Eva de Kerlan – Autrice

Eva de Kerlan est une autrice prolifique et éclectique, qui écrit aussi bien de la romance que du fantastique. Avec sa plume fluide et élégante, elle nous transporte dans ses histoires originales et addictives. Une autrice à suivre…

Vous êtes une écrivaine productive, flirtant entre les genres, entre science-fiction et romance, comment réussissez-vous à jongler ainsi entre les genres littéraires ? Avez-vous un genre favori ?

Personnellement je n’ai pas la sensation d’avoir de difficulté à passer d’un genre à l’autre. Je connais les limites que je m’impose pour chaque type de textes, et j’apporte un style spécifique à chaque fois. Pour moi c’est un peu comme ouvrir un dossier différent et m’y plonger 😉
J’adore tout particulièrement écrire la SF et la fantasy, car mon imaginaire y a moins de limitations qu’en romance. Mais écrire en romance m’apporte d’autres points que j’apprécie et qui sont à l’inverse moins présents en SF. L’un dans l’autre ça s’équilibre 😉

Vous écrivez beaucoup de romances, quel est votre sous-genre favori ? En lisez-vous ? D’où puisez-vous votre inspiration ?

Mmmm je ne saurais pas trop te dire quel sous-genre je préfère. Je n’ai pas vraiment de favori dans ce domaine-là. J’en lis, oui, mais pas beaucoup par rapport aux romans d’aventure, d’histoire ou de fantastique que je dévore.
Quant à mon inspiration, je la trouve un peu partout. Une musique, une situation, un article de presse (ma dernière romance), des dessin (ma trilogie SF Ephémères), quelques mots… tout et rien peut me donner l’idée d’un prochain texte.

Quel roman vous a le plus marquée, vous inspirant peut-être dans votre carrière d’écrivaine ? D’ailleurs, pourquoi être devenue autrice de romans ?

Un roman d’un autre auteur ? difficile à dire, il y en a plusieurs. Peut-être « Mermère » de Hugo Verlomme, un récit que j’ai lu très tôt dans ma vie et qui m’a beaucoup fait voyagé. Mais il y en aurait d’autres que je pourrais citer : la saga des enfants de la terre de JM Auel par exemple, je l’ai lu aussi très tôt et j’avais été impressionnée par 1/ le volume des romans, car ce sont de beaux pavés à chaque fois, et 2/ la complexité et la profondeur de l’intrigue.
Pourquoi être devenue écrivain ? je sais pas. J’ai toujours aimé écrire, ça me vient naturellement, c’est comme respirer. Ça m’est indispensable. J’écrivais pour moi-même, sans réel objectif de publication, depuis des années, quand on m’a proposé d’écrire ma première romance. Je me suis lancée, c’était une opportunité, un challenge à relever et aussi un rêve à concrétiser. Vivre de sa passion, c’est magnifique.

Vous écrivez que des romans, pourquoi pas de récits plus courts ? Comme des nouvelles, des novellas ? Est-ce un format qui vous intrigue ? Vous plaît ? Vous révulse ?

Je suis pas très douée pour les récits courts !!! je m’y suis essayée, j’ai même un recueil de nouvelles plutôt sulfureuses que je réédite en auto-édition fin 2019. Mais pour moi, des textes courts ne me donnent pas assez d’espace pour poser mes descriptions ou approfondir mes personnages. J’ai besoin de plus de pages que cela 😉 Cela dit j’aimerais vraiment savoir composer des récits plus courts et évocateurs. J’envie ceux qui y parviennent facilement. Peut-être qu’un jour, à force de persévérance…

Vous avez écrit l’adaptation romanesque d’un jeu, Is it love, Matt, comment cette collaboration s’est-elle déroulée ? Etait-ce une écriture facile ? Ou plus complexe que les idées qui viennent directement de vous ? Racontez-nous un peu la genèse de ce récit.

