Nutty Dark

Cette anthologie est un véritable coup de cœur. Je l’ai commencée pour aussitôt la dévorer. J’aime beaucoup la dark fantasy et je me suis régalée ici. Je vous parle donc de Nutty Dark, recueil collectif regroupant 9 auteurs exceptionnels.

Résumé : Nutty Sheep vous propose neuf nouvelles pour découvrir des mondes de fantasy où les notions de bien et de mal semblent difficiles à discerner.
Une anthologie sombre, parfois émouvante et drôle, à l’image de la Dark Fantasy, cet univers où rien n’est blanc ou noir, où les frontières du gris s’étirent au rythme des histoires.
Chevaliers à la morale douteuse, terrifiantes légendes, vengeances méritées, reines implacables, héros malgré eux… Autant de personnages dont la vie tumultueuse vous est contée.
Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?


Avis :

La dark fantasy…
La dark fantasy est un sous genre de la fantasy, qui se rapproche de l’horreur sans pour autant être considéré comme telle. En effet, si la dark fantasy est caractérisée par un contexte psychologique angoissant, des combats souvent sanglants, une violence oppressante et une frontière ténue entre le bien et le mal, elle ne peut être que ce que l’on appelle une variante de l’horreur, car les intrigues se rapprochant davantage de son genre originel : la fantasy. Pour mieux vous situer par rapport à ce genre, je vais vous citer quelques exemples. On peut parler de la saga Le Trône de fer (Game of thrones), notamment, certaines œuvres de Stephen King également. Niveau manga, on peut prendre comme exemple Tokyo Ghoul, et même l’Attaque des Titans, et encore Red Eyes Sword (que des mangas que je vous conseille d’ailleurs). Ou encore Castlevania, le jeu vidéo et même la petite série animée.

Le recueil…
Maintenant que vous savez dans quoi vous mettez les pieds, nous pouvons donc entrer dans le vif du sujet. De quoi est fait ce recueil ? Il est constitué de 9 nouvelles, aux intrigues bien différentes, mais à l’aspect dark fantasy bien maîtrisé. Parce qu’il est très simple de tomber dans l’horreur, aucuns de ces auteurs n’a franchi la limite, oserai-je dire. Tous les textes sont très bien écrits, nous faisant pénétrer dans un univers de fantasy bien définit. On ne se perd pas, on assimile rapidement, on rentre tout de suite dans l’histoire. Le format de la nouvelle est parfaitement respecté, on suit les aventures des protagonistes avec envie et nous sommes avides de découvrir d’autres nouvelles, au fur et à mesure que l’on découvre le recueil. Parce que je suis une inconditionnelle de ce format, j’avoue que j’en veux encore. La dark fantasy a cette faculté de nous emmener à la découverte des bas-fonds de l’humanité, sans pour autant nous dégoûter de celle-ci, tant la frontière entre le bien et le mal est fine…

Focus on… « Le Dieu Soleil » de Delphine Hedoin
Je n’ai pas l’habitude de m’arrêter sur une nouvelle en particulier quand je parle de recueil collectif mais ici, je me devais de le faire. Je commence avec celle de Delphine Hedoin, qui m’a clairement tapée dans l’œil. La narration de la nouvelle se fait à deux voix, et c’est ce qui a rendu l’intrigue autrement surprenante et marquante. Rapidement, je vous explique l’intrigue : nous évoluons dans un royaume où les habitants vivent sous l’ombre néfaste d’un oiseau presque déifié, qui amène la mort et la peur à chacun de ses passages. Pour continuer à faire vivre son peuple, la Reine sacrifie à chaque passage de l’oiseau une personne née ce jour. Mais, voilà, une bande de renégat veut mettre fin à ce règne de terreur, ne plus s’abaisser à sacrifier leur propre peuple pour une créature démoniaque. Leur entreprise sera-t-elle un succès ? Évinceront-ils la divine Reine ? Vainqueront-ils ce terrible oiseau ? Pour être noire, cette histoire est noire et la psychologie est au centre de cette nouvelle. Il faut dire que grâce aux deux voix, nous avons le point de vue interne des deux protagonistes principaux, et donc leurs pensées. La fin m’a laissé pantoise, j’aurai tendance à dire, sur le cul, vraiment, une vraie pépite ! Merci à Delphine Hedoin pour ce superbe moment de lecture.

Focus on… « Pour une poignée de blé » de Quentin R. Guillen
C’est la dernière nouvelle dont je vais vous parlé. Celle-ci aussi m’a laissée figé, les yeux écarquillés devant sa violence. Nous suivons une bande de mercenaires qui acceptent un travail en échange de quelques sac de blé, mais voilà, il s’avère que la personne qui les a employé n’a pas été très honnête et en bon mercenaire, ils changent rapidement de camp. Quand on croit que l’histoire s’arrête là, déjà des morts et encore des morts, ce n’est pas terminé, et la fin nous achève à grand coup de marteau. Cette nouvelle reflète parfaitement le « les notions de bien et de mal semblent difficiles à discerner. » du résumé. Dans ce texte, on voit que même lorsqu’on se situe du côté du bien, tout peut déraper en un instant. Je garde un très bon souvenir de cette histoire et de cette superbe plume qui décrit avec talent les scènes de combats, plutôt violentes d’ailleurs.

Au final, vous l’aurez compris, ce recueil est un vrai coup de cœur. Si vous aimez la dark fantasy, je vous le conseille vivement, vous passerez à coup sûr, un très bon moment ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition