Killing Maze, tome 1 – Okada Shinichi & Yamada J-Ta

Titre : Killing Maze
Auteur : Okada Shinichi & Yamada J-Ta
Éditeur : éditions Doki-Doki
Genres : Fantastique / Thriller
Résumé : Des disparitions en chaîne, des corps de lycéennes qui brûlent en pleine salle de cours, des êtres humains transformés en diamants… À chaque fois, ces affaires tragiques sont liées à l’apparition d’un labyrinthe surnaturel qui engloutit tout, et dont on ne peut en réchapper sans résoudre une énigme.
Lycéen plein d’entrain, Yûhei parvient à échapper in extremis à ce piège mortel grâce à l’aide de Saeko, une jeune fille dont la soeur a péri sous l’effet du labyrinthe. Tous deux mènent désormais une enquête à haut risque sur un certain « Maze », qui serait à l’origine du mal…

Notation :

Avis :

Yûhei est un lycéen qui a la particularité de tomber très facilement amoureux. Enjoué, plein de vie, et aux résultats scolaires excellents, il ne s’attendait pas à devoir affronter une entité étrange et dangereuse qui le mettra plusieurs fois en danger de mort…

Killing Maze est un manga comme on en trouve tant. Un peu d’horreur, du mystère et beaucoup de réflexion à la mode stratégie. Classique du genre donc, saupoudré, en plus, d’une fine couche d’humour qui saura apporter un peu de légèreté à une intrigue parfois lourde. Ce premier tome nous ouvre sur une succession d’événements étranges, qui propulsent le héros du manga, Yûhei, au cœur du danger.

Introductif des personnages et de l’intrigue, certes, mais pas que. Très rapidement, on est embarqué dans l’histoire, avec cette impression de profondeur du récit. Déjà les questions se bousculent, avec quelques réponses salvatrices. L’aspect psychologique, par ailleurs, prend clairement le pas sur l’horreur souvent présente dans ce type de manga. Une gêne s’installe, entre certains personnages ambigus et certaines situations dérangeantes.

En bref :

Un manga, certes classique, mais qui saura nous bousculer dans sa puissance psychologique et stratégique. À découvrir !

**Service de presse

Ken’en : Comme chien et singe, tome 3 – Fuetsudo & Ichimura Hitoshi

Titre : Ken’en – Comme chien et singe
Auteurs : Fuetsudo & Ichimura Hitoshi
Éditeur : éditions Doki-Doki
Genres : Fantastique / Légende
Résumé : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke. L’un d’eux, Mashira, a adopté Hayate, un chien magique tueur de démons. Envoyé initialement pour l’éliminer, l’animal semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Mais ce dernier se retrouve atteint d’un étrange mal après avoir voulu aider la déesse Yanahime. Son chien part alors seul dans la montagne, et tombe sur un esprit à la forme des plus surprenantes qui lui demande de l’aider à retrouver un remède magique…

Notation :

Avis :

Après un premier tome bien sympa et un deuxième tome plus poussé, ce troisième tome se révèle dans la lignée de ses camarades. Aussi frais, plein d’aventure et palpitant que les autres. Dès lors, dans ce troisième opus, plusieurs intrigues se mêlent, pour nous faire passer un excellent moment, et surtout, nous tenir en haleine tout du long, jusqu’à la dernière page.

Dans ce manga nous verrons donc la rencontre d’un chien magique et d’un champignon, une âme errante et malfaisante, et puis même un nouveau personnage. Un Kakuen qui va nous en apprendre énormément sur le passé de son espèce, et le pourquoi de leur défiance envers les humains. Une suite riche en nouveautés donc, aussi bien dans l’intrigue que dans les personnages.

Le duo Mashira/Hayate est toujours aussi adorable, et ils se rapprochent toujours un peu plus. Le caractère d’Hayate est toujours aussi difficile à cerner, quand on peut lire à travers Mashira comme dans un livre ouvert. Cela provoque un vrai contraste entre ces deux personnages. Un contraste rendant ces deux protagonistes d’autant plus intéressants. Par ailleurs, ce troisième tome nous permet d’en savoir plus sur les Kakuens, et leur relation aux humains. Ce qui pour le moins passionnant. On notera également qu’on se perd encore davantage dans ce Japon ancestral, que ce soit à travers les légendes, qu’à travers les superbes décors.

En bref :

Finalement, le tome 3 de Ken’en est une excellente suite, qui nous intrigue encore davantage quant à la suite de cette série. On se retrouve donc bientôt avec le tome 4 !

Bird Cage Castle – tome 2

Si j’avais adoré le premier tome, je peux vous confirmer que je me suis plus que régalée avec cette suite, je vous parle donc du tome 2 de Bird Cage Castle.

Résumé : Toujours prisonniers du “Château de la cage aux oiseaux”, six lycéens sont désormais divisés en deux groupes : tandis qu’un couple se retrouve au sommet de l’édifice, les deux autres explorent ses fondations et se retrouvent nez à nez avec un binôme sorti de nulle part.
Sauront-ils unir leur force pour trouver le chemin de la sortie ? Ou l’apparition de ces nouveaux venus sèmera-t-elle la confusion au sein du groupe ?


Avis :

L’intrigue…
Toujours enfermés, les personnages de ce manga se retrouvent en proie à de nombreux doutes. Et de nombreuses questions sont posées, de nombreux non-dits sont mis sur la table, comme pour se moquer un peu plus des sentiments des uns et des autres. Et la question fondamentale : qui est derrière tout ça ? Les insinuations pointent, les accusations sortent… Mais le principal n’est pas tant de trouver le coupable que de réussir à s’en sortir, indemne ! Et là est bien plus compliqué, quand on se retrouve entourés de personnages aux caractères étranges, voire inexistants. On en apprend plus sur le passé de certains protagonistes, bien que nombre d’entre eux restent plutôt mystérieux, et dégageant une aura particulière. L’intrigue s’installe, l’ambiance s’assume, et nous voilà complètement prisonniers de cette cage aux oiseaux…

Une couverture trompeuse ?
De la douceur vénéneuse. Voilà ce qu’il ressort de ces couvertures, aussi belles que dangereuses. On ressent un certain apaisement en l’observant mais, cet oiseau, si voyant, nous enserre l’estomac pour nous empoissonner doucement… Et c’est exactement ce qui se passe dans le manga. Si on peut se sentir apaiser durant certains passages, appréciant l’amitié entre les protagonistes, il suffit d’un événement, d’une phrase pour que tout bascule dans le morbide cynique. Ici, il a suffit d’un personnage. Suffisant. Arrogant. Irresponsable. Sans âme. Dont l’existence n’est qu’un fardeau. Qu’il fait porté aux autres. Un personnage qui fait froid dans le dos et qui réveille une fois encore, ce qu’il y a de plus sombres en l’humanité. Même si, à mon avis, celui-ci semble juste complètement dérangé. Alors, finalement, cette couverture est si trompeuse que ça ?

Au final, un deuxième tome suffocant, à l’ambiance malaisante. Un huis-clos terriblement malsain, qui vous entraînera dans les tréfonds de la psychologie humaine…

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Talentless – tome 2

Des super-héros, des ennemies de l’humanité, une fille à couette qui cache bien (ou pas) son jeu… Je vous parle du deuxième tome de Talentless.

Résumé : Les Prodiges, qui semblent être en réalité les véritables ennemis de l’humanité, ont été rassemblés dans une même école. Une sans-pouvoir nommée Nana est envoyée là-bas pour les éliminer secrètement. Pour mener sa mission à bien, la jeune fille ne peut compter que sur sa vivacité d’esprit… Ne manquez pas le deuxième volume de cette histoire à suspense où la justice et le mal rivalisent d’ingéniosité, et qui vous prendra au dépourvu !


Avis :

L’intrigue…
Alors que le premier tome se terminait en cliffhanger incroyable, cette suite se révèle encore plus riche en surprise que son prédécesseur. Nana continue sa quête meurtrière, mais il s’avère que plusieurs élèves, dont un en particulier, vont lui mettre des bâtons dans les roues. On va ainsi découvrir plus d’un pouvoir et apprécier l’intrigue haletante qui en découle, à coups de stratagème machiavélique et humour inintentionnel. Ce deuxième tome est encore plus passionnant que le premier, que j’avais déjà beaucoup aimé. Ici, on découvre une nouvelle essence, propre à ce manga : le doute. Nana est-elle vraiment du côté du bien ? Ou est-elle manipulée ?

