Aztèques – tome 1 : Harem

Ce roman concourt au prix du Cercle anonyme de la littérature.


Pour un voyage en plein cœur d’un civilisation disparue, le premier tome d’Aztèques fut une très belle découverte, entre angoisse et Histoire.

Résumé : Huaxca, 1516
Une attaque des Aztèques,
Une fille de chef vendue comme esclave dans un harem.
Sur sa route, intrigues, manipulations et meurtres.
Une course effrénée vers le pouvoir.
Des femmes qui se servent d’elle,
Qui jouent avec sa vie,
Pour séduire un Maître mystérieux et sans pitié.
La mort peut frapper derrière chaque porte.
Mais au-delà de ces épreuves, une question se pose : existe-t-il une cage assez grande pour la fille de l’aigle ?


Avis :

Une civilisation disparue…
Les Aztèques, les Mayas… ce sont des civilisations dont on entend peu parler dans la littérature alors c’est un véritable plaisir de pouvoir en apprendre davantage sur eux, à travers un récit fictif plein d’aventures. D’autant qu’Eric Costa nous livre un récit historique proche de la réalité nous permettant de découvrir ses sources à la fin de ce premier tome. Ce roman nous entraîne donc à la découverte d’une civilisation disparue : les Aztèques. J’avoue ne pas avoir lu beaucoup de choses sur le sujet, mais je connais évidemment cet aspect de cette culture : les harems. Les concubines, les épouses, et les esclaves… Dans cette civilisation, tout doit être à sa place. Rien ne doit dépasser, aucune exception n’est permise sous peine de sanctions. Et pourtant… Et pourtant, Ameyal, jeune femme farouche, est bien décidée à mettre à mal l’ordre établi, se joignant (malgré elle ?) aux intrigues du harem. Eric Costa nous expose les coutumes, traditions, les ustensiles, les plats, tout un tas d’éléments qui peuvent paraître insignifiants mais qui finalement, donnent une véritable consistance à ce récit, et un fort potentiel pédagogique, en un sens.

Un récit haletant…
Si l’univers des Aztèques est passionnant, c’est l’intrigue du roman qui m’a plu. Ameyal est une jeune femme bien décidée à retrouver sa liberté, et elle va s’y prendre de différentes façons. Et nous voilà alors plongé en plein cœur des complots et trahisons, des secrets et mensonges d’un harem. On dit souvent que les femmes sont cruelles, manipulatrices, eh bien, ce récit donne raison à ces qualificatifs. Ameyal se laisse glisser dans ces intrigues, si bien qu’on en vient à angoisser à chaque instant. Va-t-elle se faire prendre ? Qu’est-ce qui l’attend à la fin de la journée ? Bref, j’ai été en tension assez régulièrement, me demandant ce qu’allait devenir cette héroïne au caractère bien trempé. Dans ce récit, les femmes sont clairement mises en avant : pour le meilleur mais surtout pour le pire. On retrouve alors des femmes vindicatives, manipulatrices, égoïstes, mais aussi, des femmes douces, intelligentes, et protectrices. Le contraste est d’ailleurs assez frappant quand on prend un peu de hauteur.

Au final, un roman très agréable à lire, peut-être un peu court (j’en aurai voulu plus), mais qui nous invite à la découverte d’une civilisation disparue…