Le Berger, épisode 1 – Boris Akielaszek

Titre : Le Berger
Auteur :Boris Akielaszek
Éditeur : éditions Nutty Sheep
Genre : Fantasy
Résumé : En d’autres temps, en d’autres lieux vivait un berger à la destinée peu commune. Loin de l’agitation générale, il passait le plus clair de son temps dans un pré parmi ses bêtes. Ses journées étaient faites d’ensoleillement, de lecture, d’apprentissage et de magie. Sa vie s’écoulait ainsi paisiblement, jusqu’au jour où un fléau s’abattit sur le royaume des hommes. Ceux qui étaient touchés par le mal que l’on nommait la Grisaille n’étaient plus capables de ressentir d’émotions. Ils devenaient des errants sans flamme intérieure. L’amour, la tristesse, la joie leur étaient devenus étrangers. Le monde entrait dans son heure la plus sombre et l’avancée des ténèbres allait contraindre le Berger à partir en quête de réponse. Il ne le savait encore pas, mais son voyage allait le mener jusqu’au bout du monde.

Notation :

Avis :

Un Berger, inquiet de la Grisaille, décide de retrouver son maître. Malheureusement, une fois arrivé sur place, il découvre une ambiance étrange, sécuritaire… De quoi encore plus éveiller sa curiosité.

Ce premier épisode aura la particularité de nous laisser sur notre faim, c’est certain. Il faut dire que quelques pages auront suffit à nous plonger dans l’univers de l’auteur, entre conte et fantasy. Le style d’écriture nous rappelle d’ailleurs ces légendes à destination des enfants : une plume fluide, douce, simple, et magique. On fera la rencontre dans cet épisode de créatures magiques, presque mystiques puisque l’auteur puise librement son inspiration dans des mythes de divers contrées.

Aventure, univers construit, action et émerveillement sont au cœur de ce premier épisode qui nous met très clairement l’eau à la bouche quant à la suite des aventures du Berger et de ses acolytes. Difficile d’en dire plus de peur de dévoiler davantage de l’intrigue, je vous laisse donc plonger dans des contrées d’un autre temps, aux côtés de la magie des lieux et très certainement aussi de l’imaginaire de l’auteur…

En bref :

Un premier épisode captivant qui saura à coup sûr retenir votre attention. Vite, la suite !

**Service de presse, via Simplement Pro

Les anneaux d’Arktus – Xavier Watillon

Titre : Les anneaux d’Arktus
Auteur : Xavier Watillon
Éditeur : Editions Nutty Sheep
Genre : Science-fiction
Résumé : L’exploration spatiale est un passe-temps dangereux. Mieux vaut la laisser aux professionnels ? Ce n’est pas l’avis de l’AES… Chargée d’une mission d’enquête aux enjeux tenus secrets, l’agence d’exploration spatiale fait appel aux services (contraints et forcés) de prisonniers condamnés à perpétuité. Pour les encadrer : une intelligence artificielle dernier cri, et pour les transporter jusqu’au fin fond des territoires spatiaux connus : une vieille frégate retapée à bon prix.

Notation :

Avis :

Aydern a un job : balayer les cendres de ses camarades. Et malheureusement, il a beaucoup de travail… Il faut dire que Larka est pour le moins expéditeur, n’hésitant pas à désintégrer la moindre personne qui a l’audace de le gêner. Et à bord du vaisseau, c’est lui qui fait loi. Reste à savoir s’il restera un peu de l’équipage pour leur retour de l’espace…

Les anneaux d’Arktus a une ambiance bien particulière, un peu anxiogène, toute en tension, en pression. Et puis, il y a l’air aussi. Vicié. Sale. On voit la crasse de la carlingue, on voit les cabines étroites et vétustes. On voit ces prisonniers réduits à l’état d’esclavage, dont les droits ont été balayés. Xavier Watillon a réussi brillamment à nous montrer tout ce décor, non pas à travers des descriptions, mais bien dans l’intrigue elle-même, dans les dialogues, et les actions des personnages. Ce qui rend ce récit d’autant plus visuel, et immersif.

Si la plume de l’auteur est très agréable à la lecture, elle n’en reste, en revanche, pas moins classique, sans trop d’effets de style particuliers. Cela pourrait paraître négatif, mais l’intrigue n’a pas besoin d’être soutenue par un style affirmé, tant elle se tient d’elle-même.

Outre cette plume fluide bien que classique pour le genre, il me semble primordial de souligner un élément de l’intrigue : les prisonniers. Et plus globalement, cette nécessité de payer le moins cher possible pour économiser le moindre sous. Finalement, on se rend compte que cette ambition de rogner sur les moyens n’apporte pas forcément que du bon (loin de là). Et cette idée ne sera pas sans rappeler la forte conclusion de la mini-série Chernobyl. Peut-être doit-on y voir là un message, qui sait ?

En bref :

Xavier Watillon nous offre une très bonne novella dans un univers de science-fiction construit, et aux décors immersifs. De quoi se perdre sans nul doute dans ce vaisseau déglingué aux côtés des prisonniers pas vraiment ravis d’être réquisitionnés…

**Service de presse, via Simplement Pro

Les traqueurs, épisode 1 : le démon de la mine – Christophe Corthouts

Titre : Les traqueurs
Auteur : Christophe Corthouts
Éditeur : éditions Nutty Sheep
Genres : Fantastique
Résumé : Une petite ville du nord, un ancien charbonnage abandonné, un démon incarné sous les traits d’un mineur fou, une bande de gamins prêts à défendre chèrement leur peau, un affrontement aux conséquences inimaginables…
Dans les entrailles de la terre, personne ne vous entendra hurler !

Notation :

Avis :

Dans une bourgade tranquille, un corps est découvert. Il fait très rapidement des émois. Il faut dire que la scène est macabre… Un groupe d’amis décide d’aller voir de quoi il retourne. Ils se retrouvent alors embarquer dans une aventure dont ils se seraient bien passés…

Un village sans histoires, une apparition sanglante, un groupe de jeunes… Tout ceci n’est pas sans rappeler nos camarades de Stranger Things. Un peu horrifique, franchement fantastique, assurément mystérieux, ce premier épisode nous introduit avec force dans l’univers de Christophe Corthouts. On rencontre les personnages, l’auteur pose le décor d’une ville tranquille nous provoquant un sacré contraste avec l’arrivé de ce mineur démoniaque.

Finalement, ce premier épisode reste introductif. Il n’est qu’une mise en bouche, donnant terriblement envie d’en savoir plus. La suite se révélera plus intéressante et, certainement, plus riche également. Bien qu’en seulement quelques pages, Christophe Corthouts réussisse à nous faire vivre deux combats violents, et à nous introduire un sacré mystère… À suivre donc.

En bref :

Un premier épisode démoniaque, qui introduit brillamment une intrigue à la Stranger Things.

**Service de presse, via Simplement Pro

Le chemin de l’ombre – Sylvain Desvaux

Titre : Le chemin de l’ombre
Auteur : Sylvain Desvaux
Éditeur : éditions Nutty Sheep
Genre : Fantastique
Résumé : Parfois, on trouve dans les ténèbres ce que l’on a renoncé à chercher…
ET MÊME PLUS !
Daniel est un homme désespérément seul depuis la disparition suspecte de sa fille, Nathalie. La solitude le ronge, l’alcoolisme le guette, et sa femme l’a quitté…
Hanté par le souvenir de l’adolescente, un soir d’orage, Daniel emprunte un chemin détourné, secret, qui le mènera sur les traces de sa fille…
Au risque de trouver bien plus que ce qu’il cherchait, et de se perdre dans le noir.

Notation :

Avis :

Jeudi soir, après un barbecue. Daniel rentre chez lui, des restes de nourriture d’un côté et sa tristesse de l’autre. Il se rappelle. Se souvient. Et puis, la nuit rend tout opaque. Son voile noir envahit tout. Et une question se pose : Est-ce vraiment la nuit qui rend Daniel si aveugle ?

Sylvain Desvaux exploite dans cette novella le thème du père aux abois. Le thème du père qui pourrait faire n’importe quoi pour sa fille. Il l’exploite avec force et sincérité, nous embourbant nous aussi dans cet amas de détresse. C’est ainsi qu’il joue avec sa plume. Tantôt crue, tantôt douce, sensible, nostalgique… Ses effets de style permettent d’instaurer panique ou compassion chez le lecteur, rendant la novella aussi bien dosée qu’émouvante.

Un mélange de fantastique et de drame, qu’est-ce que ça donne ? Ça donne un huis-clos éreintant, qui rend le lecteur aussi angoissé qu’obsédé par ce noir omni-présent et cet homme brisé. La mention de l’heure qui s’efface en ajoute d’autant plus à cette impression de vide, comme si plus rien n’importait d’autres que Daniel se battant avec sa lampe torche, tentant de se frayer un chemin dans cette ombre opaque…

En bref :

Une novella bien pensée, aussi bien dans son intrigue, sa chute et même le style de l’auteur. Entre fantastique et drame, un très bon Desvaux !

**Service de presse, via simplement pro

À noter que Le chemin de l’ombre est la réédition de Noir, initialement paru chez Evidence Editions.

Nutty Ghosts

Un recueil de nouvelles fantastiques, à coup de revenants à toutes les sauces, c’est ce qu’est Nutty Ghosts. Une anthologie regroupant des écrivains de talent dont Patrice Quélard, Aurore Chatras et encore Manuela Legna dont vous avez déjà entendu parler sur le blog.

Résumé : « Pourquoi ne meurent-ils pas tout simplement? Ne peuvent-ils nous laisser en paix? » me direz-vous. Eh bien, si vous n’avez pas peur de trouver réponse à ces questions qui vous hantent, venez donc vous pencher sur ces 14 nouvelles qui oscilleront entre histoires terrifiantes, témoignages touchants, enquêtes ou encore explicitations improbables. Éteignez la lumière et laissez-les pénétrer !


Avis :

Vision globale…
En prenant un peu de hauteur, avant de viser juste et plus particulièrement sur quelques nouvelles, il est évident que cette anthologie a été magnifiquement constituée. Encore une fois, la thématique est traitée de différentes manières, rendant la lecture de chaque nouvelle autant captivante les unes que les autres. Donc, pas de redondance qui aurait pu rendre la lecture lente et désastreuse. Remarquez que dans les anthologies signées Nutty Sheep, ça n’est jamais arrivé, du moins, dans celles que j’ai lu. Nous alternons entre des nouvelles originales dans leur intrigue, ou leur construction, plus douces, ou plus dures, plus enfantines, ou plus adultes. Bref, dans cette anthologie, il y en a clairement pour tous les goûts et chacun se retrouvera dans les textes proposés. Que puis-je ajouter d’autre avant de passer à mon petit zoom, les nouvelles ne sont pas toute de la même taille, certaines peuvent être très longues et d’autres très courtes. C’est par exemple le cas de celle de Delphine Hédoin « Nous : Maud », courte, certes, mais efficace. Bref, je commence déjà à viser les textes donc, commençons les zoom…

L’originalité…
Dans ce paragraphe, je vais vous parler de deux nouvelles que j’ai beaucoup apprécié par leur originalité. Tout d’abord, la toute première du recueil « Fantôme à tout faire » d’Aurore Chatras. Cette nouvelle traite de la vie après la mort, avec une vision plutôt étrange et pour le moins originale donc. Avec sa plume fluide et simple, Aurore rend ce texte aussi doux qu’un roman jeunesse. Une nouvelle sans prise de tête, écrite avec le sourire je suppose, vu que je l’ai lu avec, du début à la fin.
Puis, je ne peux pas parler de ce recueil sans vous exposer une nouvelle toute particulière : « Le fantôme de mon Roger » d’Alain Delbe. Quand je l’ai lu, je me suis dit « mais c’est quoi ce bin’s ? » C’est vrai quoi, c’est lui l’auteur ou c’est pas lui ? Alain Delbe nous livre le témoignage d’une vieille femme, écrit par cette vieille femme, enfin je crois. Et on en redemande. La façon dont cette nouvelle est tournée mérite vraiment le détour !

Zoom sur : « Le foulard » de Fabien Rey…
Voilà une nouvelle bien moins dans l’euphorie, qu’elle soit magique, incendiaire, ou encore sanglante. Ici, c’est un drame. Un drame qui prend à la gorge. Qui m’a surprise aussi. Il faut dire que j’ai enchaîné les histoires de fantômes pour arriver à celle-ci… Alors, ne vous faites pas de fausses idées, c’est bien aussi une histoire de fantôme. Mais quelle histoire ! Bon, je ne vais rien vous dévoiler à l’intrigue. Si je dis un mot de trop, tout est dit donc, je vais vous parler de ce que j’ai ressenti. La plume de l’auteur est oralisée, et brute. Fluide et construit, son style participe à l’ambiance générale de la nouvelle, nous déstabilisant un peu plus. Ici, j’ai d’abord suivi l’histoire avec attention, attendant l’élément fantastique : le fameux fantôme. Puis quand il apparaît, je continue de suivre la vie tumultueuse de cet homme. La vie dramatique de cet homme. Si j’ai été bouleversée par certains passages, la chute est magnifiquement amenée, impossible à prévoir. Et celle-ci m’a même arraché un sourire. Bref, une superbe nouvelle !

Au final, voilà un recueil qui regroupe des nouvelles aux ambiances variées. Je me suis régalée de cette diversité ! Une anthologie à découvrir, pour vous la procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Darganfod

Et si on vous invitait à explorer une autre planète à bord d’un vaisseau, le meilleur pour l’exploration, vous feriez quoi ? Personnellement, j’ai pris mon ticket et je suis montée à bord du Darganfod ! Une novella de SF à découvrir !

Résumé : En s’échouant sur un monde non répertorié, le Commandeur Elban et tout l’équipage du Darganfod sont loin d’imaginer l’incroyable planète qu’ils viennent de découvrir. En effet, ils vont rapidement s’apercevoir que ce qu’elle peut leur offrir va au-delà de leurs espérances.
Les explorateurs sont les premiers à savoir que l’espoir est un démon avide dont il n’est pas toujours bon de connaître le prix…

L’intrigue…
Nous suivons une équipe de mécaniciens, de scientifiques, de médecins, à bord du meilleur vaisseau d’exploration qui existe : le Darganfod. Alors que le vaisseau s’échoue sur une planète que l’équipage ne connaît pas, ils décident de l’explorer en trouver un moyen de repartir vers leur planète. Ils vont aller de découvertes en découvertes jusqu’à…

Un univers déjà construit…
Lorsque l’on embarque dans la novella, l’univers est posé. On est inclue dedans et on assimile tout sans problèmes. Pas d’explications fastidieuses sur le monde, leur peuple ou eux-même. Rien que des individus, évoluant dans un vaisseau, mettant tout en oeuvre pour s’échapper de la planète qu’ils ont découvert. Et quelle planète ! J’ai adoré entrer dans un décor déjà posé, y pénétrer sans avoir été averti et préparé. C’est comme si je connaissais ce vaisseau, ses habitants et son but. Comme si je savais tout sur eux, sur leurs liens, leurs sentiments. Comme si ce peuple et ce vaisseau n’avaient aucun secret pour moi.

La plume…
J’ai déjà rencontré Bruno Demarbaix à travers sa série épisodique Gallaterra, et j’ai pris grand plaisir à le retrouver. La plume de l’auteur est fluide, et a cette faculté de décrire chaque élément du décor sans rendre le tout pompeux, ou trop lourd. Sachant que nous évoluons dans un univers de science-fiction avec des technologies, c’est un point non négligeable !

Au final, cette novella fut une excellente découverte ! Entre exploration et découverte, montez à bord du Darganfod, vous ne le regretterez pas ! D’ailleurs, *chuchote à l’oreille de l’auteur*, je pense qu’écrire plusieurs novella à bord de ce vaisseau serait très intéressant… Pour vous procurer cette novella, c’est par ici.

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! ATTENTION SPOILERS !

Explorer un monde connu…
Quand on parle d’exploration, c’est souvent pour explorer un monde inconnu. Nous avons donc toujours les humains qui explorent des planètes non référencées. Je peux citer beaucoup de séries, ou films de SF qui traitent le sujet ainsi. Rien que Star Gate SG1, par exemple. Ici, c’est un autre peuple qui vient explorer notre monde. Et on se retrouve de leur côté. Du côté de ceux qui ne connaissent rien de ce monde qui est le nôtre. Au début, ça m’a déstabilisée. D’autant qu’on sait très rapidement, on le déduit très vite, que c’est la Terre. Et puis, pour en ajouter à notre sentiment d’étrangeté, Bruno Demarbaix parsème son texte de réalité. De faits historiques, d’éléments réels, d’entités existantes. Alors, oui, ce fut étrange d’explorer la Terre d’un autre point de vue, du point de vue d’un peuple que j’ai eu l’impression de connaître alors qu’au final, je ne savais rien d’eux. C’est en même temps qu’ils en apprennent plus sur les habitants de la Terre, que nous même en apprenons plus sur eux.

Miléna, aventurière intérimaire

Bien installée au chaud, une tasse de thé à mes côtés, je suis prête à vous parler d’une novella qui m’a enchantée : Miléna, aventurière intérimaire de Lucile Dumont.

Résumé : Imaginez un monde semblable au nôtre dans lequel les créatures surnaturelles existent encore…
Si vous rencontrez un problème magique, vous pouvez le signaler sur 3615Chevaliers.
En cas de menace sérieuse (comme un dragon), on vous enverra un chevalier expérimenté.
En cas de menace ridicule (mixer hanté), on dépêchera le premier intérimaire disponible.
Miléna est l’un de ces chevaliers de seconde zone. Mal payée et peu considérée, cette lyonnaise doit jongler avec les fées, les démons et les créatures oubliées pour gagner de quoi payer son loyer.
Miléna, Aventurière Intérimaire est un roman court illustré, prenant place au sein de l’univers transmédia des Aventuriers intérimaires qui compte déjà plusieurs nouvelles, fictions interactives et visual novels. En 2018, vous pourrez incarner Miléna, l’héroïne du roman, dans un jeu vidéo d’enquête surnaturelle.


Avis :

Miléna…
Miléna est une aventurière, une chevalier prête à combattre les monstres qui dérangent les habitants. Enfin… Pas vraiment… Du moins, pas encore… Parce que Miléna est intérimaire. Toujours en train de refaire son dossier administratif, et ces fichus papiers à remplir qui n’en finissent jamais… Mais pour ce qui est de l’aventure, elle n’en manque pas ! Après tout, elle chasse les monstres !
Miléna est un personnage intrépide, un peu tête brûlée mais facilement abordable. Si on peut la trouver bourrue parfois, elle a en fait une morale, et j’aurai tendance à dire, un grand cœur. Parce que pour elle, son métier n’est pas forcément de chasser les monstres, mais de régler les conflits qui les opposent aux humains.

La structure…
Avant de vous parler du concept « Aventurière intérimaire » en lui-même, je voudrais m’attarder sur la structure même de cette novella. Tout l’aspect « technique » : la plume, les illustrations,… Lucile Dumont nous présente les aventures de Miléna sous forme de petites nouvelles. Une par chapitre, même si on a une continuité évidemment. J’ai beaucoup apprécié cette façon de faire, car j’ai retrouvé un côté « guilde », à la Fairy Tail par exemple. Elle reçoit des missions, les accomplit et reçoit sa prime. Mais voilà, tout ne marche pas forcément comme sur des roulettes, et certaines choses peuvent aller plus loin que ce simple échange mission accompli, remise de la prime.
Ensuite, pour ce qui est de la plume, on retrouve un style incisif, piquant. On suit les pensées de Miléna, nous avons un point de vue interne et c’est un régal. Il faut dire que Miléna a une façon bien à elle de penser, souvent sarcastique et pleine d’humour. Et enfin, les illustrations. Parce que, oui, il y a des illustrations. En version numérique, ce n’est pas vraiment adaptée, du moins, sur ma liseuse, le rendu est parfois décalé. Ce qui fait que je n’ai pas l’illustration dans son ensemble. Mais le résultat sur papier doit valoir le coup d’œil. Néanmoins, ça m’a permis de me figurer encore mieux les monstres et les personnages. C’est un plus non négligeable.

Le concept…
Je pensais lire une novella somme toute normale. Une histoire courte, et puis voilà. Mais je me trompais et lourdement en plus. J’ai lu une histoire parmi tant d’autre. Une histoire s’inscrivant dans un univers bien plus large et complexe qu’il n’y paraît. Aventurier intérimaire est un projet de nouvelle, novella, roman, histoire interactive, et… de jeu vidéo ! J’ai été tellement charmée par le principe que j’ai décidé d’interviewer l’auteur de cette novella pour en savoir plus. Bientôt sur le blog donc 😉
Voici le concept :

« 2015. Le président Houllande dirige cent vingt millions de français équipés de minitels. Suite à la destruction de Fukushima, la France a accueilli un million d’immigrés japonais, qui ont amené avec eux de nombreux esprits. Dans ce contexte troublé les nouvelles technologies et les créatures magiques coexistent. Si vous rencontrez un gros problème d’ordre surnaturel vous pouvez le déclarer sur 3615Chevaliers. S’il s’agit d’une grave menace on vous enverra des officiers compétents. En revanche, s’il s’agit d’un problème mineur, comme un mixeur hanté, on dépêchera le premier intérimaire disponible. »

Je vous invite à en savoir plus par ici.

Au final, Miléna est un personnage très intéressant mais il n’est pas le seul de cet univers très riche. Je suis donc très heureuse d’avoir découvert l’univers et suis ravie de l’approfondir. Si vous aussi, vous voulez vous lancer dans l’aventure, c’est par ici.

Terramorphos – saison 1

Je vous parle aujourd’hui de la saison 1 de Terramorphos de Patrice Quélard. Parce que j’ai adoré suivre cette série sous forme d’épisode numérique, j’ai acheté la version papier avec une superbe dédicace de l’auteur. Je vous en parle donc plus en profondeur.

Résumé : Dans un avenir pas si lointain, la planète Terre se meurt, saccagée par l’homme au-delà de toute rédemption, et la multinationale Terramorphos a pour lourde charge de préparer l’avenir de l’espèce humaine en terraformant des planètes comparables à la nôtre dans des systèmes voisins. Clive Forsythe, ancien mercenaire ayant eu une carrière bien remplie au service de cette corporation, bénéficie d’une retraite dorée avec sa femme et son fils sur le dernier né des paradis terraformés, Baker-119-g. En tout cas, c’est ce qui est marqué sur son contrat…

Vous pouvez retrouver mes avis par épisodes ici.

L’intrigue…
Nous suivons un ancien mercenaire qui travaillait à la solde la plus grande industrie du monde (on peut même dire de l’univers) : Terramorphos. Cette entreprise fait commerce dans la terraformation. En effet, la planète Terre se meurt et il devient primordiale de trouver de nouvelles planètes où vivre. Clive débarque donc sur Baker-119-g avec sa famille et la promesse d’une vie tranquille… Vraiment ?

Patrice Quélard signe là une histoire très travaillée et maîtrisée. Aucun moment d’ennui, juste une envie irrépressible de continuer de lire, encore et encore. Parce que l’auteur sait nous garder en haleine. Il nous décime des informations au grès des pages et nous les cueillons avec joie. Nous sommes loin des clichés de la SF à coup d’Alien farfelu et autres vaisseaux supra-technologiques. En fait, on y croirait presque !

Les personnages…
Nous avons, dans cette première saison, deux personnages essentiels. Clive, dans un premier temps, par qui l’histoire commence. C’est donc un ancien mercenaire, au caractère bien trempé et surtout, un individu bien entraîné. Ce personnage va nous permettre d’en savoir plus sur la planète Baker-119-g, plus que sur l’entreprise. Parce que c’est un autre personnage qui nous apprend un grand nombre de choses sur l’entreprise Terramorphos : Vanessa. Vanessa Huggins est une simple comptable qui découvre des éléments bien étranges dans la compta de notre industrie préférée. Alors qu’elle en informe ses supérieurs, elle est envoyé sur Baker-119-g pour, soit disant, en savoir plus sur ces éléments. Vanessa n’est pas dupe, elle a très bien compris qu’on l’a évincé. Cependant, elle n’est pas prête à dire son dernier mot. C’est une femme au caractère bien trempé, que l’on retrouve avec plaisir dans la saison 2.

Tous les personnages sont travaillés et surtout, ils ont tous leur utilité. Dans cette première saison, rien, et vous dis bien rien, n’est laissé au hasard.

L’écriture…
Vous avez évidemment déjà entendu parler de Patrice Quélard sur le blog. Avec, certes, les avis épisodes sur Terramorphos mais également avec ses nouvelles parues chez Nutty Sheep ou son roman historique Catharsis Disputatio. Vous savez donc que c’est un auteur dont j’apprécie énormément la plume. Pas de surprise donc si je vous dis que le style est fluide, addictif et entraînant. Que les descriptions sont parfaitement dosées et subtilement bien écrites sans aucune coupure dans le récit. Que le vocabulaire est riche, les termes clairs et le fil rouge limpide… Bref, vous l’aurez compris, tout est réunis pour un très bon moment de lecture.

Au final, une série SF à lire, lire et relire. J’ai adoré cette première saison et la saison 2 semble encore plus exceptionnelle. Pour vous procurer l’intégrale papier de la première saison, c’est par ici.


♦ Voici donc mon avis en vidéo ♦

Six personnages emmerdent l’auteur

Je l’attendais depuis qu’il avait été annoncé. Du coup, dès sa sortie, j’ai foncé dessus et oh la la, j’ai tellement mais tellement bien fait ! Je vous parle donc de Six personnages emmerdent l’auteur, le premier roman court de la collection One-Short des éditions Nutty Sheep.

Résumé : Albrecht Weiss est écrivain. Peut-être même un écrivain raté, auquel un seul éditeur a jamais accordé sa confiance. D’ailleurs, les critiques sur son œuvre se font de plus en plus acerbes, négatives, son public se raréfie et son nouveau roman n’avance pas, s’enlise, peine à être écrit.
Jusqu’au jour où, sans prévenir, ses personnages font irruption dans son salon et décident de s’écrire eux-mêmes.
Six personnages emmerdent l’auteur est un roman existentiel sans être pédant, drôle et cynique, ironique et élégant, qui pose une question essentielle : de l’auteur ou de ses personnages, qui sont les plus réels ? Et toi, lecteur, es-tu sûr d’être réel ?

Court et prenant. Conclusion ? Lu d’un coup, sans autre forme de procès. Juste englouti quoi.

L’intrigue…
Je pense que pour le coup, le titre parle de lui-même. On sait ce qu’il va se passer et pour autant rien n’est prévisible. On a donc un écrivain « raté » qui rédige un énième roman qui publiera une énième fois chez le même éditeur, qui n’est autre qu’un ami. À partir de là, peut-être que la mention « raté » caractérisant l’auteur commence à prendre tout son sens. Bien évidemment, je vous parle du personnage-auteur de ce roman et non du grand patron : le grand auteur (Manuela Legna), qui elle, est exceptionnelle ! Notre ami Albrecht va alors faire la connaissance de ses six personnages, bien décidés à reprendre en mail le cours de leur existence. Eh bien oui, après tout, qui est-il pour décider de leur faits et gestes ?

Différent…
Le concept des personnages qui prennent vie a déjà été traité, oui, on est d’accord. Mais, de cette façon ? Ah, là, rien n’est moins sûr. Parce que plutôt que de se concentrer sur l’auteur et le comportement des personnages dans la « réalité », le vrai auteur (pas facile tout ça) nous focalise davantage sur les ressentiments des personnages dans leur propre histoire (enfin, pas vraiment leur propre puisque c’est l’auteur qui a écrit cette histoire, qui a encore été écrite par une autre auteur… Gosh, serait-ce une mise en abyme ? Cours de français quand tu nous tiens). Qu’est-ce que ça fait de vivre mais comme à l’extérieur de nous-même ? De se rendre compte que ce que nous faisons n’est pas de notre propre initiative ? Que nous sommes contrôlés par quelqu’un qui tire les ficelles dans l’ombre ? Alors, oui, les personnages s’en rendent compte petit à petit et sont bien décidés à faire cesser tout ça !

La plume de l’auteur…
Riche et infiniment belle. Oui, c’est ça. Elle est magique. Le vocabulaire est très recherché, les tournures de phrases sont épatantes de tant de dextérité et la syntaxe parfaitement maîtrisée. Sa plume est parfaitement adaptée au ton de la novella. C’est sans doute, d’ailleurs, elle qui lui donne ce côté très intrusif et plutôt cynique par moment.

Au final, un carton plein pour la première parution de la nouvelle collection des éditions Nutty Sheep. Six personnages emmerdent l’auteur a été bien au-delà de mes espérances et je vous conseille vivement cette novella. Pour vous la procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition


∴ énigme #1 ∴

Vous avez la réponse ? Allez vite sur la page où se trouve mon avis sur le roman dont il est question et résolvez la deuxième énigme 😉 N’oubliez pas de m’envoyer un mail via le formulaire de contact pour me donner la réponse si vous voulez tenter de remporter le cadeau !

Vous ne trouvez pas ? Vous avez besoin d’un indice ? Cherchez Jess dans la rubrique Érotique, une fois trouvée, envoyez moi un mail via le formulaire de contact en me précisant sur quelle page se trouve mon chat adoré ! Et je vous donnerai un indice, promis 🙂

Le cadeau n’est disponible que jusqu’au 2 Septembre !

Participations pour le cadeau, ouvertes à la France uniquement.

Formulaire de contact…

Nutty Dragons

Je reviens pour vous parler d’une anthologie de nouvelles publiée aux éditions Nutty Sheep : Nutty Dragons. Moi et les créatures fantastiques, une belle histoire d’amour. Ce recueil a été une excellente découverte ! Mythique…

Résumé : Cette anthologie est une déclinaison de l’allégorie du dragon. Noblesse naturelle, puissance dévastatrice, simple animal ? Lorsque l’on envisage le dragon, c’est souvent en contraste avec la faiblesse humaine, une représentation de la perfection inatteignable par l’homme, presque comme un Dieu…
Oserez-vous vous frotter à l’aura mystique du Dragon ?
Alizée Villemin, Delphine Hédoin, Karine Rennberg, Patrice Quélard, Christophe OLRY, Geoffrey Legrand, Guillaume Chau, Xavier Watillon, Stewen Corvez, H.P Mérelle.

Il me semble que c’est la première fois que je lis une anthologie signée Nutty Sheep. J’ai lu leurs nouvelles, leurs sorties épisodiques mais pour les recueils collectifs c’est une première. Bon, faut dire aussi que je l’attendais cette sortie !

Les intrigues…
Ah, je ne compte pas vous raconter l’histoire de chaque nouvelle. Je vais laisser planer le mystère. Mais alors, qu’est-ce que je vous veux exactement ? Je vais survoler tout ça, prendre de la hauteur. On connaît tous les dragons. On en a vu dans des films, des séries, lu dans des romans, des mangas, des bandes-dessinées. Il existe énormément de race de dragons. Je vous le dis en tant qu’experte car j’ai lu la Dragonologie qui est une encyclopédie sur les dragons. J’ai pu toucher la peau de certains spécimens et j’en ai appris plus sur leur particularité. Une experte en dragons donc ! Et c’est cette experte en dragons qui vous dit que cette anthologie lui a ouvert les yeux. Les intrigues sont aussi différentes les unes que les autres. Tantôt on suit des dragons intelligents, tantôt une bête qui veut protéger son petit ou encore un animal, ni plus ni moins. Et c’est cette diversité d’histoire qui m’a époustouflé. Je vous explique…

La diversité des genres…
Nutty Dragons regroupe les textes de pas mal d’auteur : 10 au total (je viens de compter). On aurait pu croire qu’on allait tomber dans une routine. Tomber dans de la fantasy à la sauce Tolkien (Qui a oublié le fameux Smaug du Hobbit ?) mais pas du tout ! Et c’est tout simplement magique. On est dans de la SF, puis dans du fantastique et on retrouve la fantasy pour mieux la quitter. J’ai été épatée par cette sélection unique. Les auteurs sont talentueux, leur plume est exquise et je n’ai qu’un mot à dire : Bravo !

Ma nouvelle préférée…
Je suis en train de me rendre compte que ce n’est pas simple de parler d’un recueil collectif… Ha ha ! Comme il y a plusieurs nouvelles, je vais faire un zoom sur ma préférée. Ta Da Da… Roulement de tambour… Ma nouvelle préférée est… Lançons dès à présent la plage de pub ! Ah, non, je rigole. Mettons fin à ce suspense haletant. Je vais vous parler de Immortalis de Christophe Orly. J’ai beaucoup aimé cette intrigue. On est directement en immersion, en pleine bataille. Un combat pour la liberté. On suit la résistance. Et cette cité a une particularité. En plus d’être dans une sorte de dictature, les dragons sont intelligents. Et cohabitent avec les humains. Enfin, cohabitent c’est vite dit. L’action est omniprésente dans cette nouvelle et comme pour tout court récit que l’on aime, j’aurai voulu que ça dure plus longtemps !

Au final, sans trop vous en dire, j’espère vous avoir donné envie de découvrir cette anthologie. Si vous êtes fan des créatures mythiques, les histoires de ces différents dragons valent vraiment le détour ! Disponible en papier ici, et en numérique par .

Service de presse envoyé par la maison d’édition