Amours Fauves – Mélodie Smacs

Titre : Amours Fauves
Auteur : Mélodie Smacs
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Fantastique policier
Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle.
Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer.
Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?


Notation :

Avis :

Meg, officier de police, est froide et déterminée. Tom, son co-équipier, représente tout son contraire. Pourtant, c’est bien le seul qui réussi à l’amadouer… Alors qu’ils mènent l’enquête sur d’étranges meurtres aux allures vampiriques, les deux officiers vont faire face à bien des obstacles, entre mensonges et passions. Qui se ressemble s’assemble ? Ou les opposés s’attirent ?

Une histoire d’amour. Une enquête. Des créatures fantastiques. Du suspense. De l’action. On mélange le tout, et on obtient un véritable page turner. Amours Fauves. Mélodie Smacs nous enchante avec un roman complet, mêlant une ribambelle de genres, perdu entre une romance, un polar et du fantastique. Perdu est bien le mot d’ailleurs, puisqu’il est difficile finalement de classer ce roman dans un seul genre : Une romance fantastique sous fond d’enquête policière ? Un roman fantastique romantique policier ? Ou bien un polar fantastique avec un zeste de romance ?

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Megane Difen est belle, mais glaciale. Tom Senia est beau, et chaleureux. Envoûtant pour ainsi dire. Oui, envoûtant est vraiment le mot qui convient. Envoûtant. Et c’est ce qui nous arrive à nous aussi. Au fil des pages. De phrases en phrases. Nous sommes envoûtés. Reste à déterminer si nous sommes sous l’emprise du personnage, ou de la délicieuse plume de l’autrice… Sensation étrange par ailleurs. Mais délectable sans nul doute. Puisque décidément complètement à la merci de ce récit empreint d’une originalité salvatrice.

Originalité qui se personnifie non pas par la romance, qui reste dans les clous du genre, et encore moins par l’enquête policière, mais bien par l’aspect fantastique qui a même l’audace de donner son nom au bouquin. Mélodie Smacs nous propose donc là un fantastique policier sous fond de romance passionnée, saupoudré d’un zeste de mystère. De quoi nous donner grande envie d’une suite !

« Ses deux formes s’unissaient pour constituer enfin un tout cohérent, harmonieux, heureux. »

Parce que mystères il y a ! Et c’est peu dire. Bien que quelques éléments du passé de nos protagonistes, expliquant l’audacieux élément fantastique, soient distiller un peu partout dans le bouquin, il s’avère qu’on reste tout de même sur notre faim, avec mille et une questions qui ne demandent que des réponses (que pourraient-elles bien demander d’autre ?). C’est ainsi que se mêlent passé et présent, pour nous permettre par des flash-back finement amenés, de découvrir un peu plus profondément les personnages. Et quelle profondeur !

Emballé par l’intrigue le lecteur est, assurément. Mais qu’en est-il du décor en arrière plan ? Noblesse et « tout-venant » donnent à ce roman une ambiance princière, entre facéties et véritables problèmes de société. Dans une ville où un titre de noblesse apporte bien plus que la volonté de réussir et le talent mis en oeuvre pour y parvenir, on peut se demander si Mélodie Smacs n’a pas voulu dessiner une satire de la société moderne où les jeux de pouvoir, liés à la bonne naissance sont monnaie courante.

Un véritable coup de cœur pour ce bouquin, qui réussit à introduire un élément fantastique majeur, sans que celui-ci vienne mettre en détresse les autres thématiques, à savoir la romance passionnée et passionnante, ou encore l’enquête aux allures de séries télévisées policières. Le plus improbable est encore que sans cet élément imaginaire, plus rien dans ce livre n’aurait la même saveur. Pas même cette histoire d’amour qui se révélerait des plus ordinaire, et encore moins l’aspect policier, qui deviendrait bien inintéressant. Un roman dont les genres co-existent avec brio, et ne peuvent fonctionner les uns sans les autres.

En bref :

Un coup de cœur pour Amours Fauves, où Mélodie Smacs réussit brillamment à nous envoûter par son intrigue originale mêlant plusieurs genres, ses personnages complexes, et sa plume élégante et distinguée, à l’image d’ailleurs de l’ambiance du roman. Une pépite à découvrir à 5,99€ en version numérique.

