Brightburn – L’enfant du mal

Titre original : Brightburn
Durée : 1h30
Réalisateur : David Yarovesky
Date de sortie : 26 juin 2019
Genre : Épouvante-horreur
Avertissement : Interdit aux moins de 12 ans
Synopsis : Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire…

Notation :

Avis :

Brandon est un petit garçon comme un autre, du moins en apparence. Il faut dire qu’il a débarqué de nulle part, atterrissant dans un appareil et s’écrasant sur Terre. Alors qu’un couple de fermier le recueille et vit en parfaite harmonie, sa puberté (ou autre chose ?) l’entraîne sur une pente glissante d’où peu de monde sortiront vivants…

Après la fantastique première saison de The Boys, Brightburn a comme un effet de pas assez, de trop peu. Même si on a un film bien construit, qui se regarde avec écœurement et angoisse, on ne peut pas s’empêcher de déplorer un manque de développement dans la psychologie du personnage principal, ce fameux petit Brandon, qui perd pieds assez rapidement, et sans trop de raison, si ce n’est, je suppose, la puberté. En outre, aucune excuse peut être donnée quand on voit que ce film ne dure qu’une heure trente. Tout ceci aurait pu être poussé un peu plus, ajoutant bien trente à quarante minutes de plus, permettant de mieux camper Brandon et de mieux démontrer sa progression dans le mal, sa lente chute vers une décadence psychologique et violente… Or, en l’état, ce n’est certainement pas le cas !

Néanmoins, difficile aussi de ne pas apprécier cette heure trente de long-métrage, entre horreur et épouvante. Difficile également de ne pas faire le rapprochement avec Super-man, et d’autres super-héros cités au cours du film. Brightburn, malgré son défaut de développement, reste un très bon film de science-fiction, qui nous prend aux tripes et nous garde en tension tout du long. C’est pour cela que Brandon et ses pouvoirs, Brandon et ses regards étranges, Brandon et sa violence méritent bien ces 4 étoiles.

On espère en tout cas que ce premier film permettra la mise en place d’un univers fourni, violent et sanglant, comme un monde parallèle de super-héros, devenant nos anti-héros préférés. À suivre donc !

En bref :

Brightburn est un très bon film de science-fiction ‘horrifique’, qui nous tient en haleine tout du long. Sanglant, violent, captivant, ce film manque juste d’un développement plus poussé quant au personnage de Brandon, qui tombe bien vite dans le gouffre de la malfaisance.

Action ou vérité

Une déception grandiloquente pour ce film pourtant prometteur, je vous parle d’un énième film raté : Action ou vérité.

Synopsis : Un simple jeu innocent d’Action ou Vérité entre amis se transforme en cauchemar sanglant quand quelqu’un – ou quelque chose – commence à punir ceux qui mentent – ou refusent de jouer.

Avis :

Une intrigue vide…
Une idée de base plutôt prometteuse, qui ne connaît pas le fameux jeu « Action ou vérité » ? On commence donc sur les chapeaux de roue avec quelques bonnes idées et une tension qui reste palpable. Mais voilà, très rapidement, les scènes angoissantes résultants de l’action, laissent place à des vérités d’adolescents. Entre amitié brisée, et amour inavoué, nous voilà embarqué dans un film pour adolescents, sans intrigue passionnante à se mettre sous la dent. Quand apparaît enfin le pourquoi de tout ce jeu glauque, on en vient à douter du ton à donner à ce film. Parodie ou long-métrage sérieux ? On peut en discuter… On nous présente une histoire étrange, complètement à contre-courant de l’ambiance générale et surtout, si surréaliste qu’on y croit mollement. Vraiment dommage quand on voit à quel point il avait bien commencé…

