Dis, c’est quoi un attentat ? – dès 3 ans – COUP DE CŒUR

J’ai lu un album dont le titre m’a tapé dans l’œil : Dis, c’est quoi un attentat ? Quelle découverte ! Je suis tombée sous le charme de l’explication et j’ai sélectionné pour vous quelques citations, que j’ai trouvé tout simplement splendides !

Résumé : Dis, c’est quoi un attentat ? Ah si ! Je sais ! Un attentat, c’est…

L’intrigue…
Nous avons un petit garçon qui se pose une question très intéressante : C’est quoi un attentat ? Bonne question, après tout, c’est un concept assez difficile à appréhender pour un enfant. Alors, il explique ce qu’est un attentat pour lui. C’est quand les crayons n’ont plus de mines et qu’on ne peut plus colorier. Et bien d’autres choses très mignonnes et enfantines. Et puis, il demande finalement à sa maman. Sa maman qui lui répond tout aussi joliment…

Et c’est quand toutes les lettres de
l’alphabet sont toutes mélangées et ne
savent plus écrire AMOUR et PAIX

Sa maman lui répond, oui, elle reprend tout ce qu’il a dit et elle lui explique ce qu’est un attentat et qu’il faut se battre. Je ne vais pas vous mettre la citation complète, juste la fin. Sinon, ça gâcherait le plaisir de le lire.

Mais tu sais, mon amour, les crayons ne sont pas tous cassés. Ils vont continuer à dessiner et à écrire les lettres de l’alphabet.
L’amour existe dans tous les pays du monde et les crayons écriront tous ensemble un jour le mot paix.

Dès 3 ans…
J’ai eu un énorme coup de cœur, à la fois pour la beauté des phrases, mais aussi pour l’idée en elle-même. C’est un album accessible à un enfant dès 3 ans. Ainsi, dès cet âge, il peut comprendre ce qu’est un attentat. Mais d’une façon douce, simple et magnifiquement poétique. Du texte émane tant d’espoir, il montre que la paix est accessible. Dis, c’est quoi un attentat ? Une bonne question, et surtout, une superbe réponse !

Au final, cet album a été un vrai coup de cœur. J’ai adoré le phrasé si poétique et cette note d’espoir. Un album à découvrir !

Le jour où je suis partie – COUP DE CŒUR

Je profite de cette lecture pour réaliser un article sur les différents thèmes abordés dans ce roman exceptionnel. Je vous parle donc du livre Le Jour où je suis partie de Charlotte Bousquet, une pépite littéraire, un roman dénonciateur ! À lire !

Résumé : Tidir rêve de liberté. Courageuse et déterminée, elle quitte son petit village près de Marrakech pour participer à la marche des femmes à Rabat. Au cours de son périple, la jeune femme doit faire face au mépris des gens et apprend à assumer son statut de femme libre.

C’est en lisant ce genre de roman que je vois à quel point on peut parler de tout grâce à la littérature. Ce livre me permet d’aborder des thématiques importantes et qui ne peuvent être ignorées.

L’intrigue…
Nous suivons une jeune femme qui quitte tout, sa mère, sa tante, sa famille, son village… Elle part pour rejoindre Rabat et marcher avec les femmes qui souhaitent un monde plus libre pour elles. Mais pourquoi Tidir, qui écoutait sa mère, son père bien gentiment, comme n’importe quelle jeune marocaine, décide soudain de désobéir, quitte à jeter le déshonneur sur sa personne ? Parce qu’elle a perdu sa meilleure amie. Sa confidente. Sa sœur. Elle l’a perdu de la pire des façons. Et elle a décidé de marcher. Marcher pour elle et pour toutes les autres.

Les thématiques…
Vous avez sans doute déjà compris quelles sont les thématiques abordées dans ce roman : la place des femmes, la religion… Ce sont les grands thèmes, les grands axes. Replaçons le contexte. Nous sommes au Maroc. Au bled. Le bled c’est les villages, loin de la ville. Ce sont les contrées éloignées. Là, où les traditions d’un autre âge ont toujours cours. Nous avons Tidir. Mais aussi Illi. Illi c’est une jeune femme comme il y en a beaucoup, là-bas. Une femme qui écoute son père, sa mère. Une femme qui obéit et se tait. Tidir est différente. Elle a la chance d’avoir une tante qui a du caractère et qui garde la tête haute. Les mots sont son pouvoir et jamais elle ne capitulera. Sa tante est forte et elle a transmis cette force à Tidir. Tidir et Illi, elles sont meilleures amies. Mais voilà… Un jour, un jour… Illi se fait violer. Quelle est la réaction dans ce genre de cas ? On cherche le coupable et on le traduit en justice. Ici, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Parce qu’en se faisant violer Illi, elle a été déshonorée. Et pour redorer cet honneur, elle doit l’épouser. Vous m’avez bien lu. Son père a tout arrangé. Elle va épouser l’homme qui l’a violé. C’est normal en fait. Là-bas. Dans ces petits villages. Mais Illi, elle ne le supporte pas. Alors elle décide de tout arrêter. Elle n’a pas d’autres moyens que de disparaître pour toujours et elle se tue. Tidir est meurtrie. Elle en veut au monde entier et même à son amie. Quand son père lui apprend qu’il a arrangé son mariage avec un homme beaucoup plus vieux qu’elle, s’en est trop. Elle décide qu’il est temps. Qu’il est temps de marcher et de prendre les choses en main !

« C’est là-bas que je dois aller. À Rabat. Pour fuir ce mariage dont je ne veux pas. Pour rejoindre ces femmes, et marcher à leurs côtés en mémoire de mon amie. »

C’est difficile à lire, cette réalité nous dégoûte. Nous prend à la gorge. D’autant plus quand on sait que ça existe. Le pire ce sont les remarques. Les « Si elle s’est fait violée, c’est qu’elle l’a cherché. » Ce sont des choses que l’on entend. « Elle n’avait qu’à pas s’habiller comme ça ». Ce sont des choses que l’on entend… Et malgré tout ce qu’on dira. Malgré cette peur de voir la vérité. Ce genre de raisonnement malpropre, malvenu, incroyable, se fait ici aussi. Dans les pays… riches… Là où les avancées pour les droits de la femme ont été les plus importants… Il y a toujours ce genre de pensée rétrograde. Infâme et intolérable !

Mais le roman ne s’arrête pas ici. Ce problème n’est que le début d’un long chemin abrupte et difficile. Le jour où je suis partie c’est l’histoire d’une femme qui a décidé d’ouvrir les yeux. Et au fil de sa route, ils s’ouvriront malheureusement plus grands encore… Tout ça, c’est le commencement d’une épopée. L’aventure vers la liberté et la lumière. Tidir va rencontrer des personnes, apprendre des choses et prendre conscience d’un grand nombre d’élément. Elle va découvrir internet, chose qu’elle n’avait pas dans son village. Sa découverte s’accompagnera de l’actualité brûlante des pays voisins et c’est ainsi qu’est introduit la religion et le terrorisme. Ce roman met fin aux amalgames. Il remet les pendules à l’heure pour montrer que les agissements de quelques dégénérés ne doivent pas condamner aussi les innocents.

C’est fort et terriblement actuel !

Les personnalités…
Ce roman évoque un bon nombre de personnalités qui œuvrent pour les droits des femmes. Khadija Rouissi est l’une d’elle. Pour chacune d’elle, nous avons une explication quant à leurs actions. Khadija Rouissi est une député, militante féministe. Elle combat les extrémistes religieux et a notamment exprimé son soutien à Charlie Hebdo. Leila Alaoui, photographe et reporter, tuée lors d’un attentat islamiste, Karim Boukhari, Dounia Bouslane… Toutes ces figures, pas forcément féminines, dénoncent ou ont dénoncé ces horreurs. Ces injustices.

Au final, Le jour où je suis partie est un roman qui se lit vite, la plume est fluide et l’intrigue rythmée. Il est publié dans la collection Jeunesse de Flammarion mais peut être lu par tous. Un roman affreusement actuel et horriblement vrai ! Vraiment, à lire !

Quelques liens :

Le blog 360 où Karim Boukhari rédige des articles : http://fr.le360.ma/
La fondation Leila Alaoui : https://www.fondationleilaalaoui.org/
Un article sur Khadija Rouissi et ses valeurs, menacée de mort : https://www.medias24.com/SOCIETE/152200-Maroc.-Khadija-Rouissi-menacee-de-mort-pour-ses-positions-en-faveur-de-la-liberte.html

Kuru – COUP DE CŒUR

WAAAAAAAAAAAAH ! Oh pardon, je suis surexcitée de vous parler de ce roman que j’ai littéralement dévoré ! Kuru de Katia Campagne est un thriller fantastique sur fond de cannibalisme. Une réussite ! Un coup de cœur !

Résumé : En 1957, deux scientifiques découvrirent en Nouvelle Guinée, une étrange maladie neurologique qui avait décimé toute une population aborigène. Cette maladie était induite par un rituel nécrophage au cour duquel la tribu consommait les organes de leurs défunts pour s’approprier leurs forces. Des analyses et expérimentations permirent de la répertorier dans les maladies spongiformes incurables. Sans aucun traitement.
Le gouvernement australien interdit les pratiques cannibales et la maladie disparut.
Mais ce qu’ils n’avaient pas découvert… C’était la durée d’incubation du virus

Une bombe !

L’intrigue…
Nous suivons plusieurs points de vue. Je vais donc vous raconter cette histoire de façon détaché pour ne pas trop vous en dire. Nous avons une série de meurtre, des corps retrouvés avec des morceaux manquants. Des traces de morsures. Pas comme un animal. Comme des humains. Une série de meurtre cannibale qui effraie la police. Plus encore quand plus ils avancent dans l’enquête et plus la piste d’une maladie issue d’une tribu aborigène se dessine. Mais alors, si c’est une maladie, qui est le patient zero et surtout, qui sont les autres infectés ?

Quand j’ai lu le résumé la première fois, je me suis dit que ce roman était pour moi. J’aime les thriller, l’horreur, le fantastique, bref, un mélange parfait. Et puis je l’ai reçu et je l’ai commencé. Et là j’ai découvert que plus qu’un mélange parfait, j’avais affaire à un roman exceptionnel à l’intrigue maîtrisé et au réalisme étouffant.

Le style…
J’ai été subjuguée, non seulement par l’histoire, mais aussi par la plume de Katia Campagne. Elle allie un côté cru qui donne un poids certain à des scènes horrifiantes et pourtant pleine d’humanité ; mais aussi un côté élégant, dans sa fluidité et sa manière de décrire les sentiments et les sensations des personnages. Un texte empreint de sensibilité qui nous éclaire sur les tréfonds de l’âme humaine. Quand l’horreur rencontre la culpabilité, quand le besoin rencontre les limites… Cette histoire est une surprise, une quête de vérité effrayante, veut-on vraiment savoir ? Est-on capable d’encaisser ?

À travers sa plume, Katia Campagne nous entraîne dans un monde qui semble fantastique mais pourtant si vrai. Une plongée au cœur de l’horreur, une course contre la montre pour arrêter les auteurs de ces actes abjectes. Et surtout découvrir la vérité. Qui se cache derrière cette maladie ? Qui est le responsable ? C’est un élément que j’ai trouvé très agréable d’ailleurs. Dans les histoires de zombies (car les « monstres » sont assez similaires ici), l’intrigue se focalise plus souvent sur l’horreur et la survie que sur l’origine de l’épidémie. Ici, c’est bien le but du roman, le but final. Découvrir toute la vérité, aussi effroyable soit-elle.

Kuru…
Ce qui m’a le plus impressionné est la faculté de l’auteur à s’approprier un élément véritable de l’Histoire et d’en faire ce qu’elle veut. C’est sans doute de là que vient cette dimension si réelle propre à cet ouvrage. Katia Campagne nous laisse un mot à la fin du roman, elle nous informe que le virus Kuru a véritablement existé et que même s’il a disparu, ce n’est pas forcément le cas. La durée d’incubation pouvant aller jusqu’à 50 ans. J’ai trouvé ça tellement effrayant ! Elle nous explique la façon d’agir du virus et d’où il provient. J’ai beaucoup apprécié ce petit mot qui éclaire sur l’histoire.

Au final, j’ai adoré et le conseille à tout le monde. Il est addictif, prenant, inoubliable et surtout, immanquable ! Une histoire travaillée, des personnages entiers, une bombe littéraire à dévorer sans modération ! Pour vous le procurer c’est par ici

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Les chants de la peste brune – COUP DE CŒUR

Je suis ravie de vous présenter un roman que j’ai dévoré : Les chants de la peste brune de Brieuc Cazouret. L’auteur est venu me demander de lire son roman et ce fut une magnifique découverte ! Un thriller/policier qui a du mordant, plus encore même ! Un véritable coup de cœur !

Résumé : Lorsque Yann De Kervellec accepte un poste dans un luxueux hôtel de l’océan Indien, il pense saisir son ultime chance de chasser ses vieux démons. Pourtant, l’ancien militaire d’élite se retrouve vite plongé dans un trafic de drogue où les enfants servent parfois de monnaie d’échange. Un compte à rebours s’enclenche, celui de la vengeance.
Au fort de Rosny-sous-Bois, le service anti-cybercriminalité de la Gendarmerie Nationale est en ébullition. Le système informatique a été piraté. Un hacker baptisé MODIG a envoyé par un simple mail deux vidéos étranges et inquiétantes. Unique destinataire du message, la jeune gendarme Leïla El Kaoutari décide de mener l’enquête mais le danger n’est pas uniquement numérique. Les mafias de l’Est rôdent, bras armés d’une organisation secrète, La Cause.
À la brigade des mœurs, Mathilde est appelée sur une scène de crime en plein cœur du Bois de Boulogne. On vient de retrouver le corps d’un homme, nu et le torse scarifié. Pas de blessures visibles, seulement une trace de piqûre et un visage horrifié aux lèvres bleuies. Mathilde va devoir vite résoudre cette affaire car étrangement, ses patrons cherchent à la mettre sur la touche.
Trois quêtes de vérité, trois destins qui vont se lier face la puissance d’une firme pharmaceutique.
Des confins de l’Uruguay à la chaleur de l’Île Maurice, passé et présent s’entremêlent sur fond de deuxième guerre mondiale. Et si derrière les fantômes du nazisme se cachait une autre vérité? La volonté de rétablir un Reich millénaire.

Les chants de la peste brune est un excellent roman qui vous entraînera dans les tréfonds de la partie la plus sombre de l’âme humaine…

L’intrigue…
Ça va être un peu difficile de vous parler de l’histoire sans spoiler donc je vais rester très vague. Nous avons plusieurs points de vues dans cette intrigue : Une gendarme, une policière, un ancien militaire et les méchants de l’affaire. On va donc jongler entre ces différents personnages et mieux encore, entre différentes époques. L’histoire commence sur trois aventures distinctes puis au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, on se rend compte que ces trois enquêtes sont liées pour n’en former qu’une seule. Ces personnages qui étaient auparavant chacun de leurs côtés vont se recouper pour mener ensemble leurs enquêtes. C’est ainsi qu’on en vient à ne plus vouloir lâcher le roman. Parce que peu importait le point de vue, je n’avais qu’une envie : savoir la suite ! L’auteur nous donne des informations au fil des pages et le coupable se dessine doucement. Malgré ça, le « grand méchant » reste étrangement inconnu bien qu’on sache qui c’est. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on a très peu d’informations sur lui et la fin m’a ébahie. Je ne me serais jamais attendu à un tel dénouement et pourtant… Bref, un peu difficile de vous parler de l’intrigue sans trop en dire. Mais vous l’aurez compris, la toile de fond est le nazisme.

La peste brune…
Avant de lire le roman, je n’avais pas saisi le titre qui est au final, lourd de sens. Après avoir fait mes recherches sur cette fameuse « peste brune », j’ai compris les enjeux du titre et je le trouve parfaitement choisi ! Petit moment d’Histoire donc : La peste brune est le « surnom » donné à la seconde Guerre mondiale et plus particulièrement au nazisme. Ce nom provient de la couleur des chemises des SA. Evidemment, ce nom a une connotation un peu philosophique désignant le nazisme comme une maladie difficile à endiguer et surtout contagieuse. Un excellent choix de titre d’ailleurs. Je me permets de préciser néanmoins que cet ouvrage n’est pas un roman historique. L’auteur utilise l’Histoire pour les besoins de son récit, voilà tout.

La plume de l’auteur…
Quand je lis un roman policier ou un thriller (ou les deux en même temps, comme c’est le cas ici), j’ai toujours une profonde admiration pour l’auteur qui réussit à créer une véritable enquête et une attente chez le lecteur. Parce que Brieuc Cazouret a su mener sa barque pour me capturer dans son roman. Je ne minimise pas le truc, hein ! Il m’a complètement capturé dans son récit et je n’arrivais plus à le lâcher. Une autre lectrice de ce roman m’a dit qu’elle avait ressenti la même chose : lu en trois fois. Bref, cessons les éloges et parlons de la plume de l’auteur. Ah, je ne vais peut-être pas arrêter les éloges tout de suite du coup… Brieuc Cazouret est un auteur que je découvre dans un genre qui me plaît beaucoup en ce moment. Vous l’aurez remarqué, j’enchaîne les policiers-thrillers comme je mange des tomates cerises. Celui-ci m’a particulièrement marqué par sa qualité d’écriture. La plume est fluide, douce et les tournures de phrases sont à chaque fois différentes. Pas de répétitions ou de mimétismes dans la syntaxe. Les descriptions sont criantes de réalisme et rien n’est laissé au hasard. Chaque élément du récit a son importance, chaque personnage aussi peu présent soit-il… AH ! Quel talent !!

Au final, Les chants de la peste brune est un roman exceptionnel qui m’a transporté dans les méandres des bas-fonds humains. Quand vengeance et justice se mêlent sur des fonds nazis… Magistral ! Pour vous procurer ce roman en version numérique, c’est par ici. Et en version papier, c’est par

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∴ ÉNIGME #6 ∴

Vous avez la réponse ? Allez vite sur la page où se trouve l’article dont il est question et résolvez la septième énigme (l’énigme finale !!!) 😉

Vous ne trouvez pas ? Vous avez besoin d’un indice ? Cherchez Jess dans la rubrique Épouvante, une fois trouvée, envoyez moi un mail via le formulaire de contact en me précisant sur quelle page se trouve mon chat adoré ! Et je vous donnerai un indice, promis 🙂

Pas de cadeau pour cette étape

Formulaire de contact…

La Marquise aux poisons – COUP DE CŒUR

J’ai enfin terminé de lire La Marquise aux poisons de Guillaume Lenoir, j’ai mis le temps bien que j’aurai voulu aller plus vite. Cette lecture est tombée en pleine période d’examen, enfin, ça ne m’a pas empêché d’adorer ! La Marquise aux poisons est le nouveau coup de cœur du blog !

Résumé : Le parcours de l’une des criminelles les plus célèbres de l’Histoire. Dévorée par son amour pour le chevalier de Sainte-Croix, Marie-Madeleine d’Aubray, marquise de Brinvilliers, mène un train de vie dispendieux. Prête à tout pour satisfaire les goûts de luxe de son amant, et manipulée par un homme sans scrupules, elle sera emportée dans un engrenage meurtrier, marquant d’un voile noir le règne du Roi Soleil.

Je suis en train d’écrire cette chronique avec un sacré fond sonore. Je me permets donc une petite parenthèse musicale, qui n’a rien à voir avec l’époque du Roi Soleil. Les Twice ont récemment fait un comeback et j’écoute en boucle leur nouvelle chanson : Signal. Je dirais que le rapport serait plus vers la science-fiction et E.T.. Je vous laisse vous enjailler sur cette musique entraînante. En tout cas, moi, je ne me prive pas. Bref, revenons à nos moutons…

L’intrigue…
Je commence cette chronique par l’histoire en elle-même. On va suivre la Marquise de Brinvilliers dans son quotidien pas toujours rose. Mariée à un homme qu’elle n’aime pas et qui lui rend bien, sa vie amoureuse est rythmée par les visites récurrentes d’un ami du Marquis : le Chevalier de Sainte Croix. Un patronyme bien élégant pour un homme si dépravé. La belle de Brinvilliers en tombe amoureuse et ne jurera que par lui, croyant le tenir quand c’est lui qui la tenait. Elle tombe vite dans un cercle infernal entre les créanciers de son époux et le besoin d’argent de son amant… Son père n’arrangera pas les choses en emprisonnant le Chevalier à la Bastille. Dès sa sortie, celui-ci n’aura plus qu’une idée en tête : se venger de cet homme.

L’aspect historique…
Il ne faut pas oublier que ce roman est un roman dit historique. L’histoire que nous raconte donc Guillaume Lenoir est véritablement arrivée. A véritablement eu lieu. Nous sommes en pleine époque du Roi Soleil, où les intrigues à la cour sont courantes, et où le poison commence à faire son apparition. Très prisé par les bourgeois pour monter les échelons sans efforts, nombreux seront ceux qui en feront commerce. L’Histoire nous a laissé l’empreinte d’une femme qui a défrayé la chronique à cette époque : La Marquise de Brinvilliers, Marie-Madeleine d’Aubray, la Marquise aux poisons. Cette femme est vue comme un monstre, froid et dur. Guillaume Lenoir nous expose sa vie et de nombreux éléments historiques. Nous lisons sa Confession, sa sentence. Nous avons même le droit à une explication de l’auteur quant à son parti prit dont je vais vous parler après. Et une bibliographie. Je pense que ce roman ravira les fans d’Histoire et pas que. C’est justement la force de ce récit. On a évidemment le côté pédagogue, mais également un aspect romancé non négligeable.

Le parti prit de l’auteur…
Guillaume Lenoir décide de nous représenter Marie-Madeleine sans artifices, il la révèle à nous sans pudeur et on pénètre en plein cœur de son intimité. C’est ainsi que l’on se rend compte que cette femme est loin d’être le monstre décrit par tant d’hommes. C’est une femme blessée, meurtrie, je ne dis pas qu’elle n’a pas sa part de responsabilité. Elle a tout de même empoisonné un certain nombre d’individus. Mais plus qu’une femme froide et sans cœur, on la plaint, on s’attache à elle. Au fil des pages, on s’apitoie. On se dit qu’elle n’a pas vraiment eu une vie facile et que tout ce qui lui est arrivé par le passé l’a entraîné vers cette chute, une chute comme irrémédiable. En marche vers sa mort, elle veut qu’on la pardonne. Elle regrette. Elle regrette tellement… Malgré tout les côtés « touchants » de cette Marquise, Guillaume Lenoir n’oublie pas que c’est une tueuse. Il nous la représente également calculatrice, manipulatrice, maîtresse de ses émotions. C’est une femme de caractères qui fera tout, jusqu’au bout, pour éviter la Justice.

Au final, un excellent roman historique, au style addictif. Guillaume Lenoir manie les différents niveaux de langages à la perfection pour une immersion encore plus intense dans la vie de cette femme si énigmatique que fut la Marquise de Brinvilliers. Pour vous procurer cet ouvrage, c’est par ici.

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∴ ÉNIGME #2 ∴

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Le cadeau n’est disponible que jusqu’au 9 Septembre

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Real TV – COUP DE CŒUR

Je vous parle aujourd’hui d’une lecture toute fraîche : Real TV de Hieronymus Donnovan. Publié aux éditions Storylab, j’ai craqué pour l’univers, la plume et les personnages ! Un véritable coup de cœur !

Résumé : 1993. C’est l’époque où l’Amérique fascine, un certain Tarantino commence à faire parler de lui, les ados matent les Vendredi 13 et le marché des consoles de jeux explose. C’est aussi le moment où toute une génération désenchantée s’engouffre dans le grunge, les cheveux gras, les chemises à carreaux…
Dans une cité minière du nord de la France, Rémy et Arnaud, 13 ans, sont bien de leur temps : Rémy passe des heures à jouer à Mario Kart et Zelda, Arnaud à écouter Faith no more et Fugazi. Alors, un week-end sans les parents, c’est l’éclate assurée ! Mais rien ne se passe comme prévu. Des télés qui implosent, d’autres qui diffusent des images dérangeantes, voire carrément flippantes…
Sur fond nineties hyper-réaliste, Hieronymus Donnovan joue avec les codes du genre cinématographique, basculant avec aisance du teen movie boutonneux au film d’horreur apocalyptique.

Je tiens, en premier lieu, à remercier les éditions Storylab pour ce service de presse et cette découverte. C’est un bouquin de geek et pour les geek. Franchement, c’était un régal, je vous en parle maintenant.

L’univers…
On va donc suivre deux adolescents qui profitent de l’absence des parents pour se faire un « week-end de rêve ». Quand on dit ça, la plupart des jeunes d’aujourd’hui pense Sexe, drogue et vodka (Gosh, Keen V sort de ce corps !!), mais ici, c’est plutôt films à gogo. Le genre de week-end que j’apprécie énormément. Malheureusement, ça ne va pas se passer comme ils l’avaient prévu… Du coup, Rémi se dit qu’il devrait peut-être arrêter de faire des plans, puisqu’au final, tout arrive toujours par surprise ! Ça c’est, sans trop en dévoiler, la trame de base.
Dans une ambiance série télévisée américaine des années 80, on est, dans la première partie du roman, en pleine comédie adolescente. Deux ados, débarrassés des parents, entre jeux vidéo et virée au vidéoclub pour préparer leur week-end de malade. Pour reprendre ce qu’en dit l’éditeur, on est dans du « teen movie boutonneux », pour passer « au film d’horreur apocalyptique ». HEIN ?! Pourquoi qu’elle parle de film d’horreur celle-ci ? Tout va bien, cher lecteur, (enfin « tout va bien », ça dépend pour qui…) j’y viens.

Un thriller horrifique…
À la fin de ma lecture, j’étais un peu perplexe. Quel est le genre de ce roman au final ? J’ai tout de suite pensé : thriller ! horreur ! Je suis passée sur Booknode, et oui, j’avais raison. Ce roman est bien un thriller horrifique. Mais alors, comment passe-t-on de la comédie américaine à l’horreur ?
Real TV est le genre de bouquin qui vous retourne l’esprit. Vous essayez de comprendre ce qu’il se passe mais, à l’instar des personnages, vous êtes dans le flou, complètement paumé. On est très clairement dans le thriller à cause du suspense. L’angoisse, la pression, l’envie irrépressible de lire plus vite et encore plus vite, pour comprendre. Pour saisir ce qu’il se passe. MAIS C’EST QUOI LE DÉLIRE AVEC CETTE TÉLÉ ? Voilà, une rengaine qui revenait sans cesse pendant ma lecture. C’est quoi ce truc de malâââdeuh ? On respire un bon coup et on reprend.
Je disais donc, on est en plein dans le thriller. Cette fois-ci ce n’est pas le fameux thriller-policier auquel nous avons tant l’habitude d’être confronté, mais du thriller horrifique. Le contraste est d’ailleurs affolant entre le début, très détente entre références geek et découverte des personnages, et la deuxième partie, suffocante et dérangeante. Je ne peux pas trop vous en dire, j’aurai peur de vous dévoiler l’intrigue très décapante. Ce que je peux vous dire c’est qu’on est loin à de s’attendre à la tournure que prend l’histoire et à cette (putain de, oserais-je ajouter) chute.

Les personnages…
Pour ne pas trop vous en dire (c’est toujours le problème), je vais me focaliser sur les deux personnages principaux du roman : Rémi et Arnaud. Tout d’abord, sachez que le roman est raconté de plusieurs points de vue. Ces deux-là mais également d’autres personnages dont je ne vous parlerai pas.
Commençons par Rémi. C’est un fana de jeux vidéo, Mario, Zelda, tout ça c’est son dada. Sauf, Street Fighter, ça ce n’est pas possible ! Je suis plutôt d’accord avec lui, vous auriez vu le film issu de la web-série, l’horreur… Sa famille est particulière aussi. Sa maman lit. Son papa regarde la télé. Ah, ça, oui, la télé pour papa c’est important. Très important ! C’est Rémi qui fait des plans, c’est lui qui a prévu ce week-end de fou. Des idées de films il en avait plein la tête. Restait plus qu’à les louer au vidéoclub. Tout était prévu, planifié. Alors, pourquoi a-t-il fallu que ça dégénère comme ça ?
Arnaud, c’est le meilleur pote de Rémi. Il aime bien les jeux vidéo lui aussi. Mais en ce moment, ce sont ses hormones qui travaillent. Ah, ça… L’adolescence ce n’est pas facile, c’est certain ! Mais, Arnaud il est courageux lui. Plus que Rémi en tout cas. Et c’est peut-être aussi un humaniste… un peu…

Au final, Real TV ravira les lecteurs aussi bien pour ses références geek que pour la dégringolade horrifique. On passe de la tranquillité à l’angoisse, sur un rythme addictif et entêtant. Un coup de cœur que je vous conseille vivement ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Je vais vous tuer

Je suis très heureuse de vous parler de Je vais vous tuer de Nicolas Klein. Un thriller sortie dans la collection I-Mage-In-Air de Évidence éditions. Un véritable coup de cœur aussi bien pour la plume que pour l’intrigue. 

Résumé : Voici un thriller passionnant écrit avec finesse et d’une machiavélique intelligence.
« Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse » Fréderich Nietzsche – « Ainsi parlait Zarathoustra »
Du chaos, il en est question dans ce roman très noir.
« Je vais vous tuer » explore l’ombre de l’âme humaine par le biais de deux histoires semble-t-il parallèles. D’un côté une rame de métro, plusieurs personnages, un attentat. De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort comme elle n’hésite pas à malmener les personnages en leur dressant des portraits au vitriol. L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller afin de faire monter le suspense progressivement et engloutir son lecteur. Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril…


Avis :

Le résumé parle pour lui-même. « L’auteur a su manier les codes de l’excellent thriller » ou encore « Haletant, ce roman se lit d’une traite, mais c’est à vos risques et péril… » Loin d’être fausse ou un peu osée, cette présentation est tout ce qu’il y a de plus clairvoyante. Parce que, oui, c’est un excellent thriller. Parce que, oui, je l’ai lu d’une traite sans pouvoir m’arrêter…

Thriller ou policier…
Le thriller est un genre très populaire, composé de nombreuses sous-catégories. Il est caractérisé par une mise en haleine constante. En effet, l’auteur va faire en sorte que le lecteur soit constamment sous pression, prisonnier de son histoire. Le suspens est donc un des éléments majeurs du thriller.
Le roman policier, ou polar, va alors se baser sur l’intrigue, l’enquête de police et les preuves trouvées pour élucider le crime.
Pour essayer d’en savoir plus sur cette différence thriller/polar et étayer un peu mes propos, j’ai demandé à la blogueuse de Les Perles de Kerry son avis sur la question :

« Pour moi un thriller est un roman à suspense surtout, il peut être psychologique ou sanglant, le tout est d’avoir beaucoup d’angoisse et d’être surpris par un twist. Tandis qu’un policier pour moi, même s’il peut avoir un certain suspense, tourne surtout autour d’une enquête policière qui est au centre du roman, c’est moins surprenant et la présence de la police est obligatoire contrairement à un thriller. »

Je vais vous tuer  regroupe ces deux genres. Il allie le suspens et la tension constante du thriller et l’enquête des agents de police. On peut donc l’appeler un thriller-policier, qui est un des sous-genres du thriller.

L’intrigue…

« L’avancée dans les ténèbres deviendra un jeu de vases communicants où la conclusion finale vous surprendra. »

Je vais vous tuer a une intrigue très poussée et assez complexe au début. Il faut dire que l’on va suivre deux histoires différentes (vraiment ?) en parallèles. Et les personnages y sont relativement nombreux. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation pour me faire à cette double narration. On aura d’un côté un accident dans le métro qui va vite se transformer en cauchemar pour les rescapés et de l’autre, nous avons une enquête policière qui va bon train. Je ne suis habituellement pas fan du policier en roman. Peut-être n’ai-je pas lu les bons… Je pense d’ailleurs à m’y remettre et qui sait, je vais peut-être redécouvrir ce genre que j’ai énormément délaissé. Revenons à nos moutons, cette enquête policière se passe assez tranquillement. Sans doute pour réaliser un contraste avec l’accident du métro, où le côté « sanglant », dont parlait Kerry un peu plus haut, propre à certains thriller est fortement présent. Pour notre plus grand plaisir.

Les références…

« De l’autre un capitaine de police, plusieurs meurtres, et le philosophe Nietzsche. »

J’ai adoré toutes les références que l’auteur a inséré dans son roman. Il y parle de Nietzsche, philosophe allemand qui a fait partie intégrante de mon année de terminale, et de bien d’autres personnages fictifs ou pas. Notamment Dexter, ce que j’ai beaucoup apprécié donc. Parfois, il ne fait que citer et d’autres, la personnalité est complètement imbriquée dans l’intrigue. Ce qui est le cas de notre philosophe allemand. D’une façon assez inattendue, il prend une grande importance dans le récit et on en vient même à s’intéresser à sa vie. Vie que les nobles lycéens bacheliers connaissent bien.

La plume de l’auteur…

« La plume glaçante et souvent très crue de Nicolas Klein vous remuera, vous éjectera de votre zone de confort »

Parce que pour écrire un thriller réussit, il faut un certain talent, je me dois de souligner la plume extraordinaire de Nicolas Klein. Il nous happe dans son histoire à la force d’un langage cru mais doux. Il peint avec folie et horreur ce que l’homme devient lorsqu’il est au fond du gouffre. Sa plume m’a attiré et une fois attrapée, je n’ai pas réussi à lui échapper. Mais, le voulais-je vraiment ?

Au final, Nicolas Klein signe là une véritable pépite que j’ai lu en une journée, pendant mes creux et même pendant mes cours. Parce que je n’arrivais pas à lâcher ma liseuse, parce que l’intrigue était addictive, parce que Je vais vous tuer est un véritable coup de cœur ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

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Chip

J’ai lu Chip de David Tavityan, roman fantastique publié dans la collection I-Mage-In-Air de Évidence éditions. J’ai adoré ! À peine reçu que je l’avais déjà terminé. Un coup de cœur !

Résumé : Chip Talbot et ses parents emménagent dans un coin perdu du Minnesota. Tout y respire l’ennui. Par chance, sa rencontre avec une voisine peu ordinaire, une certaine Johnnie Pop, sorcière débauchée et romantique, va changer la donne et redistribuer les cartes du destin pour tout un chacun.
Imposante afro-américaine de 120 kilos, Johnnie fume le cigare, aime faire la fête et boire du whisky. Pour Chip, c’est l’opportunité d’embrasser un horizon plus vaste. Mais la réalité frappe parfois durement : son père obsédé par la rentabilité de son épicerie, sa mère addicte au cinéma, la jeune Scarlett qui voudrait changer le caractère trop insouciant de son père, la sorcière elle-même, prête à tout pour retrouver son amant égyptien…
Entre réalité et magie, Chip s’interroge : pourrait-il trouver la formule idéale qui améliore l’existence du comté tout en rehaussant sa propre vie à l’étroit ?


Avis :

Alors, tout d’abord, de quoi ça parle exactement ? Quand j’ai vu la couverture, je l’ai trouvé étrange, vintage et un peu simpliste. Evidemment, je me suis demandée quel était le lien entre cette voiture qui semble très importante puisque, carrément centrée et de fait, notre regard est attiré par elle et seulement par elle, et le résumé qui ne parle aucunement de voiture. Plongée dans mes réflexions, je me suis dit que la meilleure façon d’éclaircir tout ça était tout bonnement de le lire. Ce que je fis donc, aussitôt. Et quelle bonne idée avais-je eu là !
On va alors suivre un jeune garçon d’à peine 14 ans, à la vie fade et morne. Il va alors déménager, lui et sa famille, sur l’initiative de son père qui voulait vivre quelque chose de nouveau avec sa supérette. (Pourquoi elle parle de supérette, celle-ci ? Ah, patience, patience, je vais y venir). Les voilà dans une cambrousse où tout le monde se connaît et où vit une très charmante dame que l’on surnomme avec bonhomie « la Mère Bouddha ». Le pauvre Chip s’ennuie ferme entre un père obnubilé par son épicerie (Tiens, la revoilà celle-la) et une mère accro au septième art. Mais, heureusement, la Mère Bouddha est là, enfin, pour combien de temps ?

Ce roman m’a énormément plu donc, comme je vous l’ai dit un peu plus haut. C’est une histoire qui s’ancre dans le genre du fantastique mais sans s’y baigner totalement. Il m’a semblé que, bien que la magie soit présente dans l’intrigue et y prenne tout de même une grande place, celle-ci pouvait être un peu reclassée au second plan. Mais alors qu’est-ce qui serait sur les feux de la rampe ? Quel élément ou quels éléments d’ailleurs pourraient avoir fait que je n’ai pas lâché ma liseuse (sauf pour mes besoins les plus primaires évidemment) ? Et bien, ma première réponse est les personnages, ma deuxième est l’environnement et l’ambiance et enfin, la dernière est la plume de l’auteur.

Les personnages…
Commençons notre introspection des habitants de cette bourgade du Minnesota. Le premier protagoniste qui me vient en tête est évidemment le très cher Chip, qui semble être le héros de l’histoire. Et je ne vous dis pas ça parce que le titre du roman est son nom lui-même. C’est d’ailleurs son point de vue que nous allons suivre tout le long du récit. Un point de vue interne qui ne nous donne donc que les ressentis de cet enfant (ou plutôt cet adolescent), à défaut d’avoir ceux de tous les habitants et donc un point de vue omniscient. Je me suis vite prise d’amitié pour ce jeune garçon au caractère intéressant : critique et plutôt lucide. Heureusement me direz-vous, c’est un peu autour de lui que tourne toute l’intrigue. C’est donc un personnage que l’auteur a su rendre attachant et non moins intrigant.
Nous avons ensuite, les parents de Chip que je vais prendre comme un tout. Bien que ce « tout » se décompose en deux plus tard. Tout ça à cause de l’épicerie ! (OH !) Ah, l’épicerie, m’y voilà enfin. Je vous tease depuis quelques lignes sur cet état de fait sans vous l’expliquer… Bon, l’épicerie est ce qui semble tenir le plus à cœur au papa de Chip, connu sous le nom de Buddy. Cette obsession pour cet endroit va le changer, au point où il fera un choix décisif. En ce qui concerne la mère de Chip, connue sous le nom de Peggy, elle laisse une large place à sa passion pour les écrans en général et le choix de Buddy lui permettra de vivre enfin ce qu’elle a toujours rêvé.
Qui nous reste-t-il d’intéressant ? Parlons un peu de la très importante Mère Bouddha qui est également un point central du récit de David Tavityan. C’est une magicienne. Paf, ça c’est dit ! Enfin, une sorcière plutôt, comme évoqué dans le résumé. Elle m’a beaucoup fait penser aux sorcières du Bayou. Non que je les ai déjà rencontré… Ce qui m’a beaucoup plu avec ce personnage est que l’on voit toute son évolution du début à la fin du roman. On voit sa capacité à réagir face à des événements qu’elle n’avait pas forcément prévu. On voit jusqu’où va sa force de caractère. Un excellent personnage, donc.

L’ambiance…
Waouh, j’adore cette ambiance à l’américaine ! L’Amériqueuh, l’Amériqueuh… Il faut dire que l’histoire se passe aux Etats-Unis, en fait. Donc, tout à fait logique tout ça. Le lieu est donc magique, à lui seul. C’est pour ça que je disais, un peu plus haut, que la magie pouvait être placée au second plan. Tout simplement parce que le lieu, le décor suinte de magie. Toujours dans la même veine, à l’image de la Mère Bouddha, ça suinte la magie du Bayou.

La plume de l’auteur…
David Tavityan a une plume tapageuse et décapante. Une plume qui nous réveille pour nous dire que ça y est, il est temps de bouger. L’auteur nous fait voyager au cœur de l’âme de ses personnages. Il nous fait découvrir ce qu’ils cachent, ce en quoi ils rêvent, ce en quoi ils aspirent. Sa plume, incisive, n’y va pas par quatre chemins et fait tomber même les portes de l’intime. Les personnages sont à notre merci, et l’auteur semble implacable. Le plus étonnant est que, je le rappelle, nous voyons tout par les yeux d’un petit garçon de 14 ans qui semble bien plus adulte que les adultes eux-même. C’est un roman pour jeune adulte, adulte (Jamais autant écrit le mot « adulte » de toute ma vie). Pourtant, la magie, la façon dont est traité cet aspect du roman semble être destinée à un public plus jeune. Justement de l’âge de ce jeune adolescent, en pleine crise identitaire. Une étrange sensation que j’ai beaucoup apprécié. Et qui donne ce côté unique au troisième roman de David Tavityan.

Et donc ? Le lien entre la couverture et l’histoire ?
Et bien, même si on ne parle aucunement de voiture dans le résumé, je vous assure qu’il y en a une dans le roman. Et cette voiture est sans doute le déclencheur du fabuleux destin (non, pas d’Amélie Poulain) de Chip.

Au final, j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman. Je ne dis pas qu’il est parfait mais par son côté atypique et un peu vaudou, j’ai été happée par cette histoire, jusqu’à la dernière ligne. Un roman à découvrir, je peux vous assurer que vous ne serez pas déçu ! Pour vous le procurer, c’est par ici (disponible en numérique et papier).

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