La couleur du poison – Chani Brooks

Titre : La couleur du poison
Auteur : Chani Brooks
Éditeur : Auto-édition
Genres : Dark romance / Fantastique
Résumé : Elle a besoin de force, lui seul peut la lui donner. Il est son unique espoir, son plus grand tourment. Une jeune femme intelligente ne va pas chez un homme rencontré en soirée. Serena le sait mais sa prépa scientifique l’a rendue folle de rage. Deux ans de travail acharné qui finissent sur un zéro. Suite à ce énième échec, Serena craque et suit son amie d’enfance en boîte de nuit. Elle finit la soirée avec de jeunes bourgeois du 16e. Serena vient de banlieue, elle n’a peur de rien et elle est ivre. Elle se fait piéger par Valéry, beau et envoûtant, mais à l’emprise malsaine. Serena sait que la soirée va dégénérer. Elle est prête à se battre mais elle entend des voix :
« Donne-moi ton souffle de vie et je te donnerai la force de te venger de lui. »
Se venger de quoi ? Rien n’est encore arrivé.
Pourtant, le regard d’émeraude de Valéry laisse présager le pire. Si seulement son corps était capable de le fuir. Si seulement cette voix ne tentait pas par tous les moyens de la ramener vers lui…
Et vous, jusqu’où seriez-vous prête à aller pour acquérir la puissance ?

Notation :

Avis :

Séréna est une jeune femme ambitieuse qui veut à tout prix s’extraire de sa condition sociale. Lors d’une soirée, elle fait la rencontre de Valéry, un séduisant jeune homme, aussi dangereux qu’irrésistiblement attirant. Même si elle sait qu’elle ne devrait pas le suivre… Même si elle ressent une tension en lui… Même si elle redoute ce qui va arriver… Il y a cette voix. Envoûtante. Qui lui promet tellement et toujours plus. Toujours plus.

La couleur du poison est un roman qui m’a laissé un goût mitigé. Entre les scènes de sexes à répétition et la grosseur du bouquin, difficile de ne pas se sentir lasser arrivé à la moitié du roman. Expérience intéressante en revanche, mais que malheureusement, je ne renouvellerais pas. La couleur du poison ne m’a pas convaincu, bien que le concept en lui-même et le dualisme contradictoire qu’il provoque soit pour le moins intéressant.

Commençons donc par les aspects un peu négatifs si je puis dire, de ce roman. Comme précisé juste au-dessus, La couleur du poison est un roman très riche, et plutôt long. Sa richesse est double. D’un côté on a ce contraste dont je vais vous parler davantage par la suite, et d’un autre côté on a le sexe. Du sexe. Du sexe. Et encore du sexe. Les scènes sont d’ailleurs très explicites, peut-être un peu trop. Et extrêmement récurrentes. Le tout rend la lecture terriblement lourde et lassante. Et à l’image de la Nausée de Jean-Paul Sartre, j’ai donc passé les passages barbants. Bien que dans ce cas ce ne soit pas des descriptions de racines d’arbres mais bien d’ébats sexuels.

Cependant, la thématique ne sera pas sans rappeler les Succubes et leur désir et attirance sexuels insatiables, et le concept même du roman appelle à de nombreux coïts. Néanmoins, quand c’est trop… c’est trop ! Le point négatif énoncé, passons à tout ce qui est positif. Et il y en a du positif ! Tout d’abord, la superbe plume de Chani Brooks qui reste une constante. Entre élégance, poésie et sensualité, l’autrice réussit à nous subjuguer avec le choix de ses mots et sa syntaxe.

Ensuite, peut-être est-il temps de nous intéresser au concept du roman. On a donc une jeune femme ambitieuse, forte et déterminée, qui ne se laisse certainement pas dicter sa conduite et encore moins par un homme. Et puis, de l’autre côté, pour obtenir la puissance salvatrice qu’elle désire, cette jeune femme ambitieuse et profondément indépendante, est obligée de se soumettre. Se soumettre à la fois à ses pulsions sexuelles les plus sauvages, mais également à l’homme, soumis (là encore) à ses plus bas instincts. Un dualisme contradictoire, qui peut poser à réfléchir sur des thématiques de psychologie et même de sociologie.

La couleur du poison est donc une dark romance que l’on pourrait qualifier de hard. C’est un texte à ne surtout pas mettre entre toutes les mains, à la fois pour certaines scènes qui peuvent très clairement choquer le lecteur, mais également pour les scènes de sexes à répétition et très explicites. Je voulais donc terminer avec ce petit avertissement.

En bref :

La couleur du poison est une pure dark romance, qui mêle fantastique et hard érotisme. Les scènes de sexes à répétitions m’ont lassée, mais le concept du roman aura su remonter mon avis général sur celui-ci.

**Service de presse

Love me Lou – Éva de Kerlan

Titre : Love me Lou
Auteur : Éva de Kerlan
Éditeur : éditions Elixyria
Genre : Dark romance
Résumé : Dan a grandi dans un quartier miséreux. Abandonné par ses parents, il veille depuis toujours sur sa sœur, cumulant les petits boulots.
Lou, jeune femme croisée fortuitement et issue d’un milieu différent du sien, représente à ses yeux un îlot de sérénité.
Mais sa rencontre avec Xander, homme ambitieux et dangereux à la tête d’un gang, va insensiblement l’entraîner dans une violente descente aux enfers.
Entre les ombres de son passé et la lumière de son avenir, Dan parviendra-t-il à sauver son existence ?

Notation :

Avis :

Dan vit dans un immeuble délabré avec sa sœur, sa seule famille. Entre sa formation de secouriste et la zone dans laquelle il vit, Dan espère pouvoir un jour s’extirper de ce milieu. Et puis, deux rencontres vont faire chavirer sa vie, coup sur coup. Que ce soit Lou et sa beauté toute en douceur ou Xander et son regard glacial, qui changera la vie de Daniel ?

Étiquetée comme dark romance, cette histoire va néanmoins plus loin. La romance paraît être un prétexte à une intrigue plus sombre, aux frontières du thriller. Néanmoins, le style d’écriture reste très simple et léger avec quelques expressions familières propres à l’univers noir de cette dark romance. La fluidité de la plume n’est pas non plus à omettre, accentuée d’ailleurs par la narration à la première personne, et ces changements de points de vue qui nous permettent d’apprécier plus intensément les différents personnages.

Si on reste dans une dark romance plutôt classique dans l’univers dans lequel le roman s’ancre, à savoir ce milieu de gang, de criminels, on oublie pas plusieurs éléments qui viennent ajouter une pointe d’originalité à ce récit. Tout d’abord, comme dit un peu plus haut, si la romance est présente, elle n’est pas vivace. Ce n’est pas la relation entre Lou et Dan qui est au centre de l’histoire. Quelques fans de romance pourraient être déçus, bien que des scènes de sexes sensuelles viendront tout de même satisfaire le lecteur. Cependant, cette mise en retrait de la romance au profit d’une intrigue plus violente aussi bien psychologiquement que physiquement apporte une véritable plus-value à ce roman, qui devient alors bien plus intéressant.

Et enfin, le deuxième élément qui vient apporter à ce roman une autre touche d’originalité est cet espèce de côté fantastique introduit vers la fin. Même si je n’ai pas été forcément convaincue par cette nouveauté dans le genre de la dark romance, il faut avouer que cela vient approfondir le romantisme et le lien entre les deux amants.

En bref :

Love me Lou est une dark romance, aux allures de thriller. Éva de Kerlan a su insuffler plusieurs touches d’originalité à son roman, qui le rendent bien plus intéressant par les messages évoqués et les personnages travaillés.

**Service de presse

Elixir

Un moment de creux, et l’envie de rien sauf d’un peu de sueur froide, d’excitation, d’une histoire prenante. C’est ainsi que je commence Elixir de Tasha Lann et c’est comme ça que je le lis en deux jours à peine, profitant de chaque heure de creux à la fac pour le terminer.

Résumé : Âmes sensibles, s’abstenir !
Enlevée, séquestrée, violée, humiliée… Quel avenir lui reste-t-il ? La Dark romance par excellence !
Maïgan Talor, 18 ans, étudiante fortunée récemment arrivée de Shanghai, est enlevée. Convoitée par Gabriel, elle devient Élixir, terrorisée, son âme écorchée vive, sa virginité mise aux enchères. Un client pas comme les autres va poser les yeux sur elle, lui redonnant espoir en la vie… mais n’est-il pas déjà trop tard ?


Avis :

De la dark romance…
Très clairement, ce roman n’est pas fait pour tout le monde. C’est de la dark romance, donc les scènes violentes sont omni-présentes. C’est intense, angoissant, révoltant. Sans aucun doute, déstabilisant aussi. Dans ce roman, on passe par beaucoup d’émotions, mais elles sont souvent noires, dévastatrices, autant pour l’héroïne que pour nous, lecteurs. Donc, ici, nous pouvons parler de viols, récurrents, très récurrents, de violences aussi, beaucoup de violences. Mais, rappelons-le, nous sommes dans une romance tout de même, donc oui, un peu d’amour aussi. Et, ça ne dégouline pas. Nous n’avons pas les mots suintant d’amour qu’on retrouve dans la plupart des romances contemporaines. Ici, c’est noir, sombre, ambiguë et ça reflète bien plus la « réalité » que ce que nous pourrions croire. C’est pour cela que j’apprécie beaucoup les dark romances. Et celle-ci n’échappe pas à la règle.

Un milieu très bien décrit…
Dans ce roman, nous évoluons au sein d’un réseau de prostitution de luxe. Et si finalement, je n’y connais pas grand chose, si ce n’est les faits divers vu à la télévision, tout m’a semblé tenir la route. C’était cohérent, logique. Décrit avec minutie, nous permettant de nous immerger totalement dans ce roman. Le point de vue interne à la première personne nous propulse encore davantage au cœur de cette intrigue sordide et on en redemande. Rien n’a été laissé au hasard. Pour le dire autrement, il arrive souvent dans la romance que l’auteur nous expose des détails de la vie du personnage qui nous semble important mais qui s’estompe au fil du récit. Pour notre plus grand déplaisir. Ici, ce n’est pas du tout le cas. Tout ce qui est dit, tout ce qui se passe, a son importance, et rien ne semble superflu. J’ai donc passé un merveilleux moment (moins merveilleux pour l’héroïne évidemment) et j’ai dévoré ce roman d’une traite. Il me semble tout de même important de vous parler des quelques coquilles qui parsèment le roman, elles ne sont pas méchantes et peu nombreuses mais plutôt remarquables.

Au final, c’est une excellente découverte que j’ai fait là. Une dark romance à l’angoisse maîtrisé qui m’aura faite passée par bien des états émotionnels. 

Service presse envoyé par la maison d’édition

Premières lignes #9 : Rebel Bikers

Premières lignes est un rendez-vous littéraire initié par le blog Ma Lecturothèque. Le principe est de présenter chaque semaine les premières lignes d’une oeuvre. Cela permet de vous faire découvrir de nouvelles lectures, d’une façon différente.


J’ai pioché dans ma PAL, et j’ai décidé de vous présenter les premières lignes d’une Dark Romance : Rebel Bikers de Jean-Louis Stéphanie.

Résumé : Chloé Evans fait face à son chagrin comme elle peut. Après la perte de sa mère, son père et elle, décident de tout quitter afin de se reconstruire. Oui, ils aspirent à une nouvelle vie et arrivent dans une nouvelle ville. Mais il se trouve que celle-ci est dirigée par des personnes auxquelles Chloé et son père ne s’attendaient pas. Des personnes qui leur font comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus. Pourquoi Chloé et son père sont-ils traités ainsi ? Que cache cette ville ? Et surtout, pourquoi Tony, le chef du gang des motards la déteste-t-il autant ?

Chapitre 1
L’immense maison qui me regarde est bâtie sur deux étages. Tout autour, il y a la route principale, des arbres et quelques habitations par-ci par-là. Se fondre dans la nature n’a jamais autant pris son sens qu’à cet instant précis. De la verdure et des montagnes à perte de vue.
— Alors comment tu trouves le coin, Chloé ? me demande mon père.
Je me détourne de la maison et le regarde décharger la voiture.
— Est-ce qu’il y a des voisins au moins ? dis-je suspicieuse.
— Oui, répond-il. Ils sont un peu cachés, mais il y en a en face de chez nous et dans les alentours. Ça a l’air isolé, mais ça ne l’est pas.

Une dark romance qui m’attire beaucoup. Je suis également impatiente de la lire. Trop de chose que je veux lire et trop peu d’œil pour le faire XD

Le supplice de la Saint Valentin

Et bien, voilà, je me suis lancée dans la Dark Romance. Qui aurait cru que ça me plairait autant ? Je vous parle donc de la novella de Jennifer Didi : Le supplice de la Saint Valentin, publiée dans la collection Vénus d’Évidence éditions.

Résumé : À un mois de la Saint-Valentin, Delphine enrage de passer encore une fois cette fête seule. Alors qu’elle se balade en ville, elle est effrayée par un homme surgi de nulle part. Il s’agit du propriétaire d’une boutique de chocolats. Cet homme est beau mais dérangeant… Le lendemain, quand elle se réveille, Delphine réalise qu’elle n’est plus dans son appartement mais dans une maison totalement inconnue. Que s’est-il passé ?

 

 


Avis :

La Dark Romance…
Tout d’abord, avant d’aborder le récit en lui-même, parlons un peu du genre qu’est la Dark Romance. Avant que certains auteurs et blogueurs n’en parlent (en mal d’ailleurs, ce qui rebute) je ne connaissais pas du tout ce genre. Il faut dire que la romance est constituée d’un grand nombre de sous-catégorie. Je me suis donc renseignée un peu, notamment en lisant l’article du blog À livre ouvert. Un article qui ne cache pas du tout le parti pris du blogueur, clairement contre le genre. J’ai cependant appris que la Dark Romance est aussi appelée « la romance interdite », notamment au Québec. L’auteur du blog décrit parfaitement, certes avec cynisme, ce que représente ce nouveau genre venu tout droit des Etats-Unis : « La trame de base, c’est une femme qui se retrouve à la merci d’un homme plus fort qu’elle (oui, le kidnapping fait largement partie des moyens narratifs sans que ça pose problème à personne) ; elle subit alors des épreuves physiques et psychologiques (et je parle d’un niveau proche de films d’horreurs), ainsi que des scènes de sexe qui s’apparentent à des viols et à des lavages de cerveau. Mais rien de grave : il y a un happy end à la fin. » 
Outre le côté cru des propos de la blogueuse, elle a raison sur l’intrigue principale. Néanmoins, elle avoue un peu plus loin dans son article n’avoir jamais lu ce genre. Donc, après cette brève présentation de la Dark Romance (thème qui fait débat), je vais vous parler plus en détail de la novella de Jennifer Didi. C’est un peu pour ça que nous sommes là !

Le supplice de la Saint-Valentin
Si vous vous attendez à une douce romance, entre cœur, cœur et cœur, veuillez passer votre chemin. Le titre est équivoque et la couverture l’est d’autant plus. J’avoue avoir passé un très bon moment en compagnie de Mathieu et Delphine. Et, je vous affirme, sans trop m’avancer non plus, que je ne suis pas une sociopathe. Comme expliqué un peu plus haut, la remarque de la blogueuse de « À livre ouvert » : « d’un niveau proche des films d’horreurs » est tout à fait pertinente. Parce que c’est bel et bien le cas. Le début de la novella est à l’image d’un roman d’horreur et d’épouvante. La pauvre femme va alors vivre des aventures un peu (pour ne pas dire très) folle, qui vont changer sa vision du monde. Puis, au fur et à mesure que l’on avance, on remarque que les sentiments de Delphine changent, évoluent et on a enfin le « happy end » dont on parle un peu plus haut. Ce sont là, à mon avis, les codes propres à ce genre littéraire.

La novella est addictive. Jennifer Didi nous attrape pour ne plus nous lâcher. Et, on dévore alors 30 pages d’amour intrusif. Nous suivons le point de vue de Delphine qui va alors nous partager ses peurs les plus profondes, ses souffrances et ses doutes. Le « happy end » n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe mais bien telle une suite logique aux événements. Delphine est seule et cette solitude entraîne chez elle une remise en question de ses sentiments.

En clair…
Bon, après avoir bien divagué, je reprends. Qu’est-ce qu’on sait ? La Dark Romance est un genre nouveau qui arrive doucement en France, un peu fébrilement d’ailleurs car le genre fait peur. Le Supplice de la Saint Valentin est une novella fort bien construite qui met en exergue la folie tout d’abord et l’amour ensuite. Ces deux notions sont, de bien des façons, bien similaires. Ne dit-on pas que l’on tombe « fou amoureux » ? Bien loin des romances classiques, cette novella m’a permis de découvrir de nouveaux horizons littéraires qui ne sont pas pour me déplaire. Les romances à l’eau de rose, sans trame ni passion, commençaient à perdre de leur saveur. Alors, je suis bien heureuse d’avoir découvert la plume et l’imaginaire de Jennifer Didi.

Au final, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié cette novella, très addictive. Comme quoi, il vaut mieux ne pas s’arrêter aux préjugés et se lancer, tout simplement. La Dark Romance a donc été une belle découverte. Pour vous procurer la novella, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition