Secret Débarque – tome 1 : Secret McQueen

Un roman d’urban fantasy intéressant, et presque passionnant s’il n’était pas parfois prévisible. Sans doute deviens-je un peu lasse de la littérature vampirique ? Je vous parle du premier tome de Secret débarque : Secret McQueen de Sierra Dean.

Résumé : Secret Mc Queen trouve que sa vie a des allures de mauvaise blague. Abandonnée à la naissance par une mère loup-garou, embauchée à l’adolescence par le conseil des vampires de New York pour tuer des hors-la-loi, Secret est à cheval entre ces deux univers sans réellement appartenir à aucun des deux. À vingt-deux ans, elle s’est forgée une vie aussi normale que possible pour une tueuse à gage.
Quand un de ses vieux ennemis ressurgit de son passé avec la ferme intention de la tuer, elle n’a plus le choix : elle doit puiser dans les ressources de son double héritage pour sauver sa peau et celle des habitants de sa ville, le seul endroit où elle se sent chez elle. Et comme si ça ne suffisait pas, il lui faut aussi gérer Lucas Rain, le Roi des loups-garous de la Côte Est, qui semble penser qu’ils sont destinés l’un à l’autre. Dommage que Secret se sente aussi attirée par Desmond, le bras droit de Lucas…
Avertissement : ce livre parle d’une tueuse à gage sarcastique qui déchire, d’un triangle amoureux avec deux loups-garous sexy, d’un conseil de vampires exigeant, le tout dans un mélange épicé de sexe et de violence.


Avis :

Entre vampire et loup-garou…
Un récit vif et puissant, porté par une multitude de créatures qui rendent ce texte intéressant. Voilà comment je qualifierai globalement ce roman. Puis, en allant voir un peu plus profondément, on peut cibler deux types d’êtres qui seront au centre des aventures de la belle Secret McQueen (je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais « Secret » comme prénom, j’ai mis du temps à m’habituer). Je parle évidemment des vampires et loups-garous. Chacun ayant ses caractéristiques, ses attraits, sa hiérarchie, sa structure, son fonctionnement, son histoire… Secret est alors prise « entre deux feux », privilégiant l’une de ses facettes, pour finalement, de rencontres en révélations, faire volte-face. Sierra Dean mène très bien sa barque pour nous embarquer dans son récit, qu’on en devient presque accro. Ce roman est un véritable « page-turner », équilibré et vivant. J’émettrai tout de même un bémol au niveau des scènes de sexe, un peu trop prévisibles à mon goût et qui, à mon avis, n’apporte pas grand-chose au récit, si ce n’est une pincée d’épice dont j’aurai pu me passer. Néanmoins, j’aurai tendance à assimiler ce premier tome à une série américaine à l’image de Buffy (d’ailleurs citer dans le roman), avec une héroïne badass et sûre d’elle.

Des scènes de sexe tellement prévisibles…
Malgré un très bon moment, j’ai eu tendance à voir venir les scènes hot à des kilomètres à la ronde, non sans les trouver un peu rébarbatives. Rien de bien méchant me direz-vous, mais cela a enlevé un peu à mon plaisir livresque. Disons que ces scènes permettent de prendre l’ampleur d’un certain phénomène, nous permettent de ne pas oublier que l’héroïne badass est aussi une femme avec des besoins et des pulsions, et surtout que ses acolytes sont super sexy, mais voilà… Voilà, il semblerait que ce genre de choses commence à me lasser et à avoir raison de ma patience. Néanmoins, si vous n’êtes pas comme moi presque blasée lors d’une scène de sexes (sans doute la conséquence de toutes ces séries TV où la nudité est omni-présente. C’est la nouvelle mode ?), alors ces passages devraient vous faire monter le rouge aux joues, et plus si affinités.

Au final, un roman que j’ai dévoré, malgré les scènes hot intempestives, où violence, mystère et passion sont de la partie pour une lecture terriblement addictive.

Game, entre nos corps

Voilà un manga que je voulais découvrir dès sa sortie. Sûrement mon côté pervers que j’ai un peu de mal à assumer *se cache sous la couette*. Bref, je vous parle du premier tome de Game, entre nos corps. Ooooouuuuuh !

Résumé : Sayo Fujî, 27 ans, est cadre dans un cabinet comptable. Aussi brillante qu’efficace, elle subit le regard désapprobateur de la plupart des hommes qui l’entourent, qui la jalousent ou acceptent mal qu’une femme se consacre autant à sa carrière professionnelle. Sous ses dehors implacables, Fujî en souffre, comme elle souffre de la solitude qui régit son existence dans l’intimité. Mais l’arrivée d’un nouvel employé au sein de l’entreprise où elle travaille pourrait bien changer la donne. En effet, Ryôichi Kiriyama est à peine engagé qu’il propose à la jeune femme de coucher avec lui. D’abord choquée, Fujî finit par accepter de dépasser les limites d’une simple relation professionnelle, sans pour autant éprouver de sentiments à son égard. Commence alors un étrange jeu entre les deux collègues, entre domination et plaisirs…

 

 

 


Avis :

De la new romance en manga ?
Oui, je vous vois venir, la new romance, c’est pas un genre, c’est un terme utilisé par Hugo et blablabla, pourtant il me semble très approprié pour vous parler de ce manga. Bon, pour ne pas trop vous froisser, je vais parler de romance new adult, voilà. Donc, on retrouve ici les codes des romans érotiques contemporains. Un mec mignon, plus jeune de surcroît, qui tombe sous le charme de la belle collègue qui ne pense qu’à son travail et enchaîne les déceptions amoureuses. Bon, le mec mignon veut simplement ajouter la bombasse à son tableau de chasse, mais finalement, un drôle de jeu se met en place et c’est à qui tombera amoureux en premier. Du déjà vu ? Oui, plutôt. Rien de nouveau sous le soleil. En revanche, le manga, plus qu’érotique, m’a semblé plus sensuel. Ce qui ajoute un plus non négligeable. Néanmoins, au plus prude, même si nous ne sommes pas dans le hentaï, les scènes sensuelles se succèdent à une vitesse folle donc, peut-être réservé à un public averti. Même si ça reste léger.

Des personnages intéressants…
Derrière ces amours transis, mais pas vraiment amoureux non plus vu qu’ils ne sont que des partenaires sexuels, pour l’instant… (tout cela va prendre une autre tournure bientôt, je le sens bien !) nous avons des personnages plutôt bien campés. Si Kiriyama, l’homme canon, représente l’archétype du gars séduisant à lunettes au Japon (le genre de gars qui me rebute dans les mangas), Fujî, quant à elle, est bien plus intéressante. Derrière ses aires de dominatrice, de femme déterminée, elle cache des failles psychologiques importantes, la rendant fragile, humaine. C’est un aspect du manga que j’ai beaucoup apprécié. Ceux qui m’ont tapé dans l’œil sont les personnages secondaires également, qui, semble-t-il, devraient jouer un rôle plus important dans la suite. Ce que j’espère d’ailleurs car je les ai beaucoup apprécié. Ils incarnent à eux seuls une des faiblesse de Fujî, donc il serait dommage qu’ils passent à la trappe.

Au final, c’est un premier tome pour le moins excitant qui nous offre les prémices d’une bataille sensuelle et psychologique. Une belle découverte !

Service presse envoyé par la maison d’édition

Discutons avec… Heymtey

Pour ce premier entretien, j’ai eu le plaisir de discuter avec Heymtey, écrivaine spécialisée dans la romance et l’érotisme. À travers ces échanges, j’ai appris à mieux la connaître, à cerner qui se cache derrière ses ouvrages… J’espère que vous apprécierez et que ça vous donnera envie de découvrir ses nombreux écrits !

 Bonjour, me voilà donc prête pour discuter un peu avec toi, Heymtey. Un joli nom d’auteur d’ailleurs. Un pseudo ? Je suppose. Que signifie-t-il ?
— Effectivement, c’est un pseudo. Pour la petite histoire, il s’agit de mes initiales…
Les initiales sous forme de sons ! J’apprécie beaucoup l’idée. Cela permet de garder un peu de distance personnelle tout en donnant de soi tout de même. En parlant de donner de soi, lorsque tu écris, tu utilises souvent la première personne du singulier. Ce « je » te permets de t’identifier toi aux personnages ou tu le fais avant tout pour tes lecteurs ?
Les deux!
Dans tous mes personnages, il y a un peu de moi alors la première personne du singulier est venue naturellement.
Et puis, je suis une lectrice avant tout. J’aime cette façon d’être « absorbée » par les romans. En fait, j’essaie juste de reproduire ce qui me plaît en tant que lectrice.
Et qu’est-ce que tu aimes ? Niveau littérature ?
Alors là, vaste sujet !!
J’ai toujours adoré lire. J’ai même passé un bac littéraire pour pouvoir assouvir ma passion… livresque !
Je me suis très longtemps limitée aux auteurs du 19ème siècle: Maupassant, Hugo, Flaubert …
Puis, il y a de ça quelques années, j’ai décidé de m’ouvrir à la littérature contemporaine. J’ai pu découvrir , entre autres, Virginie Despentes et Jean Teule. Dans des styles différents, je les trouve très… Punk ! J’aime aussi l’univers décalé de Boris Vian.
En fait, j’ai découvert la New romance que très récemment. Une copine m’a prêté un livre, il y a environ quatre ans, c’était l’histoire d’un certain Christian Grey… Et j’ai très vite adhéré au concept !!
Pour être honnête, mes goûts sont assez éclectiques : je peux passer de Roméo et Juliette de Shakespeare à Orgueil et Préjugés de Jane Austen, en passant par un des nombreux romans de Colleen Hoover.
A partir du moment où l’histoire me transporte, je peux tout lire ! C’est ça la magie des livres: ils te transportent n’importe où dans le monde sans bouger de ton canapé! Tu peux être qui tu veux, vivre des multitudes de vies par procuration.
J’encourage tout le monde à lire car c’est à chaque fois une magnifique aventure.
 Alors tes inspirations pour tes romans érotiques viennent de tes lectures ? Sulfureuses ou plus douces… Ou plutôt de tes expériences personnelles ?
 
Pour être honnête, l’art m’inspire ! Un film, une peinture … Pour vivre heureux, mon premier roman édité, est parti d’une photo: un acteur anglais avait posté un cliché de lui sur instagram pendant son entraînement de crossfit. Regarde-moi a été inspiré d’une rencontre sur la convention du tatouage de Londres. Touche-moi a vu le jour grâce à un sculpteur pour qui j’ai beaucoup d’inspiration.
J’ai besoin d’un déclic et ensuite, l’idée fait son chemin. L’intrigue se construit jusqu’au moment où je sens qu’il est temps de mettre l’histoire par écrit.
Pourquoi la New romance me diras-tu ? J’ai l’impression que je n’ai pas vraiment choisi, ça s’est imposé à moi. Peut-être que mon style changera avec le temps, qui sait ?
 Eh bien c’est d’ailleurs la question d’une lectrice, penses-tu d’essayer à d’autres genres ?
Et j’ajouterai lesquels ?
 Je ne me mets aucune limite. Pour l’instant, j’écris de la New romance et j’adore ce que je fais. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve et c’est plutôt une bonne chose car j’ai envie de me laisser surprendre. Je laisse venir les idées sans chercher à les maîtriser. J’ai même parfois l’impression de ne pas choisir ce que j’écris…
Tu as une idée de départ, une trame de base, et puis hop, tu poursuis ton chemin aux côtés de tes personnages, si bien que même la fin peut changer, que rien n’est immuable. J’aime beaucoup le concept ! Parce que finalement, c’est bien ce qui se passe dans la vraie vie. D’ailleurs, c’est ton métier écrivaine ?
 C’est exactement ma façon de procéder. J’ai un point de départ et ensuite, je me laisse guider par mes personnages. C’est eux qui ont le pouvoir finalement !
J’adorerais gagner ma vie en racontant des histoires mais ce n’est malheureusement pas le cas…..un jour peut-être !!!
 Que fais-tu dans la vie alors ?
— 
Je suis… rêveuse professionnelle ! Mon imagination vagabonde à longueur de journée en attendant de rentrer chez moi pour écrire !
 Rêveuse de l’étranger aussi ? J’ai remarqué que tes textes se déroulaient dans les pays anglo-saxons, les Etats-Unis, le Royaume-Uni… Ce sont des pays qui t’intéressent ? Par leur culture ?
— Effectivement, je voue une passion pour Londres !! Pour vivre heureux se passe dans la capitale anglaise et Regarde-moi, entre Londres et New York. J’ai posé mes valises -symboliquement -à San Francisco- avec Touche-moi. Le prochain roman à paraître, Tout n’est qu’apparence, se déroule à Paris.
J’adore me balader en Europe. En septembre, j’étais à Amsterdam, le mois dernier à Edimbourgh et le mois prochain, je repars faire un petit tour à Londres ! J’espère élargir mon horizon en allant à New York prochainement.
Une lectrice m’a dit un jour qu’elle connaissait Londres et qu’elle s’y était complètement retrouvée en lisant Regarde-moi. J’étais folle de joie d’avoir pu transmettre mon amour pour cette ville !
Et puis cela va bien au delà de l’aspect géographique. Je suis une fan inconditionnelle des comédies romantiques britanniques, des pubs, des salons de thé et du tea time, de la musique…
Dans chacune de mes histoires, tu peux retrouver des clins d’oeil à la Grande-Bretagne. Par exemple, David Bowie est le fil rouge de Touche-moi, chaque chapitre porte le nom d’une de ses chansons. Dans Lost Children sur Wattpad, le personnage principal s’appelle Camden ( Camden town est un quartier londonien que j’adore).
J’adore voyager, c’est une source d’inspiration sans fin ! L’an dernier, je suis partie en Italie et Reality voyait le jour quelques semaines plus tard !
 
C’est bien ce que j’avais remarqué pour David Bowie ! Alors, on a l’écriture, Londres, la lecture… et aussi la musique ? Seulement David Bowie ?
Ce que je trouve passionnant est qu’on retrouve tout ce que tu aimes dans tes histoires.
La musique a une grande place dans ma vie alors j’essaie de l’intégrer dans chacun de mes romans. Elle me procure des émotions que je tente de retranscrire par écrit. Dans le manuscrit que je viens de terminer, le héros est fan de Metallica!

J’aime bien mettre des touches personnelles dans mes histoires. Ma vie s’imbrique dans mes textes mais attention, il ne s’agit pas de biographies pour autant ! S’il m’était arrivé ne serait-ce que la moitié des drames vécus par mes héroïnes…Non, je ne peux même pas l’imaginer !
 Tu es une rêveuse professionnelle, et j’ai l’impression que tes personnages aussi. Tu mets de toi dans chacun de tes écrits, c’est donc tout à fait logique. Mais du coup, je me demande si les métiers de la création t’intéressent ? Si tu y évolues, ou y a évolué, toi ou des proches ?
Après tout, certains sont photographes, tatoueurs, ou encore châpeliers dans tes récits.
 Effectivement! Mes personnages sont des créatifs: acteur, tatoueur, romancière, sculpteur, photographe, illustratrice, fleuriste, cuisinier, musicien, danseuse, chapelière…
J’admire les artistes alors ils paraissait logiques que ça se retrouve dans mes écrits. Un artiste est un être libre qui nous propose sa vision du monde. Dès que j’ai l’occasion, je flâne dans les musées et les expositions. J’aime être transportée dans des univers différents.
Internet est également une vraie mine d’or ! Récemment, j’ai découvert Play me, I’m yours. Le concept est simple: des pianos sont à dispositions ( gare, rue…) et chacun peut jouer à sa convenance. L’art rapproche les gens jusqu’à créer une communion, même si elle est éphémère. La beauté est partout, il suffit de savoir regarder !
 Quelle belle philosophie ! Tu as une superbe façon de voir la vie, et on ressent tout cet amour de celle-ci dans ta manière de parler, c’est très poétique. Très vivant. À ton image ? Tu vis la vie au jour le jour, prenant ce qu’elle a à offrir ? Sans prise de tête ?
 J’aimerais voir uniquement le positif dans tout ce qui m’entoure mais ce n’est pas toujours aussi simple…
Comme tout le monde, j’ai des moments de stress, de blues, de doute…
En même temps, je ne regrette pas ces états car c’est à travers les fêlures que passe la lumière !
 C’est vrai, et ces fêlures nous permettent d’avancer et doivent t’aider pour tes écrits. Tu disais que tu n’avais pas vécu la moitié des drames qu’on subit tes héros, mais alors, cela veut dire que tu en as tout de même subit. Comme tout un chacun. Pourrais-tu nous en raconter un ? Une déception amoureuse, une trahison réduisant une amitié longue de plusieurs années à néant… On en voit souvent dans les romances, les héroïnes les subissent, les encaissent, pour mieux se relever ensuite, mais au final, est-ce si simple ?
 
J’ai connu des galères comme chacun d’entre nous mais c’est ce qui nous façonne. Ma vie n’a rien d’original : déception, désillusion…

L’écriture est un bon exutoire: mes personnages traversent des épreuves et s’en sortent, généralement, plus forts. Nous sommes tous plus ou moins abîmés par la vie alors il faut faire en sorte d’en tirer du positif, même si ça paraît parfois difficile .
Mes héroïnes me ressemblent par certains aspects mais ne sommes nous pas toutes les héroïnes de notre propre histoire ?
Heureusement, la vie réserve aussi son lot de jolies surprises. Pour preuve, je fais ma première interview avec toi !
 C’est ta première ? Tu ne t’es jamais essayé à l’exercice avant ? Même d’une manière plus conventionnelle ?
 Non, tout ceci m’est complètement inconnu ! !! En fait, mon premier roman a été édité il y a un an, ce qui fait assez peu de temps, finalement. J’ai créé ma page Facebook il n’y a que six mois, après le salon du livre de Paris en fait…
 Oui c’est récent, c’est vrai.
Alors, ça fait quoi de dédicacer lors du salon du livre de Paris ?
 Lorsque la maison d’édition m’a proposé de participer au salon du livre, c’était juste… magique ! J’étais sous contrat pour quatre romans et mon premier venait de sortir en numérique. Je n’avais pas encore reçu la version papier alors, même si j’étais en train de réaliser un de mes rêves, il ne s’était rien passé de « concret ». Recevoir mon pass a été une joie immense. C’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai commencé à parler de mon activité à mon entourage.
J’adore les livres, depuis toujours, alors lorsque je suis rentrée sur le salon, je me suis mise avant tout dans la peau d’une lectrice. J’ai pu voir des auteurs que j’aime et lorsque ça a été mon tour de passer de « l’autre côté », je n’étais pas préparée… Mais l’est-on un jour ?
Après avoir rencontré la Team Erato, je me suis installée pour les dédicaces, autant excitée que flippée…
Je me souviendrai toujours de la première lectrice me demandant un autographe. J’étais paniquée car je n’avais pas du tout anticipé ce moment et je ne savais pas quoi mettre en dédicace !!! J’ai regardé autour de moi pour espionner mes collègues… J’ai tenté d’avoir l’air sûre de moi mais je ne sais pas si ça a eu l’effet escompté !
C’était une situation tout simplement surréaliste mais j’ai adoré !!
 Un superbe moment alors !
Une lectrice s’interroge, pourquoi avoir choisi un pseudo ?
— J’avais besoin de compartimenter, mettre une distance. Ça me laisse la possibilité de dévoiler ou non cette partie de ma vie. Peut-être qu’un jour, je prendrai mon vrai nom mais pour l’instant, ce n’est pas d’actualité !
Tu parles de tes héroïnes, mais, et tes héros ? Tu prends parfois le point de vue d’un homme pour raconter tes histoires, ou certains passages, pourquoi ? Pour permettre aux hommes de ne pas se sentir lésé ? N’est-ce pas un peu difficile de se mettre dans la peau d’un homme lorsqu’on est une femme ?
 Je n’avais jamais pensé que les hommes pouvaient se sentir lésés de ne pas être représentés mais l’idée est intéressante…😜
C’est vrai qu’à part pour « tout n’est qu’apparence » qui sortira début d’année, j’alterne les points de vue. J’aime bien cet exercice et ce pour plusieurs raisons. Au niveau de l’écriture, c’est un challenge intéressant de passer de l’un à l’autre. Il faut toujours être vigilante. De plus, en tant que lectrice, j’aime avoir le ressenti des deux protagonistes.
Et puis être dans la peau d’un homme, c’est plutôt fun !
Je crois que je mets autant de moi dans mes héroïnes que dans mes héros mais je le présente différemment. Je te passe le couplet où chacun a une part de féminité et de masculinité mais c’est un peu le concept.
Mes personnages, hommes ou femmes, sont tour à tour forts, sensibles, introvertis, abîmés, angoissés….
On retrouve encore une fois les aléas de la vie, de nos émotions.
Tes personnages ont ils des animaux ? Des chats, des chiens, ou même une souris blanche ? Et toi ?
 Je n’en ai pas et maintenant que j’y pense, mes personnages non plus. Ils me ressemblent vraiment…. Je crois que tu pourrais refaire ma biographie rien qu’en lisant mes romans!!
J’adore voyager et je fuis les plannings et les obligations alors avoir des animaux dans ces conditions serait, semble-t-il, compliqué. 😜
 Et le prochain voyage ? C’est où ?
 Londres, bien sûr !!
 Pourquoi ne pas y vivre ?
 Pourquoi ne pas habiter à Londres ? Pour des raisons purement financière !!
Pour y vivre, je devrais vendre au minimum un de mes reins et je ne suis pas prête à un tel sacrifice !! 😜
 C’est vrai que c’est une ville connue pour être bien chère… Seule Londres te plaît ? Ou c’est l’Angleterre en général ? Les Anglais, leur mentalité libérale, etc…
Les british en général et Londres en particulier. J’adore la folie que dégage cette ville. En plus, tu peux y croiser des looks complètement dingues et en tant que fashion victim, j’apprécie !
 
C’est une ville cosmopolite, à l’image de New York.

Alors que ça fait déjà quelques temps que nous discutons, peut-être est-ce le moment de faire le point. Donc, finalement, qui es-tu ?
 Parfois, je me le demande…. Mais je vais quand même tenter de répondre !!
Je crois que je suis avant tout une raconteuse d’histoires!!! Il y a quelques temps, je n’ecrivais que pour moi mais depuis un peu plus d’an , des lectrices – et parfois même des lecteurs – me font l’immense honneur de me lire. Pourtant , rien n’a changé, je me retrouve toujours face à une page blanche que j’essaie d’embellir.
Je passe mon temps entre la lecture et l’écriture et j’adore ça 💕!
 Qu’est-ce que l’érotisme représente pour toi ?
 La sensualité avant tout ! L’ érotisme crée des sensations pour éveiller le désir sexuel. Ça peut passer par le sexe mais pas seulement. Un geste parfois suffit pour créer l’émoi. Suggérer peut être si intense…
 
Pour finir ce bel échange, un portrait chinois, comme ça a été recommandé par un lecteur 😉

Si j’étais ma boisson préférée ?
 Thé ou cocktail, il faut que je tranche…
Allez, j’opte pour le thé, c’est quand même ce que je bois le plus souvent !!
 Thé noir ou thé vert ?
Tu préfères le caractère fort du thé noir, ou la douceur du thé vert ?
 J’adore tous les thés hormis les fumés. Pour ceux là, le concept m’échappe complètement…
Je crois que mes thés préférés sont les japonais.
 Si j’étais un personnage de fiction ?
 Wonder Woman, j’ai toujours rêvé d’avoir son lasso qui fait dire la vérité !!
Oh un bon choix. Qu’as tu pensé du film ?
 J’ai détesté !! J’ai grandi avec la série alors ça ne pouvait pas fonctionner! Le film est à des années lumières de cette dernière…
 
Si j’étais un conte/une légende ?
 L’Étrange Noël de monsieur Jack !!
 Et finalement, si j’étais une lectrice ?
Moi !

J’ai la chance de me laisser embarquer dès que je tourne une page…
 
Merci beaucoup Heymtey pour cet entretien. J’espère que ça t’a plu.
Je te laisse le plaisir de conclure.
 Amelia,
Ce fut très agréable de partager de moment avec toi et je voudrais sincèrement te remercier pour ta bienveillance. Grâce à tes initiatives, les livres sont mis en avant et j’espère avoir contribué à donner envie de lire à tes followers.
Pour conclure, je vais être brève : lisez mais pas seulement. Allez visiter les musées, flâner dans les expositions, regarder des films, écouter de la musique… Soyez curieux !!! Et surtout, n’arrêtez jamais de rêver !!!


Les romans de Heymtey

 

Regarde-moi
Craig Gordon est un fabuleux tatoueur New yorkais connu dans le monde entier pour la qualité de son travail mais également pour sa personnalité asociale. L’ouverture de son deuxième salon à Londres l’oblige à s’installer dans la capitale anglaise pendant quelques mois. Il s’est entouré des meilleurs tatoueurs du pays et compte se consacrer à son art durant tout son séjour.
Lily Luce, jeune française fraîchement débarquée à Notting Hill, recherche un peu de calme dans son existence. Sa vie est compliquée depuis un an et elle souhaite faire une pause, ne serait-ce que quelques semaines alors l’invitation de son ami Ben à venir passer l’été chez lui est une offre qu’elle n’a pas pu refuser.
Le jour de l’ouverture du salon de tatouage, une rencontre frontale va définitivement sceller le destin de ces deux âmes brisées.
Elle a été engloutie par les ténèbres, lui se cache du monde alors seront-ils capables de se retrouver dans la lumière?