Pour des personnages sans consistance…
Tout le long du film, j’ai été frappée par l’absence d’émotions dans le jeu des acteurs. Ma question est : comment ne pas perdre la boule quand ses amis meurent les uns après les autres ? Ou simplement, comment ne pas s’effondrer en larmes ? Dingue mais vrai, dans Action ou vérité, pas de pleurs ou de chagrin, self control total de la part des personnages. Ce qui fait perdre toute consistance à ces protagonistes qui étaient déjà stéréotypés. Le cliché même des jeunes adultes qui font leur premier pas dans la vie, et qui semblent être totalement hermétique à la mort de leur « meilleurs » amis. Pire encore, aimer le copain de sa meilleure amie paraît être plus dramatique et impardonnable que de voir son ami se planter un stylo dans l’œil…

Au final, un film d’horreur pas très horrifique ni vraiment effrayant, qui a perdu son attrait dès le débuts du jeu de vérité embarrassant. Je ne vous le conseille pas !

Le Résident

Frédéric Livyns est un auteur que je voyais beaucoup passer sur les blogs littéraires et groupes facebook, j’ai donc tenté avec Le Résident, et même si la découverte fut sympa, je reste un peu sur ma faim.

Résumé : Les maisons ont-elles une âme ?
Derrière leurs vieilles tapisseries usées, sous les charpentes de leur grenier, leurs murs peuvent-ils libérer d’anciennes colères, des drames oubliés ?
Alice et ses parents vont le découvrir à leurs dépens.
… Lorsque l’emprise devient cauchemar !


Avis :

De l’épouvante…
Il me semble important avant tout, de vous parler du genre littéraire. D’ordinaire, Frédéric Livyns écrit de l’horreur, du moins, des textes bien plus effrayants. Ici, c’est de l’épouvante légère et c’est voulu par l’auteur qui, m’a-t-on dit, voulait que ce roman soit accessible par le plus grand nombre. Cela part d’une très belle intention, mais finalement, ça m’a plus déçue qu’autre chose, mais, me direz-vous, je ne représente pas non plus le « plus grand nombre ». Evidemment, pour vous dire tout ça c’est que je suis allée me renseigner auprès de lecteurs de Frédéric Livyns. Et déçue que j’étais, je ne pouvais pas rester ainsi sur ma faim, j’ai donc aussitôt enchaîner sur Danse de sang, du même auteur, et il s’avère que j’accroche énormément à ce roman, j’en ai déjà lu plus de la moitié, c’est dire… Donc, récapitulons, ce roman est une bonne mise en bouche du style Livyns, accessible à tous types de lecteurs puisque finalement, l’épouvante n’est que légère. Néanmoins, il se pourrait que certains adeptes de littérature horrifique plus corsée soit légèrement déçue.

Une histoire un peu superficielle…
Là où j’ai été déçue c’est au niveau de l’intrigue. À vouloir faire trop léger, peut-être tombe-t-on dans l’ordinaire. Puisque les maisons hantées et histoire de revenants, c’est vu et revu. Et malheureusement, ici, l’auteur ne révolutionne pas le genre. Si l’histoire est cohérente et bien posée, j’ai senti quelques longueurs vers le milieu, vite rattrapées par la fin néanmoins. L’angoisse est très modérée puisque je n’ai que très peu ressenti de tension, si ce n’est peut-être aux prémices des manifestations. En revanche, j’ai beaucoup apprécié le personnage du père, dont l’auteur a parfaitement réussi à représenter le changement de personnalité graduel.

Le langage…
On en vient au point qui m’a fortement rebutée. Nous avons une famille dont l’intellect semble bien supérieur en comparaison aux personnes ordinaires. Aussi, lorsque j’entends les parents utilisés des mots très soutenus ou simplement des tournures peu usitées, j’accepte (de toute façon j’ai pas vraiment le choix non plus). Mais voilà, une adolescente, évoluant dans un milieu adolescent peut, certes être influencée par ses parents, mais tout de même parler à l’image des personnes qu’elle fréquente. Or, j’ai lu des expressions, des tournures de phrases telles que j’en ai été étonnée. Moi même, je ne savais pas qu’on pouvait dire de telles choses. Celui qui m’a le plus étonnée est : « Je n’en ai pas souvenance ». Cela me semble peu réaliste qu’une adolescente dise une telle chose. D’autant qu’un peu plus loin, elle parle de « péter des plombs » donc…

Au final, Le Résident est bien trop « gentil » pour moi. Il conviendra assurément au « plus grand nombre », un peu frileux des genres trop horrifiques. Néanmoins, le style de l’auteur est agréable, m’oubliant totalement dans Danse de sang. Pour vous procurer Le Résident, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

The Jane Doe Identity

Description de mon père : « c’est une autopsie où on découvre plein de trucs bizarres dans le corps ». Oh ? Un truc fantastique un peu humoristique, me dis-je. Je me lance et… Argh ! Un film horrifico-fantastique ! Voilà qui n’était pas prévu. Je vous parle donc de The Jane Doe Identity.

Synopsis : Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium…

Un bon film…
Ce que j’ai vu était un bon film. Du suspense, un peu d’horreur, un peu d’effroi, du fantastique… Bref, pas mal de bons ingrédients qui donnent un bon résultat au final. J’ai eu quelques frayeurs il faut le dire, mais ce n’est tout de même pas un film d’horreur, disons d’épouvante. Jane Doe, le cadavre inconnu, est amenée dans une morgue. Se déroule l’autopsie, tranquillement, au début, puis de plus en plus étrangement. Puis de drôles d’éléments font leur apparition remettant en doute la réalité. Mais que se passe-t-il dans ce sous sol ? Que se passe-t-il bon sang ? Un film équilibré, avec lequel j’ai passé un bon moment, malgré… quelques zones d’ombres.

Mais pas assez abouti…
C’était sympa. D’accord. Mais, hum, certaines choses restent bien floues dans ma tête. Déjà, la trame même du film : cette femme, ce cadavre. Je n’ai pas réussi à bien comprendre qui elle était. J’ai compris la base, un peu l’histoire qui l’entoure. Enfin je crois… Mais, finalement, qui elle est, j’en sais rien. Pareil, sur ses intentions, qu’on connait ici, mais qui m’ont semblé un peu quelconques. Loin d’être originales, un peu bateau quoi. Et puis, on a peur, et puis paf le carnage. Et hop, on laisse planer un doute et zou, de l’horreur… Non, je sais pas, toute cette histoire un peu floue m’a dérangée. Comme si ce film avait été réalisé à la va-vite, qu’ils étaient en retard, et qu’il fallait se dépêcher, quitte à virer quelques scènes. D’autant qu’il ne dure qu’une heure trente donc…

Au final, un bon film mais sans plus. Il aurait pu être bien meilleur si l’histoire avait été un peu plus poussée, la rendant plus compréhensible. Dommage !

I Wish, faites un vœu

Envie de vous faire quelques petites frayeurs en ces jours d’hiver ? J’ai vu I Wish, un film d’horreur léger pour ados. Plutôt bien réalisé, mais un peu trop prévisible.

Synopsis : Pas facile de survivre à l’enfer du lycée, Claire Shannon et ses copines en savent quelque chose. Du coup, quand son père lui offre une ancienne boîte à musique dont les inscriptions promettent d’exaucer tous ses vœux, Claire tente sa chance. Et ça marche ! Argent, popularité, petit ami, tout semble parfait. Mais le rêve a un prix : au fur et à mesure de ses souhaits, des personnes de son entourage meurent dans des conditions particulièrement atroces. Claire le sait : elle doit se débarrasser de la boîte pour sauver sa vie et celle de ses proches avant de faire le vœu de trop.

L’intrigue…
Claire est une jeune lycéenne comme on en trouve beaucoup, du moins en apparence. Alors, en apparence, elle est plutôt ordinaire, traîne avec des filles ordinaires et a des ennemis ordinaires. Bref, la vie de tout un chacun aux USA. Mais que se cache-t-il sous cette vie « bien rangée » ? Claire vit dans une maison plutôt vétuste, loin des beaux quartiers où habitent ses pires ennemis, qui lui mènent plus que la vie dure puisqu’ils la harcèlent au quotidien. Claire a un père qui fait les poubelles et une mère morte, suicidée… Quand on a une vie pareille, il est évident qu’on rêve d’en changer. Que ces pouffiasses paient, que le mec canon qu’elle aime en secret tombe amoureux d’elle, que son père cesse de faire les poubelles… Et mieux encore : que sa mère ne soit jamais morte. Mais chaque vœu a un prix et ça Claire n’est pas prête à l’assumer. Jusqu’à ce que…

Une film pour ados…
Rien qu’au résumé que je vous ai fait, vous sentez le bon film pour ados en plein cœur de la vie mouvementée des lycéens américains. Si au début, on a des doutes, ils sont vite éliminés au fil des vœux qu’elle fait. Vengeance, amour, popularité, argent font de ce film un teen-movie bien ficelé avec de l’horreur à petite dose. Je ne dis pas que l’horreur n’est pas présente, elle existe mais elle est plus dans la tension, le moment juste avant l’acte. Lorsque l’on sait que ça va arriver mais qu’on redoute… Parce qu’au final, on ne voit pas grand chose. Je n’ai pas vu foule de film d’horreur, mais celui se classe dans les légers.

Un peu trop prévisible…
Le gros point négatif du film est ce côté « je devine tout à l’avance ». Je ne pense pas être voyante et pourtant au fil du film, je me doutais de tout ce qui allait se passer. Je savais qui allait mourir, comment, et quels seraient les prochains vœux. Si l’intrigue est intéressante, il est dommage que la réalisation n’ai pas fait plus d’effort sur le côté mystérieux du film… En revanche, j’ai tout de même passé un très bon moment. Moi qui n’aime pas quand c’est trop gore, j’ai beaucoup apprécié passer un moment aux côté de Claire, malgré les circonstances…

Au final, I Wish est un bon teen-movie d’horreur qui bien qu’un peu prévisible vous fera frissonner d’angoisse. Un bon film que je recommande !

Tueurs de mamans

C’est le 31 Octobre que j’ai lu ces deux BDs horrifiques : Tueurs de mamans. Je vous en parle maintenant, le cœur toujours au bout des lèvres…

Résumé : Béatriz, Marie, Valentine, Kom Piu et Toronto sont cinq ados qui se retrouvent régulièrement dans leur cachette secrète : la chapelle désaffectée de leur école. Ce qui les a rapprochées, c’est une caractéristique commune : l’absence de père à la maison. Du coup, même si elles adorent leurs mères, elles ont, comme tout ado qui se respecte, des tonnes de reproches à leur faire.
Un jour, elles tombent par hasard sur un site de punisseurs qui propose de châtier les parents pas cool. Par jeu, elles passent commande.
Mais les punitions commencent à arriver réellement. De la plus anodine à la plus grave…
Paniquées, les cinq filles vont commencer une course contre la montre pour essayer de protéger leurs mères de la folie vengeresse de ces mystérieux justiciers !

L’intrigue…
Nous avons un groupe d’amies qui ont une particularité : elles font toute partie d’une famille mono-parentale. Leur mères s’occupent d’elles et veillent sur elles. Mais voilà, en bonnes adolescentes, elles ne sont jamais contentes. Alors qu’elles se plaignent justement une fois encore de leurs génitrice, elles tombent sur un drôle de site : ils proposent de châtier les personnes à qui on en veut. Elles décident de s’y inscrire et notent leur punition, pensant à un jeu. Elles étaient néanmoins loin de se douter que ce site était tout ce qu’il y avait de plus réel…

Quand j’ai lu le résumé de cette BD, je la savais parfaite pour Halloween. Et j’ai eu infiniment raison. Ce n’est pas tant gore. Mais davantage psychologique. Ces deux BDs sont des thrillers psychologiques qui ont tendance à déranger…

Une histoire dérangeante…
La thématique m’a terriblement dérangée, et mise mal à l’aise. Elles en veulent tellement à leur mères, qu’elles décident de se venger. Certaines punitions sont douces en comparaison à d’autres… Sous l’effet de la colère, on peut dire des choses que l’on regrettera plus tard mais cela reste souvent immatériel. Cette BD, ce site, est la réalisation de cet état de fait. Il entraîne, il provoque les mots que l’on prononce. Et alors que tout va se faire, que la punition est prête à être donnée, on regrette. On a peur, on panique. Cette BD nous met face à cette réalité. Elle nous balance au visage cette facilité que nous avons de lâcher des choses que nous regretterons plus tard. Sauf qu’ici, elles ont des conséquences terribles.

Une mise en tension permanente…
J’ai été constamment maintenue en haleine. Comment tout cela allait-il se finir ? Et surtout, quel était le fin mot de l’histoire. Il n’y a pas un seul instant de répit, si bien que j’ai enchaîné les deux tomes à une vitesse folle. J’ai dévoré ces pages, je m’y suis même parfois perdue. Les yeux exorbités, me mettant à la place de ces filles, de ces adolescentes à qui je ressemblais quelques années plus tôt…

Au final, ces BDs vous retournent l’estomac, mais pas dans son aspect gore (car on ne voit pas grand chose), tout est dans la suggestion et le psychologique, et parfois c’est bien plus effrayant. À lire ! Pour vous procurer le premier tome, c’est par ici.

Clown

Hier, j’avais une envie irrépressible de ma regarder un film d’épouvante. J’ai opté pour Clown, un film sorti directement en DVD, mais dont l’histoire m’intriguait.

Synopsis : Lorsque le clown engagé pour animer l’anniversaire de son fils leur fait faux bond, un père de famille doit prendre la relève et lui-même revêtir un déguisement de clown pour assurer le spectacle. Mais très vite, il réalise que le costume est devenu une seconde peau dont il ne pourra se débarasser. A moins d’accomplir une mission macabre…

L’intrigue…
Nous suivons un agent immobilier à la vie bien rangée. Remarquez qu’ils ont souvent la vie bien rangée. Rien ne prédestinait cet homme à un tel changement… Et c’est peu dire. Lors d’une visite d’un appartement à vendre, il tombe sur une malle et l’ouvre : un costume de clown. Son téléphone sonne : son fils qui fête son anniversaire n’a plus de clown… Celui-ci ne pouvant venir. Ni une, ni deux, il enfile le costume trouvé un peu plus tôt et il part à la fête d’anniversaire de son fils. Nous mettrons de côté le fait que comme par hasard son fils fête son anniversaire avec clown, que comme par hasard, le clown ne puisse plus venir et que, comme par hasard, il trouve un costume de clown dans une malle de la maison qu’il inspectait. Bref, dès la costume enfilé, impossible de la retirer. Et on apprend alors que le costume est en fait, la peau d’un démon… âmes sensibles s’abstenir.

Un démarrage difficile…
Clown est un film d’épouvante, horreur. Et fantastique aussi. Quand j’ai vu l’affiche du film, je me suis dis que j’allais frissonner de peur, surtout avec les clowns… Mais voilà, j’ai trouvé le démarrage difficile. Un peu long. L’épouvante pointe le bout de son nez vers la fin, l’horreur est distillée un peu tout le long du film et le fantastique est, quant à lui, très appréciable, c’est indéniable. J’ai commencé à avoir vraiment peur vers la fin, autrement, j’ai pris ce film comme un fantastique un peu plus flippant que la moyenne.

L’aspect fantastique…
S’il y a bien un truc auquel j’ai accroché, c’est l’intrigue en elle-même et son côté très fantastique. Le clown est un personnage récurrent de l’univers horrifique, et la façon d’utiliser ce personnage ici m’a enchanté. On n’a pas un cinglé qui se déguise en clown et qui tue tout le monde, ou une tranche de la population, on a un individu normal, qui va changer à cause du costume qui s’avère être la peau d’un démon. Et ce démon est le clown originel. On nous explique alors que les clowns ne sont pas, à l’origine, ce que nous en avons fait (le personnage rigolo qui fait rire les enfants), mais bien une créature plus effrayante et dangereuse que l’on pourrait le croire. Bon, et un point positif pour le maquillage que j’ai trouvé plutôt bien réalisé.

Au final, Clown est un film sympa qui se regarde sans prise de tête. De l’horreur et de l’épouvante léger pour un aspect fantastique bien plus intéressant. À ne pas mettre entre toutes les mains non plus.

Stranger Things

J’ai terminé de regarder la première saison de Stranger Things, que j’ai très clairement dévoré. Cette série allie tout ce que j’aime, pour mon plus grand bonheur !

Synopsis (issu de Wikipédia) : Un soir de novembre 1983 à Hawkins, dans l’Indiana, le jeune Will Byers, douze ans, disparaît brusquement sans laisser de traces. Plusieurs personnages vont alors tenter de le retrouver : sa mère Joyce, ses amis menés par Mike Wheeler et guidés par la mystérieuse Onze, ayant des pouvoirs psychiques, ainsi que le chef de la police Jim Hopper. Parallèlement, la ville est le théâtre de phénomènes surnaturels liés au Laboratoire national d’Hawkins, géré par le département de l’Énergie (DoE) et dont les expériences dans le cadre du projet MKULTRA ne semblent pas étrangères à la disparition de Will.

L’intrigue…
Nous suivons plusieurs équipes qui se constituent au fil de la saison dans le but soit, de se débarrasser d’une étrange créature, soit de retrouver Will. Même si l’équipe principale reste celle de ces trois garçons et d’une petite fille, j’ai trouvé très intéressant de suivre les autres protagonistes. Dans cette petite ville se passent des faits étranges et nos amis sont bien décidés à tout mettre au clair. Clairement, une des meilleures séries de l’année. Meilleure que The Defenders ! Presque du même niveau que GoT, et je pèse mes mots. J’ai été complètement prise dans cette histoire. Vraiment, à voir !

Une histoire du club des cinq ?
Au début, quand j’ai vu passé la série, je croyais que j’aurai affaire à une histoire à la mode Club des cinq. Pouah, que neni ! Nous avons là une série horrifique, fantastique, d’épouvante… Bref, tous les meilleurs genres réunis pour un magnifique moment télévisuel. Et puis, clairement, j’ai adoré suivre ces enfants, un peu (non, très très très) geek, rôlistes et fans de star wars. On tombe dans les années 80 avec des personnages attachants et j’ai vraiment beaucoup accroché !

Tout est là…
Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, tout est réuni pour passer un très bon moment. Cette série allie l’horreur à l’épouvante, puis la science fiction au fantastique et même l’humour à la romance. Non, décidément, une sacrée aventure que cette série. J’ai eu peur, frissonné, ris, pleuré. Et à chaque instant, j’ai été bluffée. Soit par un retournement de situation, ou par une montée d’angoisse. La réalisation est magique, les acteurs bluffants. Non, vraiment, une vraie pépite ! Juste un point négatif : seulement huit épisodes…

Au final, je ne le répéterai jamais assez : Stranger Things est une série à voir ! J’ai adoré et je suis sûre que ce sera votre cas à vous aussi !

Le marais de la vengeance

J’ai donc lu Le marais de la vengeance de Christelle Rousseau, publié chez Évidence éditions dans la collection Clair-Obscur. J’ai apprécié cette lecture mais il manquait un petit quelque chose qui l’aurait rendu encore meilleure…

Résumé : Un village breton, un domaine et un marais. Ce dernier alimente un grand nombre de légendes et surtout inspire la peur aux habitants.
Lorsque Charlotte, « Charlie » Karven, célèbre romancière achète la Roseraie, elle n’imagine pas qu’elle va plonger dans une aventure aussi effrayante que mystérieuse, quelque fois au péril de sa vie.

Bon, les lettres un peu effacées que vous voyez au milieu de la couverture ne sont pas censées être là. C’est un bug de ma liseuse qui en a vu des vertes et des pas mûres. D’abord trempée, puis rebootée à cause d’un fichier malveillant, la pauvre a encore des séquelles. Nous la remercions néanmoins d’être encore parmi nous.

L’intrigue…
On va suivre l’histoire d’un marais et d’un manoir. Oui, vous avez bien lu. Plutôt que de dire, nous allons suivre une romancière connue et reconnue, je préfère prendre le domaine de la Roseraie car au final, on ne suit pas tout le temps cette Charlie. Je vous explique. Nous sommes dans une première partie à l’époque des prémices du manoir et de son marais. On a les premiers résidents et les premières horreurs qui se déroulent en ces lieux. Ce domaine devient vite un lieu maudit, dont les voisins ont peur. On arrive cependant assez rapidement à l’époque d’aujourd’hui et notamment cette romancière qui rachète le domaine. Elle va rapidement être rejetée par les habitants, effrayés par le marais et le manoir. Notre Charlie Karven va alors faire des recherches, intriguée par leurs réactions. En achetant cette maison, elle croyait faire une bonne affaire, elle se retrouvera au final, en lutte constante, au péril de sa vie.

J’ai aimé, certes…
Nous sommes dans un thriller d’épouvante où la tension reste palpable du début à la fin du roman. On est rapidement pris dans l’histoire et on veut absolument savoir ce qui se cache derrière tous ces événements. Christelle Rousseau arrive à nous garder en haleine, nous obligeant à poursuivre le récit, presque sans interruption. Même si je mettrai un petit bémol là-dessus dans mon prochain paragraphe. Nous avons le droit à des éléments historiques, notamment l’occupation allemande. Mais aussi à des descriptions très complètes. Ces descriptions m’ont permis de m’immerger un peu plus dans l’histoire, bien que j’émette un avis mitigé tout de même là-dessus également. Je tiens tout de même à faire remarquer que c’est un roman complexe à l’histoire très travaillée. On ressent tout le travail de l’auteur pour que son intrigue tienne debout. On fait des liens entre le passé et le présent et tout s’éclaire à la fin. D’où le côté très addictif du roman. Christelle Rousseau sait nous prendre aux tripes pour un très bon moment de lecture.

Mais, certaines choses m’ont gêné…
Quand je dis « presque sans interruption », c’est bien le « presque » qui est important. Ce point rejoint d’ailleurs les nombreuses descriptions détaillées. Ces descriptions, en plus de nous immerger dans le récit, l’ont rendu lourd. Elles étaient envahissantes et j’ai même eu envie de les passer par moment. Un peu comme les romans classiques que je lisais au lycée et qui m’excédaient par le trop plein de détails. Comment un auteur peut-il passer une vingtaine de pages à nous décrire les racines d’un arbre ? Je vous laisse deviner de quel ouvrage il s’agit. Bref, revenons à nos moutons, j’ai donc eu besoin à plusieurs reprises d’arrêter un peu ma lecture, histoire de souffler et de digérer toutes ces descriptions. Et enfin, une dernière chose a participé à la lourdeur du texte : les répétitions. C’est bien quelque chose que j’ai du mal à supporter et ici il y en avait énormément. Les anglais adorent ça, mais il me semble qu’en France ça gêne plus que ça ne réjouit.

Au final, malgré les quelques points cités au-dessus qui m’ont un peu rebuté, j’ai tout de même beaucoup apprécié cette lecture. L’intrigue et son suspense mettent un peu tout ça au second plan pour un joli moment en compagnie du marais et du manoir. Faites attention, j’entends le bruit de la charrette de l’Ankou… Pour vous le procurer, c’est par ici.

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