Suspense et mise en tension…
C’est ainsi que tout ce tome est en tension constante. Le suspense du prochain meurtre, mais aussi, du mode opératoire ou encore, si elle va se faire attraper ou non. Encore plus que ça, c’est le doute sur le bien fondé des actions de Nana qu’on se permet de remettre en cause. Les personnages sont drôles, attachants, ne semblent pas dangereux ni d’abominables assassins. Ce qui est flagrant ici c’est plutôt l’énorme contraste entre la Nana, tueuse et soit-disant du côté du « bien » et les êtres surhumains qui peuplent l’île. Ils sont bien plus bienveillants et humains que Nana qui n’a pourtant pas de pouvoir. Vient donc le doute qui s’insinue. Nana est-elle vraiment du côte du bien ? Je suis impatiente de lire la suite pour en savoir plus !

Ce deuxième tome de Talentless révèle une intrigue de qualité et des dessins ensorcelants. Une suite exquise qui nous impatiente pour la suite !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Ken’en, comme chien et singe – tome 2

Après avoir beaucoup apprécié le premier tome, c’est impatiente que je me suis lancée dans ce deuxième tome. Je vous parle donc de la suite des aventures des héros de Ken’en, comme chien et singe.

Résumé : Une famille de kakuen, des créatures mi-hommes, mi-singes, a élu domicile dans le vieux sanctuaire abandonné du village de Mitsuke, dans la province d’Enshû. L’un deux, Mashira, a adopté un chien magique tueur de démons envoyé initialement pour l’éliminer, mais qui semble désormais déterminé à veiller fidèlement sur son maître.
Alors que le moine Benzon continue son enquête au village, Mashira, qui a remis à l’eau une splendide anguille blanche dans le fleuve Tenryû, se réveille au Palais du Dragon !

Avis :

L’intrigue…
Dans ce deuxième opus, Mashira se révèle plus intelligent qu’il semble le laisser croire, plus encore, il paraît bien plus humain que ce que peuvent penser les véritables humains. De quoi faire réfléchir. Dans ce volume, nous allons assister à bien des événements féeriques, où magie et tradition se mêlent dans une danse captivante. Déesse, créature mythique, monde oublié, tous les ingrédients sont réunis pour passer un super moment aux côtés de Mashira et Hayate qui vivent mille et une aventures. Ce tome sera également révélateur au sujet du passé de Mashira, même si cela reste plutôt vague, on en vient à se poser des tas de questions, attendant fébrilement la suite.

Des thématiques fortes…
Ken’en m’a enchantée, déjà par l’humour et les traditions et mythes japonais, mais aussi par ses thématiques, qui, derrière des rires gras et des yeux émerveillés, cachent des fêlures fascinantes, qui peuvent être transposées dans un monde plus terre-à-terre comme le nôtre. Et c’est bien le regard des autres, la discrimination, le jugement, tous ces thèmes qui sont mis en avant, pour nous faire réfléchir sur notre façon de voir les choses. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que ce manga est classé « seinen » par la maison d’édition. À mon sens, il reste un shônen bien construit, mais un shônen tout de même. Ce deuxième tome accentue le côté « discrimination » du manga, et il en devient encore plus passionnant.

Au final, un deuxième tome plus poussé, qui continue de nous faire voyager dans ce Japon mythique, mais nous en apprend plus sur les blessures du personnage principal, réveillant bien des thématiques… À lire !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Talentless

Un survival d’un autre style, qui joue avec les codes du genre… Voilà un manga qui ne va pas passer inaperçu, je vous parle du premier tome de Talentless.

Résumé : Dans une école bâtie sur une île perdue au beau milieu de l’océan… De jeunes gens doués de super-pouvoirs, les Prodiges, suivent un entraînement intensif qui doit les aider à affronter une terrible menace appelée « les ennemis de l’humanité ». Une nouvelle élève débarque parmi eux, Nana, et se prétend capable de lire dans les pensées des gens. Un jour, elle reçoit un SMS : pour épargner des millions de vies, elle doit assassiner un de ses camarades… Derrière cette jeune fille a priori inoffensive se cacherait-il une redoutable meurtrière de super-héros ?

