des protagonistes. Les vertus des vitalistes sont par ailleurs toujours autant mise en opposition à celles des partisans du semi-lacertys, permettant le développement de ce dualisme qui naît par ailleurs dès le premier tome, et qui se poursuit toujours jusqu’alors. Néanmoins, cette opposition semble, elle aussi, se complexifier, avec cette idée que tout n’est pas aussi noir, ou aussi blanc qu’on pourrait le croire.

La Pyramide du lac perdu offre, par ailleurs, une grosse place au deuil et plus largement encore à l’Amour, tout en nous permettant une réflexion sur la place des femmes dans la société, grâce à ce pays matriarcal qu’est l’Australie. Des thématiques fortes, très bien amenées, qui rappellent d’ailleurs les caractères abouti et complet de l’univers de l’auteur. Dès lors, si l’action prend une part importante de ce troisième tome, celui-ci devient plus introspectif avec une redécouverte de certains personnages. Quel meilleur moment pour penser et tout remettre en question qu’en plein cœur d’un territoire enneigé et glacial ? Un cynisme facile quand on sait à quel point se remettre du décès d’un être cher est difficile, si ce n’est impossible. Et cela, l’auteur l’évoque avec déférence et délicatesse. 

« L’Australie et ses mœurs matriarcales étaient vraiment l’antithèse de toute son éducation. Il y avait quelque chose de pourri au royaume de Golmecive… »

Azaël Jhelil continue de tenir son lecteur en haleine, avec un style impeccable, où descriptions détaillées et combats implacables se mêlent avec brio. Il joue avec les points de vue, pour nous garder constamment sur nos gardes, et l’esprit en ébullition. Esprit qui, par ailleurs, se laisserait bien tenter par une petite visite au gnome lithomancien. 

**Service de presse
Ebook : 4,99€
Broché : 16,95€

Salicorne, tome 2 : La bataille de Tirfo Thuin – Françoise Berr

Titre : Salicorne
Auteur : Françoise Berr
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Space fantasy 
Résumé : Au cœur des Gaedhills, les humains de Tirfo Thuin se rassemblent autour d’Ygrenne, leur nouvelle Reyne-Licorne. Investie des pouvoirs que lui ont concédé les Immortelles avant de disparaître, elle va mener sa première bataille contre l’oppresseur Ashanti, qui a réduit son peuple en esclavage. Pour l’aider dans sa tâche, elle peut compter sur l’indéfectible amour de son ami d’enfance, Eamon, qui est devenu son Lige, et sur Emrys, son jeune mage de guerre formé à la magie des vents. Mais ce qu’Ygrenne ignore, c’est que la planète elle-même est sur le point de se mobiliser. Des alliés imprévus, mais ô combien puissants, vont lui prêter main-forte alors que des dissensions éclatent dans l’empire Ashanti…


Notation :

Avis :

Après maintes péripéties, Ygrenne se trouve investie de bien grands pouvoirs. À ses côtés, Emrys et Eamon sont bien décidés à mettre à mal la domination Ashanti. Alors que la révolte gronde, les Ashantis se retrouvent pris en étau, entre les humains bien décidés à reprendre leur liberté, et leur propre peuple fomentant un terrible complot…

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De la space fantasy cela ne fait plus aucun doute ! Le tome 2 de Salicorne se perd entre vaisseaux, espèces extra-terrestres, technologie innovante,  créatures fantastiques et magie… De quoi s’oublier, la tête plongée entre les pages de cette histoire originale et captivante. Françoise Berr nous offre là une suite qui vaut sans conteste son prédécesseur (si ce n’est plus), tout en permettant à tout son univers d’évoluer pour encore mieux nous surprendre

Ce deuxième opus ne se compose pas seulement d’une histoire principale, à savoir cette révolution des humains contre l’espèce Ashanti qui a l’audace de les dominer. Oh que non, c’est bien de plusieurs sous-intrigues que se compose ce roman. Si on met de côté la révolution, qui se déroule somme toute de manière classique en littérature (comme au cinéma, par ailleurs), avec alliés et plans de bataille, on peut mettre en avant trois sous-intrigues différentes. Qu’en est-il de la douce romance qui s’était esquissée entre Eamon et Ygrenne dans le premier tome ? Une question pour laquelle vous trouverez une réponse pour le moins déstabilisante dans ce deuxième opus. Mais alors, et ce complot ourdi au sein même du peuple oppresseur Ashanti ? Une sous-intrigue aussi passionnante qu’intéressante. Et pour finir, une thématique dont on parle beaucoup en science-fiction, à savoir celle de la technologie et de l’humanité, avec cette éternelle question : Jusqu’où peut-on aller pour l’être aimé ? 

« Tels des doigts noueux crochetés dans le sol, leurs racines effleuraient en surface et leurs silhouettes, couronnées de houppes verdoyantes, se balançaient doucement au rythme de la brise. »

Toutes ces intrigues font de cette suite, une véritable réussite, pleine de richesse à la fois dans le récit en lui-même, pour son originalité salvatrice, que dans la plume de l’autrice : imagée, poétique, pleine de métaphores, aux descriptions sublimement visuelles. Françoise Berr a eu le culot de nous happer avec un premier tome exceptionnel, et l’audace de réitérer son forfait avec une suite encore meilleure ! 

Mais on pourrait aller plus loin encore et parler d’Ygrenne, le protagoniste principal de ce récit. Si dans le premier tome elle était un peu trop fleur-bleue, bien que déterminée et courageuse, elle se révèle complètement différente dans cette suite. Il faut dire que les circonstances font que… Bref, vous aurez compris, les pouvoirs emmagasinés grâce aux Immortelles l’ont plutôt transformée. Elle est antipathique, froide, mais toujours aussi déterminée et courageuse. C’est une évolution saisissante mais parfaitement amenée, qui se fait donc avec fluidité et compréhension pour le lecteur. On n’oubliera pas, par ailleurs, de souligner la mythologie opulente que nous propose l’autrice.

En bref :

Un coup de cœur pour ce deuxième tome, qui aura su combler la mini-riquiqui-tare du premier, à savoir le léger manque d’intérêt du personnage principal. Un roman qui sait évoluer, associé à une histoire plurielle et passionnante, ce tome 2 est une véritable réussite, à consommer à seulement 5,99€ en version numérique.

**Service de presse

Les Pics Célestes, tome 2 : La citadelle de l’effroi – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Après une victoire difficile pour reprendre Erygia aux griffes des Amélunes, les habitants de la cité profitent d’un temps de répit pour se reconstruire, mais aussi pour reformer leurs troupes. La trahison au sein même de l’escouade des Sphinx, ajoutée à celle de la délégation de la Capitale font craindre le pire. Alex et Callie, plus amoureuses que jamais, doivent oeuvrer pour le bien de leur peuple chacune de leur côté. Tandis que la première part dans le Nord à la recherche de nouveaux alliés, la seconde se trouve en première ligne pour affronter Therbert l’Invocateur et son armée de spectres. L’assaut sur la citadelle de l’effroi s’avère plus compliqué que prévu et force les Erygiens à revoir leur plan d’attaque. Callie est alors confrontée à des choix difficiles, mais aussi à de nouvelles responsabilités. Encore une fois, le danger rôde à l’ombre des Pics Célestes et personne ne sera épargné.


Notation :

Avis :

Après une offensive déterminante et la découverte d’un profond complot, Callie reprend des forces. Alors qu’Alex part en quête d’alliés, les forces d’Erygia sont bien décidées à attaquer la citadelle de l’Invocateur, pour enfin en finir une bonne fois pour toute avec les Amélunes.

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Le premier tome posait un univers intéressant, moyenâgeux, magique, où les créatures fantastiques côtoient les villageois. On y découvrait une héroïne ambitieuse et courageuse. On y découvrait une présence féminine importante, cassant avec les sempiternelles intrigues identiques de l’univers de la fantasy. On y trouvait aussi une romance légère, à l’impact néanmoins fondamental entre deux femmes indépendantes. Et puis, n’oublions pas de citer l’écriture parfaite de l’autrice, qui réussit aussi bien à nous dépeindre les sentiments des personnages, que des scènes de combat intensives.

Dans ce deuxième tome, Marine Gautier nous enchante une fois encore avec sa plume d’une fluidité sans pareil. De nouveau, aucune fausse note, répétition ou erreur de syntaxe. Tout est terriblement parfait ! Tellement que la frustration pointe le bout de son nez, quand cette écriture élégante se joint à des moments de calme plat dans l’intrigue. Si l’absence d’ellipse est intéressante du point de vue de l’immersion, elle pose néanmoins un problème majeur : on en vient parfois à s’ennuyer. Rien d’alarmant cependant ! Dans une trilogie, le deuxième tome est souvent le moins « sportif ». C’est exactement le cas ici, même s’il reste fondamental de préciser que le rythme s’accélère vers la fin du roman, nous offrant une bataille des plus épique.

« Lâchant son bouclier, elle s’empara de sa seconde arme dissimulée dans sa botte. D’un bond, elle fut sur le soldat et planta tour à tour une lame dans son estomac et l’autre dans son cœur, le faisant rejoindre le sol au même endroit que son défunt binôme. »

On a parlé fantasy, mais qu’en est-il de notre romance ? Dans ce deuxième tome, elle est quasiment inexistante. Seules quelques pensées, quelques lettres nous rappellent douloureusement l’amour que se portent Alex et Callie. Cette manière d’aborder la romance apporte une touche de fraîcheur au récit, permettant finalement aux lecteurs de se souvenir qu’il existe un monde en dehors des affaires d’Erygia. Plutôt bien joué donc de la part de l’autrice, qui conserve sa douce romance, tout en ouvrant plus largement son monde au lecteur.

Pour terminer, on saluera l’élégant équilibre qui s’opère entre féminin et masculin, grâce auquel Marine Gautier réussit à mettre en avant la force des femmes, sans occulter celle des hommes. Un autre bon point à ajouter au tableau de l’autrice !

En bref :

Si le premier tome était aussi passionnant que porté par une plume d’une précision chirurgicale, cette suite l’est tout autant, avec néanmoins quelques moments d’ennuie, de calme plat. Dommage, bien qu’on conserve une qualité narrative exceptionnelle. Le tome 3 est disponible depuis le 06 mars 2020.

**Service de presse

Carnival Row – Saison 01

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genre : Fantasy
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Dans un monde fantastique à l’époque victorienne, où les créatures mythologiques doivent cohabiter avec les humains, le détective Rycroft Philostrate et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante.

Notation :

Avis :

Les fées, fuyant leur territoire colonisé par le Pacte, se retrouvent sur les terres des hommes, où il semblerait qu’ils ne soient pas si bienvenus que ça… Nous suivons dès lors deux amants séparés : un inspecteur humain et une fée nouvellement arrivée.

Dévorée en quelques jours, cette série fut une merveilleuse découverte. Il faut dire que l’univers et l’intrigue sont parfaitement dosé pour nous captiver et nous propulser dans ce décor incroyable qu’est celui de l’époque Victorienne. Fantasy dans un univers historique, quoi de mieux pour se perdre, les yeux grands ouverts ?

Vous l’aurez compris, je suis tombée en pamoison devant cette série télévisée, qui, à mon sens, a toutes les qualités pour devenir la nouvelle Games Of Thrones tant recherchée par les plateformes de VOD. Un décor incroyable, une intrigue captivante, faite de rebondissements et de surprises, et de la fantasy plutôt sombre, qui nous interroge encore davantage. On veut, absolument, en savoir plus sur les différentes créatures. Sur leur histoire, leur terre, et l’avant encore. On veut connaître leur vie avant l’horreur de l’invasion. On veut tellement en savoir plus, qu’on espère déjà de nouvelles séries plantées dans cet univers tant celui-ci est d’une richesse incroyable.

On notera la dimension très forte de la tolérance mise en avant, et le parallèle qu’on peut réaliser finalement avec notre société moderne. Tolérance, discrimination, racisme, pauvreté, inégalités… Tous ces thèmes sont mis en avant. Avec, une mise en exergue également de l’auto-cumulation des inégalités, sujet sur lequel je travaille beaucoup en économie.

Pour terminer, mention spéciale pour le casting plutôt remarquable, puisque le couple vedette n’est autre qu’Orlando Bloom et Cara Delevingne.

En bref :

De la dark fantasy passionnante et palpitante, entre rebondissements et surprises. Une série à découvrir d’urgence !

Les Royaumes démoniaques, tome 1 : La Roche des âges – Christopher Evrard

Titre : Les Royaumes démoniaques
Auteur : Christopher Evrard
Éditeur : Auto-édition
Genre : Dark fantasy
Résumé : « Mes erreurs sont tout ce qu’il me reste. » – Ciwen
Les Royaumes Démoniaques vous proposent de suivre l’histoire d’un univers où l’horreur et la violence côtoie la féerie et la beauté. La magie et les combats forgent la réalité au jour le jour, tandis que les légendes et mythe résonnent dans l’inconscient collectif comme des promesses d’un jour meilleur, tel la mystique roche des âges que Ciwen, un mage de foudre, recherche désespérément.
Dans une existence où le macabre est un lot quotidien… Quel est le sens de la vie ? Quelle signification donner à des concepts comme l’amour et la haine, ou la guerre et la paix ? Comment les définir, et les dépasser ?
Tant d’éternelles énigmes qui se posent à chaque instant, depuis la nuit des temps.
Les réponses apparaissent toujours dans le noir, tels des lucioles fuyantes…

Notation :

Avis :

Ciwen est un mage particulier, maîtrisant la foudre. Rentre dedans, brut de décoffrage, connu pour sa fougue et sa violence, il est bien décidé à mettre la main sur la Roche des Âges. C’était sans compter sur plusieurs imprévus, qui auront l’impudence de se mettre sur sa route…

De la dark fantasy ! Quoi de mieux ? Peut-être du cyberpunk, et encore… Je suis une fan inconditionnelle de dark fantasy, mais voilà, il semblerait que ce premier tome me laisse un goût mitigé. Des maladresses dans l’écriture, une intrigue un peu trop superficielle, plusieurs éléments qui m’ont fait grimacer pendant ma lecture. Bien qu’on sente une certaine amélioration au fil du roman. La suite sera certainement bien meilleure…

Commençons par les points négatifs. Ce qui m’a le plus dérangée est l’écriture. Une écriture plutôt maladroite au début, avec des tournures de phrases quelques peu étranges. Cet aspect, néanmoins, disparaît au fil de l’évolution du roman, où on sent une assurance de plus en plus certaine dans le déroulement de l’intrigue et l’écriture. Cependant, en ce qui concerne les répétitions, elles restent présentes tout du long, venant alourdir le texte. Et, associées à l’utilisation accrue du participe présent, le tout s’est révélé de nombreuses fois plutôt indigeste. Pour terminer sur l’écriture, j’ajouterai que certains dialogues m’ont hérissé les poils. Peu naturels et gênants par moment.

En ce qui concerne l’intrigue, elle est, dans ce premier tome, plutôt superficielle. On ne rentre pas dans le détail, on reste en surface. C’est peut-être voulu de la part de l’auteur. Avec cette idée de nous intriguer suffisamment pour nous offrir une suite plus creusée et vraiment ancrée dans un univers précis de fantasy. On ressent un manque d’informations, un manque d’éléments, un manque tout simplement, qu’on attribuera au caractère introductif du premier tome.

Passons, dès lors, à ce qui est positif. Assez globalement, j’ai apprécié ma lecture, avec une envie persistante tout de même de savoir la suite. Comme je l’ai dit plus haut, la plume s’améliore au fil de la lecture et rend le récit d’autant plus captivant. Le personnage de Ciwen, s’il peut être agaçant, est une sorte d’anti-héro bienvenu, bien que son caractère soit tout de même plutôt commun en dark fantasy. L’auteur utilise les codes du genre, et ça marche. On soulignera d’ailleurs la présence de superbes illustrations qui apportent une plus-value certaine à ce roman, qui mérite qu’on s’attarde dessus.

En bref :

Un premier tome prometteur, qui laisse présager, on l’espère, une suite meilleure. Un auteur à suivre !

**Service de presse

Lyon des Cendres, tome 2 : Les chants de la Sombre – H. Laymore

Titre : Lyon des Cendres
Auteur : H. Laymore
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Dark fantasy historique
Résumé : 1793, Lyon, la Terreur.
Lyon a cessé de brûler sous les canons de la République. Pourtant, les cendres tombent encore, tout comme les têtes de ceux qui ont osé défier la Convention.
Laurent d’Orléac, Valentina, Claire et le Faucheux, s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la ville et ses ténèbres. Étouffés par les complots, plongés dans l’ombre, ils n’ont pas encore conscience de tous faire partie d’un seul et même échiquier. Peu à peu, tandis que l’enquête du Hussard de la Mort piétine et que des sectes secrètes cherchent à manipuler des pouvoirs qui les dépassent, l’étau se resserre.
Qui est le pantin de qui dans cette gigue d’alchimistes, de révolutionnaires et de fous, alors que, dérangées par le vacarme d’un monde qui s’effondre, d’anciennes consciences s’éveillent pour réclamer leur part de sang ?

Notation :

Avis :

Dans une ambiance crasse et oppressante, Laurent d’Orléac continue son enquête qui l’amène à la rencontre de personnages aussi mystérieux que dangereux. Les destins s’entremêlent sans que les principaux intéressés n’en aient même conscience. Un mic-mac insidieux qui les propulsera au cœur de la tempête, alors même que les morts semblent se réveiller…

Un premier tome dévastateur et une suite qui n’a rien à envier à sa prédécesseur, H Laymore nous comble une fois encore avec un roman complet, riche et terriblement bien écrit dans une ambiance historique qui suinte de perfidie et de souillure. Que dire d’autres si ce n’est qu’à travers ce deuxième opus, l’auteur prouve son talent, son imagination et son pouvoir littéraire, de façon aussi indéniable qu’époustouflante.

Mettons un peu en contraste les deux tomes. On avait donc un premier livre destiné aux grands lecteurs par la complexité de l’intrigue et la richesse de la plume, dans un univers de dark fantasy historique parfaitement immersif. Dans cette suite, on a exactement les mêmes éléments, avec ce plaisir de plonger de nouveau dans l’univers, mais aussi celui de comprendre enfin comment les différents destins des personnages s’emboîtent. Tout prend finalement sens, jusqu’à la dernière page où, indéniablement, l’envie de lire la suite se fait puissante.

Le roman est d’ailleurs construit de la même manière que le premier tome. Avec donc, des changements de lieux, en fonction des personnages que l’on suit. Et si on ne comprenait pas forcément les liens et où tout ceci nous menait, ce deuxième opus nous trace une route pleine de rebondissements et de nœuds qui vont sans doute être bien difficile à démêler pour les personnages. Les dialogues sont toujours aussi vifs, avec même des changements de tons en fonction des protagonistes qui s’expriment, rendant le récit d’autant plus passionnant et immersif. De quoi faire rêver à une adaptation audio !

Mention spéciale pour terminer aux couvertures, réalisées avec soin et détails, et reprenant des éléments du roman.

En bref :

Une suite exceptionnelle, portée par un style incroyable, travaillé, riche… parfait. Pour les amoureux des récits sombres, à l’ambiance historique… Des récits complexes aux personnages ambiguës. Une série de romans à découvrir d’urgence !

**Service de presse, via Simplement Pro

Orglin la Primitive – Jean-Marc Dopffer

Titre : Orglin la Primitive
Auteur : Jean-Marc Dopffer
Éditeur : Auto-édition
Genre : Fantasy
Résumé : De tous temps, les royaumes s’érigent puis s’écroulent sous l’œil des Dieux et de la Mère, créatrice de toutes choses sur Barcil. Tissées afin de garantir l’harmonie du monde, les ficelles du destin de chaque mortel glissent dans ses mains. Ainsi l’Équilibre est perpétué, cohésion précaire entre les morts et les vivants, entre les puissances du monde et du cosmos.
Retirée aux confins des royaumes jumeaux de Tigyl et de Derhil, la petite Orglin vit à l’écart de la civilisation. La demi-elfe ne connaît que sa forêt originelle… et l’amour que lui porte ses parents, égalé seulement par l’azur sans fond de la voûte céleste.
Cependant les plans échafaudés par Yencil, le Dieu de la Guerre à l’ambition sans borne, n’oublient pas cette créature. Il l’a compris : dans ses veines coule la science du combat, héritée du passé sanglant de ses parents.
Alors les rouages du monde entrent en action ; la guerre fratricide ébranlant les couronnes royales déversera ses atrocités dans ce havre oublié. Les Danseuses du Ciel sont envoyées sur Barcil avec pour mission d’accomplir ses desseins.
Parviendront-elles à édifier Orglin comme l’une des leurs ?
Orglin se montrera-t-elle digne du destin que Yencil lui a réservé ?

Notation :

Avis : 

Voilà un avis bien difficile à écrire. Bon, cela étant dit, commençons par l’intrigue. Nous avons un couple mixte : elfe et humain, guerriers qui se retirent du monde et vivent en harmonie avec leur fille. Mais voilà, ce n’est pas du goût de tout le monde, et notamment de quelques personnes hauts placées, pour ne pas trop en dévoiler…

Vous connaissez mon profond amour pour la fantasy qui est certainement mon genre littéraire (et cinématographique à n’en pas douter) préféré. J’adore les grosses séries à l’univers fourni, et c’est là que se tient pour problème majeur. Le principe de ce Cycle de Barcil est un enchaînement de nouvelles pouvant se lire indépendamment les unes des autres dans un même univers. Or, on en garde finalement un goût de pas assez. Il nous manque des centaines de pages, pour nous plonger pleinement dans le monde que nous propose l’auteur. Et c’est là finalement un point qui n’est pas tant négatif que complètement subjectif.

Outre la petitesse du texte, on goûte à une plume délicieuse, que l’on veut à tout prix pouvoir lire encore et encore. Le ton est mouvant, tantôt aux allures de légendes, tantôt aux allures de récit épique. De l’action, de l’aventure, des combats, et quelques informations distillées de ci, de là, pour nous amener à tout de même en savoir plus sur l’univers construit avec talent (en seulement quelques pages, il faut le rappeler) de l’auteur.

En bref :

Une nouvelle délicieusement écrite, qui donne terriblement envie d’en lire bien plus. Un roman peut-être ?

**Service de presse, via Simplement Pro

Le Berger, épisode 1 – Boris Akielaszek

Titre : Le Berger
Auteur :Boris Akielaszek
Éditeur : éditions Nutty Sheep
Genre : Fantasy
Résumé : En d’autres temps, en d’autres lieux vivait un berger à la destinée peu commune. Loin de l’agitation générale, il passait le plus clair de son temps dans un pré parmi ses bêtes. Ses journées étaient faites d’ensoleillement, de lecture, d’apprentissage et de magie. Sa vie s’écoulait ainsi paisiblement, jusqu’au jour où un fléau s’abattit sur le royaume des hommes. Ceux qui étaient touchés par le mal que l’on nommait la Grisaille n’étaient plus capables de ressentir d’émotions. Ils devenaient des errants sans flamme intérieure. L’amour, la tristesse, la joie leur étaient devenus étrangers. Le monde entrait dans son heure la plus sombre et l’avancée des ténèbres allait contraindre le Berger à partir en quête de réponse. Il ne le savait encore pas, mais son voyage allait le mener jusqu’au bout du monde.

Notation :

Avis :

Un Berger, inquiet de la Grisaille, décide de retrouver son maître. Malheureusement, une fois arrivé sur place, il découvre une ambiance étrange, sécuritaire… De quoi encore plus éveiller sa curiosité.

Ce premier épisode aura la particularité de nous laisser sur notre faim, c’est certain. Il faut dire que quelques pages auront suffit à nous plonger dans l’univers de l’auteur, entre conte et fantasy. Le style d’écriture nous rappelle d’ailleurs ces légendes à destination des enfants : une plume fluide, douce, simple, et magique. On fera la rencontre dans cet épisode de créatures magiques, presque mystiques puisque l’auteur puise librement son inspiration dans des mythes de divers contrées.

Aventure, univers construit, action et émerveillement sont au cœur de ce premier épisode qui nous met très clairement l’eau à la bouche quant à la suite des aventures du Berger et de ses acolytes. Difficile d’en dire plus de peur de dévoiler davantage de l’intrigue, je vous laisse donc plonger dans des contrées d’un autre temps, aux côtés de la magie des lieux et très certainement aussi de l’imaginaire de l’auteur…

En bref :

Un premier épisode captivant qui saura à coup sûr retenir votre attention. Vite, la suite !

**Service de presse, via Simplement Pro

Dark Crystal : Le temps de la résistance – Saison 01

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Netflix
Genre : Fantasy
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Le monde de Thra se meurt. Le Cristal est le cœur de Thra, une source de pouvoirs mystérieux endommagée par les Skeksès. Lorsque des Gelfling découvrent l’horrible vérité qui se cache derrière le pouvoir des Skeksès, les feux de la rébellion s’allument et une bataille épique pour la planète commence.

Notation :

Avis :

Sur Thra, un étrange mal apparaît, s’attaquant aussi bien aux récoltes qu’aux animaux arpentant les terres. L’état de Thra est préoccupant, d’autant plus lorsque les Gelflings découvrent qui sont vraiment les Seigneurs du Cristal… S’engage alors une quête périlleuse, entre magie et aventure. Pour rappel, cette série fait office de prequel au film The Dark Crystal sorti dans les années 80.

Si vous êtes comme moi, vous gardez un excellent souvenir du film éponyme des années 80. Avec ses marionnettes, et son univers si travaillé pour l’époque. Eh bien, la série est très clairement à la hauteur du merveilleux souvenirs que l’on garde de Thra. Les marionnettes sont superbes, les effets spéciaux magnifiques, et les décors vertigineux. On retrouve l’univers, et on se perd rapidement dans cette série aux côtés de nos héros Gelflings préférés.

Certains ont qualifié cette série de chef-d’oeuvre et je plussoie cette caractéristique. Il faut dire que tout est tellement magistral qu’on est presque transcendé à chaque plan. Toutes les techniques modernes ont été utilisées pour nous permettre d’apprécier une série d’une richesse incroyable, et si originale. C’est le coup de cœur du mois de septembre, le coup de cœur de cette rentrée. Une série TV à voir, et revoir, pour les décors, l’univers, l’ambiance et les personnages.

Après, s’être suffisamment exaltés, parlons un peu plus de la série en elle-même. Contrairement au film, je la déconseille aux jeunes enfants. En effet, la série est bien plus sombre, faisant davantage dans la dark fantasy. Ce qui n’est carrément pas pour nous déplaire ! La violence peut être aussi bien physique (dans la mort, bien qu’elle ne soit pas du tout sanglante), mais surtout psychologique, dans les pratiques des Skeksès. Le contraste entre marionnettes (traditionnellement, pour un public d’enfants) et cette violence psychologique est frappant, provoquant un cocktail détonnant et délectable.

