Une destination de rêve – Sham Makdessi

Titre : Une destination de rêve
Auteur : Sham Makdessi
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Thriller
Résumé : Dans la famille d’Emilio la vendetta est un art et une tradition qu’on se transmet de génération en génération. Emilio ne fait pas exception à la règle. Tueur à gages émérite, on fait appel à lui partout dans le monde pour éliminer des gens. Un jour, il commet une erreur, et abat une petite fille. Tout s’effondre, il ne peut plus continuer à mener cette vie.
Mais on ne quitte pas la Famille. Jamais.
Sa seule issue est ce sanctuaire secret dont il a entendu parler. Là-bas, personne ne le retrouvera, il pourra expier sa faute. Tout sera derrière lui.
Quand l’avion décolle, il est libre. Enfin presque. À bord, le malaise d’Emilio grandit au fil des heures. Mais comment affronter un danger qu’on ne voit pas ? 

Emilio est un tueur à gage aguerri, vivant dans un village enclavé où tuer est un art de vivre… Alors qu’il se lance dans une énième mission, tout dérape. Il décide alors de s’enfuir. Pour le meilleur ou pour le pire…

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Page turner, ou comment passer son après-midi affalé dans un transat à lire, lire et lire encore… Sham Makdessi m’a encore une fois prodigieusement régalée avec un roman entêtant et déstabilisant. Une destination de rêve c’est l’histoire abracadabrante d’un village isolé, où le meurtre est une affaire de Famille. Une destination de rêve c’est la direction déroutante qu’a pris la vie d’un homme après une terrible erreur. Une destination de rêve c’est l’espoir illusoire d’atteindre son but. Un roman phénoménal, qui saura titiller notre esprit aussi perdu que dérouté.

Que de compliments pour un si petit paragraphe, et pourtant il y aurait encore tellement à dire. Sham Makdessi a réussi le tour de force de garder son lecteur en haleine dans un roman sans actions, où le suspense et l’attente prennent toute la place. L’attente. Attente. Attendre. Assis. Et puis, plein d’angoisse aussi. Un peu en sueur. On attend. Et on revit un peu la vie de ce personnage. Qui attend. En sueur. Plein d’angoisse. Voilà qui ne semble pas rêver, pourtant tout est dans le titre : Une destination de rêve. Quelle ironie d’ailleurs !

« La Nuit regardait l’avion. Un objet fait de métal et de plastique, rempli de chair humaine et qui singeait grossièrement le mouvement des oiseaux. »

Le roman est construit de manière duale, avec d’un côté la fuite, un huis-clos oppressant. Un huis-clos suffocant. Et puis, de l’autre côté, il y a ce village. Ce village enclavé, fermé sur lui-même, qui ressemble à un paradis perdu, lorsqu’on le compare à l’avion du fuyard. Un petit moment où on respire enfin ; ironie à ciel ouvert.

Plusieurs personnages viennent prendre part à l’attente irrespirable que nous fait ressentir ce roman : un vieux, un prête, puis des enfants, des adultes, un personnage principal qui est un adulte aussi, un gros, et même une femme. Des personnages secondaires, figurants, tant l’ambiance elle-même semble être le protagoniste le plus important. L’ambiance. Et puis l’avion. Et cette fichue horloge. Cette fichue horloge !

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Ebook : 5,99€
Papier : 15,90€

Amours Fauves – Mélodie Smacs

Titre : Amours Fauves
Auteur : Mélodie Smacs
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Fantastique policier
Résumé : Les officiers Megane Difen et Tom Senia sont équipiers depuis plusieurs mois. La première, froide et solitaire, se fascine pour celui que les tabloïdes appellent le « Tueur du Bal ». Le second, charmeur et taquin, l’épaule de son mieux, se montrant même protecteur envers elle.
Lorsqu’un étrange meurtre survient, ils font équipe pour l’élucider. Toutefois, l’un des deux en sait bien plus qu’il ne veut l’avouer.
Entre enquête surnaturelle, disputes et passion, et si chacun menait en fait un double jeu ?


Notation :

Avis :

Meg, officier de police, est froide et déterminée. Tom, son co-équipier, représente tout son contraire. Pourtant, c’est bien le seul qui réussi à l’amadouer… Alors qu’ils mènent l’enquête sur d’étranges meurtres aux allures vampiriques, les deux officiers vont faire face à bien des obstacles, entre mensonges et passions. Qui se ressemble s’assemble ? Ou les opposés s’attirent ?

Une histoire d’amour. Une enquête. Des créatures fantastiques. Du suspense. De l’action. On mélange le tout, et on obtient un véritable page turner. Amours Fauves. Mélodie Smacs nous enchante avec un roman complet, mêlant une ribambelle de genres, perdu entre une romance, un polar et du fantastique. Perdu est bien le mot d’ailleurs, puisqu’il est difficile finalement de classer ce roman dans un seul genre : Une romance fantastique sous fond d’enquête policière ? Un roman fantastique romantique policier ? Ou bien un polar fantastique avec un zeste de romance ?

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Megane Difen est belle, mais glaciale. Tom Senia est beau, et chaleureux. Envoûtant pour ainsi dire. Oui, envoûtant est vraiment le mot qui convient. Envoûtant. Et c’est ce qui nous arrive à nous aussi. Au fil des pages. De phrases en phrases. Nous sommes envoûtés. Reste à déterminer si nous sommes sous l’emprise du personnage, ou de la délicieuse plume de l’autrice… Sensation étrange par ailleurs. Mais délectable sans nul doute. Puisque décidément complètement à la merci de ce récit empreint d’une originalité salvatrice.

Originalité qui se personnifie non pas par la romance, qui reste dans les clous du genre, et encore moins par l’enquête policière, mais bien par l’aspect fantastique qui a même l’audace de donner son nom au bouquin. Mélodie Smacs nous propose donc là un fantastique policier sous fond de romance passionnée, saupoudré d’un zeste de mystère. De quoi nous donner grande envie d’une suite !

« Ses deux formes s’unissaient pour constituer enfin un tout cohérent, harmonieux, heureux. »

Parce que mystères il y a ! Et c’est peu dire. Bien que quelques éléments du passé de nos protagonistes, expliquant l’audacieux élément fantastique, soient distiller un peu partout dans le bouquin, il s’avère qu’on reste tout de même sur notre faim, avec mille et une questions qui ne demandent que des réponses (que pourraient-elles bien demander d’autre ?). C’est ainsi que se mêlent passé et présent, pour nous permettre par des flash-back finement amenés, de découvrir un peu plus profondément les personnages. Et quelle profondeur !

Emballé par l’intrigue le lecteur est, assurément. Mais qu’en est-il du décor en arrière plan ? Noblesse et « tout-venant » donnent à ce roman une ambiance princière, entre facéties et véritables problèmes de société. Dans une ville où un titre de noblesse apporte bien plus que la volonté de réussir et le talent mis en oeuvre pour y parvenir, on peut se demander si Mélodie Smacs n’a pas voulu dessiner une satire de la société moderne où les jeux de pouvoir, liés à la bonne naissance sont monnaie courante.

Un véritable coup de cœur pour ce bouquin, qui réussit à introduire un élément fantastique majeur, sans que celui-ci vienne mettre en détresse les autres thématiques, à savoir la romance passionnée et passionnante, ou encore l’enquête aux allures de séries télévisées policières. Le plus improbable est encore que sans cet élément imaginaire, plus rien dans ce livre n’aurait la même saveur. Pas même cette histoire d’amour qui se révélerait des plus ordinaire, et encore moins l’aspect policier, qui deviendrait bien inintéressant. Un roman dont les genres co-existent avec brio, et ne peuvent fonctionner les uns sans les autres.

En bref :

Un coup de cœur pour Amours Fauves, où Mélodie Smacs réussit brillamment à nous envoûter par son intrigue originale mêlant plusieurs genres, ses personnages complexes, et sa plume élégante et distinguée, à l’image d’ailleurs de l’ambiance du roman. Une pépite à découvrir à 5,99€ en version numérique.

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Salicorne, tome 2 : La bataille de Tirfo Thuin – Françoise Berr

Titre : Salicorne
Auteur : Françoise Berr
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Space fantasy 
Résumé : Au cœur des Gaedhills, les humains de Tirfo Thuin se rassemblent autour d’Ygrenne, leur nouvelle Reyne-Licorne. Investie des pouvoirs que lui ont concédé les Immortelles avant de disparaître, elle va mener sa première bataille contre l’oppresseur Ashanti, qui a réduit son peuple en esclavage. Pour l’aider dans sa tâche, elle peut compter sur l’indéfectible amour de son ami d’enfance, Eamon, qui est devenu son Lige, et sur Emrys, son jeune mage de guerre formé à la magie des vents. Mais ce qu’Ygrenne ignore, c’est que la planète elle-même est sur le point de se mobiliser. Des alliés imprévus, mais ô combien puissants, vont lui prêter main-forte alors que des dissensions éclatent dans l’empire Ashanti…


Notation :

Avis :

Après maintes péripéties, Ygrenne se trouve investie de bien grands pouvoirs. À ses côtés, Emrys et Eamon sont bien décidés à mettre à mal la domination Ashanti. Alors que la révolte gronde, les Ashantis se retrouvent pris en étau, entre les humains bien décidés à reprendre leur liberté, et leur propre peuple fomentant un terrible complot…

À lire aussi » Salicorne, tome 1 : Le livre d’Ygrenne de Françoise Berr

De la space fantasy cela ne fait plus aucun doute ! Le tome 2 de Salicorne se perd entre vaisseaux, espèces extra-terrestres, technologie innovante,  créatures fantastiques et magie… De quoi s’oublier, la tête plongée entre les pages de cette histoire originale et captivante. Françoise Berr nous offre là une suite qui vaut sans conteste son prédécesseur (si ce n’est plus), tout en permettant à tout son univers d’évoluer pour encore mieux nous surprendre

Ce deuxième opus ne se compose pas seulement d’une histoire principale, à savoir cette révolution des humains contre l’espèce Ashanti qui a l’audace de les dominer. Oh que non, c’est bien de plusieurs sous-intrigues que se compose ce roman. Si on met de côté la révolution, qui se déroule somme toute de manière classique en littérature (comme au cinéma, par ailleurs), avec alliés et plans de bataille, on peut mettre en avant trois sous-intrigues différentes. Qu’en est-il de la douce romance qui s’était esquissée entre Eamon et Ygrenne dans le premier tome ? Une question pour laquelle vous trouverez une réponse pour le moins déstabilisante dans ce deuxième opus. Mais alors, et ce complot ourdi au sein même du peuple oppresseur Ashanti ? Une sous-intrigue aussi passionnante qu’intéressante. Et pour finir, une thématique dont on parle beaucoup en science-fiction, à savoir celle de la technologie et de l’humanité, avec cette éternelle question : Jusqu’où peut-on aller pour l’être aimé ? 

« Tels des doigts noueux crochetés dans le sol, leurs racines effleuraient en surface et leurs silhouettes, couronnées de houppes verdoyantes, se balançaient doucement au rythme de la brise. »

Toutes ces intrigues font de cette suite, une véritable réussite, pleine de richesse à la fois dans le récit en lui-même, pour son originalité salvatrice, que dans la plume de l’autrice : imagée, poétique, pleine de métaphores, aux descriptions sublimement visuelles. Françoise Berr a eu le culot de nous happer avec un premier tome exceptionnel, et l’audace de réitérer son forfait avec une suite encore meilleure ! 

Mais on pourrait aller plus loin encore et parler d’Ygrenne, le protagoniste principal de ce récit. Si dans le premier tome elle était un peu trop fleur-bleue, bien que déterminée et courageuse, elle se révèle complètement différente dans cette suite. Il faut dire que les circonstances font que… Bref, vous aurez compris, les pouvoirs emmagasinés grâce aux Immortelles l’ont plutôt transformée. Elle est antipathique, froide, mais toujours aussi déterminée et courageuse. C’est une évolution saisissante mais parfaitement amenée, qui se fait donc avec fluidité et compréhension pour le lecteur. On n’oubliera pas, par ailleurs, de souligner la mythologie opulente que nous propose l’autrice.

En bref :

Un coup de cœur pour ce deuxième tome, qui aura su combler la mini-riquiqui-tare du premier, à savoir le léger manque d’intérêt du personnage principal. Un roman qui sait évoluer, associé à une histoire plurielle et passionnante, ce tome 2 est une véritable réussite, à consommer à seulement 5,99€ en version numérique.

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Les Pics Célestes, tome 2 : La citadelle de l’effroi – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Après une victoire difficile pour reprendre Erygia aux griffes des Amélunes, les habitants de la cité profitent d’un temps de répit pour se reconstruire, mais aussi pour reformer leurs troupes. La trahison au sein même de l’escouade des Sphinx, ajoutée à celle de la délégation de la Capitale font craindre le pire. Alex et Callie, plus amoureuses que jamais, doivent oeuvrer pour le bien de leur peuple chacune de leur côté. Tandis que la première part dans le Nord à la recherche de nouveaux alliés, la seconde se trouve en première ligne pour affronter Therbert l’Invocateur et son armée de spectres. L’assaut sur la citadelle de l’effroi s’avère plus compliqué que prévu et force les Erygiens à revoir leur plan d’attaque. Callie est alors confrontée à des choix difficiles, mais aussi à de nouvelles responsabilités. Encore une fois, le danger rôde à l’ombre des Pics Célestes et personne ne sera épargné.


Notation :

Avis :

Après une offensive déterminante et la découverte d’un profond complot, Callie reprend des forces. Alors qu’Alex part en quête d’alliés, les forces d’Erygia sont bien décidées à attaquer la citadelle de l’Invocateur, pour enfin en finir une bonne fois pour toute avec les Amélunes.

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Le premier tome posait un univers intéressant, moyenâgeux, magique, où les créatures fantastiques côtoient les villageois. On y découvrait une héroïne ambitieuse et courageuse. On y découvrait une présence féminine importante, cassant avec les sempiternelles intrigues identiques de l’univers de la fantasy. On y trouvait aussi une romance légère, à l’impact néanmoins fondamental entre deux femmes indépendantes. Et puis, n’oublions pas de citer l’écriture parfaite de l’autrice, qui réussit aussi bien à nous dépeindre les sentiments des personnages, que des scènes de combat intensives.

Dans ce deuxième tome, Marine Gautier nous enchante une fois encore avec sa plume d’une fluidité sans pareil. De nouveau, aucune fausse note, répétition ou erreur de syntaxe. Tout est terriblement parfait ! Tellement que la frustration pointe le bout de son nez, quand cette écriture élégante se joint à des moments de calme plat dans l’intrigue. Si l’absence d’ellipse est intéressante du point de vue de l’immersion, elle pose néanmoins un problème majeur : on en vient parfois à s’ennuyer. Rien d’alarmant cependant ! Dans une trilogie, le deuxième tome est souvent le moins « sportif ». C’est exactement le cas ici, même s’il reste fondamental de préciser que le rythme s’accélère vers la fin du roman, nous offrant une bataille des plus épique.

« Lâchant son bouclier, elle s’empara de sa seconde arme dissimulée dans sa botte. D’un bond, elle fut sur le soldat et planta tour à tour une lame dans son estomac et l’autre dans son cœur, le faisant rejoindre le sol au même endroit que son défunt binôme. »

On a parlé fantasy, mais qu’en est-il de notre romance ? Dans ce deuxième tome, elle est quasiment inexistante. Seules quelques pensées, quelques lettres nous rappellent douloureusement l’amour que se portent Alex et Callie. Cette manière d’aborder la romance apporte une touche de fraîcheur au récit, permettant finalement aux lecteurs de se souvenir qu’il existe un monde en dehors des affaires d’Erygia. Plutôt bien joué donc de la part de l’autrice, qui conserve sa douce romance, tout en ouvrant plus largement son monde au lecteur.

Pour terminer, on saluera l’élégant équilibre qui s’opère entre féminin et masculin, grâce auquel Marine Gautier réussit à mettre en avant la force des femmes, sans occulter celle des hommes. Un autre bon point à ajouter au tableau de l’autrice !

En bref :

Si le premier tome était aussi passionnant que porté par une plume d’une précision chirurgicale, cette suite l’est tout autant, avec néanmoins quelques moments d’ennuie, de calme plat. Dommage, bien qu’on conserve une qualité narrative exceptionnelle. Le tome 3 est disponible depuis le 06 mars 2020.

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Duty, tome 1 – Bethany-Kris

Titre : Duty
Auteur : Bethany-Kris
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Romance contemporaine
Résumé : On dit que le pouvoir est lourd à porter.
La vie d’Andino Marcello est bouleversée quand on le nomme héritier de l’empire Marcello. Il aimait son boulot de Capo, mais le confort, c’est pour les faibles, et ils n’ont pas d’avenir dans la Mafia. Le siège du boss l’attend. Et puis, sa route croise celle d’Haven, cette beauté tatouée au sourire éclatant… Elle n’a aucune idée de qui est Andino et ignore tout de ses activités criminelles. Pour le sourire d’Haven, Andino va faire une entorse aux règles. Mais cela ne veut pas dire qu’il va pouvoir la garder à ses côtés.
On dit qu’il n’y a pas de réel changement sans défi.
Haven Murphy s’est toujours débrouillée seule, et ça lui a réussi. Propriétaire d’un club de strip-tease prospère à Brooklyn, elle considère que l’échec n’est pas une option. Et puis, un matin, en faisant son jogging, elle croise Andino. Quelques mots échangés, et sa vie bascule. Derrière son physique à tomber et ses costumes trois pièces, elle devine un côté sombre, mais qu’importe … Elle le veut. Mais cela ne veut pas dire qu’elle peut l’avoir.
Il va lui briser le cœur et perdre une partie du sien.
Devoir et bonheur sont incompatibles dans l’univers de la Mafia. Sauf que l’amour défie toutes les règles.

Notation :

Avis :

Andino, membre actif de la Mafia, promène son chien tranquillement dans un parc. Soudain, une jeune femme est attirée par ce chien, mais surtout par cet homme élégant en costume qui se promène dans un parc. Haven est belle, mystérieuse, sensuelle… Et Andino va apprendre à ses dépends que la Mafia n’est pas la seule chose capable de l’emprisonner…

Duty c’est la plongée dans un étrange monde, qu’on connaît si peu dans la société mais si utilisé dans l’univers de la littérature romantique. La Mafia. Permettant d’insérer de l’action salvatrice dans une romance épicée et parfois un peu trop sexualisée. Ici, c’est exactement le cas. Haven est sexy, séductrice, entreprenante. Andino est ténébreux, mystérieux, attirant. Dangereux. Sans le milieu de la Mafia on tomberait rapidement dans un enchaînement de scènes de sexes lourdes et loin d’être primordiales à l’histoire. Ainsi, une sous-intrigue s’installe, mettant parfois la romance de côté, pour nous permettre de respirer l’air vicié, mélange de drogues et de manipulation.

Finalement, l’intrigue romantique prend rapidement l’allure d’un Roméo et Juliette des temps modernes. Où, Andino, futur boss de la Mafia se doit d’épouser une certaine femme bien particulière, peu importe ses propres désirs. Et puis, d’un autre côté, on a la sulfureuse Haven, détentrice d’un club de strip-tease, qui pense que rester le plus loin possible des activités d’Andino la préservera. Un schéma plutôt classique dans la littérature romantique s’installe donc, entrecoupé de scènes sexuelles et d’éléments incriminants du milieu de la Mafia.

Classique donc, mais plutôt bien mené par Bethany-Kris qui prend le parti de faire tomber la belle Haven directement dans les bras d’Andino, sans le petit jeu initial sur lequel on tombe souvent, dans ce genre de littérature. Plus réaliste donc, avec une mise en avant des désirs sexuels puissants qui peuvent attirés deux personnes.

Néanmoins, je n’ai pas tant accroché que cela au roman. Pourtant, je suis une friante lectrice des romances basés dans des milieux dangereux, que ce soit la Mafia, les gangs, bikers… Cependant, les scènes de sexes détaillées ont tendance à me rebuter, autant que leur fréquence plus que répétitive. J’apprécie davantage la suggestion, la sensualité et l’élégance dans la littérature romantique. Ce qui m’oblige à vous recommander, si vous êtes comme moi, les romans de Céline Jeanne, et notamment les glorieux Mi Vida Es Mia, ou encore (mais moins dans l’univers sombre d’un milieu dangereux que dans une difficulté psychologique) Solo Tu. Ceci étant dit, si vous aimez les romans adultes, sombres et empreints d’une puissante aura sexuelle, ce roman devrait vous convenir, et même plus que ça !

En bref :

Un roman adulte, posé dans un univers dangereux qui ajoute une pointe d’action salvatrice dans une romance épicée et fortement sexualisée. Néanmoins, le tout s’insère plutôt bien dans une intrigue aux allures de Roméo et Juliette des temps modernes.

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Hidden secret, tome 1 – Sarah G.Lhossi

Titre : Hidden secret
Auteur : Sarah G.Lhossi
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Romance / Young Adult
Résumé : Contraintes de fuir Seattle et un lourd passé, Malia et sa mère s’installent à High Beach, une petite ville de Caroline du Sud, sous de fausses identités.
Désireuse de faire profil bas, la jeune femme solitaire espère se fondre dans la masse. C’est sans compter sur les filles populaires du lycée qui l’intègrent dans leur groupe et l’invitent à leurs soirées.
Les choses se compliquent quand Jase, le bad boy du lycée, commence à lui tourner autour. Difficile de résister à cette attraction tout en continuant à mentir sur son histoire !
Entre amitiés, trahisons et premiers émois amoureux, Malia va connaître une année mouvementée. Tout pourrait basculer quand une menace de son passé refait surface et met sa vie et celle de ses proches en danger…

Notation :

Avis :

Malia est une jeune fille effacée, qui déménage de Seattle pour s’installer dans la petite bourgade de High Beach. Si elle déménage avec sa mère, ce n’est certainement pas de son plein gré, d’autant plus lorsqu’on sait qu’elle a emmené dans ses bagages un secret qui pourrait bien faire exploser toute sa petite vie d’adolescente nouvellement construite. Entre le sulfureux Jase, la plantureuse Taylor et le Sherif Evans, Malia n’est pas au bout de ses peines…

Sarah G.Lhossi nous dépeint la vie de Malia, qui pourrait être une adolescente américaine comme une autre si elle n’était pas porteuse d’un terrible secret. Un secret qui lui pèse tellement, qu’il dicte sa vie. Ce premier opus nous présente donc Malia, une lycéenne de 18 ans, qui découvre sa féminité dans son nouvel établissement scolaire et aux côtés de ses nouveaux amis. Et, à tous les fervents spectateurs de séries TV américaines, à la Riverdale, Gossip Girl, 13 reasons why et j’en passe, qui dit lycée américain, dit ‘sexe, drogue et vodka’ (dixit Keen’V).

C’est ainsi que, sans grands étonnements, les soirées s’enchaînent à n’en plus finir, de même que toutes sortes de sorties. Dès lors, se mêlent deux types de fictions. Hidden secret est finalement un mélange entre After, pour la fille vierge et le gars un peu bad boy, qui profite de la vie (si vous voyez ce que je veux dire), et de 13 reasons why, dans sa dimension sociétale importante, que ce soit avec la drogue, le viol, le harcèlement, le chantage, l’homosexualité… Toutes ces thématiques sont évoquées, avec plus ou moins de profondeurs, et c’est ce qui a fait que je n’ai pas lâché le roman.

Si j’étais une fervente lectrice de Young Adult durant ma période lycéenne, cela s’explique sans nul doute par le fait que je pouvais m’identifier aux personnages. Dès lors, du haut de mes 22 ans, il est plus difficile de m’intéresser à la vie d’adolescents en chaleur de 18 ans. Surtout lorsque leurs émois prennent souvent le pas sur l’histoire. En effet, s’installe très rapidement un jeu un peu lassant entre Malia et Jase, où la jalousie est très clairement le centre névralgique des opérations. Si cela installe l’ambiance de leur relation au début, quand vient le dernier quart du roman, et que ce jeu est toujours présent, on en vient à se demander si leur relation évoluera un jour… Et pourtant, tout ceci reste plutôt réaliste. Malia est une jeune fille qui ne connaît rien de l’amour, qui n’a jamais eu de relations avec quiconque, et voilà qu’elle s’amourache d’un des seuls gars du lycée qui couche avec tout ce qui bouge. C’est quand même pas de bol !

Néanmoins, attention, comme le montre ma notation, ce roman m’a fait passer un bon moment, contrairement au ton acerbe employé qui pourrait vous faire penser autrement. Je reste blasée, car mes goûts littéraires en matière de romance ont évolué, appréciant donc davantage un roman adulte, plutôt qu’un roman pour adolescent. Cependant si la relation un peu fuyante entre Malia et Jase m’a quelque peu lassée, j’ai tout de même été happée par leur aventure, leur histoire et je suis restée scotchée pour savoir si oui ou non, tout ceci allait se concrétiser. De même que les thématiques évoquées, comme dit précédemment, permettent de réveiller les esprits des jeunes, principal public de ce roman. Certaines scènes amènent à la réflexion, ce qui donne à ce livre une dimension psychologique très intéressante dans le développement de la conscience des adolescents.

Autre point fortement positif, la plume de l’autrice, qui nous propulse dans les pensées de son personnage principal, avec élégance et fluidité. Et évidemment, le secret que cache Malia, qui donne à cette romance des allures de thriller haletant, qui permet de mélanger les genres et ainsi ne pas trop nous lasser du duo Malia/Jase.

En bref :

Une romance Young Adult qui évoque des thématiques très importantes et fondamentales, qui touchent les jeunes, public principal de ce roman. Sarah G.Lhossi nous emporte dans son récit à travers une plume fluide et élégante, pour nous perdre entre amour, amitié, trahison, harcèlement, et terrible secret…

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La mort du Goéland – Jean-Frédéric Jung

Titre : La mort du Goéland
Auteur : Jean-Frédéric Jung
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Policier
Résumé : Cour d’Assises de Rouen. Isabelle est jugée pour le meurtre de Frédéric, son mari. Malgré les preuves accablantes qui l’accusent, elle plaide non coupable avec un désespoir poignant. Henri, avocat du Havre et ami du couple, se charge de défendre la veuve éplorée.
Épaulé par sa femme et une bande d’amis d’enfance d’Étretat, Henri va remuer ciel et terre et même la mer, pour innocenter Isabelle. Le dossier est plus complexe et sombre qu’il n’y paraît, et les apparences, trompeuses. De nombreuses surprises attendent Henri et les jurés.
Un procès passionnant au bout duquel il faudra statuer : oui ou non, Isabelle a-t-elle tué son mari ?

Notation :

Avis :

Henri, avocat à la vie aisée, bien installée à Sainte Adresse, tente, tant bien que mal, de résoudre une affaire aussi étrange que passionnante. Parce qu’une question subsiste tout de même : Isabelle, coupable ou non coupable ? Une intrigue judiciaire aux allures de polar à la française…

Polar à la française. Ouille, c’est là que le bât blesse. C’est lent. Lent. Et si lent qu’on en viendrait presque parfois à trouver tout ça contemplatif. En tout cas, on est pas pressé dans ce roman. Ils parlent. On parle. Et ça parle beaucoup. Et puis, quelle façon de parler aussi ! Un cauchois exagéré parfois, ou un langage si soutenu qu’il en ferait pâlir le plus bobo des parisiens. La façon de s’exprimer du personnage principal en serait presque pompeuse, et il faut le dire, un peu lourde.

Si on écarte ces déconvenues, on peut parler (encore !) du style brut de l’auteur, aussi cynique parfois, que d’humeur jovial d’autres fois. De quoi nous faire poindre un petit sourire. Et qu’en est-il du décor de ce polar… à la française ? Ça sent bon la mer havraise, ses mouettes et… oh ! Ses goélands ! Pour finir, parlons (et oui, toujours…) de cette thématique du judiciaire comme fond de commerce pour ce policier passionnant, bien qu’un peu… oui, vous l’aurez compris, lent. Jean-Frédéric Jung prend le parti ô combien audacieux de nous faire vivre cette enquête en plein milieu d’un tribunal, entrecoupée de révélations, de traîtrises et de faux-semblants.

En bref :

Finalement, une jolie surprise que fut cette mort du Goéland, plus pour le style de l’auteur terriblement jouissif que pour l’histoire elle-même, aussi lente soit-elle.

Les Pics Célestes, tome 1 : La pierre d’Aube – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Grâce à l’escouade volante des Sphinx, la ville d’Erygia résiste tant bien que mal aux assauts répétés des Amélunes, des créatures mi-hommes mi-spectres. La dévotion de ces patrouilleurs et de leurs griffons force l’admiration de Callie, une jeune serveuse au tempérament bien trempé. Nuit après nuit, elle les observe et rêve secrètement de les rejoindre. Particulièrement lorsqu’Alex, héritier des Fondateurs et futur dirigeant de la cité, fend les airs sur sa majestueuse panthère ailée.
Les combats font rage et, malgré l’énergie déployée par les Sphinx, un soir tout bascule : l’ennemi envahit la cité, forçant les habitants à fuir leur foyer. Au cœur de ce mouvement de panique, Callie parvient à s’échapper in extremis. Déterminée à survivre, elle fera tout pour aider sa ville et se mettre à l’abri du danger.
Pendant son périple, elle devra faire alliance avec Alex, qui cache un énorme secret.
Une saga fantasy qui fait la part belle à la romance LGBT, mais surtout aux femmes !

Notation : 

Avis :

Enclavé par des montagnes imposantes se trouve Erygia, une cité médiévale, où vit Callie, belle orpheline rêvant d’aventures. Sa routine s’articule entre son travail à l’auberge et ses rencontres avec la superbe Johanna. Une petite vie tranquille si on oubliait les créatures qui attaquent presque chaque nuit cette splendide cité…

Marine Gautier a construit un monde cohérent, que ce soit dans sa cartographie parfaitement maîtrisée ou dans son aspect plus social avec les traditions, le passif, et même le langage. Tout est très bien décrit, avec force de détails, nous permettant de nous rendre compte avec sûreté de chaque pas que l’on fait et surtout, où nous les faisons. Dès lors, les parties descriptives sont nombreuses mais assurément merveilleusement bien écrites. Tout est, par ailleurs, très bien écrit, presque dans l’extrême. Aucune fausse note, aucun mot au dessus de l’autre. Pas d’effet de style particulier. Une plume lisse et fluide. Parfaite. De quoi frustrer quiconque chercherait la petite bête.

Outre l’excessive haute qualité de la plume de l’autrice, le mélange fantasy et romance n’est pas à prendre à la légère non plus. Ce roman c’est pas une romance fantastique, mais bien de la fantasy saupoudrée de romance. N’allons pas confondre les genres et attribué une étiquette qui fausserait la réalité des choses. Ne vous attendez donc pas à de l’amour dégoulinant à chaque ligne. Marine Gautier réussit, au contraire, à allier scènes sensuelles à combats épiques avec brio. L’action est au cœur de ce premier tome pour nous garder en haleine tout du long. Et si on reproche le nombre d’ellipses incroyable à la fin de l’outrecuidant Game Of Thrones, ce ne sera pas le cas ici. Une fois encore, bien au contraire. Nous suivons Callie dans chacun de ses pas, chacune de ses respirations, chacune de ses pensées.

Quoi de mieux que de terminer par la présence des femmes dans ce roman ? Un roman de fantasy, oui. Avec une romance délectable, oui. Mais aussi fondamentalement puissant dans sa vision des femmes. Leur force, leur caractère. Un roman d’émancipation, qui montre que le sexe importe peu dans l’accomplissement de soi.

En bref :

Un roman passionnant, porté par une plume précise qui nous révèle des personnages féminins forts et captivants, associé à un juste équilibre entre fantasy et romance. De quoi donner envie de découvrir la suite, qui paraît le 27 septembre.

L’Ombre sur mon cœur – tome 1

Titre : L’ombre sur mon cœur
Auteur : Jennifer Pourrat
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : romance
Résumé : Matthew est l’héritier d’une des plus grosses fortunes des États-Unis, mais c’est avant tout un homme brisé par la mort de sa mère. Il utilise le sexe et l’art pour exorciser ses démons.
Jessica n’a pas été épargnée par la vie. Jeune femme indépendante, forte et courageuse, elle gère seule l’éducation de sa petite sœur Samantha, une adolescente rebelle à l’âme d’artiste.
Matthew et Jessica n’avaient pas besoin l’un de l’autre, du moins c’est ce qu’ils croyaient…
Sera-t-il capable de se laisser aller dans ses bras pour mieux se trouver ?
Sera-t-elle capable de repousser ses propres limites pour aller à sa rencontre ?
Il maîtrise le Mal, elle va lui apprendre à se soumettre au Bien.


Notation :

Avis :

Lorsqu’on parle de BDSM difficile de ne pas faire le rapprochement avec Cinquante Nuances de Grey. Pourtant, si j’ai pu voir le premier film pour vite m’en désintéresser, L’Ombre sur mon cœur de Jennifer Pourrat a réussi à saisir mon attention. Il s’avère finalement que ce premier tome est loin d’être un simple ersatz du phénomène mondial, appelé monsieur Grey. Et si nous n’avons pas là une histoire sans saveur, c’est bien grâce à tous ces épices que l’auteur a mis dans sa tambouille.

Sur la forme, on reste sur une romance classique entre l’homme torturé et la pétillante jeune femme qui croise son chemin. À ce niveau, l’érotisme à coup de cravaches s’insère parfaitement dans le déroulement de l’intrigue. Si certains passages sont crus, pouvant sans nul doute faire grincer des dents le plus fervent des poètes romantiques, on reste dans l’accessible, et surtout, l’utile. Nous sommes là bien loin de ses romans nous insérant des scènes de sexes à répétition sans grand intérêt pour l’histoire.

Ce premier tome va plus loin, s’enfonce plus profondément dans la souffrance et la détresse. Parce que ce n’est pas que l’histoire d’une jeune femme trop pure et d’un homme dominateur et puissant. Sinon, le bouquin aurait eu autant d’intérêt qu’un Grey de petite envergure. Jennifer Pourrat nous expose les fêlures, les blessures. Elle nous expose ses personnages sans filtre, avec sincérité et la noirceur qui les caractérise. C’est une véritable galerie de personnages complète et puissante qui s’offre à nous, en résonance à l’art si bien décrit dans ce roman.

On a Matthew, archétype de l’homme riche et puissant. Aussi calculateur que manipulateur. Maniaque du contrôle. Et surtout « per-sé-vé-rant ». Du moins, en apparence. Derrière cette façade à la Christian, lorsqu’on gratte un peu la surface, on tombe sur mille et un secrets. Des causes, des conséquences, des raisons, des besoins, un passé,… On trouve tout et bien plus, pour étayer un personnage incroyable au niveau psychologique. Le travail effectué par l’auteur est titanesque, surtout lorsqu’on associe l’énigmatique Matthew à la douce Jessica. Jessica, belle, indépendante, et mère bien trop tôt. Serait-ce trop cliché de dire que rien ne les prédestinait à se rencontrer ? Et pourtant… Un dominant torturé peut-il soumettre une femme indépendante si attachée à une certaine forme de romantisme ? Et au delà même de cet érotisme douloureux, la douce mais déterminée Jessica parviendra-t-elle à faire tomber le masque du terrible M. Bradford ?

En bref :

Finalement, ce premier tome nous initie. Il nous initie à deux personnages, aussi torturés l’un que l’autre, chacun à leur façon. Si des craintes justifiées peuvent apparaître quant au sous-genre dans lequel s’insère ce roman, il est évident qu’elles seront vites balayées par une intrigue bien menée et une plume aussi simple que, parfois, un peu brutale.

Amélia Varin, une lectrice d’ordinaire peu emballée par le BDSM

Une vie animale

Une nouvelle qui m’avait bien plu par son résumé mais qui me laisse finalement un drôle d’arrière-goût, je vous parle d’Une vie animale de Thierry Balloy.

Résumé : Dans l’histoire de la vie, l’homme descend du singe. Le premier a créé et subit la course au temps. Le second déguste des bananes à pleines dents. Une nouvelle pleine d’esprit…

Avis :

Un texte difficile à cerner…
Lue deux fois, cette nouvelle m’a posée quelques difficultés. Ce n’est pas tant la plume de l’auteur, mais plutôt l’intrigue qui m’a gênée. Je n’ai pas vraiment eu l’impression de lire une histoire. C’est pour ça que j’ai eu du mal à cerner cette nouvelle, tout comme j’ai mis du temps à rédiger cet avis, qui ne sera pas très glorieux. Du moins, on ne l’inscrira pas au Panthéon de mes meilleurs retours. C’est dommage, car j’ai vraiment l’impression d’être passée à côté de quelque chose, comme si ce texte avait bien plus à m’offrir que ces lignes un peu surfaites. Aussi, ai-je du mal à en parler, aussi ai-je du mal à exprimer mon ressenti. Ce texte exprime une routine, à travers des jeux de mots animaliers. Mais, loin de m’avoir charmée par son originalité, j’ai été écrasée par la lourdeur de certains passages, si bien que j’ai eu du mal à comprendre certaines scènes.

Mais très bien écrit…
En revanche, là où se trouve mon incompréhension, j’ai trouvé que cette nouvelle était très bien écrite. Portée par un style, une patte, la plume de l’auteur se marie tout à fait avec le type de littérature proposé ici. Quel type de littérature ? Je ne saurai trop vous dire. Du réalisme saugrenu ? Du récit de vie burlesque ? En tout cas, bien écrit, je peux vous l’assurer !

Au final, je le déplore fortement, mais je suis passée à côté de cette nouvelle qui semble pourtant contenir un fort potentiel… Dommage !

Service de presse, reçu de la maison d’édition