**Service de presse

Stray Dog, tome 1 – VanRah

Titre : Stray Dog
Auteur : VanRah
Éditeur : éditions Glénat
Genre : Fantastique
Résumé : Dans un monde où se côtoient présent et passé, pierres antiques et technologies nouvelles, une ségrégation violente règne. D’un côté, les Karats, des démons pouvant prendre forme humaine, et de l’autre, l’humanité qui les a asservis pour s’en protéger. C’est au sein de cet univers sombre que vont se croiser deux personnes au destin incertain et que tout oppose : Aki, une jeune fille ayant perdu le sourire, et Toru, un Karat, un Lycan aux yeux rouges, possédé par une malédiction funeste. Ce qui les lie ? Un contrat d’obédience qui fait de la jeune humaine ayant juré de venger la mort de son père, assassiné par un démon, la maîtresse de Toru.


Notation :

Avis :

Toru est un karat, un lycan plus précisément. Ses yeux rouges révèlent bien plus sur lui qu’il ne voudrait en dire. Lycan puissant, il se retrouve néanmoins enfermé dans des bas-fonds où l’odeur du sang se mêle à celle de la peur… Réduit à se battre et tuer ses adversaires, tout prend un nouveau tournant quand apparaît un homme, bien présomptueux…

Premier tome pour le moins intéressant, qui a le mérite d’introduire brillamment une série de mangas qui paraît autant humoristique et légère, que poussée et pleine d’action. De quoi faire saliver ! Ce premier opus est néanmoins bien sérieux, avec quelques touches de légèreté bienvenue. Ce drôle de mélange provoque un sacré contraste pour le moins déstabilisant. Le seul point négatif d’ailleurs de ce premier tome. Néanmoins, la fin de ce manga ouvre sur des jours fait davantage de rires et de sourires. Ce qui donne, dès lors, fortement envie de découvrir la suite !

« Ishtar… Cité du vice et de la corruption. Une ville maudite, bruyante, assourdissante, nuisible. »

Qu’en est-il de la thématique principale de ce manga ? Plantée dans un décor suintant de meurtre et d’obscurité, planquée dans l’ombre d’une cellule miteuse, cette histoire révèle une utilisation plus qu’intelligente d’une mythologie déjà existante, à savoir le mythe de la Bête du Gévaudan. Le manga mêle avec brio sciences et occultes, pour produire un cocktail plus qu’explosif !

En bref :

Un personnage badass, complètement intégré dans un univers sombre, et porteur d’une véritable légende, assorti d’un équilibre savoureux entre sciences et magie. Une excellente découverte, à découvrir à 6,99€ en version numérique.

Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde – Lionel Cruzille

Titre : Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Plongée dans un profond désarroi depuis quelque temps, Judie, jeune parisienne comme les autres, voit des formes étranges flotter dans l’air un peu partout. Angoissée, torturée, elle cherche désespérément des réponses. Le destin l’amène à rencontrer un exorciste et son ami, un vieux Russe taciturne. Les coïncidences s’enchaînent tandis que les phénomènes surnaturels s’accumulent aux quatre coins du globe. Comment est-ce possible ? Pourquoi ces manifestations se produisent-elles maintenant ? Alors que la panique générale s’installe très rapidement, les pièces d’un vaste puzzle se mettent en place. Serait-ce un signe de la fin des temps ? Et si la clé se trouvait dans une mystérieuse prophétie hopie vieille de plusieurs millénaires ?

Notation :

Avis :

Des ombres, des fantômes, des formes étranges… Alors qu’il semble que le fantastique déborde sur la réalité, un groupe d’individus informés se retrouvent pour tenter de comprendre et élucider cet mystère ésotérique. Entre fin du monde, et renouveau, Lionel Cruzille explore des mythes et légendes oniriques, si peu traités en littérature.

Pahana est un roman multiple, qui, à travers les croyances des Hopies, va nous questionner sur le monde et nos erreurs. Durant une conférence du Salon du Fantastique 2019, certains auteurs discutaient de ces légendes si peu travaillées en littérature. Ils affirmaient qu’il serait passionnant de lire des récits sur des mythes amérindiens. Eh bien Lionel Cruzille l’a fait. Et si on peut avoir peur d’assister à une appropriation culturelle, c’est bien loin d’être le cas. Vous pourrez, par ailleurs, trouver en fin de récit des documents traitant des croyances des Hopies.

Croyances mythiques, apparitions fantasques, médium, apocalypse… Lionel Cruzille nous propulse dans un monde au bord du chaos, un monde tourmenté. Un monde à la frontière ténue, entre la vie et la mort. Il nous invite à nous questionner sur nos choix, sur la tournure qu’a pris l’hypocrisie de l’humanité sur la nature. Il nous invite à nous rendre compte des difficultés actuelles et qu’il est peut-être temps de les résoudre. Un roman porteur d’un message fondamental, au cœur des préoccupations sociétales et environnementales actuelles (l’un n’allant pas sans l’autre).

Tout dans ce roman nous ramène à la fin du monde. Chaque mot, chaque phrase, tout nous propulse dans cet environnement chaotique, à l’ambiance onirique. Embrumé, asphyxié… Le style de Lionel Cruzille, pourtant si souple et fluide, réussit à nous faire manquer d’air. Pourtant, le récit est très riche en dialogues, souvent explicatifs des mythes en place, ce qui devrait normalement avoir tendance à occulter l’ambiance en arrière plan. L’auteur a cependant distillé de nombreuses descriptions de l’atmosphère glaçante au sein même de ses dialogues, nous permettant de ne pas oublier où et dans quel état on se trouve.

En bref :

Un roman captivant, que ce soit pour son ambiance ésotérique et chaotique, que pour le sujet traité, à savoir la mythologie Hopie. Un texte à découvrir, surtout si vous êtes curieux de ces croyances, très peu connues du grand public.

The Terror – Saison 02

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : AMC
Genres : Thriller / Horreur
Saison : 2
Synopsis : Durant la Seconde Guerre mondiale, un spectre terrifiant menace la communauté nippo-américaine regroupée dans des camps d’internement au sud de la Californie suite à la guerre du Pacifique.

Notation :

Avis :

En plein cœur de la Seconde Guerre mondiale, les japonais vivant aux Etats-Unis sont parqués dans des camps d’internement. En plus de la menace constante qu’est la colère des américains à leurs égards, les japonais, et particulièrement Chester et sa famille, doivent faire face à d’étranges événements, aussi terrifiants que mystérieux…

Si la première saison avait un côté lenteur maîtrisée, provoquant finalement, une tension bienvenue, cette deuxième saison, toujours aussi lente, perd néanmoins de l’ambiance suffocante de sa prédécesseur. Des scènes soporifiques sont entrecoupées de scènes plus horrifiques, bien qu’on cherche encore la terreur et ce sang qui se glace comme lors de cette attente dévastatrice de la première saison.

Vendue comme une série horrifique, The Terror Infamy n’est pas à la hauteur, malgré finalement une intrigue posée dans un décor plutôt bien campé. Parce que nous sommes immergés dans une Amérique qui déteste à la fois les japonais et leur culture. Nous sommes immergés dans une époque bien souvent présentée, mais sous un jour nouveau et un point de vue très différent. C’est ce qui fait que cette série mérite tout de même d’être vu. Ne serait-ce que pour ressentir finalement cette représentation d’une Amérique coupable de maltraitance envers les japonais habitant aux Etats-Unis.

Série horrifique qui n’en a que le nom donc, mais qui aurait pu sortir du lot, et notamment grâce à son intrigue basée sur les croyances japonaises. Croyances pour le moins terrifiantes, du moins, en apparence. Puisque finalement, elles ne sont pas du tout bien mises en évidence. Dommage donc, pour cette deuxième saison pas le moins du monde glaçante…

Terminons par parler néanmoins d’une scène en particulier vers la fin de la saison, qui vaut, à mon sens le détour, et d’où découle une terreur psychologique aiguë, et pose le doute sur l’humanité. Je parle évidemment du bombardement d’Hiroshima, et la manière dont cela a été accueilli aux Etats-Unis…

En bref :

Une saison deux moyenne, loin de l’horreur promis et un peu trop lente pour être véritablement addictive. À voir pour le folklore japonais et l’époque choisie.

