Tamara – tome 1 : Le réveil de l’Éris

Le résumé m’a attiré et la couverture a achevé de me convaincre, j’ai donc lu le premier tome de Tamara, intitulé : Le réveil de l’Éris. Première rencontre avec la plume de Delman… Je crois que je ne l’oublierai jamais.

Résumé : « Tu dois sauver la magie des trois royaumes avant qu’elle ne disparaisse ! Une puissance incroyable sommeille en toi. En tant qu’élue, tu es la seule capable de nous aider… »
Quand on vous lance ça en pleine figure, avouez qu’il y a de quoi rire ! Ce fut mon réflexe. J’ai d’abord pensé à une blague ou un vaste canular. Ce n’était malheureusement pas le cas.
Je m’appelle Tamara. J’ai vingt ans et me voilà embarquée dans une aventure qui me dépasse. Assistée par un gardien mystérieux et une archiviste revêche, mon destin semble tout tracé : protéger les mondes magiques d’un désastre imminent. Pour ce faire, je dois éveiller les pouvoirs de l’Éris, seuls capables de mettre un terme au chaos qui se profile…

Un univers fantastique où se mêlent héroïsme et fantasy, voilà un roman qui rentrerait parfaitement dans le thème du concours de nouvelles : Femme fort et indépendante.

L’intrigue…
Tamara vit une vie banale d’étudiante. Elle fait la fête avec ses amies et prend la vie comme elle vient. Cependant, une multitude de rencontres et d’événements vont la chambouler pour complètement transformer son petit train de vie si tranquille. Elle se découvre des origines insoupçonnées, apprend l’existence de créatures toutes aussi extraordinaires les unes que les autres et fait la connaissance de Yael. Tamara ne sortira pas indemne de ce qui l’attend. Mais… Qu’est-ce qui l’attend exactement ?

L’intrigue est parfaitement ciselée, maîtrisée à la perfection (oui, oui, je sais « la perfection n’existe pas », bon, à la quasi-presque-vraiment-très-très-proche-perfection). On en complètement immergé dans l’aventure de la pauvre (pas si pauvre que ça) Tamara qui se découvre comme une autre vie. Certains auraient tendance à dire que l’intrigue de base est assez bateau. C’est vrai que la nana normale qui vit une vie normale sans rien qui ne soit pas normale qui découvre qu’en fait c’est une nana extraordinaire, avec une vie extraordinaire et qui a des pouvoirs extraordinaires, c’est du déjà-vu. Mais comme j’ai tendance à le répéter, tout a déjà été fait donc… Bref, je m’égare. Le point original, c’est la façon dont l’auteur traite le sujet. Plus que l’intrigue encore (sachant que l’intrigue est excellente), Delman a un véritable talent, une vraie patte ! Et, j’ai été ravie de découvrir son univers.

Le personnage de Tamara…
Tamara est une jolie fille qui a tendance à tout remettre en question, et à critiquer. Elle garde les pieds sur terre et sa force de caractère lui sera extrêmement utile. Cependant, plus encore, elle doute, elle a peur et elle angoisse. Parfois, elle est révoltée, d’autres, elle est amoureuse. J’ai adoré suivre l’évolution de ce personnage : dans ses émotions, ce qu’elle ressent, ses pensées. Nous sommes dans un point de vue interne, complètement immergé dans l’esprit de Tamara. Et, franchement, j’ai adoré ça !

Le ton de l’auteur…
Cynisme et sarcasme sont de la partie pour tout remettre en question et surtout pour passer un moment de pur plaisir. La plume de l’auteur est fluide, immersive et addictive. Parce que nous sommes dans l’esprit de Tamara, c’est donc elle qui narre l’histoire. Elle nous fait part de ses émotions mais plus encore, elle nous apostrophe. C’est ainsi que Delman réussit un coup de maître : nous rendre complètement prisonnier de son aventure car nous devenons définitivement partie prenante dans l’histoire. Elle digresse, nous raconte sa vie et se livre toute entière. L’auteur sait aussi bien nous décrire des scènes d’actions que des scènes intimistes, d’amour et de sexe. Elle maintient la cadence à coup de moment de calme et de profonde angoisse pour vite passer au combat. Je reviens à ce que j’ai dit un peu plus haut : une maîtrise (oui, oui, je le dis cette fois, que crotte) parfaite de son univers et de son intrigue. Elle sait exactement où elle va et on la suit avec plaisir.

Enfin une histoire un tant soit peu réaliste…
Parce que j’en ai ma claque de ces histoires pas vraie du tout avec le personnage qui apprend qu’il vient d’une grande lignée de magicien et qu’il doit sauver la planète, tout ça en dix minutes et bien sûr, le gars, sans poser de question, il dit OK et il est parti quoi. Non, non, non. Comment vous réagiriez vous si un mec sorti de nulle part vous sort qu’il a besoin de vous pour sauver le monde magique ? Personnellement, je lui demande à quel jeu de rôle il joue parce que vu comme il est parti dedans, ça doit être foutrement prenant. Tamara réagit de façon rationnelle. Enfin, une histoire basée dans les genres de l’imaginaire qui reste RATIONNELLE ! Cela peut sembler étrange de parler de rationalité dans une histoire qui semble être fantastique, mais c’est pourtant bien le cas. Sans la raison, tout semble irréel. Et on perd vite le fil de la lecture, on n’accroche pas, et on abandonne. Ici, Delman prend le temps, elle prend le temps de poser Tamara et de lui faire comprendre que oui, oui, elle est bien un être extraordinaire de qui dépendra l’avenir du monde. Et ça, c’était vraiment génial ! Génial, super et juste trop cool ! YEAH !

Au final, une très bonne découverte qui m’a laissé un sacré souvenir. Une plume inoubliable au ton originale, j’ai adoré ce premier tome et je suis impatiente de lire la suite ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Le marais de la vengeance

J’ai donc lu Le marais de la vengeance de Christelle Rousseau, publié chez Évidence éditions dans la collection Clair-Obscur. J’ai apprécié cette lecture mais il manquait un petit quelque chose qui l’aurait rendu encore meilleure…

Résumé : Un village breton, un domaine et un marais. Ce dernier alimente un grand nombre de légendes et surtout inspire la peur aux habitants.
Lorsque Charlotte, « Charlie » Karven, célèbre romancière achète la Roseraie, elle n’imagine pas qu’elle va plonger dans une aventure aussi effrayante que mystérieuse, quelque fois au péril de sa vie.

Bon, les lettres un peu effacées que vous voyez au milieu de la couverture ne sont pas censées être là. C’est un bug de ma liseuse qui en a vu des vertes et des pas mûres. D’abord trempée, puis rebootée à cause d’un fichier malveillant, la pauvre a encore des séquelles. Nous la remercions néanmoins d’être encore parmi nous.

L’intrigue…
On va suivre l’histoire d’un marais et d’un manoir. Oui, vous avez bien lu. Plutôt que de dire, nous allons suivre une romancière connue et reconnue, je préfère prendre le domaine de la Roseraie car au final, on ne suit pas tout le temps cette Charlie. Je vous explique. Nous sommes dans une première partie à l’époque des prémices du manoir et de son marais. On a les premiers résidents et les premières horreurs qui se déroulent en ces lieux. Ce domaine devient vite un lieu maudit, dont les voisins ont peur. On arrive cependant assez rapidement à l’époque d’aujourd’hui et notamment cette romancière qui rachète le domaine. Elle va rapidement être rejetée par les habitants, effrayés par le marais et le manoir. Notre Charlie Karven va alors faire des recherches, intriguée par leurs réactions. En achetant cette maison, elle croyait faire une bonne affaire, elle se retrouvera au final, en lutte constante, au péril de sa vie.

J’ai aimé, certes…
Nous sommes dans un thriller d’épouvante où la tension reste palpable du début à la fin du roman. On est rapidement pris dans l’histoire et on veut absolument savoir ce qui se cache derrière tous ces événements. Christelle Rousseau arrive à nous garder en haleine, nous obligeant à poursuivre le récit, presque sans interruption. Même si je mettrai un petit bémol là-dessus dans mon prochain paragraphe. Nous avons le droit à des éléments historiques, notamment l’occupation allemande. Mais aussi à des descriptions très complètes. Ces descriptions m’ont permis de m’immerger un peu plus dans l’histoire, bien que j’émette un avis mitigé tout de même là-dessus également. Je tiens tout de même à faire remarquer que c’est un roman complexe à l’histoire très travaillée. On ressent tout le travail de l’auteur pour que son intrigue tienne debout. On fait des liens entre le passé et le présent et tout s’éclaire à la fin. D’où le côté très addictif du roman. Christelle Rousseau sait nous prendre aux tripes pour un très bon moment de lecture.

Mais, certaines choses m’ont gêné…
Quand je dis « presque sans interruption », c’est bien le « presque » qui est important. Ce point rejoint d’ailleurs les nombreuses descriptions détaillées. Ces descriptions, en plus de nous immerger dans le récit, l’ont rendu lourd. Elles étaient envahissantes et j’ai même eu envie de les passer par moment. Un peu comme les romans classiques que je lisais au lycée et qui m’excédaient par le trop plein de détails. Comment un auteur peut-il passer une vingtaine de pages à nous décrire les racines d’un arbre ? Je vous laisse deviner de quel ouvrage il s’agit. Bref, revenons à nos moutons, j’ai donc eu besoin à plusieurs reprises d’arrêter un peu ma lecture, histoire de souffler et de digérer toutes ces descriptions. Et enfin, une dernière chose a participé à la lourdeur du texte : les répétitions. C’est bien quelque chose que j’ai du mal à supporter et ici il y en avait énormément. Les anglais adorent ça, mais il me semble qu’en France ça gêne plus que ça ne réjouit.

Au final, malgré les quelques points cités au-dessus qui m’ont un peu rebuté, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette lecture. L’intrigue et son suspense mettent un peu tout ça au second plan pour un joli moment en compagnie du marais et du manoir. Faites attention, j’entends le bruit de la charrette de l’Ankou… Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Roots movie

J’ai donc lu Roots movie, un témoignage aux allures de pièce de théâtre. J’ai été bluffée, et je peux même dire que j’ai été sur le cul, allez, un peu de vulgarité ne fait jamais de mal !

Résumé : Entre pièce de théâtre et récit biographique, Roots Movie est le témoignage d’un enfant de 10 ans victime d’un pédophile puis d’une adulte qui tente de l’assassiner. Entre stase entêtante des événements, une amnésie sur plus de vingt ans, puis le réveil des souvenirs, l’auteur présente le processus post-traumatique de son personnage central, devenu impuissant et agoraphobe.

Court mais suffocant !

Un témoignage…
Un enfant. Un adulte. Un enfant. Un adulte. 10 ans. 40 années. 10. 40. Quand la vie nous prend de court, quand le sort semble comme s’acharner sur nous… On a un homme, la quarantaine passé, un homme abusé à 10 ans, puis, à 12 ans, un homme qu’on a tenté d’assassiner. Un homme devenu impuissant, un homme devenu agoraphobe. Peur du contact, rejet de celui-ci et même profond dégoût. Un homme, le même homme tout le long du récit. Cet homme qui a toujours 10 ans, malgré sa quarantaine bien entamée. Oublie, puis réminiscence des souvenirs. Une découverte dans le plus intime des voyages, une rencontre inoubliable. Un enfant puis un adulte, marqué par son passé.

Le souffle court…
On entre dans une histoire où tout semble chaotique. Comme si la brise s’était levée un matin, laissant place à la brume opaque des cimetières. Le souffle court… Un lieu, une histoire. Une plume. Envahissante. Hypnotique. Ce n’est pas de l’angoisse, c’est de la curiosité. Jusqu’où ça peut encore aller ? On est captif, rendu complètement accro par cette plume… Par ce texte… Julien Soulier maîtrise sa barque à la perfection. Croyant atteindre le rivage, il nous rit au nez pour mieux la renverser. Une plongée dans une eau tortueuse. Le souffle court… Incapable de nager, incapable de flotter. Une descente dans les profondeurs d’un monde noirci par les souvenirs. Suffocant…

Mettre des mots…
C’est assez difficile de mettre des mots sur ce que j’ai ressenti. Julien Soulier nous entraîne vraiment dans les tréfonds du conscient, comme une immersion complète dans un univers si décalé, à l’opposé de notre vie. Il nous attrape et nous fait visiter les recoins sombres d’une existence brisée. Sa plume est pénétrante et tellement flottante. Comme un instant suspendu, comme un verre brisé, les débris s’étalant sur le sol…

Au final, c’est un texte très court qui se lit très rapidement. Julien Soulier nous captive par sa plume, spectaculaire, et par son texte inoubliable. Pour vous procurer cet ouvrage, c’est par ici.

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Les survivants d’Aglot

J’ai donc lu cette novella zombiesque : Les survivants d’Aglot. Je n’ai pas arrêté de vous teaser sur la page facebook, je vous en parle donc enfin, de long en large. J’ai beaucoup aimé, un peu de fraîcheur dans un univers connu !