Touche moi
Elle me laisse la toucher. Elle n’a jamais été aussi belle qu’à ce moment précis, totalement à l’abandon, à ressentir chaque partie du corps d’Irina. Elle n’oppose aucune résistance, signe qu’elle me fait confiance. Je ne sais pas ce que j’apprécie le plus : avoir sa main dans la mienne ou la voir ressentir chaque courbe de ma sculpture. C’est exactement pour ça qu’elle m’a attiré à la seconde où j’ai posé les yeux sur elle, elle est vraie, elle ressent les choses dans une émotion pure. Elle ne se cache pas de ses sentiments- je crois qu’elle en serait incapable de toute façon- et j’adore ça.

 

Pour vivre heureux
Amanda, c’est joli comme prénom, c’est doux et je trouve ça rassurant, mais ce n’est pas le mien, bien que ce soit comme ça qu’on va m’appeler à partir de maintenant… Je dois fuir Dublin, je n’ai plus le choix, c’est une question de survie. Je sais que je serais en sécurité auprès de mon oncle Connor, qui tient un pub à Londres, mais je crois que ma rencontre avec Cal, l’homme le plus en vue d’Hollywood, ne va pas me faciliter la vie… Comment fuir dans la lumière ?
Comment se cacher près du soleil ?

Trompeuses Apparences

Une romance épicée, dévorée en quelques heures, sans interruption… Je vous parle de Trompeuses Apparences de Stéphanie Lebaillif.

Résumé : Êtes-vous certain de ne pas vous tromper en jugeant trop rapidement une personne sur son apparence ?
Et que risquez-vous de perdre, de louper en vous fiant à vos premières impressions ?
C’est l’expérience que Steve va découvrir avec Iris.


Avis :

L’intrigue…
Nous allons suivre Iris, une femme d’une petite trentaine d’années aussi sulfureuse qu’intelligente. Alors qu’elle décide d’aller remercier le « sauveur » de son petit frère, tout juste sorti de prison et embauché dans une entreprise, elle tombe sur un homme pour le moins séduisant. La rencontre provoque des étincelles, ils éprouvent un profond désir l’un pour l’autre. Et quand Iris comprend que cet homme n’est autre que le patron de son petit frère qui a accepté de l’embaucher… Le désir monte… Intenable. Puis, tout retombe. Pour quelle raison ? Qu’est-ce qui a pu arriver au beau Steve ? Parfois les apparences peuvent être trompeuses…

Sur une courte période…
Vous l’aurez compris, cette histoire est une romance. Une sacrée romance finement construite, épicée à souhait. Ce que j’ai beaucoup apprécié est qu’elle ne se déroule pas sur une longue période, mais bien durant quelques jours. Tout du moins, c’est ce que l’on ressent. Il n’y pas forcément de marqueurs de temps, ce qui est d’autant plus intéressant puisque ça rend cette histoire intemporelle. Nous sommes dans de la new-romance, oui, mais pas à l’image de ce que j’ai lu récemment. Ici, nous n’enchaînons pas des scènes de sexes bêtement sans aucune consistance ou intérêt. Ici, nous apprenons à connaître Iris, Iris et Steve. Ils se cherchent, se titillent. Se plaisent, se rejettent, et s’aiment. À leur façon. J’ai adoré ce petit jeu qu’ils ont instauré. Et les pages ont défilé à la vitesse de la lumière, j’ai tout dévoré sans même voir le temps passer.

Le style de Stéphanie Lebaillif…
C’est le premier roman de cette auteur que je découvre, et j’ai beaucoup apprécié son style. Nous avons un texte fluide, portée par un point de vue externe, bien que nous ayons par moment quelques pensées des personnages. C’est écrit à la troisième personne et ça nous permet de ne pas nous perdre entre les personnages. On sait exactement où l’on est et cela évite également les phrases lourdes que l’on retrouve souvent lorsque l’on utilise la première personne : je par-ci, je par-là. Ici, ça disparaît et on suit l’aventure de nos deux protagonistes avec plaisir. Je serais heureuse de découvrir un autre de ses ouvrages. Une auteur à suivre !

Au final, Trompeuses Apparences est un superbe roman que je vous conseille vivement. Une romance érotique à consommer sans modération !

Passions Sanglantes

Thriller à suspense, érotisme… Voilà deux genres que j’apprécie alors quand on les mêle, qu’est-ce que ça donne ? Un thriller érotique tout simplement, et c’est le dernier roman de Camille Revlann ! Je vous parle donc de Passions Sanglantes.

Résumé : Clémentine est passionnée par son métier de flic. Elle file le parfait amour et jouit d’une vie sexuelle riche, épanouie et torride avec Cristal.
Mais lorsqu’une série de meurtres d’une rare violence s’abat sur la ville, la psychose et l’angoisse s’emparent des habitants et bouleversent le quotidien de la jeune femme. Une course contre la montre commence alors entre Clémentine et le tueur… ou serait-ce plus une danse à la fois sensuelle et macabre ?
Va-t-elle réussir à lui résister, à l’arrêter sans y laisser son âme ?


Avis :

L’intrigue…
Nous suivons Clémentine, une policière aguerrie, et Cristal, sa compagne. Elles vivent une relation passionnée, mais tout vole en éclat lorsqu’arrive un meurtre en particulier… Clémentine va alors être confrontée à plusieurs faits troublants, va en perdre ses moyens. Perdue entre passion et horreur, elle devra faire un choix… fatidique ! Qui croire ? À qui faire confiance ? Ce roman c’est l’histoire de la perdition, de l’horreur que l’on aimerait cacher. Ce roman c’est une histoire, d’amour peut-être, mais de sexes assurément.

Érotisme et thriller…
J’avais déjà goûté à ces deux genres mêlés à travers Passion de Brian De Palma, donc forcément, ce roman m’a rappelé par quelques aspects ce film que j’avais beaucoup apprécié. Ici, nous avons une course contre la montre. Puis une passion dévorante. Quand son corps réagit différemment. Quand son cerveau lui ordonne de se dépêcher, pour le sauver. Et que son corps… Son corps ne veut que lui. Lui et seulement lui. Dans ce roman, j’ai adoré la mise en place de l’intrigue. D’entrée de jeu, on nous donne le ton : un serial killer. Alors, on lit. On veut en savoir plus sur ce meurtrier, puis on entre dans l’intimité de la belle Clémentine. On joue les voyeurs aussi, on les observe durant leur étreinte passionnée. D’ailleurs, Camille Revlann joue magnifiquement bien de la plume pour nous représenter les scènes érotiques, qu’elles soient entre femmes, ou entre sexes différents. Et très rapidement, tout s’accélère. Les événements défilent et cet effet accélération ajoute à la tension présente tout le long du roman. Va-t-elle arriver à temps ? Qui est véritablement le meurtrier ? Dans l’ensemble l’histoire est cohérente, je mettrai juste un petit bémol sur Clémentine et son aspect « agent de police aguerrie ». En effet, même si on peut expliquer son comportement changeant, ignorant les procédures etc… par son extrême désir, à cause duquel, elle est déboussolée, j’ai trouvé que d’une manière générale inclure cette jeune femme, et même l’univers en lui-même dans le milieu policier n’était pas forcément une nécessité.