Jeux d’enfants, tome 2 – Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura

Titre : Jeux d’enfants
Auteur : Muneyuki Kaneshiro & Akeji Fujimura
Éditeur : éditions Pika
Genres : Fantastique / Horreur
Résumé : Shun se retrouve à l’hôpital à la suite des événements meurtriers survenus dans les lycées du monde entier, et qui ont fait voler en éclats son quotidien jusque-là ennuyeux. Avec les autres survivants japonais, il est interrogé par la police, qui les soupçonne d’être coupables des massacres. Mais voilà que soudain, l’hôpital se trouve envahi de bizarres kokeshi, ces poupées de bois, qui obligent Shun et ses compagnons d’infortune à participer à d’autres jeux d’enfants… Comment vont-ils, cette fois-ci, se sortir vivants de ces mystérieuses épreuves ?

Notation :

Avis :

Suite directe, on retrouve donc Shun à l’hôpital, pensant naïvement que tout est enfin terminé. Malheureusement, il a parlé un peu trop vite. Et les Kokeshi débarquent ! Semant la terreur, l’horreur, le sang et la mort…

Déboussolant. Fou. Abracadabrant. Voilà ce qu’est le deuxième tome de Jeux d’enfants. Plus encore que le premier tome, il nous propulse dans un univers incroyable de terreur, de folie, de décadence psychologique… Une suite suintant la crasse et l’odeur âcre du sang. Et lorsqu’on relit mon avis sur le premier tome, on peut voir que j’avais décidément beaucoup apprécié le côté complètement fou et hors-normes de ce manga. C’est d’ailleurs, toujours le cas.

On retrouve les codes des mangas classiques du genre. À l’image, notamment, de Killing Maze dont j’ai parlé cette semaine. Aspect psychologique important, avec une préférence pour l’horreur, et éléments stratégiques fondamentaux qui ont tendance à mettre notre concentration à rude épreuve. On retrouve donc ce schéma, avec une pointe d’humour, et, de folie il faut le dire.

Ce manga est déjanté. Décalé. Et c’est ce qui en fait une pépite qui brille un peu plus fort dans la masse de mangas du même genre. Délectable.

En bref :

Un deuxième tome aussi fou que le premier, qui aura l’honneur d’allier horreur, épouvante et mystère dans une ambiance complètement hallucinante.

Killing Maze, tome 1 – Okada Shinichi & Yamada J-Ta

Titre : Killing Maze
Auteur : Okada Shinichi & Yamada J-Ta
Éditeur : éditions Doki-Doki
Genres : Fantastique / Thriller
Résumé : Des disparitions en chaîne, des corps de lycéennes qui brûlent en pleine salle de cours, des êtres humains transformés en diamants… À chaque fois, ces affaires tragiques sont liées à l’apparition d’un labyrinthe surnaturel qui engloutit tout, et dont on ne peut en réchapper sans résoudre une énigme.
Lycéen plein d’entrain, Yûhei parvient à échapper in extremis à ce piège mortel grâce à l’aide de Saeko, une jeune fille dont la soeur a péri sous l’effet du labyrinthe. Tous deux mènent désormais une enquête à haut risque sur un certain « Maze », qui serait à l’origine du mal…

Notation :

Avis :

Yûhei est un lycéen qui a la particularité de tomber très facilement amoureux. Enjoué, plein de vie, et aux résultats scolaires excellents, il ne s’attendait pas à devoir affronter une entité étrange et dangereuse qui le mettra plusieurs fois en danger de mort…

Killing Maze est un manga comme on en trouve tant. Un peu d’horreur, du mystère et beaucoup de réflexion à la mode stratégie. Classique du genre donc, saupoudré, en plus, d’une fine couche d’humour qui saura apporter un peu de légèreté à une intrigue parfois lourde. Ce premier tome nous ouvre sur une succession d’événements étranges, qui propulsent le héros du manga, Yûhei, au cœur du danger.

Introductif des personnages et de l’intrigue, certes, mais pas que. Très rapidement, on est embarqué dans l’histoire, avec cette impression de profondeur du récit. Déjà les questions se bousculent, avec quelques réponses salvatrices. L’aspect psychologique, par ailleurs, prend clairement le pas sur l’horreur souvent présente dans ce type de manga. Une gêne s’installe, entre certains personnages ambigus et certaines situations dérangeantes.

En bref :

Un manga, certes classique, mais qui saura nous bousculer dans sa puissance psychologique et stratégique. À découvrir !

**Service de presse

Focus on… S01E01 Batwoman

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : The CW
Genre : Fantastique
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Kate Kane alias Batwoman arpente les rues de Gotham City, armée de son franc-parler et de son sens de la justice. Mais avant d’assumer pleinement son rôle, elle doit vaincre ses propres démons…

Détails : 

Batwoman est une nouvelle série télévisée, réalisée par Caroline Dries avec dans le rôle titre, Ruby Rose, qu’on peut retrouver, notamment, dans Orange is the new black ou Pitch Perfect 3 il me semble. En outre, cette série est un énième spin off du Arrowverse à l’image de Flash que j’ai abandonné, Legends of Tomorrow qui me semble être une bonne blague ou encore Supergirl un peu trop douce à mon goût. Que nous réserve donc le premier personnage de l’univers DC ouvertement gay, et surtout, Gotham ! Oui, que nous réserve notre bonne vieille Gotham qu’on aura clairement adoré dans la série du même nom.

Avis :

Bon, est-ce vraiment une surprise si je vous avoue que le premier épisode m’a quelques peu laissé un arrière goût désagréable ? On retrouve les mêmes problèmes que je me rappelle avoir soulevé dans Legends of Tomorrow. Tout va si vite qu’on croirait à une grosse blague !

Dans ce première épisode d’un format basique de 40 minutes, tout se passe. Mais clairement tout. On passe d’un retour dans la ville à une nouvelle identité, puis un sauvetage et un cœur brisé. Et encore j’en passe. Tout va si vite qu’on retrouve pas mal de stéréotypes dans l’univers des super-héros. De quoi très clairement faire grimacer, d’autant plus lorsqu’on se dit que ce n’est que le pilote de la série.

Autrement, sur l’aspect LGBT très revendiqué apparemment (notamment par le choix de l’actrice j’ai pu lire), il est très clairement mis en avant. Et outre les préférences sexuelles des uns et des autres, on sent que les romances (et une en particulier) vont être sans doute fortement mises en avant. Ce qui, je pense, pourrait devenir lourd sur le long terme. J’espère donc que ce n’est qu’un effet trompeur et que seul le premier épisode se révélera ainsi.

Il me semble intéressant également de parler du fait que si Batman est plus d’une fois mis en avant, ce premier épisode se concentre très clairement davantage sur Kate Kane et ses problèmes émotionnelles. Et les scènes de combats sont plutôt dures et réussies, ce qui permet tout de même de rattraper cet épisode sur une note positive. Tous ces éléments vous montrent quand même qu’il s’en est passé des choses en 40 minutes.

Finalement, je regarderai la suite tout de même, pour apprécier l’évolution du personnage qui semble intéressant. Avec l’espoir évident que le rythme change et se pose davantage, moins dans la précipitation. Histoire de rendre les choses un peu plus réalistes.

La couleur du poison – Chani Brooks

Titre : La couleur du poison
Auteur : Chani Brooks
Éditeur : Auto-édition
Genres : Dark romance / Fantastique
Résumé : Elle a besoin de force, lui seul peut la lui donner. Il est son unique espoir, son plus grand tourment. Une jeune femme intelligente ne va pas chez un homme rencontré en soirée. Serena le sait mais sa prépa scientifique l’a rendue folle de rage. Deux ans de travail acharné qui finissent sur un zéro. Suite à ce énième échec, Serena craque et suit son amie d’enfance en boîte de nuit. Elle finit la soirée avec de jeunes bourgeois du 16e. Serena vient de banlieue, elle n’a peur de rien et elle est ivre. Elle se fait piéger par Valéry, beau et envoûtant, mais à l’emprise malsaine. Serena sait que la soirée va dégénérer. Elle est prête à se battre mais elle entend des voix :
« Donne-moi ton souffle de vie et je te donnerai la force de te venger de lui. »
Se venger de quoi ? Rien n’est encore arrivé.
Pourtant, le regard d’émeraude de Valéry laisse présager le pire. Si seulement son corps était capable de le fuir. Si seulement cette voix ne tentait pas par tous les moyens de la ramener vers lui…
Et vous, jusqu’où seriez-vous prête à aller pour acquérir la puissance ?

Notation :

Avis :

Séréna est une jeune femme ambitieuse qui veut à tout prix s’extraire de sa condition sociale. Lors d’une soirée, elle fait la rencontre de Valéry, un séduisant jeune homme, aussi dangereux qu’irrésistiblement attirant. Même si elle sait qu’elle ne devrait pas le suivre… Même si elle ressent une tension en lui… Même si elle redoute ce qui va arriver… Il y a cette voix. Envoûtante. Qui lui promet tellement et toujours plus. Toujours plus.

La couleur du poison est un roman qui m’a laissé un goût mitigé. Entre les scènes de sexes à répétition et la grosseur du bouquin, difficile de ne pas se sentir lasser arrivé à la moitié du roman. Expérience intéressante en revanche, mais que malheureusement, je ne renouvellerais pas. La couleur du poison ne m’a pas convaincu, bien que le concept en lui-même et le dualisme contradictoire qu’il provoque soit pour le moins intéressant.

Commençons donc par les aspects un peu négatifs si je puis dire, de ce roman. Comme précisé juste au-dessus, La couleur du poison est un roman très riche, et plutôt long. Sa richesse est double. D’un côté on a ce contraste dont je vais vous parler davantage par la suite, et d’un autre côté on a le sexe. Du sexe. Du sexe. Et encore du sexe. Les scènes sont d’ailleurs très explicites, peut-être un peu trop. Et extrêmement récurrentes. Le tout rend la lecture terriblement lourde et lassante. Et à l’image de la Nausée de Jean-Paul Sartre, j’ai donc passé les passages barbants. Bien que dans ce cas ce ne soit pas des descriptions de racines d’arbres mais bien d’ébats sexuels.

Cependant, la thématique ne sera pas sans rappeler les Succubes et leur désir et attirance sexuels insatiables, et le concept même du roman appelle à de nombreux coïts. Néanmoins, quand c’est trop… c’est trop ! Le point négatif énoncé, passons à tout ce qui est positif. Et il y en a du positif ! Tout d’abord, la superbe plume de Chani Brooks qui reste une constante. Entre élégance, poésie et sensualité, l’autrice réussit à nous subjuguer avec le choix de ses mots et sa syntaxe.

Ensuite, peut-être est-il temps de nous intéresser au concept du roman. On a donc une jeune femme ambitieuse, forte et déterminée, qui ne se laisse certainement pas dicter sa conduite et encore moins par un homme. Et puis, de l’autre côté, pour obtenir la puissance salvatrice qu’elle désire, cette jeune femme ambitieuse et profondément indépendante, est obligée de se soumettre. Se soumettre à la fois à ses pulsions sexuelles les plus sauvages, mais également à l’homme, soumis (là encore) à ses plus bas instincts. Un dualisme contradictoire, qui peut poser à réfléchir sur des thématiques de psychologie et même de sociologie.

La couleur du poison est donc une dark romance que l’on pourrait qualifier de hard. C’est un texte à ne surtout pas mettre entre toutes les mains, à la fois pour certaines scènes qui peuvent très clairement choquer le lecteur, mais également pour les scènes de sexes à répétition et très explicites. Je voulais donc terminer avec ce petit avertissement.

En bref :

La couleur du poison est une pure dark romance, qui mêle fantastique et hard érotisme. Les scènes de sexes à répétitions m’ont lassée, mais le concept du roman aura su remonter mon avis général sur celui-ci.

**Service de presse

Ken’en : Comme chien et singe, tome 3 – Fuetsudo & Ichimura Hitoshi

Titre : Ken’en – Comme chien et singe
Auteurs : Fuetsudo & Ichimura Hitoshi
Éditeur : éditions Doki-Doki
Genres : Fantastique / Légende
Résumé : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke. L’un d’eux, Mashira, a adopté Hayate, un chien magique tueur de démons. Envoyé initialement pour l’éliminer, l’animal semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Mais ce dernier se retrouve atteint d’un étrange mal après avoir voulu aider la déesse Yanahime. Son chien part alors seul dans la montagne, et tombe sur un esprit à la forme des plus surprenantes qui lui demande de l’aider à retrouver un remède magique…

Notation :

Avis :

Après un premier tome bien sympa et un deuxième tome plus poussé, ce troisième tome se révèle dans la lignée de ses camarades. Aussi frais, plein d’aventure et palpitant que les autres. Dès lors, dans ce troisième opus, plusieurs intrigues se mêlent, pour nous faire passer un excellent moment, et surtout, nous tenir en haleine tout du long, jusqu’à la dernière page.