Résumé : C’est la catastrophe à Aglot : les morts se relèvent ! Ils détruisent tout sur leur passage. Anthony, nouveau gardien à la prison de la ville, et Emilie, l’une des détenues, vont coopérer pour survivre. Entre tensions et révélations, ils vont tenter de percer le mystère de cette invasion. Réussiront-ils à sauver les citoyens et envisager un avenir heureux ?

Je l’ai d’abord commencé tranquillement le matin pour la finir sans ménagement l’après-midi, en plein soleil, sous les tropiques (Sous le sunlight des tropiiiiiques, l’amour se raconte en musiiiique). La réalité est toute autre : moi assise sur une chaise de jardin devant le gazon de la cour de la maison.

L’intrigue…
On suit plusieurs personnages, deux en particuliers. On a un jeune gardien, qui commence à peine et voilà qu’il doit faire face à une apocalypse zombie, vraiment pas de chance celui-là. Et à côté on a une prisonnière, car l’intrigue se déroule dans un premier temps dans la prison d’Aglot, prénommée Emilie. Notre chère Emilie est en cellule d’isolement, parce qu’elle s’est battue contre une vraie pêta**e qui l’avait bien mérité. D’ailleurs, cette vraie pêta**e va réussi à se libérer. Tss ! Nos deux personnages vont vite se regrouper à la recherche de survivants et plus tard, d’un moyen de se débarrasser de ces morts vivants qui se baladent tranquillement dans les rues de leur ville.

Quand l’amour rime avec décomposition…
Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette novella, outre que l’histoire se passe en pleine apocalypse zombie, c’est bien cette originalité dont fait preuve l’auteur. Delphine Biaussat revisite le genre et nous entraîne en plein cœur de son imaginaire. La magie se lie à l’amour et l’amour à l’horreur. Le but des survivants n’est alors pas la défense. Nous ne sommes pas dans une histoire où la finalité sera d’observer comment les personnages survivent, comment ils font pour se défendre face à ces créatures. On est également bien loin du gore à la Walking Dead. Ce qui est intéressant est que tout de suite, ils vont chercher à comprendre ce qu’il se passe, et essayer d’éradiquer ce phénomène. Plutôt que de s’habituer et découvrir une nouvelle façon de vivre, ils vont tout faire pour reprendre leur vie d’avant en trouvant l’origine du mal et en s’en débarrassant complètement. C’est là bien plus réaliste. C’est d’ailleurs un autre point que je peux relever : ce côté réaliste, malgré cet univers fantastique.

Au final, une novella qui se lit en quelques heures. Nous sommes ballottés de point de vue en point de vue, ne manquant rien des événements. Addictive et originale sont les deux mots qui qualifient le mieux cette histoire. Pour vous procurer cette novella, c’est par ici.

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La Marquise aux poisons – COUP DE CŒUR

J’ai enfin terminé de lire La Marquise aux poisons de Guillaume Lenoir, j’ai mis le temps bien que j’aurai voulu aller plus vite. Cette lecture est tombée en pleine période d’examen, enfin, ça ne m’a pas empêché d’adorer ! La Marquise aux poisons est le nouveau coup de cœur du blog !

Résumé : Le parcours de l’une des criminelles les plus célèbres de l’Histoire. Dévorée par son amour pour le chevalier de Sainte-Croix, Marie-Madeleine d’Aubray, marquise de Brinvilliers, mène un train de vie dispendieux. Prête à tout pour satisfaire les goûts de luxe de son amant, et manipulée par un homme sans scrupules, elle sera emportée dans un engrenage meurtrier, marquant d’un voile noir le règne du Roi Soleil.

Je suis en train d’écrire cette chronique avec un sacré fond sonore. Je me permets donc une petite parenthèse musicale, qui n’a rien à voir avec l’époque du Roi Soleil. Les Twice ont récemment fait un comeback et j’écoute en boucle leur nouvelle chanson : Signal. Je dirais que le rapport serait plus vers la science-fiction et E.T.. Je vous laisse vous enjailler sur cette musique entraînante. En tout cas, moi, je ne me prive pas. Bref, revenons à nos moutons…

L’intrigue…
Je commence cette chronique par l’histoire en elle-même. On va suivre la Marquise de Brinvilliers dans son quotidien pas toujours rose. Mariée à un homme qu’elle n’aime pas et qui lui rend bien, sa vie amoureuse est rythmée par les visites récurrentes d’un ami du Marquis : le Chevalier de Sainte Croix. Un patronyme bien élégant pour un homme si dépravé. La belle de Brinvilliers en tombe amoureuse et ne jurera que par lui, croyant le tenir quand c’est lui qui la tenait. Elle tombe vite dans un cercle infernal entre les créanciers de son époux et le besoin d’argent de son amant… Son père n’arrangera pas les choses en emprisonnant le Chevalier à la Bastille. Dès sa sortie, celui-ci n’aura plus qu’une idée en tête : se venger de cet homme.