L’aspect fantastique…
Parce que, en effet, l’érotisme et le thriller ne sont pas les seuls genres représentés dans ce texte, le fantastique est également présent. Il y est de façon légère mais avec assez de poids tout de même pour sentir un manque. Un manque d’explications en fait. Il m’a semblé tomber comme un cheveu sur la soupe et j’ai trouvé ça très dommage, car finalement, le roman en lui-même est excellent. J’aurai aimé en savoir un peu plus, d’autant que le roman n’est pas très long. Peut-être dans une suite ? Qui sait ?

Au final, voilà un roman que j’ai adoré ! Je l’ai dévoré, avide de connaître le dénouement. J’aimerais beaucoup retrouver Clémentine dans une autre aventure, qui sait, ça arrivera peut-être *message subliminal envoyé à l’auteur*. Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Lola, Lion & Bess

Nous sommes en décembre, qui dit décembre, dit Noël, et qui dit Noël, dit Calendrier de l’Avent ! Eh bien, dans cette thématique, je vous propose un calendrier bien coquin et à prix tout doux : Lola, Lion & Bess de la Marquise de Carabas.

Résumé : Quand trois amis d’enfance décident de célébrer les fêtes de fin d’année à leur manière le temps d’un calendrier de l’Avent tendre et sensuel… cela donne lieu à un récit plein d’amour et de caresses.
Une romance érotique à savourer sous un plaid, seul(e) ou à plusieurs…
Encore une fois, la Marquise de Carabas nous embarque dans une histoire intime, pleine de douceur et d’émotion. Vous ne pourrez pas rester indifférent à Lola, Lion & Bess, c’est promis !


Avis :

Le polyamour…
Avant toute chose, essayons ensemble de bien comprendre ce genre, plutôt méconnu. Sur le blog, j’ai déjà lu un ouvrage de polyamour, mais je n’avais pas été plus subjuguée que ça. Ici, la Marquise m’a charmée et cette novella reflète, à mon avis, parfaitement le genre.
Bon, assez blablaté, c’est quoi le polyamour ? Déjà, il y a poly (plusieurs) et amour (euh, amour). Donc, littéralement, c’est plusieurs amour. Donc, oui, le polyamour c’est la liberté d’aimer plusieurs personnes dans le consentement de chacune. Un concept qui peut rebuter certains, ou effrayer. Mais c’est simplement une autre vision de l’amour. Si vous n’êtes pas à l’aise avec ce concept, ne vous lancez pas dans cette histoire, ni dans aucune autre parlant de polyamour d’ailleurs 😉

Un calendrier coquin…
Cette novella est construite suivant un calendrier de l’avent, chaque jour on ouvre un écrin de coquineries, faisant monter le rouge aux joues. Parce que nos trois amis, Lola, Lion et Bess, ont décidé de jouer à un petit jeu. Chaque jour, durant ce mois de décembre, ils s’amuseront entre eux, à coup de jeux sexuels, découvertes et plaisirs. Mais toujours sans vulgarité, avec délectation et passion. C’est le propre de la Marquise, avec douceur et souplesse, que de nous faire ressentir mille émotions, nous faisant frissonner des pieds à la tête. Le propre de la Marquise que de nous entraîner à travers mille interdits, nous faisant ressentir des désirs inavoués. Après Essences, je suis ravie d’avoir retrouvé la plume si élégante et pénétrante de la Marquise dans un genre qui lui sied si bien, celui de l’érotisme poétique mais passionné. Quand j’ai demandé à la Marquise comment elle trouvait ces mots, ces mots si mélodieux, si justes, elle m’a simplement répondu « Ce sont mes personnages qui me les chuchotent ».

De l’amour…
Si quelque chose m’avait dérangée au début c’est cette absence de gêne entre les personnages. Alors qu’ils n’étaient que des amis, ils deviennent des sortes de « sex friends » mais se comportent toujours de la même manière. Cette intuition, cette sensation que j’ai eu au début de la novella s’est évanouie au fil de ma lecture. J’ai découvert Lola et ses émotions, ses sentiments. Lola et ses doutes, ses questions mais aussi ses envies. Cette histoire est contée de son point de vue et on reste près d’elle, du début à la fin. Elle se qualifie elle-même de « petite pétasse », une de ses filles qu’on a tous détesté un jour… Mais je ne suis pas d’accord. Quand on la connaît, quand on la suit à travers ces lignes, ces jours qui défilent, on se rend compte qu’elle est entière, vraie et pleine d’amour.

Au final, cette novella est une douceur sucrée, emballée dans un écrin argentée. Elle se déguste doucement, mais avec gourmandise. Vivement juin 2018, pour découvrir la suite. Pour vous procurer cette novella, c’est par ici.

Hellixir

Public averti


J’ai donc lu le nouveau roman de Jean-Baptiste Messier : Hellixir. C’est une première rencontre avec la plume de l’auteur et son imaginaire. J’ai beaucoup aimé. Attention, réservé à un public averti : scènes sexuelles récurrentes.

 Résumé : Le vice et la vertu font le quotidien de Paul, bel homme au statut social enviable. A l’orée de ses quarante ans, il ne supporte plus ses vieux habits de Casanova compulsif, cynique et manipulateur. Après une succession de remises en causes et sur les suggestions bienveillantes de sa psy Aude au charme aristocratique, il se met en quête du grand Amour.
Lors d’un voyage en République dominicaine, il connaîtra les délices, le ciel, l’enfer et la sulfureuse Linda, au passé trouble qui a tout d’un ange déchu.
Que lui réservera cette rencontre ? Paul trouvera-t-il en Linda la réponse à ses tourments ?
Jean-Baptiste Messier nous livre ici un roman érotique et psychologique organisé comme une mosaïque de chapitres tour à tour sensibles, provocants ou méditatifs. Une romance érotique réaliste au masculin écrite par un homme qui passionnera les femmes. Le cœur et l’esprit d’un mâle se dévoilent avec en contrepoint la vision de la principale héroïne.