Dans ce manga nous verrons donc la rencontre d’un chien magique et d’un champignon, une âme errante et malfaisante, et puis même un nouveau personnage. Un Kakuen qui va nous en apprendre énormément sur le passé de son espèce, et le pourquoi de leur défiance envers les humains. Une suite riche en nouveautés donc, aussi bien dans l’intrigue que dans les personnages.

Le duo Mashira/Hayate est toujours aussi adorable, et ils se rapprochent toujours un peu plus. Le caractère d’Hayate est toujours aussi difficile à cerner, quand on peut lire à travers Mashira comme dans un livre ouvert. Cela provoque un vrai contraste entre ces deux personnages. Un contraste rendant ces deux protagonistes d’autant plus intéressants. Par ailleurs, ce troisième tome nous permet d’en savoir plus sur les Kakuens, et leur relation aux humains. Ce qui pour le moins passionnant. On notera également qu’on se perd encore davantage dans ce Japon ancestral, que ce soit à travers les légendes, qu’à travers les superbes décors.

En bref :

Finalement, le tome 3 de Ken’en est une excellente suite, qui nous intrigue encore davantage quant à la suite de cette série. On se retrouve donc bientôt avec le tome 4 !

Dilemma, tome 1 – Hajime & Tatsuya Tôji

Titre : Dilemma
Auteurs : Hajime & Tatsuya Tôji
Éditeur : éditions komikku
Genres : Horreur / Fantastique
Résumé : Yuzuru n’est guère enchanté d’aller dans une nouvelle école. Pas très sociable, il préfère être seul et serait même prêt à souhaiter la mort de ses nouveaux camarades pour ne pas affronter cette épreuve…
Lorsqu’il arrive dans sa nouvelle classe, le drame commence : tous les élèves et le professeur sont morts, allongés sur le sol.
Encore sous le choc et dans un état de panique total, Wabiko, une jeune fille qui prétend être Dieu, entre en contact avec lui. Elle le plonge dans un dilemme infernal et lui demande de choisir qui elle doit ressusciter et qui elle doit laisser pour mort. Un choix impossible…

Notation :

Avis :

Un nouvel élève, clairement asocial et anxieux, débarque dans un collège. Tout à son angoisse, il attend son professeur principal devant la salle de classe, d’où lui parvient les discussions de ses camarades. Terriblement stressé, une pensée lui vient. Fugace. « Qu’ils crèvent tous ». Il n’aurait jamais cru qu’elle changerait sa vie à tout jamais…

Dilemma est un manga qu’on pourrait qualifier de classique dans le genre horrifique. Un peu survivaliste, un peu énigmatique, et un peu de suspense… De quoi nous faire passer un bon moment, mais rien non plus de transcendant. Il faut dire que l’intrigue n’est pas si travaillée. Le début est, par ailleurs, un peu trop abrupte pour paraître un tant soit peu réaliste. Et elle nous interroge tellement qu’on en ressent une frustration profonde…

Ce qui reste appréciable, en revanche, est, de fait, les dilemmes auxquels est confronté le personnage principal. Puisque de ces dilemmes découle une réflexion plutôt intéressante, et nous permettant de nous interroger sur la nature humaine et sa psychologie. Avec toujours cette même question dans ce genre de manga « Comment aurions-nous réagi à sa place ? »

Pour ce qui est des dessins, Tatsuya Tôji nous offre un tracé fluide, bien clair et très agréable. Les expressions des personnages lors des moments d’angoisse sont bien représentées, nous immergeant un peu plus dans le côté psychologique et suspense du manga.

En bref :

Un manga appréciable dans un moment de creux, entraînant un questionnement classique dans le cas de ce type de manga. Sans grande envergure non plus !