2048, tome 1 – Lionel Cruzille

Titre : 2048
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions L’Alchimiste
Genre : Science-fiction
Résumé : Dans un monde qui se relève du chaos, tous les êtres humains se sont vus implanter une puce biotechno pour survivre à une terrible pandémie. Miya, orpheline et vagabonde, évolue dans cet univers sombre avec des pouvoirs de sorciers dont elle ne connaît ni les limites ni les véritables usages mais qui ont permis sa survie. Tout bascule lorsqu’elle se fait enlever par un inconnu durant un affrontement avec les CYTOP, la cyber police, au cours duquel elle va perdre son compagnon.
Elle se réveille dans un centre éloigné de toute civilisation abritant un nouveau groupuscule étrange et conduit par un certain Shifu. Miya, ne le sait pas encore, mais sa destinée est complètement liée à la survie de l’Humanité tout entière car elle seule détiendrait la clé pour faire face à l’Apocalypse que tout le monde redoute. Le compte à rebours est enclenché. Miya sera-t-elle prête à temps ? A-t-elle seulement conscience des dangers qu’elle devra affronter ? Quel prix sera-t-elle prête à payer ? Celui de sa vie ?

Notation :

Avis :

Miya frôle les murs. Aux aguets. Le regard furtif. L’inquiétude marque ses traits. Enfin elle est arrivée chez elle. Elle retrouve son compagnon, son havre de paix dans un monde dénaturé… Dans un monde, comme mort. Nature morte. Puce. Miya, tapie dans son terrier, est pourtant porteuse d’un terrible destin…

Comme perdu dans la matrice, Lionel Cruzille nous offre un monde vicié. Impur. Un nouveau monde sombre et pourri qui se relève d’une terrible épidémie. Un monde dystopique donc, post-apocalyptique. Un monde qui répond à la question actuelle « À quoi ressemblera le monde d’après ? ». Dans ce roman, le postulat est une sorte de dictature, une sorte de société où le peuple porte des œillères. Un renouveau du genre, à la matrix, qui nous présente un récit de science-fiction, aux frontières du thriller et du fantastique.

« Mes cheveux colorés hirsutes, le col relevé, les cernes. Bref, la tête des bons jours. Mais je devais m’estimer heureuse. Ma première mission était accomplie : je n’étais pas morte aujourd’hui. »

Les éditions L’alchimiste ont cette devise : « L’imaginaire comme questionnement du réel ». Le premier tome de 2048 répond parfaitement à ce leitmotiv, en nous amenant à une réflexion sur la condition humaine, jusqu’où serions-nous prêt à aller pour contrer une épidémie ? Pour s’en remettre ? Quelles libertés serions-nous prêts à perdre ? À renoncer ? La question des libertés est par ailleurs totalement actuelle, ce qui fait de 2048 un roman dans l’ère du temps, pourtant écrit en 2015.

À lire aussi » Pahana, Ombres au seuil du Cinquième Monde de Lionel Cruzille

Lionel Cruzille nous propose un roman pluriel. Si le côté science-fiction est le plus prégnant, notamment via l’aspect post-apocalyptique et les puces implantées, on ne peut ignorer le thriller et le genre du fantastique qui se mêlent pour nous offrir un récit passionnant et original. Le fantastique se révèle à travers une quête spirituelle, mais également tout un aspect magique. Se mélangent donc ésotérisme et spiritualité, fondant la base fantastique du texte. Haletant. Noir. Un roman SF, entre thriller et fantastique.

Plus globalement, ce premier tome nous pose le décor : un univers altéré, corrompu, où un groupe d’individus se voit détenteur d’un destin exceptionnel. Le dernier espoir, sans nul doute, d’une humanité à l’agonie. Bien construit, entre suspense et action, Lionel Cruzille nous plonge encore une fois dans un récit captivant grâce à sa plume aussi souple que fluide…

En bref : 

Un roman de SF qui n’est pas sans rappeler Matrix, entre fantastique et thriller. Dans l’ère du temps, un texte qui interroge sur le monde « d’après »… À découvrir à 5,49€ en format numérique.

