Peaky Blinders – Saison 05

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : BBC
Genres : Historique / Drame
Saisons : 5 (en cours)
Synopsis : Tommy Shelby restera-t-il député du Labour ? Alors que l’Angleterre plonge dans la crise de 1929 et voit monter le péril totalitaire, le chef des Peaky Blinders prend des décisions qui vont affecter la nation tout entière.

Notation :

Avis :

Crise de 1929, montée du totalitarisme, comment réagissent les Peaky Blinders face à ce monde qui bouge, et pas dans le bon sens ? Après avoir perdu une large partie de leur fortune, les Peaky Blinders reviennent à leurs vieilles affaires, entre trafic de drogues et préméditation de meurtre…

Quelle saison que cette cinquième pépite de la magnifique série Peaky Blinders ! Les femmes sont là encore au centre de la série, mettant en avant leur force de caractère et de décision. Et puis, cette montée du fascisme… Et leur réaction… La réaction d’un groupe de gitans face à la montée du totalitarisme, du racisme et de la xénophobie. Difficile de rester de marbre, difficile de fermer les yeux devant cette partie de notre Histoire bien dure à digérer.

Comme vous pouvez le voir, je suis plutôt emballée par cette cinquième saison, qui est, je pense, la meilleure de tous. La plongée historique est si réaliste, dans ses décors et ses dialogues qu’on en vient à s’y perdre. Les manipulations, les histoires conjugales, l’émancipation des femmes… Une saison qui reprend tous les codes qui font de Peaky Blinders une série incontournable.

On notera la superbe du travail réalisé par Cillian Murphy sur son personnage : de plus en plus torturé, tourmenté, en détresse… Tout à fait dans l’ambiance magistrale et décadente de cette cinquième saison.

En bref :

La meilleure saison de Peaky Blinders, qui nous propulse à une époque difficile pour la société, provoquant la montée du totalitarisme. À voir, et à revoir ! En ce moment sur Arte !

Joker – Todd Phillips

Titre original : Joker
Durée : 2h02
Réalisateur : Todd Phillips
Date de sortie : 9 octobre 2019
Genre : Drame
Avertissement : Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des spectateurs (Interdit aux moins de 12 ans)
Synopsis : Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.

Notation :

Avis :

Arthur Fleck, clown et souffrant d’une psychose, est sans cesse rejeté par la société. Dès lors, il n’y a qu’un pas pour devenir le Joker…

C’est le film de cette fin d’année. Puissant. Dévastateur. Perturbant. Joker est un biopic, contant la descente aux enfers d’Arthur Fleck qui n’aurait jamais du souffrir… Un film qui remet toute sa dimension humaine au personnage connu de tous du Joker, ennemi juré de Batman. Un film qui déroute, qui secoue. Un film qui ne s’oublie pas.

Tout commence par la cruauté. Par la crasse. Par l’horreur et le désespoir. Puis de révélations en rencontres, Arthur Fleck se perd dans un ailleurs, où il n’est plus le souffre-douleur, mais plutôt l’étincelle d’où émergera la flamme de la révolution. Joker peint la descente vers la plus pure folie d’un homme brisé par la société, qui utilisera tous les moyens nécessaires pour s’en sortir, peu importe les conséquences.

Ce que j’ai adoré dans ce film c’est de nous obliger à porter un autre regard sur ce personnage clairement défini comme méchant dans l’univers de Batman. Pourtant, ici, on lui rend son humanité, et on en vient à se sentir mal, terriblement mal, coupable aussi, gêné, par ce qu’il a subi. Devant l’injustice, on en vient presque à comprendre son évolution et sourire avec lui.

Pour terminer, mention spéciale évidemment à la magistrale prestation de Joaquin Phoenix, qui a donné de lui aussi bien sur le plan physique (un corps décharné qui fait mal à regardé) que psychologique dans son appropriation du personnage.

En bref :

Un excellent film qui mérite amplement le tapage qu’il a suscité à sa sortie. Un film qui se veut sérieux, dérangeant et qui remet en question notre vision du Joker, nous prouvant une fois encore que tout n’est pas que noir ou blanc.