 


Avis :

Un survival…
Avant toute chose, sachez que Talentless n’est assurément pas un survival game à l’image de mes récentes lectures en terme de mangas. C’est un survival, certes, mais pas vraiment basé sur un jeu. Nous débarquons donc sur une île, où se trouvent des élèves un peu spéciaux, entraînés pour tuer les « ennemis de l’humanité ». Alors que tout allait bien dans leur petit monde de fou, une jeune fille fait son apparition. Elle douce, joyeuse, pleine de vie et peut… lire dans les pensées ! Tranquillement mais sûrement, elle se lie d’amitié avec ses camarades et révèle sa véritable personnalité… et surtout ses objectifs. Nous avons donc là un survival assez spécial puisque la survie concerne à la fois cette jeune fille qui ne doit surtout pas attirer les soupçons et tous les élèves qui doivent rester en vie. Bref, je ne vous en dis pas plus, la découverte vaut le coup !

Entre My Hero Academia et Assassination Classroom
Alors, oui, je cite deux shônens, mais Talentless est bien un seinen, à ne pas mettre entre toutes les mains. Pour les plus de quinze ans donc. Alors, pourquoi je cite ces deux mangas ? Il me semble que le lien à Assassination Classroom est plutôt évident : une île, des élèves entraînés pour vaincre une hypothétique menace… Bref, vous aurez saisi la mention. Pour My Hero Academia, c’est bien dans l’aspect fantastique qu’il rentre en compte puisque nos élèves ont tous un pouvoir magique, allant du plus simple au plus épatant. Encore une fois, je me retiens pour ne pas vous dévoiler les dits-pouvoirs et sachez que c’est pas facile. Comme dans la plupart des mangas, on retrouve des punchlines, de l’humour (avec parcimonie ici) mais surtout beaucoup de lectures pour nous expliquer tous les dessous de cette affaire, bien qu’il reste pas mal de zones d’ombres, sans doute éclaircies dans la suite.

Au final, un premier tome fortement surprenant, qui nous entraîne tout de suite dans un univers familier mais tout de même différent. À découvrir, dès 14/15 ans.

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Taboo Tattoo

Un manga qui commençait bien et qui a subit une terrible dégringolade… Je vous parle du premier tome de Taboo Tattoo, prometteur mais finalement, peu fameux.

Résumé : Portant secours à un homme agressé par deux voyous, Seigi reçoit en remerciement une étrange pierre ornée d’un motif qui s’incruste aussitôt dans la paume de sa main. Ce tatouage s’avère être une arme d’une puissance inouïe que deux agents de l’armée américaine ont pour mission de récupérer, avant que les assassins du Royaume du Sélinisthan ne s’en emparent. Alors qu’une guerre menace d’éclater, Seigi va devoir apprendre à maîtriser le glyphe au creux de sa main pour rester en vie. Mais y parviendra-t-il à temps ?

Avis :

Un bon début…
Ce manga pourrait être qualifié de « bon ». Une histoire qui tient la route, des personnages assez bateaux mais qui paraissent intéressants et cohérents, une intrigue somme toute plutôt passionnante… On pourrait donc penser qu’on tient le bon bout, et c’est ce que nous laisse croire le début de ce manga. S’il commence de façon un peu abrupte, il se poursuit dans l’action et les révélations, nous tenant en haleine et nous intrigant quant à la suite. Donc, nous avons un jeune qui pratique un sport de combat. Ce jeune veut (comme d’habitude) être encore plus fort et tombe (dans le plus grand des hasards) sur un gars, un peu louche, qui lui refile son tatouage comme si c’était sa chemise. De quoi attiser notre curiosité, n’est-ce pas ? S’engage alors une intrigue intéressante, assez passionnante (bien que le mot me semble trop fort) où le héros va, de rencontres en rencontres, en apprendre davantage sur ce tatouage et maîtriser ses nouveaux pouvoirs. Nous sommes dons dans un schéma plutôt classique mais qui fonctionne. Enfin… cela aurait fonctionné, si…

Vite suivi d’une dégringolade…
Ma lecture se passait bien, dans le meilleur des mondes. Beaucoup de textes, pas mal d’informations à emmagasiner, aucuns détails laissés au hasard, bref, je passais un très bon moment. Quand soudain… Soudain, sans crier gare, une scène très étrange, typique des japonais. Notre personnage féminin (que vous trouvez sur la couverture) se met à tripoter les seins et plus encore d’une autre figure féminine du manga. On a alors le droit aux gémissements dû aux attouchements, les gouttes de sueurs etc… Mais pourquoi ?! Cela n’a rien fait avancer, a provoqué une véritable coupure dans le manga et surtout, ça ne sert à rien. Je n’ai pas compris d’où ça venait, et pourquoi l’auteur a décidé d’insérer une telle scène… Par la suite, j’ai vite décroché, trouvant le manga caricatural et surfait. Comme quoi, il suffit d’une seule chose et c’est la dégringolade.

Au final, un manga qui démarrait bien mais qui m’a fortement déçue. Mon petit frère a beaucoup apprécié, j’emprunterai donc peut-être la suite pour lui, et je les lirai sans doute, par curiosité (ah… quand tu nous tiens).

Bird Cage Castle

Voilà un manga que j’attendais impatiemment, et qui, je l’avoue pour lequel j’avais de grandes espérances. Eh bien, soyez rassuré, elles n’ont pas été déçues. Je vous parle donc d’une merveille : Bird Cage Castle.

Résumé : Un beau jour, six lycéens se rendent dans un parc d’attractions désaffecté pour enquêter sur la disparition d’une camarade volatilisée sans laisser de traces. Mais à peine ont-ils mis les pieds dans ce mystérieux château de la cage aux oiseaux qu’ils perdent connaissance. À leur réveil, les lycéens sont enchaînés deux par deux… Parviendront-ils à sortir vivants de ce château truffé de dispositifs maléfiques disséminés çà et là par une inquiétante main invisible ?


Avis :

Un énième survival ?
Allez, je vous vois venir : « Encore un survival ?! ». Eh bien oui, c’est vrai qu’on en voit beaucoup, ça fleurit un peu partout mais pourquoi ? Parce que ça marche, tenez ! Battle Royal, Btooom, Friends Game, Jeux d’enfants, King’s Game, et bien d’autres. On peut donc ajouter Bird Cage Castle à cette liste, non-exhaustive bien entendue. Autrement, allons un peu plus loin, qu’est-ce qui caractérise ce survival là ? À l’image de tous les autres, c’est intense, dérangeant, parfois horrifique même. Mais, également stratégique. Et c’est un élément essentiel de ce type de manga qu’on oublie souvent. Donc, ici, le but est de s’échapper d’un parc d’attraction. Comment y parvenir ? En attrapant la personne qui les a enfermés dedans. Bon, dis comme ça, ça peut paraître enfantin, mais ils vont devoir affronter pas mal d’obstacles, faire des choix (et ceux-ci seront fondamentaux), et évoluer entravés… Ainsi, ce manga met en avant le libre arbitre, mais également les conséquences de nos choix. De façon, certes, un peu brutale. Mais, finalement, très intéressante sur le plan psychologique puisque cela va révéler nos personnages…

Des personnages qui font froids dans le dos…
Ce qui est très important dans ce type de mangas est la constance des personnages. Si ceux-si sont plats et sans profondeurs, nous serons vite lassés et prompts à laisser tomber notre lecture. Ici, ce n’est pas le cas. On retrouve des lycéens, à la recherche de leur amie disparue. Pour la retrouver, ils suivent le chemin qu’elle aurait emprunter et tombent dans cette cage… Donc, comment peut-on réagir face à la mort ? Quand on se rend compte que notre vie ne tient qu’aux choix que nous faisons, nous et nos amis ? Quand on voit que tout peut s’arrêter sur une seule erreur ? C’est dans les moments les plus sombres que des personnalités bien enfouies ressortent, faisant office de bouclier souvent mais parfois d’épée. Trouvant la meilleure manière de rester en vie. Dans Bird Cage Castle, si certains conservent une contenance, d’autres perdent les pédales, même si ce n’est que quelques minutes, ou quelques secondes, ces changements de tempérament, de personnalité presque, sont tellement réalistes, qu’ils en sont perturbants, dérangeants. Et c’est ce qui fait l’essence même du manga.

Au final, un manga addictif, que j’ai lu d’une traite. C’est un survival game comme on en voit tant, mais parfaitement mené avec des personnages passionnants psychologiquement. À découvrir, dès 14/15 ans.

Chimères – tome 2

Parce que la vie n’est pas qu’un One Shot, la littérature non plus. Je vais donc vous parler de ces séries que je lis, après tout, n’est-il pas important de savoir si la suite vaut le coup d’être lu ?


Chimères – tome 1

Résumé : La maladie de la chimère ravage les quartiers pauvres de la ville : elle transforme ses porteurs en bêtes féroces et leur inflige de terribles souffrances. Lui-même atteint de ce mal, Long Chen tente désespérément d’en trouver le remède, et aspire à retrouver une vie normale. Malgré cela, certains rêvent encore d’être contaminés pour obtenir les pouvoirs conférés par cette maladie. C’est le cas de Jay, un garçon déshérité risquant à tout moment d’être capturé par des trafiquants d’esclaves. Long Chen essaie à tout prix de l’en dissuader et, pour le protéger, le fait embaucher au Zuidiehua où travaillent ses amis artistes. Peu après, le cabaret est l’objet d’une violente attaque…

Mon avis : Après un premier tome que j’avais adoré, ce deuxième suit le chemin de pavés dorés qu’avait emprunté le précédent. Le qualifier de bon serait un euphémisme, je sens que cette série de manga va être excellente ! Dans ce deuxième tome, on en apprend plus sur le passé des deux personnages dont nous avons juste fait la rencontre dans le premier tome mais qui m’avaient tout de suite intriguée. Et, à défaut de connaître l’origine de la maladie de la Chimère, on en apprend plus également sur les symptômes qu’elle provoque. On va rencontrer de nouveaux personnages, s’interroger sur leurs facultés, leur passé, … Et, on va découvrir le décor du plus beau cabaret du coin : le Zuidiehua. Nous voilà alors encore immergé dans l’histoire du manga, à la découverte de ce nouveau lieu. On retrouve, d’ailleurs, une pointe d’humour assez agréable et qui amène une bouffée d’air frais dans un manga noir, rempli de rancœur et de détresse. Néanmoins, se dessine un contraste délicieux, puisque des scènes pleine de tendresse et d’amour s’installent, rendant l’histoire d’autant plus riche et passionnante.

Au final, un tome 2 passionnant, que j’ai dévoré. J’adore cette ambiance noire et presque sordide qui s’en dégage, face à l’amour que se porte certains personnages. À découvrir !

Service de presse

Les 7 princes et le chevalier du corridor éternel

Spin off de la série de manga Les 7 princes et le labyrinthe millénaire, ce manga fut un savant mélange d’enquêtes et de suspenses, à la Détective Conan, je vous parle des 7 princes et le chevalier du corridor éternel.

Résumé : Yuan Juno a survécu aux épreuves du château maudit et de son labyrinthe millénaire. Bénéficiant du soutien de ses compagnons d’aventures, il a été sacré empereur. Malgré cet accomplissement sans précédent, Juno a bien du mal à s’habituer à sa nouvelle vie. Un jour, il reçoit la visite de Hannibal Morgan qui le prévient que le pays va être détruit par sa faute. Pour vérifier ces dires, Yuan décide de descendre à la ville, seul…

Jeux de pouvoir…
Ce spin off nous entraîne à la suite de la série originale. Lorsque Yuan monte enfin sur le trône. Mais voilà, les choses ne se passent pas vraiment dans le calme et la tranquillité. En effet, les légitimistes n’ont pas dit leur dernier mot. S’engage alors une véritable lutte pour le trône. Des jeux de pouvoir passionnant, qui vont opposer plusieurs groupes. Des complots, des retournements de situation, encore un tome qui vous retourne le cerveau à coups d’énigmes et de machination.

Une enquête à la Conan…
Ce spin off n’a pas été sans me rappeler les bons vieux Détective Conan et tout le cheminement pour résoudre l’enquête. Nous suivons plusieurs groupes, et chacun va, à sa manière, en apprendre davantage sur le nœud du problème et tenter de le résoudre. C’est donc une histoire inédite, quasi-indépendante de la série originale. Quasi, car finalement, il peut être intéressant de savoir qui sont les « méchants » de l’histoire. Et mieux prendre l’ampleur du marasme dans lequel s’est embourbé le royaume.

Même ambiance…
Dans ce spin off, que les fans se rassurent, nous retrouvons pour ainsi dire, la même ambiance. Humour, avec quelques situations rocambolesques et visages simplifiés, ou encore, punchlines de la grande chevalerie, l’enrobage reste identique. À ceci près que nous sommes désormais dans l’empire Magna Endetria et plus dans le château maudit.

Au final, une histoire inédite à découvrir pour en savoir plus sur le côté « après » et les difficultés de s’approprier enfin le pouvoir. Une enquête passionnante, à découvrir.

Service de presse