Deux adaptations même ! Il y a Ryan aussi 😉
La collaboration s’est plutôt bien déroulée, je n’ai pas eu à m’en plaindre. Après c’était un gros défi à relever, et dans des délais très serrés. Ça n’est pas forcément l’écriture la plus facile qui soit à réaliser, car il y a énormément de paramètres à prendre en compte et contrairement à une histoire que l’on conçoit en totalité, là je n’avais pas la mainmise ou la maitrise de tous ces paramètres, c’était une contrainte supplémentaire. Mais j’ai vraiment adoré m’y plonger et donner cette profondeur aux héros que l’on n’a pas dans les jeux, puisqu’ils n’ont pas la parole.
J’ai donc dû potasser très sérieusement le scenario et m’immerger de l’univers du jeu vidéo, afin de pouvoir le retranscrire dans le livre. Le plus dur a sans doute été de se défaire du scenario existant pour concevoir un récit indépendant mais ressemblant.
J’ai beaucoup adoré écrier ces adaptations, je crois que je recommencerai avec plaisir si on m’en donne la possibilité.

« J’ai toujours aimé écrire, ça me vient naturellement, c’est comme respirer. Ça m’est indispensable. J’écrivais pour moi-même, sans réel objectif de publication, depuis des années, quand on m’a proposé d’écrire ma première romance. » – Eva de Kerlan

Vous aimeriez écrire le roman d’un film par exemple ? Vous avez peut-être une idée en tête, si vous pouviez écrire le roman d’un film, vous choisiriez lequel ?

Un film ? Wow ça serait quelque chose, ça ! Mon cœur irait direct sur Avatar, ou Titanic, tant ce sont des films qui m’ont marquée. Mais je crois que je rêve un peu beaucoup, là….

Parlons d’une romance plus noire, Love me Lou est votre premier roman s’inscrivant dans le genre de la dark romance, pourquoi vous être lancée dans ce genre ? Qu’avez-vous ressenti lors du processus de l’écriture ? En quoi est-ce différent de l’écriture d’une romance contemporaine classique ?

Lou… Lou, il est à part dans tout ce que j’ai écrit, en effet. Je ne sais pas trop en fait pourquoi j’en ai fait un texte aussi sombre. A la base, Lou parlait d’une jeune femme douce qui allait devoir surmonter bien des dangers pour aider l’homme qu’elle aime, poursuivi par des malfrats. Le texte a évolué au fur et à mesure que j’y ai songé et pensé, pour devenir quelque chose de totalement différent de ce que j’écris d’ordinaire. L’envie d’un nouveau défi peut-être… de faire de l’inédit.
Je suis passée par toutes les phases d’émotion existants dans ce texte, je les ai vécu et ça a été d’autant plus difficile et éprouvant que certains éléments sont basés sur mon propre vécu. Bref en un mot écrier ce récit a été atroce et j’en ai souffert à tous les niveaux.
Me concernant, le processus n’était pas différent de ce que j’écris d’ordinaire, que ce soit de la contemporaine ou de la SF. C’est juste que comme je m’imprègne de mon histoire, la dureté du texte a eu un impact sur moi.

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Love me Lou traite d’une romance, mais surtout d’une relation toxique entre deux ‘amis’. Le roman a, à mon sens, davantage des aires de thriller que de romance, cela était-il voulu ? Mettre la romance au second plan était-il prévu ? Ou une conséquence ?

Plutôt une conséquence en fait. Je n’avais pas prévu que le roman prendrait ce type de tournure, et comme ça arrive souvent lors de l’écriture d’un texte, l’histoire et les héros ont pris le pas sur l’idée initiale.

Vous êtes également l’autrice d’une trilogie de science-fiction, Ephémères, dont j’avais pu découvrir le premier tome qui, je me souviens, m’avait paru un peu lent. Parlez-nous un peu de cette trilogie. La suite de cette saga est-elle aussi contemplative ? Est-ce genre de SF que vous appréciez ? Un peu lente, langoureuse presque, contemplative ?

Ephémères, il faut le voir comme un seul et même texte en réalité. Le tome 1 ne concerne que la mise en place de la situation, des lieux et des personnages. L’univers de Ephémères est très riche et profond, je pourrais écrire un énorme roman sur les origines de ce monde, de la civilisation perdue dont je parle dans la trilogie. J’ai pris des années à concevoir cet univers, cette culture et l’incorporer et le présenter pour le lecteur a demandé du coup pas mal de temps. Ensuite je voulais un texte doux, qui relaxe et qui ne soit pas brutal, dur ou trop classique. Bref. Le tome 2, et surtout le tome 3, brisent cet aspect contemplatif. On entre dans l’action, l’intrigue se développe et s’intensifie. Le tome 3 plonge vraiment plus dans le nœud du récit et les situations s’enchainent jusqu’à leur issue….

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Dans Another me, vous abordez la question de la ressemblance physique mais également de la dissemblance au niveau du caractère, pensez-vous vous dès lors que le physique soit très important en amour ? Peut-on tomber amoureux d’une personne qui ressemble à son ex par exemple, juste parce qu’il ressemble à son ex ? Est-ce ce questionnement que vous vouliez mettre en avant avec Another me ?

Le sujet est complexe, c’est certain. Me concernant, j’ai toujours essayé de voir au-delà de l’aspect purement physique des gens. Après de plus en plus, je constate autour de moi que le physique est la première chose qui attire et retient l’attention. Après, vient l’intérêt pour la personne en soi. Donc à mon sens (mais ça n’engage que moi), le physique joue le rôle d’une sorte d’amorce je pense, et la découverte de l’autre, de sa mentalité, de son soi intérieur, fait que la relation peut perdurer ou pas. Personnellement, j’ai rencontré des personnes au physique très beau selon les critères de notre société, mais dont l’âme on va dire n’était pas belle à voir. Et inversement aussi. Je pense que quelque part, dans ce roman, c’est plus l’idée de : ne pas se fier aux apparences, qui est développée. Car fort justement, on a beau avoir deux personnes identiques et donc d’apparence ressemblante à 100%, leur caractère, leurs réactions, leurs attitudes n’ont rien en commun. L’un est fidèle quand l’autre ne l’est pas, par exemple…

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Croyez-vous au mythe des doubles maléfiques ? Pensez-vous que votre jumelle vous guette quelque part ?

Mmmm…. Je n’en sais absolument rien en réalité. C’est possible, après tout, mais je demande à voir malgré tout 😉

Vous vous lancée dans l’auto-édition, après avoir enchaîné les publications en maison d’édition, appréhendiez-vous ce changement ? Qu’attendez-vous de ce nouveau mode de publication ?

J’ai pris le parti de placer certains titres en auto-édition car ce sont des titres qui sont déjà passé, pour un temps plus ou moins long et avec une implication plus ou moins réelle, en maison d’édition. Le principal point qui m’a fait me tourner vers l’AE est que la plupart des maisons d’édition ne veulent pas de texte en seconde édition. Ayant récupéré mes droits sur ces titres, j’ai eu envie de leur offrir la possibilité d’exister malgré tout. D’où l’auto-édition.
Je n’en attends rien de plus que de permettre à mon lectorat de découvrir ces titres s’ils ne les connaissent pas encore, ça me semble déjà pas mal comme exigence.

Pour terminer, parlez-nous un peu de vos futurs projets littéraires. Vos prochaines publications, et vos prochaines idées !

Mes projets… sont nombreux. Très nombreux. Je viens de finir une romance contemporaine que je vais placer très certainement en maison d’édition. J’ai un projet en co-écriture, une romance également, avec mon photographe, Philippe Dupont. Un quatre-mains avec Charlie Genet, une auteure géniale. Et pour ma part, deux ou trois romances, de la SF, des jeunesse… bref c’est le temps qui me manque, pas les idées 😉

Another me – Eva de Kerlan

Titre : Another me
Auteur : Eva de Kerlan
Éditeur : Auto-édition
Genre : Romance
Résumé : Théo, trentenaire en couple avec Sonia, est mis dehors par cette dernière lorsqu’elle découvre via un reportage TV qu’une femme, qui se prétend sa compagne, le recherche et l’a signalé comme porté disparu. Elle est persuadée que Théo mène une double vie. Théo est convaincu qu’il s’agit d’une erreur, ou d’un sosie. Bien décidé à éclaircir ce mystère pour récupérer son existence, il traverse toute la France pour rejoindre l’endroit où cet homme vivrait. Mais lorsqu’il y arrive, tout le monde le prend pour le disparu.

Notation :

Avis :

Théo rentre chez lui, comme d’habitude, lorsqu’il voit sa compagne, devant la télévision, et complètement paniquée. Elle lui hurle qu’il a une double vie, qu’elle ne veut plus de lui. Et elle quitte la maison avec fracas. De quoi alerter le bon Théo qui décide de partir en quête de cet étrange double, qui a réduit son couple à l’état de cendres…

Avec Eva de Kerlan, nous avons souvent des romans mêlés de plusieurs genres. Ils ont l’avantage de ne pas avoir qu’une saveur, et Another me n’échappe pas à la règle. Ce n’est pas qu’une romance un peu rose bonbon, et dégoulinante. C’est une romance sophistiquée, qui flirte avec le thriller… De quoi vous intriguer, n’est-ce-pas ? Another me est un roman construit avec talent, qui nous permet de suivre l’histoire selon le point de vue de plusieurs personnages, à différents moments, et ainsi, nous illuminent à chaque nouvelle page qu’on lit. On comprend un peu plus les événements, les aléas et on apprécie d’autant plus l’imagination et le talent d’Eva de Kerlan.

Quelques scènes de sexes sensuelles, quelques instants mouvementés, et des dialogues réalistes nous propulsent dans ce roman, qui nous tient en haleine tout du long, par ce jeu très fin de distiller des informations au fil du roman. Cela nous permet de ne pas nous ennuyer un seul instant et de conserver cette envie de toujours en savoir plus. La thématique de la ressemblance physique (presque du miroir) est également traitée de façon très intéressante. Nous renvoyant à notre propre image, et à cette question romantique de « Le physique compte-t-il plus que la personne en elle-même ? ».

Ce qu’on retiendra de ce roman c’est sa fraîcheur et son originalité. Loin de s’enfermer dans des codes, Another me danse dans une mêlée endiablée de justesse et finesse. Lorsqu’un roman sort des sentiers battus, il est toujours fondamental de le préciser, et ici, c’est clairement le cas.

En bref :

Un excellent roman qui s’ancre dans le genre de la romance en flirtant aux frontières du thriller. Un véritable régal, entre mystères et suspenses, à lire !

**Service de presse

Love me Lou – Éva de Kerlan

Titre : Love me Lou
Auteur : Éva de Kerlan
Éditeur : éditions Elixyria
Genre : Dark romance
Résumé : Dan a grandi dans un quartier miséreux. Abandonné par ses parents, il veille depuis toujours sur sa sœur, cumulant les petits boulots.
Lou, jeune femme croisée fortuitement et issue d’un milieu différent du sien, représente à ses yeux un îlot de sérénité.
Mais sa rencontre avec Xander, homme ambitieux et dangereux à la tête d’un gang, va insensiblement l’entraîner dans une violente descente aux enfers.
Entre les ombres de son passé et la lumière de son avenir, Dan parviendra-t-il à sauver son existence ?

Notation :

Avis :

Dan vit dans un immeuble délabré avec sa sœur, sa seule famille. Entre sa formation de secouriste et la zone dans laquelle il vit, Dan espère pouvoir un jour s’extirper de ce milieu. Et puis, deux rencontres vont faire chavirer sa vie, coup sur coup. Que ce soit Lou et sa beauté toute en douceur ou Xander et son regard glacial, qui changera la vie de Daniel ?

Étiquetée comme dark romance, cette histoire va néanmoins plus loin. La romance paraît être un prétexte à une intrigue plus sombre, aux frontières du thriller. Néanmoins, le style d’écriture reste très simple et léger avec quelques expressions familières propres à l’univers noir de cette dark romance. La fluidité de la plume n’est pas non plus à omettre, accentuée d’ailleurs par la narration à la première personne, et ces changements de points de vue qui nous permettent d’apprécier plus intensément les différents personnages.

Si on reste dans une dark romance plutôt classique dans l’univers dans lequel le roman s’ancre, à savoir ce milieu de gang, de criminels, on oublie pas plusieurs éléments qui viennent ajouter une pointe d’originalité à ce récit. Tout d’abord, comme dit un peu plus haut, si la romance est présente, elle n’est pas vivace. Ce n’est pas la relation entre Lou et Dan qui est au centre de l’histoire. Quelques fans de romance pourraient être déçus, bien que des scènes de sexes sensuelles viendront tout de même satisfaire le lecteur. Cependant, cette mise en retrait de la romance au profit d’une intrigue plus violente aussi bien psychologiquement que physiquement apporte une véritable plus-value à ce roman, qui devient alors bien plus intéressant.

Et enfin, le deuxième élément qui vient apporter à ce roman une autre touche d’originalité est cet espèce de côté fantastique introduit vers la fin. Même si je n’ai pas été forcément convaincue par cette nouveauté dans le genre de la dark romance, il faut avouer que cela vient approfondir le romantisme et le lien entre les deux amants.

En bref :

Love me Lou est une dark romance, aux allures de thriller. Éva de Kerlan a su insuffler plusieurs touches d’originalité à son roman, qui le rendent bien plus intéressant par les messages évoqués et les personnages travaillés.

**Service de presse

Ephémères – tome 1 : Aardhen

J’ai mis du temps à le lire, je vous parle du première tome de Ephémères de Eva de Kerlan. Un peu lent, mais infiniment beau. Un roman contemplatif, s’inscrivant dans le genre de l’imaginaire, de la SF.

Résumé : Oleyn est une île sacrée, centre d’une civilisation brillante et époustouflante, à la technologie inégalée. À son apogée, cette puissante nation va disparaître.
Plus de trois mille ans vont s’écouler, les raisons de cet effondrement sombrant dans l’oubli. L’immensité de la planète Jaëhria, berceau de ce peuple disparu, n’abrite plus désormais que quelques dizaines de milliers d’âmes.
Dǽlron a grandi au cœur des vestiges d’Oleyn. Il y a découvert, gravés sur d’antiques ruines, des inscriptions qu’il ne peut comprendre. Fasciné par ce mystérieux legs des ancêtres, il va parcourir trois océans et la moitié de la planète pour tenter d’en découvrir le sens, jusqu’à rencontrer la mystérieuse et renommée Dépositaire.


Avis :

La construction…
Le roman est construit d’une manière très réfléchie, qui, malgré tout de même un temps d’adaptation, a insufflé une sorte de rythme au récit. Nous avons plusieurs points de vue. Celui de Dǽlron que l’on suit au fil de son voyage. Mais également celui de ses amis, restés à Oleyn. En plus de ces deux phases, nous avons les moments de lecture des lettres envoyés par Dǽlron à ses amis. J’ai trouvé cette construction très bien réalisée. On suit une certaine routine, et j’ai trouvé ça très agréable.

De la lenteur…
Je pense que ce roman s’inscrit dans le genre de la Science-Fiction, mais ce n’est pas si facile à définir à la fin de ce premier tome. Je pense que la suite sera bien plus déterminante. Parce que pour l’instant, j’ai trouvé le temps affreusement long. Peu voire pas d’action. On suit Dǽlron au fil de son voyage, on regarde avec lui. On apprend avec lui. Mais finalement, certains moments ont tendance à s’éterniser. Certains passages sont lents, beaucoup de parlottes aussi. Et de la mise au point sur ses sentiments. Sur ses états-d’âmes. C’est un premier tome introductif, je n’en doute pas un seul instant. Il a posé tous les personnages, on a appris à les connaître et finalement, c’est vrai qu’on a envie de savoir la suite. Parce que c’est à la fin qu’il y a du mouvement. Alors malgré cette lenteur, sans doute voulue d’ailleurs, j’ai tout de même été intriguée.

Un récit contemplatif…
Je vous le disais dans l’introduction, c’est infiniment beau. Eva de Kerlan insuffle de la beauté dans ses descriptions rendant le texte visuel et magnifique. Alors, on contemple, l’environnement, les personnages, les actions même. Tout est décrit avec justesse. J’avais déjà lu Eva de Kerlan, à travers un texte plutôt court, comparé à celui-ci. Mais déjà j’avais adoré sa superbe plume. Les mots sont justes, parfaitement à leur place. Tout est là, rien n’est en trop et c’est splendide !

Au final, un premier tome introductif, qui, malgré des lenteurs à répétition, nous entraîne à la suite de Dǽlron au cœur de son voyage et de la découverte de cet univers. J’attends le deuxième tome avec curiosité. Pour vous procurer le tome 1, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Son reflet – tome 1 : Théo

J’ai donc lu le premier tome de Son reflet d’Eva de Kerlan. C’est la première fois que je lis l’auteur et j’avoue que j’ai adoré la rencontre ! Vivement que je poursuive la série 😉

Résumé : Théo, trentenaire en couple avec Sonia, est mis dehors par cette dernière lorsqu’elle découvre via un reportage TV qu’une femme, qui se prétend sa compagne, le recherche et l’a signalé comme porté disparu. Elle est persuadée que Théo mène une double vie, ce qui n’est pas le cas. Théo est persuadé qu’il s’agit d’une erreur, ou d’un sosie. Bien décidé à éclaircir ce mystère pour récupérer son appartement et sa femme, il traverse toute la France pour rejoindre l’endroit où cet homme vivrait. Mais lorsqu’il y arrive, tout le monde le prend pour le disparu.

Une romance pas comme les autres…

L’intrigue…
Théo mène une vie bien rangée. Il a une compagne avec qui il passe du bon temps, elle sait cuisiner et elle fait bien l’amour, que demander de plus ? Il vit sa petite fille, sans trop se préoccuper du reste mais voilà… Sonia pète un câble, accusant Théo de mener une double vie. Pourquoi ? Un homme est porté disparu et il s’avère que c’est son portrait craché. Sonia le vire de la maison et par la même occasion de sa vie. Théo est bien décidé à mettre les choses au clair, et commence son « enquête ».

Voilà une romance pas comme les autres, et c’est sans doute ça qui m’a séduite. C’est court, c’est on peut dire un épisode. Le format est très agréable d’ailleurs. J’aime beaucoup lire plusieurs petits tomes puis retrouver l’intégrale en version papier plus tard. Peut-être que je l’achèterai d’ailleurs 🙂

Une romance pas comme les autres…
Je reste sur cet aspect qui m’a beaucoup plu. Il faut dire que c’est pas tous les jours que je lis une telle histoire. Théo va partir en quête de la vérité, dis comme ça, la romance ne semble pas prépondérante. Mais voilà, celle-ci est bien présente et pas seulement en arrière plan. Je la suppose d’ailleurs assez compliqué et multiple. Enfin, pour le moment, j’extrapole mais sait-on jamais. Dans ce premier tome, Théo va déjà interagir avec trois femmes importantes. En seulement une cinquantaine de pages. D’où mes suppositions de multiplicités 😉
En outre, les scènes de sexe qui restent seulement érotiques et pas dérangeantes, très douces et élégantes d’ailleurs, sont présentes aussi. Multiples également :p
Bon, et puis, cet aspect énigmatique du bouquin rend le tout très addictif. Il n’y a qu’une seule chose qui me gêne, c’est la couverture que je ne comprends pas encore… Mettre des abdos pour des abdos j’ai du mal donc peut-être que le choix s’éclairera par la suite.

Théo…
Je ne pouvais pas partir sans vous parler de Théo, le personnage principal de ce premier tome et dont le prénom sert de sous-titre. Théo est un bel homme, qui vit sa vie confortablement sans vraiment essayer de sortir de son quotidien. Alors quand ce drôle de gars qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau apparaît, tout son petit monde est chamboulé et il décide de partir à l’aventure pour essayer de re-conquérir sa compagne. Ce qui est intéressant est que l’on a son point de vue et essentiellement le sien. Point de vue interne donc. Et au fil du récit, on se rend compte, comme lui, que finalement, peut-être qu’il ne tient pas tant que ça à Sonia, peut-être que… Peut-être que… Vous avez saisi le principe 🙂 Il remet en question sa vie et quand il rencontre l’entourage de l’homme qui lui ressemble, on découvre encore une facette différente de cet homme, qui reste tout de même énigmatique.

Au final, c’est court, bien pensé et addictif, un carton plein pour ce premier tome. Je suis impatiente pour lire la suite et retrouver la superbe plume d’Eva de Kerlan. Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition