Heart never lies, tome 1 – Siobhan Gabrielly

Titre : Heart never lies
Auteur : Siobhan Gabrielly
Éditeur : Erato édition
Genre : Littérature générale
Résumé : Sausalito en Californie, le 1er juillet 2016.
Addison, célèbre avocate, espère devenir la reine des divorces de stars, pendant que Georgia s’apprête officiellement à divorcer et enfin prendre en main sa vie de femme.
Quant à Merrill, joueur vedette des Giants de San Francisco, il doit mettre un terme à sa carrière sportive, et veut demander sa fiancée en mariage.
Cependant, en cette veille de week-end de l’Independance Day, rien ne se déroulera comme prévu…

Notation :

Avis :

Addison, Georgia, Merrill… Trois âmes dont les chemins vont se croiser, pour marquer au feutre indélébile la vie de chacun. Addison est une avocate, tellement obnubilée par sa carrière qu’elle en est acerbe et mauvaise. Georgia est une femme divorcée, pleine de vie, et mère d’un enfant handicapé. Et puis, Merrill. Merrill Cooper, le grand Merrill Cooper, joueur vedette des Giants et connu pour ses excès de colère… Trois personnes qui, en apparence, n’ont rien en commun. Et pourtant… Pourtant, leurs destins semblent mêlés. Pour le meilleur, et pour le pire.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce premier tome ne ressemble pas vraiment à une romance. Loin de là. Davantage apparenté à de la littérature générale, ce premier opus nous dépeint les trois personnages, qui seront certainement au centre de la romance du deuxième tome. Ce qui nous permet de caractériser ce texte d’ouverture, d’introduction, d’incipit à une aventure plus développée et romantique.

Siobhan Gabrielly nous conte donc le récit de trois personnes, d’abord séparément, nous permettant d’apprécier leur vie, leur caractère et personnalité. Puis dans un second temps, on les découvre ensemble, lorsqu’ils se croisent, se décroisent. Le thème en lui-même, d’ailleurs, est plutôt intéressant, puisqu’on se perd dans les méandres de la psychologie d’un mourant, d’un cardiaque, qui attend, coûte que coûte, un nouveau cœur. L’autrice réussit parfaitement à nous faire ressentir les émotions, les sentiments de Merrill. Et on apprend à les connaître, Merrill, Georgia, Addison…

Ce qui demeure appréciable, outre l’intrigue elle-même, est le changement de ton en fonction des personnages. Cela permet de distinguer qui parle, sans même en lire la mention. Et ça donne évidemment une plus-value indiscutable. Siobhan Gabrielly a donc un style fluide, qui s’adapte aux personnalités de ses héros, pour nous combler un peu plus. Je déplore juste que ce premier tome soit qu’une sorte d’introduction, de mise en bouche, pour une suite plus romantique.

En bref :

Un très bon roman sur trois destins qui se mêlent et s’emmêlent. Une introduction qui s’ancre dans la littérature générale et nous prépare à un deuxième tome plus romantique.

Succombons

! Réservé à un public averti : scènes sexuelles explicites !


Un peu d’érotisme (un peu hard à mon sens), une petite pincée de poésie et une grosse cuillère de SM, je vous parle de Succombons de Maréane JC.

Résumé : Ruby fantasme sur son voisin qu’elle épie tous les soirs. Cet homme lui plaît, il l’envoûte. Surtout quand il s’adonne à certaines pratiques qu’elle ne connaît pas, mais qui lui font envie.
Il suffira d’une rencontre fortuite pour que la vie de Ruby change… du tout au tout…

 

 

 


Avis :

Le BDSM…
Avant toute chose, je tiens à préciser que ce n’est pas la première fois que je lis du BDSM. C’est donc un genre littéraire que je connais, et qui monte en puissance depuis le fameux Cinquante nuances de Grey (que je n’ai pas lu). Ainsi, je savais donc à peu près à quoi m’attendre. Il faut dire que les codes sont identiques d’un roman à l’autre, seul le fond change. Nous avons donc un(e) soumis(e), et un dominant (ou dominatrice), des jeux sexuels utilisant nombre d’outils particuliers et évidemment cette relation singulière entre les deux amants. Et si je respecte ce mode vie, j’avoue avoir toujours autant du mal à voir à quel moment la femme (ou l’homme, mais les histoires parlent plus souvent de soumise que de soumis) peut se sentir valorisée, et même respectée. En effet, lorsque je lis ce genre de phrase « […] moi qui ne me voit qu’aux pieds d’un homme. N’est-ce donc point-là la place d’une femme ? », la féministe en moi (pourtant bien caché, je vous assure) a tendance à devenir rouge de colère, tant cette phrase (sortie de son contexte, je le conçois) est révoltante. Mais ces pensées sont là sans doute par inexpérience, aussi continue-je de découvrir ces textes tous instructifs sur cette façon de voir l’amour et le plaisir. Celui-ci n’échappe pas à la règle, et nous présente même quelques « coutumes » de ce milieu.

Entre sensualité et hard érotisme…
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce roman est, en plus de cette superbe couverture tout en sensualité, la plume de l’auteur parfois poétique et délicieuse. Parfois, car régulièrement, des mots qui ne sonnent pas vraiment bien à mes oreilles ont pointé le bout de leur nez. J’avoue que les mots « bite », « chatte » ou encore « chienne en chaleur » ont tendance à me rebuter quand je crois lire un roman sensuel et érotique, où j’espère voir poindre une danse voluptueuse, où les mots s’échauffent de manière suggestive. J’aurai tendance à qualifier certains passages de pornographiques, tant les descriptions sont détaillées, mais n’ayant jamais lu de romans pornographiques, la comparaison devient hasardeuse. Outre ces quelques éléments gênants qui m’ont fait grimacer, j’ai relevé quelques passages très bien écrits et lascifs, qui m’ont semblé être un régal pour mes oreilles.

« Je la voyais m’observer dans le noir, et de mon côté, sans qu’elle ne s’en aperçoive, je dessinais ses courbes dans l’ombre, la sentant presque gémir aux caresses de mes mains sur son échine. »

Trop vite, trop court…
Outre ces quelques mots un peu laids que j’ai cité un peu plus haut et quelques répétitions entêtantes, un élément n’allait pas. En effet, j’ai trouvé que l’histoire allait trop vite. Je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attacher aux deux personnages, pourtant omni-présents, ni même à appréhender le décor. Celui-ci d’ailleurs apparaît seulement vers la fin, rappelant soudainement que nos deux personnages ont bien une relation sociale et familiale en dehors de leur pratique. C’est dommage car finalement, un approfondissement du fond aurait apporté une vraie plus-value à cette relation spéciale entre Ruby et Marc. D’autant que ce roman se révèle finalement plutôt court. C’est vraiment le point principal que j’aurai à reprocher à ce roman, qui reste néanmoins un beau voyage.

Au final, un BDSM qui reprend les codes du genre, pour nous entraîner dans une danse voluptueuse, mais un peu trop explicite par moment. Un roman qui aurait gagner à prendre son temps…

Service de presse, reçu de la maison d’édition (Simplement Pro)

Vivre pour le meilleur

Je fais mes premiers pas sur Netgalley et je découvre donc un premier titre. Une histoire triste, pleine d’amour, un superbe texte qui m’a fait verser ma larme… Je vous parle de Vivre pour le meilleur de Chiaraa Valentin.

Résumé : Jolie fille à qui son père a donné le prénom d’un titre de chanson, Aline, de coups durs en coups d’un soir apprend à « Vivre pour le meilleur ».

 

 

 

 

 

 

 


Avis :

Un événement marquant…
Le début du roman m’a laissé présager un tout autre type d’histoire. Lorsque celle-ci a évolué, j’ai été un peu déçue mais finalement, le chemin que j’ai pris m’a plu tout autant. Tout commence donc par un événement très actuel. Ce « non ». Ce « non » qui veut bien dire « non » mais qui, dans d’autres oreilles, est un « oui » déguisé. Tout commence par un mot. Puis c’est l’escalade. Cet événement marquera la vie d’Aline à jamais. Reniée par une mère trop jalouse, écartée par un père souffrant, et répudiée par une sœur trop naïve, Aline est marquée par la vie. À jamais. Et pourtant… pourtant, malgré les multiples déchirures, les crevasses et les montagnes, elle va se relever. Aider par une amitié aussi ancienne que passionnelle, elle va garder la tête hors de l’eau, et enfin, « vivre pour le meilleur ».

Des personnages suffocants…
Les personnages sont le gros point fort de ce roman. Ils le rendent terriblement réel, et d’autant plus bouleversant. Ce récit est court mais ça ne m’a pas empêchée de m’attacher aux personnages, d’apprendre à les connaître et presque vivre à leur côté. Nous avons donc, Aline, jeune femme brisée, qui tente de se reconstruire, accompagnée de Pastel, son meilleur ami depuis l’enfance. Leur relation est un cadeau, aussi bien pour eux que pour nous. L’amour qui les uni est profond, palpable, inébranlable. Et c’est l’étincelle d’espoir du roman. Puis, de l’autre côté, comme pour bien marquer le contraste, on a une mère, qui n’en a que le nom. Une mère sans doute jalouse de la relation de sa fille avec son père. Une mère qui a trouvé le prétexte, celui qu’il fallait pour l’évincer. Et puis, une sœur. Une sœur qui s’est calquée sur l’attitude de la mère, comme pour se donner une contenance. Dans sa plus grande naïveté, elle a rejeté Aline. Et enfin, son père. Un homme avec qui elle avait une relation fusionnelle, mais qui lui aussi, l’a rejeté. C’est l’histoire de tous ces personnages, du point de vue de celle qui souffre le plus. C’est l’histoire d’une famille déchirée. Et d’une femme, bien décidée à se relever !

Un dénouement à la fois terrible et magnifique…
J’ai pleuré. À la fin, lorsque toute la détresse d’Aline ressort, envahissante. Lorsque tous les ressentiments éclatent. Lorsque les langues se délient. À la fin, j’ai pleuré. Parce que c’est un texte brutal, triste, dramatique… mais tout autant sublime, passionnel et plein d’espoir. C’est un récit sur l’amour. La famille. Et la musique. C’est un récit sur les sentiments, sur les émotions, et la vie. Tout simplement. Accompagnée de morceaux de chansons, de mélodie fredonnée ou de rythme tapé, l’histoire d’Aline est émouvante. Marquante. Inoubliable.

Au final, ce roman est à la fois un océan qui a accueillit mes larmes mais également la bouée, qui m’a sauvée de la noyade. Un texte bouleversant et plein d’espoir, à découvrir absolument !

Trompeuses Apparences

Une romance épicée, dévorée en quelques heures, sans interruption… Je vous parle de Trompeuses Apparences de Stéphanie Lebaillif.

Résumé : Êtes-vous certain de ne pas vous tromper en jugeant trop rapidement une personne sur son apparence ?
Et que risquez-vous de perdre, de louper en vous fiant à vos premières impressions ?
C’est l’expérience que Steve va découvrir avec Iris.


Avis :

L’intrigue…
Nous allons suivre Iris, une femme d’une petite trentaine d’années aussi sulfureuse qu’intelligente. Alors qu’elle décide d’aller remercier le « sauveur » de son petit frère, tout juste sorti de prison et embauché dans une entreprise, elle tombe sur un homme pour le moins séduisant. La rencontre provoque des étincelles, ils éprouvent un profond désir l’un pour l’autre. Et quand Iris comprend que cet homme n’est autre que le patron de son petit frère qui a accepté de l’embaucher… Le désir monte… Intenable. Puis, tout retombe. Pour quelle raison ? Qu’est-ce qui a pu arriver au beau Steve ? Parfois les apparences peuvent être trompeuses…

Sur une courte période…
Vous l’aurez compris, cette histoire est une romance. Une sacrée romance finement construite, épicée à souhait. Ce que j’ai beaucoup apprécié est qu’elle ne se déroule pas sur une longue période, mais bien durant quelques jours. Tout du moins, c’est ce que l’on ressent. Il n’y pas forcément de marqueurs de temps, ce qui est d’autant plus intéressant puisque ça rend cette histoire intemporelle. Nous sommes dans de la new-romance, oui, mais pas à l’image de ce que j’ai lu récemment. Ici, nous n’enchaînons pas des scènes de sexes bêtement sans aucune consistance ou intérêt. Ici, nous apprenons à connaître Iris, Iris et Steve. Ils se cherchent, se titillent. Se plaisent, se rejettent, et s’aiment. À leur façon. J’ai adoré ce petit jeu qu’ils ont instauré. Et les pages ont défilé à la vitesse de la lumière, j’ai tout dévoré sans même voir le temps passer.

Le style de Stéphanie Lebaillif…
C’est le premier roman de cette auteur que je découvre, et j’ai beaucoup apprécié son style. Nous avons un texte fluide, portée par un point de vue externe, bien que nous ayons par moment quelques pensées des personnages. C’est écrit à la troisième personne et ça nous permet de ne pas nous perdre entre les personnages. On sait exactement où l’on est et cela évite également les phrases lourdes que l’on retrouve souvent lorsque l’on utilise la première personne : je par-ci, je par-là. Ici, ça disparaît et on suit l’aventure de nos deux protagonistes avec plaisir. Je serais heureuse de découvrir un autre de ses ouvrages. Une auteur à suivre !

Au final, Trompeuses Apparences est un superbe roman que je vous conseille vivement. Une romance érotique à consommer sans modération !