[Livre audio] La Chambre des merveilles – Julien Sandrel

Titre : La chambre des merveilles
Auteur : Julien Sandrel
Lu par : Sophie Duez
Éditeur version papier : éditions Calmann-Levy
Éditeur version audio : Audiolib
Genres : Drame / Littérature générale
Résumé : Louis a douze ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, sûrement encore à son travail. Alors il part avec son skate, fâché et déçu, et traverse la rue à toute vitesse. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre.
Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a répertorié toutes les expériences qu’il aimerait vivre un jour : la liste de ses « merveilles ». Thelma prend une décision : une par une, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Et les lui raconter. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Notation :

Avis :

Louis file sur son skate, à toute vitesse, perdu dans ses pensées d’enfant en colère contre sa mère. Et puis quelques secondes et c’est le choc. Un camion est passé. Et l’a percuté. Louis se retrouve alors dans le coma, devant sa mère complètement paniquée, désarçonnée… Et puis, au fil des jours, elle décide d’accomplir tous les rêves de Louis inscrit dans son cahier des merveilles.

Après en avoir tellement entendu parler, j’ai donc décidé de me lancer dans ce roman si apprécié, mais en livre audio. La chambre des Merveilles est un roman palpitant, qui nous permet de voyager et de vivre mille et une expériences aux côtés de Thelma. Cela nous permet de rêver les yeux ouverts, et nous donner à nous aussi envie de tenir un fameux cahier des merveilles.

Au sujet de la plume, du style Julien Sandrel ou même de l’intrigue, je n’ai rien à redire. C’est un roman émouvant, drôle et percutant. Qui nous prend aux tripes. Un roman sur la vie. Sur la mort. Sur cet entre-deux, déroutant. Un roman qui remet les choses en perspectives et nous rappellent que certaines choses méritent d’être vécues.

En revanche, j’aurai à redire sur la version audio. La force de ce type de transmission, est de nous permettre de nous immerger encore davantage dans le récit. Et notamment avec des voix propres aux personnages. Ici, une seule voix pour deux protagonistes. Et c’est bien dommage. Je déplore cet état de fait, car je pense qu’un autre narrateur aurait apporté une plus-value non négligeable à cet excellent roman.

En bref :

Un roman émouvant et drôle, qui nous transporte et nous fait vivre mille et une expériences. La version audio fut agréable mais la présence d’une seule voix narratrice pour deux protagonistes amoindrie le résultat final. Dommage !

Chernobyl – Mini série

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : HBO
Genres : Drame / Historique
Saison : 1 (terminée)
Synopsis : 26 avril 1986, l’histoire vraie de la pire catastrophe causée par l’homme et de ceux qui ont sacrifié leur vie pour sauver l’Europe du drame. L’explosion d’un réacteur à la centrale nucléaire de Chernobyl, en Ukraine, a de terribles conséquences aussi bien sur le personnel de l’usine, que sur les équipes de secours, la population et l’environnement.

Notation :

Avis :

Chernobyl est une mini-série TV diffusée par HBO, une mini-série monstrueuse qui nous expose la vérité avec toute sa cruauté brute. À vrai dire, je n’ai pas grand chose à dire sur cette série, il me semble qu’il faut la voir pour le croire. Ce que je dirai c’est qu’elle nous présente la réalité des événements de Chernobyl qui ont fait tant de morts. On a, par ailleurs, la version de l’Union Soviétique, ce qui me paraît assez inédit. D’autant plus que nous sommes proches d’un biopic, puisque ce serait la véritable histoire du scientifique, le personnage principal dirons-nous, de la série.

Ce que j’ai trouvé très intéressant, donc, est le point de vue développé. Nous sommes enfin au cœur du désastre aussi bien humain qu’écologique, avec son hypocrisie et ces décès… On se perd dans la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui mourront, à cause de la folie de quelques hommes.

La fin de la série s’achève sur un épilogue écrit, nous expliquant ce qu’il est advenu de ce scientifique, mais également de Chernobyl et de ses habitants, en général, ou ceux sur lesquels la série s’attarde. L’information qui m’a le plus ébahie concerne le nombre de morts reconnu par l’Union Soviétique, seulement 31, quand les estimations en comptent des milliers, voire des dizaines de milliers.

En bref :

Une série à voir, pour ne pas oublier, ne jamais oublier tous ces gens morts à cause des mensonges de quelques uns… « Quel est le prix des mensonges ? »

À l’encre de nos maux – Amélie Romarin

Titre : À l’encre de nos maux
Auteur : Amélie Romarin
Éditeur : éditions Ethen
Genre : Littérature générale
Résumé : Ethan, 15 ans, est persécuté à l’école. Heureusement, il a des amis qui sont présents pour lui, malgré leurs personnalités étranges. Alors qu’il se promène avec sa meilleure amie, Anna, Ethan découvre une lettre au creux d’un arbre. Ce qui est proposé est simple : on s’écrit sans révéler qui on est dans la vraie vie, se parle sans jugement. Ethan décide d’y répondre…

Notation :

Avis :

Ethan est un jeune homme de quinze ans, qui se cherche, se découvre, entre l’école et ses amies. Sa vie à l’école, d’ailleurs, n’est pas tous les jours rose, bien au contraire. Il est pris en étau entre des amies parfois envahissantes et des camarades un peu trop violents… Et puis, il trouve un papier dans un parc, une lettre. Il décide d’y répondre, et advienne que pourra !

À l’encre de nos maux est un roman qui traite d’un sujet ô combien préoccupant : le harcèlement scolaire. Malheureusement, celui-ci n’a pas su être assez convaincant… La faute, pour une large part, au style choisi par l’auteur que d’utiliser une voix enfantine pour conter cette histoire. Une voix enfantine, utilisant par endroit des expressions qu’on n’entendrait jamais de la bouche d’un adolescent. Le ton du roman est donc maladroit et rend assurément la lecture plutôt lourde.

La narration y est également pour beaucoup dans cette sensation globale de lourdeur. Entre une projection violente dans la vie de ces adolescents, et des dialogues explicatifs répétitifs et flous, difficile de s’approprier l’histoire et de ressentir une quelconque empathie pour ces personnages, vivant pourtant de véritables souffrances. Les problèmes de cœurs des adolescents semblent, par ailleurs, être au centre de l’histoire, quand bien même ils alourdissent encore davantage une lecture déjà difficile. Le passé antérieur présent de façon récurrente vient achever complètement ce roman indigeste…

Pour ce qui est du fond du roman, le concept d’échange de lettres pour partager ses souffrances est très bien choisi, mais malheureusement pas assez poussé. Tout d’abord, cette lettre arrive très tard dans le roman, après qu’on ait été abruti par les états d’âmes amoureux d’adolescents. Ensuite, l’échange épistolaire se transforme rapidement en échange de mails, ce qui fait très clairement perdre de son charme à l’idée initiale. Dommage !

Cependant, tout n’est évidemment pas noir dans ce roman. Lorsqu’enfin on retrouve une narration classique, ancrée dans le présent, on respire et apprécie de nouveau la lecture. Certains monologues intérieurs du personnages sont également bien amenés, avec l’utilisation simple du présent et de mots courants. Pour terminer sur les aspects positifs, il est nécessaire de s’arrêter sur les thèmes abordés dans ce récit : que ce soit l’homosexualité, la scarification, l’amitié ou le harcèlement scolaire… Des thématiques fortes, qui donnent tout de même un poids à ce récit, malgré les nombreuses maladresses.

En bref :

Un roman sur le harcèlement scolaire, qui, s’il reste intéressant sur ses thématiques évoquées, fait poindre de nombreuses maladresses et lourdeur qui rendent la lecture difficile. Néanmoins, ce roman ayant eu de nombreux avis positifs, si vous êtes intrigué, n’hésitez pas à tenter l’expérience.

**Service de presse

After – Chapitre 1

Titre original : After
Durée : 1h46
Réalisateur : Jenny Gage
Date de sortie : 17 avril 2019
Genres : Romance, Drame
Résumé : Depuis son plus jeune âge, Tessa était promise à un avenir tout tracé : une vie rangée, une brillante carrière, un mariage tranquille avec son fiancé de toujours. Jusqu’à sa rencontre avec Hardin à son arrivée à l’université. Grossier, provocateur, cruel, c’est le garçon le plus détestable qu’elle ait jamais croisé. Et pourtant, ce bad boy tatoué pourrait bien lui faire perdre tout contrôle…

Notation :

Avis :

Petit avertissement avant toute chose : je n’ai pas lu le roman. Je n’ai rien contre l’auteur ou les fans. Je comprends tout à fait qu’il existe une communauté de fans de cette saga littéraire. À vrai dire, je ne me prononce en aucun cas sur les romans, mais bien seulement sur le film et essentiellement sur le film en tant que tel. J’ajouterai que ce n’est que mon avis, avec ce que j’apprécie dans une romance et mes opinions personnelles. Ceci étant dit, c’est parti !

Globalement, voilà une romance un peu niaise, et superficielle. Plus spécifiquement, les 20/30 premières minutes sont intéressantes, le reste est rébarbatif. Tout ceci mérite un peu plus d’explications. Il existe des dizaines et des dizaines de types de romance, que ce soit dans les schémas, que dans les genres eux-mêmes. Ici, on tombe dans le style bad boy et fille sage. Un schéma très travaillé en romance et que j’apprécie énormément. On peut notamment citer la trilogie des Irrésistibles de Simone Elkeles, ou encore en découverte plus récente Mi vida es mia de Céline Jeanne, ou Sur ton chemin de Mikky Sophie. Je peux vous en citer encore des tas et des tas. Et ces romances ont toutes un point en commun que de nous présenter une fille sage, jolie (parfois vierge, mais je ne vais pas m’étendre sur ce fantasme de la jolie fille vierge) et un bad boy, canon, sexy et terriblement dangereux. Que ce soit dans ses choix de vie (type gangs, mafia, ou encore sport comme la boxe pour Never Back Down de Laura EL, etc…) ou psychologiquement parlant.

Dans After, on retrouve ce phénomène que j’affectionne particulièrement. Hardin est un homme mystérieux, terriblement séduisant et qui transpire d’une dangerosité attirante. La jolie Tessa se sent poussée vers lui, d’autant qu’en plus d’être magnifique, il semble savoir se servir de son cerveau. De quoi faire tourner la tête ! Mais, une fois les premiers baisers échangés, très rapidement le bad boy Hardin se transforme en ours en guimauve. À coup de bisous bisous n’amour n’amour. À l’opposée totale de la relation qui s’était installée initialement entre eux. La faute sans doute au format film, qui provoque une accélération malvenue. Le format série TV aurait peut-être été plus judicieux ?

Pour ce qui est des personnages secondaires, ils semblent encore plus secondaires qu’on le pensait. Quasi-invisibles et inutiles. C’est infiniment dommage, car il me semble qu’ils ont plus à offrir qu’une simple figuration. Dans la même optique, la mention « Avant lui, elle contrôlait sa vie » me semble un peu surfaite. Il faut dire que tout va tellement vite qu’on a à peine le temps de distinguer sa vie d’avant à celle qu’elle passe avec lui. Ce qu’on retiendra c’est qu’avant elle faisait ses devoirs, et que maintenant, elle préfère traîner dans une bibliothèque avec Hardin qui lui fait la lecture. Un vrai bad boy cet Hardin ! Cela aurait pu être une scène adorable si seulement tout n’était pas allé si vite… Rien que le synopsis nous promet bien plus « Grossier, provocateur, cruel, c’est le garçon le plus détestable qu’elle ait jamais croisé. » Ils ont pas du voir le film ! Bref, décevant. Terriblement décevant !

En bref :

Finalement, un film raté, qui va bien trop vite. La relation bad boy / fille sage propre à ce genre de romance est à peine effleurée qu’elle est déjà expédiée au profit d’une amourette d’adolescents. Dommage ! Terriblement dommage !!

Ma vie de Courgette

Sorti en 2016, durant à peine 1h, Ma vie de Courgette est un long-métrage que tous les enfants devraient voir. Pour apprendre l’humilité et le pouvoir de l’amitié… 

Synopsis : Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

Avis :

Entre lumière et ténèbres…
Ma vie de Courgette a un titre un peu trompeur. On pourrait se croire dans un dessin-animé humoristique, alors qu’on en est loin. Entre amitié et difficulté, entre réalité et rêve, Ma vie de Courgette c’est non pas la vie d’un seul enfant mais celle de bien d’autres aussi. Perdus entre lumière et ténèbres, rejetés, et laissés presque à l’abandon, ils découvriront qu’ils peuvent encore être aimés. Et ça, ça n’a pas de prix ! Ce qui était le plus dur dans ce film n’était pas l’histoire de chaque enfant mais bien leur détresse dans la solitude de leur problème. Ma vie de Courgette c’est une bande d’amis, qui bien que déjà ravagés par la vie, vont s’accrocher, s’aider et enfin vivre, le sourire aux lèvres. Une vraie leçon d’humilité !

Une animation époustouflante…
Comme vous pouvez déjà en avoir un aperçu, l’animation est particulière. Singulière, oserai-je même et c’est loin d’être péjoratif. Cette animation est enfantine et provoque un sacré contraste avec le thème difficile de la solitude, de l’orphelinat, du manque des parents… Comme fait à la pâte à modeler, un des jeux des enfants, ces dessins sont empreints d’une douceur et d’une lenteur qui nous entraîne dans un état de tristesse douloureux quand vient les moments de détresse.

Après Parvana, Ma vie de Courgette se révèle doux et difficile, porteur de thématique fondamentale comme l’amitié et la solidarité. À voir avec vos enfants !

Parvana, une enfance en Afghanistan

« Is it a happy story or a sad story ? »… Voilà une vraie claque, une vraie claque ! Je vous parle d’un film d’animation étourdissant : Parvana, une enfance en Afghanistan.

Synopsis : En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, onze ans, grandit à Kaboul ravagée par la guerre. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, lecteur et écrivain public. Mais un jour, il est arrêté et la vie de Parvana bascule à jamais. Car sans être accompagnée d’un homme, on ne peut plus travailler, ramener de l’argent ni même acheter de la nourriture.
Parvana décide alors de se couper les cheveux et de se travestir en garçon afin de venir en aide à sa famille. Risquant à tout moment d’être démasquée, elle reste déterminée à trouver un moyen de sauver son père. Parvana est un conte merveilleux sur l’émancipation des femmes et l’imagination face à l’oppression.

Avis :

Un sujet fort pour enfant…
Un film d’animation qui me faisait de l’œil depuis longtemps, Parvana est un long-métrage au sujet fort, porteur de thématiques lourdes. Et s’il reste accessible à un public jeunesse, je m’interroge. Un enfant seul peut-il regarder un tel film sans se poser mille et une questions ? En comprenant les tenants et aboutissants ? C’est un film passionnant, et à mon sens, incontournable, mais à voir, assurément, avec son enfant. Ne le laissez pas seul devant, ou il pourrait y avoir des ravages. Prenez le temps de le regarder à ses côtés, lui expliquer les scènes parfois brutales et difficiles que l’on peut trouver dans ce film. Je me suis donc demandée si ce format était adapté à un tel sujet, et force est de constatée qu’il est presque parfait. Donnant une douceur presque sacrée à un récit fort et douloureux.

Une réalité difficile…
Ce long-métrage est captivant, et terriblement réaliste. On nous conte la vie de Parvana, jeune fille vivant sous le régime Taliban. Et alors qu’elle mène une vie plutôt tranquille aux côtés de son père et le reste de sa famille, celui-ci se fait arrêter. Comment se déroule alors la vie, lorsque le foyer ne se constitue plus que de femmes ? Comment survivre lorsqu’une femme ne peut sortir seule ? Comment manger ? Comment boire ? Et au fil de cette histoire, on se prend des tas et des tas de douleurs, de souffrances, d’injustices… On se prend tout ce qu’on préférerait ne pas voir, tout ce qu’on voudrait occulter. Entre histoires pleine d’espoir et réalité difficile, Parvana nous livre un condensé d’émotions brutes, pour nous faire réagir, nous choquer et surtout, nous montrer la réalité de la vie, là-bas en Afghanistan, pays ravagé par la guerre et régit par un régime dévastateur…

Au final, c’est un film à voir, assurément ! C’est beau, hypnotique, et étouffant. J’ai suffoqué, j’ai pleuré, j’ai baissé les yeux… À voir, absolument !

Dans le cœur de chaque enfant sommeille un héros

J’ai donc lu Dans le cœur de chaque enfant sommeille un héros, la nouvelle parution d’Audrey Calviac, auteur principalement jeunesse. Publiée dans la collection Électrons Libres de Évidence éditions, il ne va pas être facile de vous parler de cette histoire sans vous spoiler… Je vais tâcher de faire attention !

Résumé : Mathis est un enfant qui passe son temps à observer le grand arbre rond de la cour de son immeuble. En effet, il s’y déroule des choses étranges lorsque la nuit vint à tomber. Prenant son courage à deux mains, il compte percer le secret de cet arbre et le secourir d’un mal mystérieux qui le ronge de l’intérieur.

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, il va être difficile de parler de cette nouvelle sans trop en dévoiler. Je vous explique, comme toute nouvelle, le point majeur est la chute. Et cette chute est inoubliable !

L’intrigue…
On va suivre un petit garçon, qui s’avère être un véritable aventurier. Accompagné de son amie, il va prendre son courage à bout de bras et partir sauver ses amis ! Voilà l’intrigue que je peux vous dévoiler et je ne dirais rien d’autre ! Parce que si je vais plus loin, je sens que mes doigts sur le clavier vont fourcher et zou, spoile… Donc, voilà la petite intrigue toute sympa et très jeunesse, n’est-ce-pas ? Alors que cette nouvelle n’est pas pour les petits, mais bien pour les grands. Hé hé…

La chute inoubliable…
Quand vous voyez le titre de ce paragraphe, vous vous dites que ça y est ! Oui, ça y est, elle va nous dévoiler ce truc de fou !! Et bien, non… J’ai décidé de résister jusqu’à la fin et je vais vous expliquer plutôt mon ressenti sans vous dire sur quoi j’ai réagit. Pfiou, compliqué tout ça…
Bon, alors, tout d’abord j’ai été surprise. Je me suis dit que pour une chute, c’était une sacrée chute. Puis, je suis passée par différents stades : le déni, la colère et la tristesse. Les larmes aux yeux, la gorge nouée. Comme une envie de me moucher bruyamment en boulottant de la glace… J’ai été complètement captivée, du début à la fin. Audrey Calviac termine son histoire en apothéose, une véritable pépite que je ne suis pas prête d’oublier.

Je vous intrigue ? Vous vous demandez de quoi je parle ? Et surtout qu’est-ce qui a pu me toucher à ce point ? Bah, y a plus qu’à craquer. Le papier est à seulement 10 €, par ici. Et le numérique à 0.99 €, par . Bonne lecture !

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Tu me fends le cœur : le cinquième As

Dans le cadre de mon nouveau partenariat avec les éditions Erato, j’ai lu cette novella plutôt sympa : Tu me fends le cœur, le cinquième As. 60 pages de plaisir !

Résumé : C’était le tournoi de la dernière chance, elle devait tout gagner, pour ne pas tout perdre.
Mais quand votre partenaire n’est pas à la hauteur et que le passé nous nargue… est ce que les « jeux sont faits » ? Saura t elle sortir un dernier atout de sa manche ? Son cinquième As ?

 

 

 


Avis :

Première impression…
Je suis plutôt satisfaite de ce premier service de presse. En fait, je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition. Je suis tombée dessus un peu au hasard et j’ai trouvé les couvertures de leur bouquin super belles. Evidemment, ça m’a donné envie d’en savoir plus, que voulez-vous, on ne se refait pas. J’ai donc reçu comme premier livre, une petite novella de Chiaraa Valentin. À coup de jeux de mots très bien pensés, j’ai eu du mal à cerner le sujet de l’histoire au premier abord, sans lire la novella. Puis, au final, dès les premières pages, on saisit tout de suite les enjeux.

L’intrigue…
Tu me fends le cœur : le cinquième As
est une histoire d’amour sur fond de jeux de cartes. N’en doutez plus, donc. On va suivre une jeune femme, qui se sert de son talent pour les cartes pour gagner une grande compétition. Mais est-ce que ça va s’arrêter là ? Je vous disais que c’était une romance. Celle-ci n’est pas entre la jeune femme et l’ex-conjoint mais bien avec un autre homme, un homme qui surgit tout droit de son passé et qui pourrait bien avoir quelque chose à jouer. Je reste dans le thème, remarquez.

Une bonne romance…
Je n’aime pas trop les histoires fleur bleue, avec tellement d’amour que ça déborde. Ici, on était à la limite je dirais. Le fond de l’histoire (la compétition de cartes) et le caractère de la jeune femme rehaussent le tout permettant d’éviter l’amour dégoulinant. En quelques pages, l’auteur réussit à nous enfermer dans son histoire, elle nous happe et on décide, au final, de ne plus lâcher notre liseuse avant d’avoir atteint la dernière scène.

Au final, une novella romantique où se mêle drame et tragédie, je suis certaine que vous adorerez l’aventure de cette jeune femme. Oui, parce qu’on se le demande, non ? Va-t-elle trouver son cinquième As ? Pour vous procurer cette novella, c’est par ici

Service de presse envoyé par la maison d’édition