À l’aigre douce

Après avoir pris une claque avec Don de soi(e) et Méprise, je vous parle du recueil À l’aigre douce de Dominique Theurz.

Résumé : Des nouvelles avec pour fil rouge : un goût de folie.
Des personnages qui sont tous d’habiles funambules. Pourtant, même les plus aguerris ont basculé. Mais à chaque folie sa saveur spécifique. Une savante combinaison, éphémère ou durable, d’aigre et de doux dans des proportions fort variables.
L’auteure livre un recueil de nouvelles aux assaisonnements déments, avec des histoires grinçantes, drôles ou dramatiques. Et un maître mot : l’originalité.

 


Avis :

Entre cynisme…
Un recueil de nouvelles dont le titre reflète à merveille ce qu’il cache, voici ce qu’est À l’aigre douce de Dominique Theurz. Difficile de trouver un autre qualificatif que doux-amer pour caractériser ces nouvelles. Nous sommes donc entre cynisme et humour, entre amertume et douceur, entre sucré et salé. Le cynisme côtoie parfois le morbide, ou l’absurde. Mais toujours avec une finesse étourdissante. Ces textes désopilants, où se mêlent rictus sardoniques et inepties grotesques, loin de rendre lourds les nouvelles, provoquent une sorte de curiosité incongrue qui pousse irrésistiblement à lire la suite… L’originalité est le maître mot, pour sûr. Il faut dire que rare sont les textes de cet acabit et rien que pour découvrir la folie qui émane de chacun d’eux, on deviendrait fou nous-même. Peut-être simplement dans l’espoir insensé de se retrouver dans les lignes de la talentueuse Dominique Theurz.

Et humour…
Parce que, que serait le cynisme sans son zeste de bonne humeur ? Pour alléger un peu le goût amer de certains passages, de certaines nouvelles, on retrouve un peu de douceur et parfois même de tristesse. C’est lisse, mais élégant et ça nous ferait presque oublier l’aliénation irrévérencieuse de quelques textes. Plus concrètement, les nouvelles ont toutes ce côté décalé propre à la plume de l’auteur, morbides, étranges, cyniques, mais aussi, tristes, douces et nostalgiques. Elles ont toutes ces éléments en elles, parfois plus de l’un que de l’autre. Un savant mélange rendant notre lecture d’autant plus fascinante que les nouvelles sont originales et décapantes ! Ma préférée reste la première, qui mélange finement les émotions pour nous ébahir quand vient la chute d’une folie salvatrice.

Au final, un recueil de nouvelles différent, ahurissant et passablement abracadabrant. Entre cynisme et humour, un cocktail réussit !

Service de presse, reçu de la maison d’édition

Don de soi(e), suivie de Méprise

Je suis tombée sous le charme. L’araignée m’a attrapée. J’ai été piégée dans sa toile… Je ne vois pas quoi dire d’autre, mais je vais faire un effort. Quand on a adoré, difficile de trouver autre chose à dire que MAIS QUELLE TUERIE ! Allez, je vous parle de Don de soi(e), suivie de Méprise de Dominique Theurz.

Résumé : Don de soi(e)
Tony désespère d’entrer en relation avec sa nouvelle voisine.
L’araignée qui loge sous sa fenêtre décide de tout mettre en œuvre pour débloquer la situation. Son obsession : servir la naissance du couple. Ses efforts seront-ils récompensés ?
Une nouvelle humoristique subtilement tissée.
Suivie de Méprise
Un excès de zèle aux conséquences fâcheuses.
Une micro-nouvelle mordante à souhait.


Avis :

L’auteur tisse sa toile…
Sans trop en dévoiler à l’histoire, je vais vous parler tout d’abord de la première nouvelle Don de soi(e). Déjà, j’adore ce titre. Il a très clairement un double sens avec ce « e » entre parenthèses et vous vous en rendrez vite compte en la lisant. Je me demande si l’auteur a du faire un véritable brain-storming pour le trouver. Il est juste parfait ! Et puis, je continue un peu mon inspection, et je regarde la couverture. Cette merveille. À l’image des textes, on ressent l’humour, la finesse, bref, un carton plein pour l’enrobage !
Et puis on enlève l’emballage, on découvre l’intérieur. Et qu’est-ce que les éditions Alter Real et Dominique Theurz ont bien pu nous offrir ? Une pépite ! Ah, ça, je vous l’assure.
On suit l’histoire du premier texte, on suit ce personnage dont on ne sait pas grand chose. Si ce n’est qu’elle parle beaucoup d’une fenêtre et d’une voisine. Il semble y avoir des tremblements de terre aussi. Et puis, on rencontre d’autres personnages, à travers les yeux du narrateur, ou devrais-je dire de la narratrice. Et doucement, au fil des mots, l’auteur tisse sa toile. Et elle nous capture, nous emprisonne. Mais la question est, comment lui en vouloir ? Quand la fin approche, on a le souffle coupé devant la chute. L’auteur maîtrise le format de la nouvelle avec talent, nous emmenant là où elle le veut. Quelle excellente découverte !

Petit zoom sur Méprise
Comme pour nous permettre de nous délecter un peu plus de son sublime imaginaire, Dominique Theurz nous propose une micro-nouvelle. Le style est un peu différent, plus dynamique dans cette nouvelle. Sachant que Don de soi(e) est écrit de façon déjà très rythmée, imaginez un peu Méprise ! Quelle aventure que nous livre là, une fois encore l’auteur. Nous nous retrouvons à suivre le point de vue d’un autre personnage, au ton bien cynique par moment. Le dynamisme est clairement ce qui caractérise cette nouvelle, d’une très grande qualité.

Le style de Dominique Theurz…
Vous les voyez ? Est-ce que vous voyez les étoiles qui brillent dans mes yeux ? Ou les cœurs qui en sortent par intermittence suivant un rythme bien régulier et entraînant ? Comme dans les cartoons ! Alors, vous les voyez ?
Parce que cette plume ! Cette plume est juste un régal, une merveille ! Mordante, je pense que c’est le mot juste. Je peux ajouter cynique aussi, par moment. Et puis, un peu incisive. Beaucoup même. Une pointe de phrases courtes, d’adjectifs, de successions de propositions. Une pointe de rythme. Le tout saupoudré d’humour. Et voilà, le gâteau parfait ! Sucré, délicieux, doux, de quoi passé un merveilleux moment assurément !

Au final, Dominique Theurz est une auteur que je viens de découvrir et que je vais suivre de près. Ces deux nouvelles humoristiques sont à découvrir d’urgence ! Un vrai coup de cœur ! Pour vous les procurer, c’est par ici.  

Service de presse envoyé par la maison d’édition