Un roman qui se lit très rapidement malgré certaines choses plutôt lourdes à appréhender…

L’intrigue…
Ce roman est écrit comme une sorte de journal intime. On suit Paul qui attire les femmes quoi qu’il fasse, aussi bien pour sa prestance que pour son statut social. Il mène une vie débridée sexuellement, enchaînant les conquêtes. Mais voilà, il se sent vide, il lui manque quelque chose. Comme une façon de se ressourcer, il part en République dominicaine où il va faire la connaissance de Linda, une belle latine. Mais alors que Paul commence à avoir des sentiments envers cette femme qu’il vient tout juste de rencontrer, il est vite confronté au passé de Linda, lui et ses conséquences…

Un roman érotique, oui, une magnifique histoire d’amour, c’est certain. Le début du roman est plutôt tranquille. On suit Paul dans sa vie quotidienne, puis dès qu’il débarque en République dominicaine, on est happé, on veut savoir la suite, incapable de lâcher l’histoire. Tout devient intéressant, immanquable. Et ce, jusqu’à la fin…

Entre douceur…
J’ai trouvé ce roman très doux, sans doute du fait de la superbe plume de l’auteur tout en volupté. Elle donne la sensation de flotter sur les nuages, un régal. Mais plus que la style, tous les sentiments évoqués participent à cet effet. Parce que nous sommes dans la tête de Paul, un homme qui recherche sa voie, son chemin. À presque quarante ans, il ne fait qu’enchaîner les relations sexuelles sans d’autre but que le plaisir, mais et l’amour ? Il se sent vide, perdu, nous ressentons avec lui cette perte, cette chose qu’il n’a pas encore trouvé mais qui lui manque atrocement. Alors quand il part en quête de l’amour, on le suit avec joie. Il va être confronté à de nombreuses épreuves mettant à mal ses certitudes, mais au bout du chemin…
Un roman doux mais dur aussi. N’oublions pas que c’est un roman érotique et les scènes de sexes ne sont certainement pas à négliger.

Et dureté…
Au début du roman, les scènes de sexes s’enchaînent nous exposant la vie débridée de Paul. Ces scènes sont parfaitement décrites et très réalistes. Elles m’ont fait plusieurs fois monter le rouge au joue. Puis plus on évolue dans le roman et plus ces scènes deviennent… physique ? J’ai du mal à trouver le mot juste. Elles deviennent plus dures, plus fortes, plus vulgaires aussi peut-être. On rentre dans l’intimité encore plus profondément, mais malgré cette « violence » sexuelle, nous ne sommes pas gênés. Parce que derrière, il y a un sentiment qui n’était pas présent au début du roman. Je vous laisse deviner lequel 😉

Les personnages…
Je pense que l’énorme point fort de ce roman sont les deux personnages principaux : Paul et Linda. Ils se ressemblent beaucoup dans leur relation aux sexes mais sont à la fois diamétralement opposés surtout au niveau social. Linda a vécu dans la pauvreté, une vie où la violence à la fois physique et sexuelle était monnaie courante. Paul, lui, est un cadre qui a réussi dans la vie, et dont le niveau social est élevé. Un français comme on en trouve souvent. Lorsqu’ils se rencontrent, c’est la révélation pour eux. Ils vont se découvrir, s’aimer… Faire ressortir leur part d’ombre mais s’aimer encore, à leur façon. Beaucoup de thèmes sont évoqués dans ce roman mais je ne vais pas trop vous en dévoiler.

Au final, je vous conseille vivement ce roman érotique. Il allie la sexualité à l’amour avec brio et joue avec les profondeurs de l’âme humaine. Une excellente découverte. Vous pouvez vous le procurer ici.

Service de presse envoyé par l’auteur

En attendant d’être grande – partie 2 : éducation libre

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


En attendant d’être grande – partie 1 : vêtue de regards

Résumé : Chloé hésite entre rester petite et grandir. Où finit l’innocence et où commence la maturité ? Tous ces jeux ne sont-ils que des gamineries sans conséquences, ou bien vont-ils déterminer bien plus que ce qu’elle croit ?
De toute façon, certains évènements la forcent à grandir trop tôt et à s’adapter à un monde où tout va trop vite, là où elle rêverait de prendre son temps. Réfléchir, voir venir, expérimenter… oui, seulement, ce n’est pas toujours possible. Ou tout du moins pas toujours comme elle le voudrait. Après tout, c’est également cela qui rend son existence si surprenante.
La bande de copine et les soirées pyjamas, Julius le petit voisin toujours autant passionné par elle, Clarisse la meilleure amie, Estelle et ses étranges confidences… Mais aussi et surtout, deux nouveaux personnages qui vont apparaître dans son quotidien sans en demander l’autorisation, et vont chambouler bien des choses.
Les souvenirs d’une femme libérée, dont le récit jongle entre trois époques : vie adulte, adolescence, mais aussi et surtout : enfance. Trois périodes troublantes et troublées, qui se croisent sans s’entremêler.

Mon avis : C’est assez difficile de vous faire un avis pour cette deuxième partie. Parce qu’elle n’est pas vraiment différente de la première. On est dans la continuité le plus absolue, sans trop de contraste avec la partie précédente. On retrouve la plume tendre et le ton humoristique de Théo Kosma qui nous transporte encore une fois dans les pensées de Chloé, jeune fille qui grandit en prenant conscience de son corps et surtout des autres.

Je pense que la différence notable avec la partie précédente est bien la relation aux autres. Chloé apprend de nouvelles sensations aux côtés de ses amies. Elle joue, s’amuse mais s’interroge toujours. Je trouve le titre lourd de sens car en effet, elle s’éduque, à sa façon. Avec sensualité et douceur, on découvre une jeune fille qui avance dans la vie. Sa première approche de la religion, de l’amour, mais aussi du divorce, de tous ces tracas que vivent des milliers d’enfants au quotidien. Tout ça traité avec la naïveté d’une enfant presque adolescente.

Encore une fois, nous sommes loin de la perversion, bien au contraire. Evidemment, le thème du regard de l’adulte sur l’enfant est abordé. Mais avec tact et soin, sans dégoût. Chloé expérimente et cela ira sans doute par la suite, bien plus loin qu’un simple jeu. Peut-être ira-t-elle trop loin dans son « éducation », d’ailleurs. Pour le savoir, il faut lire la suite.

On est immergé dans l’esprit d’une jeune fille qui prend conscience de sa féminité, entre finesse et dérision. Un regard naïf posé sur la sensualité. J’ai apprécié cette deuxième partie que vous pouvez vous procurer par ici.

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En attendant d’être grande – partie 1 : vêtue de regards

J’ai donc lu la première partie de l’ouvrage érotique En attendant d’être grande. De l’érotique tout doux pour ce premier opus, je ne sais pas ce que ça donne pour les autres cependant. 

Résumé : La petite citadine nous conte ses découvertes. En cette première période, nous la suivons de la maternité à ses dix ans. Les copines, les copains, les parents… un monde bien étrange et parfois incompréhensible. Quels sont tous ces regards ? Que lui cache-t-on ? L’orage gronde-t-il entre papa et maman ?
Chloé cherche ses marques, se façonne une identité bien à elle, se demandant sans cesse ce qu’est au juste d’être une fille. Le monde adulte a ses réponses. Mais Chloé a les siennes, et elles sont tout autres…
Depuis sa plus tendre enfance, tout est occasion de vadrouilles, de rencontres, d’expériences insensées. Chloé n’est pas comme les autres et n’a pas envie de l’être.
Quitte à explorer la vie, autant le faire tout de suite…

Je tiens avant toute chose à remercier l’auteur qui est venu me proposer son ouvrage à lire. Il m’a envoyé l’intégrale mais bien que j’ai beaucoup aimé, je ne vais pas poursuivre ma lecture, du moins pas tout de suite. Il s’avère que le fichier ne passe pas sur ma liseuse et j’ai du lire la première partie sur mon téléphone, ce qui est loin d’être agréable même avec l’application Aldiko. Bref, je m’éloigne. J’ai beaucoup aimé cette première partie et je vous en parle maintenant.

L’intrigue…
Nous sommes dans le conscient de Chloé. Une femme qui nous raconte sa naissance, son enfance. Elle nous explique, comme un journal intime, tout ce qu’elle a ressenti, sans arrières pensées. Elle expose les découvertes d’une enfant, la découverte de son propre corps et de nouvelles sensations. On va la suivre à travers les âges, jusqu’à ses dix premières années. C’est fin, ça se mange sans faim !

Un renouveau…
J’ai été épatée, parce que je dois dire que je ne m’attendais pas à une telle façon d’aborder le thème. J’avais peur de tomber dans le gênant et la perversion. Nous sommes bien loin de tout ça et c’est tout en finesse que Théo Kosma nous plonge dans l’apprentissage d’une vie. Parce que Chloé nous explique tout ce qu’elle a ressenti en grandissant, elle s’interroge et par la même occasion nous aussi. Quand elle évoque des choses qui nous semblent normales et qu’elle les remet en question, je me suis demandée si elle n’avait pas raison. Je me suis dit que peut-être si… Et puis, j’ai continué de lire. La plume de l’auteur est un régal, fluide et souple. Il remet tout en question, toute une société, à travers un personnage encore naïf, à travers les yeux d’un enfant. Traité avec humour et dérision, ce sont des petites choses de l’enfance que l’on n’aborde pas. Ces interdits que l’on cache. Théo Kosma les montre aux grands jours, nous signifiant de ne pas avoir honte. J’ai vraiment adoré et je le recommande à tous ! Un superbe récit intimiste. L’auteur met à mal les tabous pour braver les interdits et parler de ce qu’on ne dit pas ! Vraiment, à découvrir !

Au final, Théo Kosma pose un autre regard sur l’évolution des enfants, il nous montre que certaines choses sont inutiles et ridicules, que les paradoxes sont nombreux et surtout que tous les enfants grandissent… Une excellente première partie qui laisse présager une suite encore meilleure. Pour vous la procurer, c’est par ici.

Mon avis sur la deuxième partie est disponible ici.

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Trilogie Panama – tome 2 : Punis-moi

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


Trilogie Panama – tome 1 : Affranchis-moi

Résumé : Emma commence sa nouvelle vie à New York avec Esteban. Avoir quitté la France pour son bel amant a été une décision importante dans sa vie, la meilleure sans doute. Elle travaille maintenant dans une clinique réputée de Manhattan où son expertise française est appréciée par tous. Esteban, quant à lui, n’a pas menti. Il lui a ouvert les portes de ses clubs privés où strip-tease et voyeurisme s’exposent sans artifice. Les semaines passent vite et se ressemblent et Emma commence à voir l’homme qu’elle aime tant, s’éloigner. Entre questionnements et doutes, elle vit au fil des révélations et des décisions qui la mèneront jusqu’au moment où une rencontre va bousculer ses certitudes.

Mon avis : Je reviens avec le tome 2 de la Trilogie Panama. Le tome 1 était une bonne mise en bouche qui donnait envie de savoir la suite et surtout faisait espérer une histoire à la tournure différente : pas qu’une simple romance parsemée de SM, en fait. La question est donc, faut-il continuer la Trilogie Panama ou s’arrêter au tome 1 ?

On continue notre découverte des deux personnages principaux, mais cette fois-ci, c’est une rencontre plus en profondeur. On en apprend plus sur leur passé et on était loin de se douter de celui, tumultueux, d’Emma. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion : n’est-ce pas un peu trop ?
On regarde notre couple avec un regard nouveau et on apprend à les connaître encore différemment. C’est là que l’on voit que les personnages sont très travaillés. Aussi bien sur le côté psychologique que physique donc.

Les scènes de sexes sont toujours aussi présentes. Je me suis d’ailleurs demandée si Emma n’était pas une nympho, ha ha ! Non, elle est juste très passionnée, dirons-nous. Et puis, c’est tout de même du BDSM me direz-vous. S’il n’y avait pas ce genre de scènes SM et érotiques, l’intérêt serait bien moindre. Ce qui m’a dérangé dans ce deuxième tome sont les doutes d’Emma, ses appréhensions de retomber dans une routine comme avec Carl. Juste parce que ça fait deux jours qu’ils n’ont pas eu de rapport sexuel ! Bon, une femme qui demande de l’attention donc. On retrouve encore une fois son côté soumise mais pas trop. C’est une femme de caractère qui aime se sentir dominer mais elle a toujours du mal à lâcher prise. Cet état de fait est parfaitement exprimé dans ce deuxième opus.

Ah, et la petite pincée qui vient ponctuer le tout et relever le goût… Je ne vous en dit pas plus, mais sachez que je fais référence à cette partie du résumé : « Entre questionnements et doutes, elle vit au fil des révélations et des décisions qui la mèneront jusqu’au moment où une rencontre va bousculer ses certitudes. » Une sacré rencontre ! J’ai d’ailleurs préféré celle-ci à celle d’Esteban. Plus épicée !

Au final, la réponse à cette question qui hante mon avis depuis le début ? Oui, il faut lire le tome 2. Il est plus abouti et poussé que le tome 1 et laisse présager une intrigue de folie dans le tome 3, surtout pour les adeptes d’érotisme et de dominations/soumissions. Pour vous procurer ce deuxième tome, c’est par ici.

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