Un autre point que j’ai beaucoup apprécié, et on s’arrêtera là pour cette chronique, est cette masse d’informations qui s’écoule doucement. Nous ne sommes pas abrutis par un flot continu et torrentiel. Mais bien, aspergé avec délicatesse. Dès lors, on en apprend tellement sur les Gelflings. Sur les 7 clans, sur les autres créatures qui arpentent les terres de Thra. L’univers est fourni, détaillé… Et rien que pour ça, on en redemande !

En bref :

Une excellente série qui ravira les fans du film éponyme. Et qui saura intriguer ceux qui sont passés à côté. Dark Crystal est à voir, d’urgence ! Un chef-d’oeuvre magistral !

Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 2 : L’Odyssée du Liokûmkän – Azaël Jhelil

Titre : L’Odyssée du Liokûmkän
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Auto-édition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : « Tandis que le rire du Fléau de Feen se perdait dans la tourmente, le Liokûmkän fendait les flots, propulsé par toutes ses rames, ses voiles gonflées à craquer. Guidé par l’homme de bossoir et la vigie, le capitaine était concentré sur la navigation, cherchant son chemin parmi les hauts-fonds, hurlant des ordres auxquels l’équipage répondait avec une incroyable discipline. »
Afin de libérer les terres du Levant, la Conjuration de Tanglemhor doit traverser les mers et rejoindre les terres glacées d’Australie. Avec toutes les forces de l’Empire à ses trousses, le périple ne sera pas de tout repos…

Notation :

Avis :

La Dame de la Marche et toute sa fine équipe prennent enfin la mer, en direction de l’Australie, bien décidés à en savoir plus sur l’Oeuf de Tanglemhor. Durant leur périple, ils affronteront mille et un dangers, mille et une aventures… À la découverte d’eux-même et qui sait, d’un moyen d’enfin arrêter l’auto-proclamé Empereur du Levant.

Ce deuxième opus est dans la lignée du premier tome, avec néanmoins ce petit truc en plus, qui fait toute la différence : le fait qu’on connaisse déjà l’univers. Les personnages ont été assimilés dans le premier tome, de même qu’une partie de la géographie, que quelques histoires, coutumes, religions et même évidemment, les enjeux des territoires… Dès lors, on peut se perdre dans la mer des Disparus, aux côtés de nos héros. Et on angoisse. En on panique. Et on renifle l’air marin les naseaux grands ouverts.

L’Odyssée du Liokûmkän prend donc majoritairement place en mer. Néanmoins, nous ne tombons pas dans le huis-clos suffocant. En effet, Azaël Jhelil conserve sa structure initiale en nous permettant de suivre tous les personnages de son univers, en fonction du lieu où ils se trouvent. Ainsi, on suit aussi bien l’équipée du Liokûmkän, que le semi-lacertys Krûl, ou encore le lithomancien, et bien d’autres. Nous permettant alors de souffler entre deux longs chapitres passés en mer.

Si on retrouve des annexes intéressants et plutôt complexes – révélant encore davantage le grand talent de l’auteur – on peut néanmoins se complaire dans ce deuxième opus entre découverte sur les personnages et narration de plusieurs légendes… On en apprend alors davantage sur la mythologie Sanchaïm, mais également sur Baar-Hal-Kryne qu’on aura rencontré dans le premier tome. Ou encore, sur le peuple des hommes-bêtes.

Pour terminer cette chronique, parlons un peu de l’Australie, presqu’aux antipodes de l’Alliance Ctasharre. Et Azaël Jhelil se plait d’ailleurs à confronter les deux modes de vie, pour nous interroger même sur notre propre société. Une opposition très intéressante et pertinente, qui donne une dimension philosophique encore plus importante à ce roman, déjà bien teinté de réflexions humanistes.

En bref :

Un roman palpitant, aussi passionnant voire plus, que son prédécesseur. Une saga de fantasy complète, complexe, généreuse et immanquable, portée par une plume riche et élégante. À découvrir d’urgence !

**Service de presse, via Simplement Pro