L’aspect historique…
Il ne faut pas oublier que ce roman est un roman dit historique. L’histoire que nous raconte donc Guillaume Lenoir est véritablement arrivée. A véritablement eu lieu. Nous sommes en pleine époque du Roi Soleil, où les intrigues à la cour sont courantes, et où le poison commence à faire son apparition. Très prisé par les bourgeois pour monter les échelons sans efforts, nombreux seront ceux qui en feront commerce. L’Histoire nous a laissé l’empreinte d’une femme qui a défrayé la chronique à cette époque : La Marquise de Brinvilliers, Marie-Madeleine d’Aubray, la Marquise aux poisons. Cette femme est vue comme un monstre, froid et dur. Guillaume Lenoir nous expose sa vie et de nombreux éléments historiques. Nous lisons sa Confession, sa sentence. Nous avons même le droit à une explication de l’auteur quant à son parti prit dont je vais vous parler après. Et une bibliographie. Je pense que ce roman ravira les fans d’Histoire et pas que. C’est justement la force de ce récit. On a évidemment le côté pédagogue, mais également un aspect romancé non négligeable.

Le parti prit de l’auteur…
Guillaume Lenoir décide de nous représenter Marie-Madeleine sans artifices, il la révèle à nous sans pudeur et on pénètre en plein cœur de son intimité. C’est ainsi que l’on se rend compte que cette femme est loin d’être le monstre décrit par tant d’hommes. C’est une femme blessée, meurtrie, je ne dis pas qu’elle n’a pas sa part de responsabilité. Elle a tout de même empoisonné un certain nombre d’individus. Mais plus qu’une femme froide et sans cœur, on la plaint, on s’attache à elle. Au fil des pages, on s’apitoie. On se dit qu’elle n’a pas vraiment eu une vie facile et que tout ce qui lui est arrivé par le passé l’a entraîné vers cette chute, une chute comme irrémédiable. En marche vers sa mort, elle veut qu’on la pardonne. Elle regrette. Elle regrette tellement… Malgré tout les côtés « touchants » de cette Marquise, Guillaume Lenoir n’oublie pas que c’est une tueuse. Il nous la représente également calculatrice, manipulatrice, maîtresse de ses émotions. C’est une femme de caractères qui fera tout, jusqu’au bout, pour éviter la Justice.

Au final, un excellent roman historique, au style addictif. Guillaume Lenoir manie les différents niveaux de langages à la perfection pour une immersion encore plus intense dans la vie de cette femme si énigmatique que fut la Marquise de Brinvilliers. Pour vous procurer cet ouvrage, c’est par ici.

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∴ ÉNIGME #2 ∴

Vous avez la réponse ? Allez vite sur la page où se trouve mon avis sur le roman dont il est question et résolvez la troisième énigme 😉 N’oubliez pas de m’envoyer un mail via le formulaire de contact pour me donner la réponse si vous voulez tenter de remporter le cadeau !

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Le cadeau n’est disponible que jusqu’au 9 Septembre

Participations pour le cadeau, ouvertes à l’internationale

Formulaire de contact…

Dans le cœur de chaque enfant sommeille un héros

J’ai donc lu Dans le cœur de chaque enfant sommeille un héros, la nouvelle parution d’Audrey Calviac, auteur principalement jeunesse. Publiée dans la collection Électrons Libres de Évidence éditions, il ne va pas être facile de vous parler de cette histoire sans vous spoiler… Je vais tâcher de faire attention !

Résumé : Mathis est un enfant qui passe son temps à observer le grand arbre rond de la cour de son immeuble. En effet, il s’y déroule des choses étranges lorsque la nuit vint à tomber. Prenant son courage à deux mains, il compte percer le secret de cet arbre et le secourir d’un mal mystérieux qui le ronge de l’intérieur.

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, il va être difficile de parler de cette nouvelle sans trop en dévoiler. Je vous explique, comme toute nouvelle, le point majeur est la chute. Et cette chute est inoubliable !

L’intrigue…
On va suivre un petit garçon, qui s’avère être un véritable aventurier. Accompagné de son amie, il va prendre son courage à bout de bras et partir sauver ses amis ! Voilà l’intrigue que je peux vous dévoiler et je ne dirais rien d’autre ! Parce que si je vais plus loin, je sens que mes doigts sur le clavier vont fourcher et zou, spoile… Donc, voilà la petite intrigue toute sympa et très jeunesse, n’est-ce-pas ? Alors que cette nouvelle n’est pas pour les petits, mais bien pour les grands. Hé hé…

La chute inoubliable…
Quand vous voyez le titre de ce paragraphe, vous vous dites que ça y est ! Oui, ça y est, elle va nous dévoiler ce truc de fou !! Et bien, non… J’ai décidé de résister jusqu’à la fin et je vais vous expliquer plutôt mon ressenti sans vous dire sur quoi j’ai réagit. Pfiou, compliqué tout ça…
Bon, alors, tout d’abord j’ai été surprise. Je me suis dit que pour une chute, c’était une sacrée chute. Puis, je suis passée par différents stades : le déni, la colère et la tristesse. Les larmes aux yeux, la gorge nouée. Comme une envie de me moucher bruyamment en boulottant de la glace… J’ai été complètement captivée, du début à la fin. Audrey Calviac termine son histoire en apothéose, une véritable pépite que je ne suis pas prête d’oublier.

Je vous intrigue ? Vous vous demandez de quoi je parle ? Et surtout qu’est-ce qui a pu me toucher à ce point ? Bah, y a plus qu’à craquer. Le papier est à seulement 10 €, par ici. Et le numérique à 0.99 €, par . Bonne lecture !

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Trilogie Panama – tome 2 : Punis-moi

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


Trilogie Panama – tome 1 : Affranchis-moi

Résumé : Emma commence sa nouvelle vie à New York avec Esteban. Avoir quitté la France pour son bel amant a été une décision importante dans sa vie, la meilleure sans doute. Elle travaille maintenant dans une clinique réputée de Manhattan où son expertise française est appréciée par tous. Esteban, quant à lui, n’a pas menti. Il lui a ouvert les portes de ses clubs privés où strip-tease et voyeurisme s’exposent sans artifice. Les semaines passent vite et se ressemblent et Emma commence à voir l’homme qu’elle aime tant, s’éloigner. Entre questionnements et doutes, elle vit au fil des révélations et des décisions qui la mèneront jusqu’au moment où une rencontre va bousculer ses certitudes.

Mon avis : Je reviens avec le tome 2 de la Trilogie Panama. Le tome 1 était une bonne mise en bouche qui donnait envie de savoir la suite et surtout faisait espérer une histoire à la tournure différente : pas qu’une simple romance parsemée de SM, en fait. La question est donc, faut-il continuer la Trilogie Panama ou s’arrêter au tome 1 ?

On continue notre découverte des deux personnages principaux, mais cette fois-ci, c’est une rencontre plus en profondeur. On en apprend plus sur leur passé et on était loin de se douter de celui, tumultueux, d’Emma. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion : n’est-ce pas un peu trop ?
On regarde notre couple avec un regard nouveau et on apprend à les connaître encore différemment. C’est là que l’on voit que les personnages sont très travaillés. Aussi bien sur le côté psychologique que physique donc.

Les scènes de sexes sont toujours aussi présentes. Je me suis d’ailleurs demandée si Emma n’était pas une nympho, ha ha ! Non, elle est juste très passionnée, dirons-nous. Et puis, c’est tout de même du BDSM me direz-vous. S’il n’y avait pas ce genre de scènes SM et érotiques, l’intérêt serait bien moindre. Ce qui m’a dérangé dans ce deuxième tome sont les doutes d’Emma, ses appréhensions de retomber dans une routine comme avec Carl. Juste parce que ça fait deux jours qu’ils n’ont pas eu de rapport sexuel ! Bon, une femme qui demande de l’attention donc. On retrouve encore une fois son côté soumise mais pas trop. C’est une femme de caractère qui aime se sentir dominer mais elle a toujours du mal à lâcher prise. Cet état de fait est parfaitement exprimé dans ce deuxième opus.

