Les méduses

Un texte étrange, aux allures de témoignage, tel un message jeté à la mer, je vous parle des Méduses d’Ellierim.

Résumé : Zahra n’aime pas les méduses. Elle leur reproche leur forme, leur couleur, leur atonie… À la suite d’un incident qui a marqué sa tendre enfance, elle développe même à l’encontre de ces créatures une véritable phobie, à l’image de celle qui lui fit honnir les serpents jusqu’à ce que l’élégance de certains les réhabilite à ses yeux. Mais, pour les méduses, sa phobie tourne à la chronicité jusqu’au moment où Zahra prend conscience qu’il existe des êtres beaucoup plus répugnants que les méduses… Est-elle sur la voie de la guérison ?

Avis :

Un début poétique…
On commence notre rencontre avec l’imaginaire d’Ellierim avec un peu de poésie. Parce que, Zahra n’aime pas les méduses. Et des raisons, elle en a, et pas qu’une. Ce que j’ai beaucoup apprécié est la manière dont l’auteur a commencé son texte. C’est rythmé, ça donne un tempo au récit. Si bien qu’une fois ce passage terminé, mon emphase est légèrement retombée. Puisque nous reprenons un texte basique, avec une narration, certes intimistes, mais tout de même assez banale. Ce qui fait que j’ai trouvé le déroulement un peu plat. C’est vers la fin que j’ai eu un véritable regain d’intérêt.

Pour une fin réfléchie…
En effet, le final est plutôt étonnant. On suit le fil de pensées de Zahra, mené avec brio, et doucement, elle nous explique pourquoi, finalement, elle aime de nouveau les méduses, enfin, du moins, elle les déteste moins. Tout simplement parce qu’elle a trouvé quelque chose d’encore plus dégoûtant à son sens. S’engage alors une véritable réflexion humaine, presque philosophique. La tournure qu’a donc pris ce texte fut légèrement déconcertante mais finalement intéressante. Le style de l’auteur est fluide, un peu scolaire parfois, du moins, oserai-je dire clair et concis. Ce qui a fait que j’ai parfois eu l’impression de lire un rapport scientifique sur une expérience. Cela n’enlève rien à la qualité du texte, mais le rend d’autant plus original.

Au final, un texte original, au déroulement étrange et surprenant. Une jolie découverte aussi particulière qu’inspirante.

Service de presse


◊ Extrait ◊

 » Les méduses, si je ne m’abuse,
C’est affreux, hideux, c’est globuleux, c’est visqueux et gélatineux.
C’est verdâtre, c’est blanchâtre, grisâtre, brunâtre ou noirâtre.
C’est flasque, ça se prélasse, ça s’amasse, ça s’entasse et s’enlace sur les plages.
C’est mou, ça s’échoue, ça me dégoûte, me repousse, me courrouce, me secoue.
Les méduses qui affluent, le corps nu, ça me répugne, me révulse et me perturbe.
Sans cesse, en mollesse, ça s’empresse et se compresse sur le sable chaud.

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