Chroniques d’une terreur programmée – Damien Guirand

Titre : Chroniques d’une terreur programmée
Auteur : Damien Guirand
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Demain. La planète se trouve peu à peu paralysée par de mystérieuses catastrophes, des accidents autant absurdes qu’atroces surgissant n’importe où. N’importe quand. Tout converge vers une nouvelle forme d’attentat. Les questions s’accumulent tandis que la peur grandit partout sur le globe. Qui se cache derrière toutes ces horreurs ? Pourquoi personne ne les revendique ? Mais, surtout, jusqu’où sont prêts à aller ces inconnus qui sèment une terreur de plus en plus grande ? Le temps passe alors qu’une évidence se dessine : et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ?


Notation :

Avis :

Le monde part en vrille. Des accidents mortels ont lieu. Sans savoir. Sans savoir. Et c’est sûrement le pire. Aucune revendication. Rien. Juste l’horreur. La terreur. Et l’impuissance…

Chroniques d’une terreur programmée est un récit court. Haletant. Qui a le mérite de se lire très vite, sans voir le temps passer. On a tendance à qualifier les romans qu’on lit sans voir le temps passer de « Page-Turner ». Spoiler Alert, c’est complètement le cas ici. Le texte est court, incisif, déterminant. Angoissant. Un véritable thriller mené tambour battant, sans pour autant nous plonger dans une terreur viscérale. On est stressé, inquiet, intrigué aussi sans doute, et on se demande jusqu’à la fin, quel sera le fin mot de cette histoire…

« La terreur qui paralysait l’humanité semblait s’être subitement dissipée. Comme si un étrange dôme protecteur recouvrait cet endroit pour en faire un lieu retiré de la fureur sanglante qui dévastait ce monde. »

« et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ? » Une question énigmatique qui nous amène finalement à réfléchir sur ces fameux fondements. Quels sont-ils ? Sont-ils véritablement « fondamentaux » ? Et surtout, pourquoi les remettre en question ? Derrière ses aires de thriller énigmatique, Chroniques d’une terreur programmée interroge sur la société moderne et fait échos aux problématiques actuelles. Sans trop en dire, voilà un texte qui aura le mérite de nous faire réfléchir tout en nous permettant de nous évader. Un drôle de mélange, qui fait plutôt son effet !

À lire aussi » Laisser les vivants de Stéphanie H.

Finalement, Damien Guirand nous offre un thriller palpitant, dépeint avec une plume fluide, bien que peu impliquée dans la vie des protagonistes. Racontée comme par un journaliste, cette histoire nous interpelle sur les thématiques évoquées, tout en réunissant tout ce qui fait d’un thriller dystopique, un bon thriller. 

En bref :

Une novella qui se lit très vite, reprenant avec brio les codes du thriller pour nous faire angoisser, tout en nous interrogeant sur la société.

**Service de presse, via Simplement Pro

Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde – Lionel Cruzille

Titre : Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Plongée dans un profond désarroi depuis quelque temps, Judie, jeune parisienne comme les autres, voit des formes étranges flotter dans l’air un peu partout. Angoissée, torturée, elle cherche désespérément des réponses. Le destin l’amène à rencontrer un exorciste et son ami, un vieux Russe taciturne. Les coïncidences s’enchaînent tandis que les phénomènes surnaturels s’accumulent aux quatre coins du globe. Comment est-ce possible ? Pourquoi ces manifestations se produisent-elles maintenant ? Alors que la panique générale s’installe très rapidement, les pièces d’un vaste puzzle se mettent en place. Serait-ce un signe de la fin des temps ? Et si la clé se trouvait dans une mystérieuse prophétie hopie vieille de plusieurs millénaires ?

Notation :

Avis :

Des ombres, des fantômes, des formes étranges… Alors qu’il semble que le fantastique déborde sur la réalité, un groupe d’individus informés se retrouvent pour tenter de comprendre et élucider cet mystère ésotérique. Entre fin du monde, et renouveau, Lionel Cruzille explore des mythes et légendes oniriques, si peu traités en littérature.

Pahana est un roman multiple, qui, à travers les croyances des Hopies, va nous questionner sur le monde et nos erreurs. Durant une conférence du Salon du Fantastique 2019, certains auteurs discutaient de ces légendes si peu travaillées en littérature. Ils affirmaient qu’il serait passionnant de lire des récits sur des mythes amérindiens. Eh bien Lionel Cruzille l’a fait. Et si on peut avoir peur d’assister à une appropriation culturelle, c’est bien loin d’être le cas. Vous pourrez, par ailleurs, trouver en fin de récit des documents traitant des croyances des Hopies.

Croyances mythiques, apparitions fantasques, médium, apocalypse… Lionel Cruzille nous propulse dans un monde au bord du chaos, un monde tourmenté. Un monde à la frontière ténue, entre la vie et la mort. Il nous invite à nous questionner sur nos choix, sur la tournure qu’a pris l’hypocrisie de l’humanité sur la nature. Il nous invite à nous rendre compte des difficultés actuelles et qu’il est peut-être temps de les résoudre. Un roman porteur d’un message fondamental, au cœur des préoccupations sociétales et environnementales actuelles (l’un n’allant pas sans l’autre).

Tout dans ce roman nous ramène à la fin du monde. Chaque mot, chaque phrase, tout nous propulse dans cet environnement chaotique, à l’ambiance onirique. Embrumé, asphyxié… Le style de Lionel Cruzille, pourtant si souple et fluide, réussit à nous faire manquer d’air. Pourtant, le récit est très riche en dialogues, souvent explicatifs des mythes en place, ce qui devrait normalement avoir tendance à occulter l’ambiance en arrière plan. L’auteur a cependant distillé de nombreuses descriptions de l’atmosphère glaçante au sein même de ses dialogues, nous permettant de ne pas oublier où et dans quel état on se trouve.

En bref :

Un roman captivant, que ce soit pour son ambiance ésotérique et chaotique, que pour le sujet traité, à savoir la mythologie Hopie. Un texte à découvrir, surtout si vous êtes curieux de ces croyances, très peu connues du grand public.

Après le Grand Blanc – Virginie Decoeurfeu

Titre : Après le Grand Blanc
Auteur : Virginie Decoeurfeu
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fiction climatique
Résumé : Quelques décennies après le “Grand Blanc”, le jour où tout s’est arrêté.
Dans son journal, une terrienne issue d’une famille de résilients raconte son présent sur une terre redevenue sauvage. À travers ses souvenirs et les écrits de ses aïeux, le passé et la chute d’une ère déshumanisée courant à sa perte, son récit fait voyager l’âme.
Son témoignage, porteur d’espoir, fera éclore une nouvelle ère pour l’Homme : celle du lien entre l’instinct animal, l’intuition humaine et le savoir ancestral.

Notation :

Avis :

Maa et sa famille, voyant l’état de la planète, décide de revivre dans le respect de la Terre. On suit alors sa petite-fille, dans ses aventures, son évolution, et l’avant/après Grand Blanc. Un récit passionnant qui saura nous questionner sur des problématiques terriblement d’actualités…

Après le Grand Blanc est une novella coup de poing, qui tout en douceur, nous alerte sur la réalité d’une situation alarmante. On suit, à travers un journal, l’évolution d’une femme en passant par ses souvenirs, ce qu’on lui a dit, appris, et ce qu’elle vit à présent. Avec délicatesse et humanisme, on réapprend à vivre, à écouter, à marcher… On réapprend à respirer, à vivre en harmonie avec la nature. On (re)prend conscience du cadeau que représentent les terres, et on réfléchit sur nos comportements sociaux actuels.

Virginie Decoeurfeu nous tient en haleine malgré le caractère fortement descriptif du récit. Elle nous tient en haleine parce qu’on a cette envie, ce besoin même de savoir. De savoir comment ils vivent désormais. Comment ils ont survécu à ce Grand Blanc. On a envie de voir ce que nous réserve notre avenir, d’une certaine manière.

Si l’autrice nous peint un récit de science-fiction, une fiction climatique, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec notre société actuelle, où la préservation de l’environnement est un enjeu fondamental. Douceur, humanisme, émotions, ce témoignage fictif ne s’en révèle pas moins bouleversant d’harmonie, nous amenant à porter un nouveau regard sur notre planète et la nature.

En bref :

Une fiction climatique sous forme de journal, très clairement descriptif, mais porteur de valeurs fondamentales en ces temps difficiles pour la planète. Un message fort, à partager !

**Service de presse, via Simplement Pro

Lyon des Cendres, tome 2 : Les chants de la Sombre – H. Laymore

Titre : Lyon des Cendres
Auteur : H. Laymore
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Dark fantasy historique
Résumé : 1793, Lyon, la Terreur.
Lyon a cessé de brûler sous les canons de la République. Pourtant, les cendres tombent encore, tout comme les têtes de ceux qui ont osé défier la Convention.
Laurent d’Orléac, Valentina, Claire et le Faucheux, s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la ville et ses ténèbres. Étouffés par les complots, plongés dans l’ombre, ils n’ont pas encore conscience de tous faire partie d’un seul et même échiquier. Peu à peu, tandis que l’enquête du Hussard de la Mort piétine et que des sectes secrètes cherchent à manipuler des pouvoirs qui les dépassent, l’étau se resserre.
Qui est le pantin de qui dans cette gigue d’alchimistes, de révolutionnaires et de fous, alors que, dérangées par le vacarme d’un monde qui s’effondre, d’anciennes consciences s’éveillent pour réclamer leur part de sang ?

Notation :

Avis :

Dans une ambiance crasse et oppressante, Laurent d’Orléac continue son enquête qui l’amène à la rencontre de personnages aussi mystérieux que dangereux. Les destins s’entremêlent sans que les principaux intéressés n’en aient même conscience. Un mic-mac insidieux qui les propulsera au cœur de la tempête, alors même que les morts semblent se réveiller…

Un premier tome dévastateur et une suite qui n’a rien à envier à sa prédécesseur, H Laymore nous comble une fois encore avec un roman complet, riche et terriblement bien écrit dans une ambiance historique qui suinte de perfidie et de souillure. Que dire d’autres si ce n’est qu’à travers ce deuxième opus, l’auteur prouve son talent, son imagination et son pouvoir littéraire, de façon aussi indéniable qu’époustouflante.

Mettons un peu en contraste les deux tomes. On avait donc un premier livre destiné aux grands lecteurs par la complexité de l’intrigue et la richesse de la plume, dans un univers de dark fantasy historique parfaitement immersif. Dans cette suite, on a exactement les mêmes éléments, avec ce plaisir de plonger de nouveau dans l’univers, mais aussi celui de comprendre enfin comment les différents destins des personnages s’emboîtent. Tout prend finalement sens, jusqu’à la dernière page où, indéniablement, l’envie de lire la suite se fait puissante.

Le roman est d’ailleurs construit de la même manière que le premier tome. Avec donc, des changements de lieux, en fonction des personnages que l’on suit. Et si on ne comprenait pas forcément les liens et où tout ceci nous menait, ce deuxième opus nous trace une route pleine de rebondissements et de nœuds qui vont sans doute être bien difficile à démêler pour les personnages. Les dialogues sont toujours aussi vifs, avec même des changements de tons en fonction des protagonistes qui s’expriment, rendant le récit d’autant plus passionnant et immersif. De quoi faire rêver à une adaptation audio !

Mention spéciale pour terminer aux couvertures, réalisées avec soin et détails, et reprenant des éléments du roman.

En bref :

Une suite exceptionnelle, portée par un style incroyable, travaillé, riche… parfait. Pour les amoureux des récits sombres, à l’ambiance historique… Des récits complexes aux personnages ambiguës. Une série de romans à découvrir d’urgence !

**Service de presse, via Simplement Pro

Lyon des Cendres, tome 1 : Le serment du corbeau – H. Laymore

Titre : Lyon des Cendres
Auteur : H. Laymore
Éditeur : éditions L’Alchimiste
Genres : Fantasy historique / Dark fantasy
Résumé : 1793, La France vit sous le règne de la Terreur. Dans la ville occupée de Lyon, un hussard affecté aux Affaires Occultes, enquête sur la disparition mystérieuse d’un frère d’armes. Il affrontera des sectes étranges, des politiciens ambitieux et de sombres magies. Alchimie, espionnage, secrets anciens, musique ensorcelante, des morts et des vivants s’entrecroisent dans la pénombre de l’Histoire en une danse étrange.
Imprégné de fantastique et mysticisme, ce premier volet de H. Laymore s’appuie sur des faits et des lieux historiques précis pour renouveler, à sa façon, le roman d’aventure.

Notation :

Avis :

À Lyon, tout ou presque est détruit. Les enfants jouent sur les ruines de leur propre maison, les exécutions se font par dizaines et les cendres s’envolent au gré du vent… Dans l’air vicié de Lyon, les ressentiments s’enracinent. Les uns pensent à la vengeance, les autres complotent, s’allient, usent de magie. Et puis, il y a ce Hussard de la mort qui semble chercher quelque chose, fouillant le passé, déterrant les morts. Sous le règne de la Terreur, entre Alchimie et Raison, l’équilibre est fragile. D’autant plus quand la monarchie et ses partisans sont chassés et menacés de trahison.

H. Laymore joue avec l’Histoire pour nous planter un décor aussi sombre que noir, dans une France en proie à la division entre régime monarchique et république. L’auteur nous plonge dans la période de la Terreur, où les affrontements entre Royalistes et Républicains se font monnaie courante et surtout, avec cette volonté de voir disparaître l’Eglise corrompue de l’époque. C’est donc autour de cette période historique que prend place l’aventure de Laurent d’Orléac, un Hussard de la mort, chargé de veiller à la protection de la population et surtout à l’utilisation des pratiques alchimistes.

Par extension, Royalistes contre Républicains nous conduit, dans ce premier opus, à une opposition entre Eglise et Raison. Dès lors, les lieux de cultes chrétiens sont détruits ou réappropriés par le Temple de la Raison. Ce roman nous offre une deuxième opposition qui est celle entre la Raison et les Alchimistes. Difficile en effet d’allier raison et magie. Ainsi, ce premier tome est riche en confrontation, aussi bien entre entités que plus concrètement avec des combats, très bien décrits par ailleurs.

Parlons désormais davantage de l’aspect technique. Le roman est construit d’une manière bien complexe, qui, en plus de nous prouver le talent certain de l’auteur, aura tendance à nous perdre un peu au début. Lyon des Cendres est le genre de roman qu’il faut lire entièrement concentré, pour ne surtout pas perdre le fil, sous peine de ne plus rien saisir. Pour ne rien arranger à la complexité du récit, H. Laymore prend le parti de nous conter l’histoire avec différents personnages, différents lieux, nous obligeant d’autant plus à bien suivre le déroulement, sans une minute d’inattention. Ce n’est donc pas seulement Laurent d’Orléac que nous suivons, mais bien d’autres protagonistes également. Par ailleurs, si les noms peuvent nous sembler un peu indigestes au début, on s’habitue plutôt rapidement à ces changements de point de vue.

Et qu’en est-il du style H. Laymore ? Complexe, riche, travaillé, détaillé… Une plume assurément délectable pour les amoureux de la langue française, où les dialogues sont aussi vifs que piquants. Lyon des Cendres est un roman pluriel, étoffé, à l’intrigue généreuse. Un roman destiné à un public d’adulte averti en matière de littérature, plutôt destiné donc aux grands lecteurs.

En bref : 

Un premier opus dévastateur, aussi bien dans son intrigue incroyable d’originalité que dans le décor historique immersif. H. Laymore nous propulse dans une dark fantasy passionnante, travaillée et complexe. Destiné aux grands lecteurs !

**Service de presse, via Simplement Pro

Laisser les vivants – Stéphanie H

Titre : Laisser les vivants
Auteur : Stéphanie H
Éditeur : éditions L’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Réveillés subitement en pleine nuit, Lili et Julien réalisent bien vite que le bateau de croisière sur lequel ils fêtent leur voyage de noces est en train de couler. Pris de panique, ils tentent de rejoindre les canots de sauvetage. Ballottés dans la tempête, luttant contre les autres passagers pour leur survie, Lili perd Julien de vue puis tout devient noir. Lorsqu’elle revient à elle, un soleil radieux brille au-dessus de sa tête et la mer est limpide. Lili se trouve sur un canot orange, entourée de six autres rescapés. Malheureusement, Julien n’est pas parmi eux. Commence alors un long voyage, entre espérance et chagrin. Une attente s’étirant à l’infinie, bercée sur une mer d’huile, serrée contre ces inconnus. L’attente des secours qui ne viennent pas, l’attente d’une côte, d’une île, de retrouver la terre ferme. Pour Lili, chaque jour qui passe l’éloigne un peu plus de son mari, de l’espoir de le revoir. Lili lutte, Lili se souvient, de sa jeunesse, de ses amies, de son mari, de leur rencontre, de leur premier baiser. Puis, alors que tout semble perdu, des phénomènes étranges se produisent.

Notation :

Avis :

Lili et Julien viennent de se marier. Ils embarquent alors à bord d’un bateau pour fêter leur lune de miel comme il se doit. Alors qu’ils profitent autant qu’ils peuvent de leur croisière, des remous se font sentir, se transformant rapidement en bourrasque. Soudain, tout s’accélère. Le bateau coule, et entre panique et survie, Lili et Julien se perdent dans cette immense étendue d’eau…

Dès les premières pages, on ressent une profonde douceur, une élégance contenue dans les mots, dans le style, dans les expressions de Stéphanie H. On ressent une plume délicate, contemplative, parfois un peu déstabilisante. À l’image de ce roman finalement. C’est doux. Un peu lent. Parfois angoissant. C’est l’eau. Et c’est incroyable. L’autrice a réussi simplement à travers son style à nous faire passer par des stades d’émotions vivaces, comme cette eau, parfois calme, parfois agitée, parfois tortueuse.

Et à l’image de cette eau, on suit Lili, dans sa colère, sa détresse, ses questionnements, sa vie… Parce qu’elle se souvient. Souvent. Elle se souvient de son passé. De ses fragments de vie qui l’ont marqué. De ses amis. De sa famille. De ses amours. De Julien. De Julien. Et encore de Julien. Et avec elle, on se perd, entre réalité et songe. Avec elle, on s’interroge. Avec elle, on s’oublie un peu aussi.

Laisser les vivants c’est un roman complet, qui pose des questions. Un roman qui nous réveille un peu aussi. Et qui nous initie. Il nous initie à la vie, il nous initie à nous-même, il nous initie à cette part qui se cache au fond de nous. Cette part un peu folle, un peu désabusée, un peu torturée. Cette part qui pourrait se réveiller à tout instant, face à une situation incohérente et incroyable. Stéphanie H nous triture le cerveau, nous perd, puis nous retrouve pour nous laisser face à une interrogation. Mais qui est Iku ?

En bref :

Un roman contemplatif, parfois un peu lent, parfois angoissant, toujours captivant, qui saura vous faire voyager dans votre esprit et celui torturé de Lili.

**Service de presse, via Simplement Pro