Ah, et la petite pincée qui vient ponctuer le tout et relever le goût… Je ne vous en dit pas plus, mais sachez que je fais référence à cette partie du résumé : « Entre questionnements et doutes, elle vit au fil des révélations et des décisions qui la mèneront jusqu’au moment où une rencontre va bousculer ses certitudes. » Une sacré rencontre ! J’ai d’ailleurs préféré celle-ci à celle d’Esteban. Plus épicée !

Au final, la réponse à cette question qui hante mon avis depuis le début ? Oui, il faut lire le tome 2. Il est plus abouti et poussé que le tome 1 et laisse présager une intrigue de folie dans le tome 3, surtout pour les adeptes d’érotisme et de dominations/soumissions. Pour vous procurer ce deuxième tome, c’est par ici.

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Viktor

J’ai donc dévoré Viktor, premier roman de Nicolas Elie. Un thriller, une pépite, un bouquin comme y en a pas deux. Ah, un régal ! Un régal, un régal !

Résumé : Viktor est un petit garçon, très en avance sur son âge.
Il est en avance dans beaucoup de domaines, et notamment dans sa capacité à comprendre les liens qui perdurent entre les âmes.
Il grandit et devient ce que certains appellent un tueur en série, parce que parfois l’écart entre le bien et le mal est aussi ténu qu’une feuille morte tombée d’un saule pleureur.
Une histoire de rédemption…


Avis :

J’ai donc lu tranquillement et avec délectation Viktor, un thriller mettant en scène un serial killer. Plus qu’un thriller, c’est un journal. Le journal intime d’un meurtrier. D’un détraqué ? D’un illuminé ? D’un introvertie plein de lucidité ?
Oh, et la première chose qui m’a tapé dans l’œil c’est, clairement, la couverture. Cette superbe couverture !

L’intrigue…
Développée jusqu’à son paroxysme, l’intrigue de Viktor est indéfinissable. Quand on pense avoir compris, l’auteur nous emmène ailleurs, pour, de nouveau, réduire à néant nos certitudes ! Comme je l’ai dit, c’est un peu le journal intime de Viktor. Il y expose ses ressentis, ses non-sentiments, son histoire, sa vie, son passé. On apprend ce qui a transformé ce petit garçon plus intelligent que les autres en monstre cruel et sans cœur. Mais, à la fin de ce roman, une question reste tout de même, elle me taraude. Viktor était-il si méchant, dans le fond ? Quand on prend du recul, on le voit cruel, on le voit pénétrant et monstrueux dans ses actes, mais est-il mauvais ? Fait-il vraiment parti des méchants ?

Outre l’aspect « thriller », on a également une très forte inspiration fantastique. Sinon, il y a certaines choses que je n’explique pas…

La narration…
Le récit est raconté de trois façons différentes, si je peux dire. J’aimerais dire par trois voix mais au final, il n’y en a véritablement que deux, donc…
En fait, on a une alternance au niveau du temps, de l’époque. On a l’époque contemporaine, le présent. Puis, le journal de Viktor. Et enfin, la vie de Viktor mais de façon antérieure. Dis comme ça, ça semble difficile à suivre. Ce n’est pas du tout le cas. On tombe dans une sorte de routine. Aussitôt ce chapitre fini, je sais que je vais tomber à cette époque, avec ces personnes et ce contexte.

Sun Tzu…
Hé ? Qu’est-cé qu’ça lô ? Ah, déjà QUI est-ce serait plus juste. Sun Tzu est l’heureux géniteur d’un essai très connu, intitulé L’art de la guerre. Pourquoi que je vous en parle, hein ? Pourquoi, pourquoi ? Et bien, Nicolas Elie le cite à plusieurs reprises et j’ai trouvé ça très intéressant, original. Cet essai est la base de la pensée militaire en Asie. Et a été très lu. Je ne sais pas si, encore aujourd’hui, il est utilisé. Je pense que je le lirai un jour. C’est même certain. Mais pas tout de suite, y a trop de lecture en attente sur ma table de nuit, tout de suite. Ha ha !

Au final, j’ai adoré ce roman, vous l’aurez compris. Si vous êtes prêt à entrer en communion avec l’ange de la Mort, lancez-vous. Vous ne le regretterez pas ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Je vais vous tuer

Je suis très heureuse de vous parler de Je vais vous tuer de Nicolas Klein. Un thriller sortie dans la collection I-Mage-In-Air de Évidence éditions. Un véritable coup de cœur aussi bien pour la plume que pour l’intrigue. 

Résumé : Voici un thriller passionnant écrit avec finesse et d’une machiavélique intelligence.
« Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse » Fréderich Nietzsche – « Ainsi parlait Zarathoustra »
Du chaos, il en est question dans ce roman très noir.
« Je vais vous tuer » explore l’ombre de l’âme humaine par le biais de deux histoires semble-t-il parallèles. D’un côté une rame de métro, plusieurs personnages, un attentat. De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort comme elle n’hésite pas à malmener les personnages en leur dressant des portraits au vitriol. L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller afin de faire monter le suspense progressivement et engloutir son lecteur. Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril…


Avis :

Le résumé parle pour lui-même. « L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller » ou encore « Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril… » Loin d’être fausse ou un peu osée, cette présentation est tout ce qu’il y a de plus clairvoyante. Parce que, oui, c’est un excellent thriller. Parce que, oui, je l’ai lu d’une traite sans pouvoir m’arrêter…

Thriller ou policier…
Le thriller est un genre très populaire, composé de nombreuses sous-catégories. Il est caractérisé par une mise en haleine constante. En effet, l’auteur va faire en sorte que le lecteur soit constamment sous pression, prisonnier de son histoire. Le suspens est donc un des éléments majeurs du thriller.
Le roman policier, ou polar, va alors se baser sur l’intrigue, l’enquête de police et les preuves trouvées pour élucider le crime.
Pour essayer d’en savoir plus sur cette différence thriller/polar et étayer un peu mes propos, j’ai demandé à la blogueuse de Les Perles de Kerry son avis sur la question :

« Pour moi un thriller est un roman à suspense surtout, il peut être psychologique ou sanglant, le tout est d’avoir beaucoup d’angoisse et d’être surpris par un twist. Tandis qu’un policier pour moi, même s’il peut avoir un certain suspense, tourne surtout autour d’une enquête policière qui est au centre du roman, c’est moins surprenant et la présence de la police est obligatoire contrairement à un thriller. »

Je vais vous tuer  regroupe ces deux genres. Il allie le suspens et la tension constante du thriller et l’enquête des agents de police. On peut donc l’appeler un thriller-policier, qui est un des sous-genres du thriller.

L’intrigue…

« L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. »

Je vais vous tuer a une intrigue très poussée et assez complexe au début. Il faut dire que l’on va suivre deux histoires différentes (vraiment ?) en parallèles. Et les personnages y sont relativement nombreux. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation pour me faire à cette double narration. On aura d’un côté un accident dans le métro qui va vite se transformer en cauchemar pour les rescapés et de l’autre, nous avons une enquête policière qui va bon train. Je ne suis habituellement pas fan du policier en roman. Peut-être n’ai-je pas lu les bons… Je pense d’ailleurs à m’y remettre et qui sait, je vais peut-être redécouvrir ce genre que j’ai énormément délaissé. Revenons à nos moutons, cette enquête policière se passe assez tranquillement. Sans doute pour réaliser un contraste avec l’accident du métro, où le côté « sanglant », dont parlait Kerry un peu plus haut, propre à certains thriller est fortement présent. Pour notre plus grand plaisir.

Les références…

« De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. »

J’ai adoré toutes les références que l’auteur a inséré dans son roman. Il y parle de Nietzsche, philosophe allemand qui a fait partie intégrante de mon année de terminale, et de bien d’autres personnages fictifs ou pas. Notamment Dexter, ce que j’ai beaucoup apprécié donc. Parfois, il ne fait que citer et d’autres, la personnalité est complètement imbriquée dans l’intrigue. Ce qui est le cas de notre philosophe allemand. D’une façon assez inattendue, il prend une grande importance dans le récit et on en vient même à s’intéresser à sa vie. Vie que les nobles lycéens bacheliers connaissent bien.

La plume de l’auteur…

« La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort »

Parce que pour écrire un thriller réussit, il faut un certain talent, je me dois de souligner la plume extraordinaire de Nicolas Klein. Il nous happe dans son histoire à la force d’un langage cru mais doux. Il peint avec folie et horreur ce que l’homme devient lorsqu’il est au fond du gouffre. Sa plume m’a attiré et une fois attrapée, je n’ai pas réussi à lui échapper. Mais, le voulais-je vraiment ?

Au final, Nicolas Klein signe là une véritable pépite que j’ai lu en une journée, pendant mes creux et même pendant mes cours. Parce que je n’arrivais pas à lâcher ma liseuse, parce que l’intrigue était addictive, parce que Je vais vous tuer est un véritable coup de cœur ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition