Une destination de rêve – Sham Makdessi

Titre : Une destination de rêve
Auteur : Sham Makdessi
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Thriller
Résumé : Dans la famille d’Emilio la vendetta est un art et une tradition qu’on se transmet de génération en génération. Emilio ne fait pas exception à la règle. Tueur à gages émérite, on fait appel à lui partout dans le monde pour éliminer des gens. Un jour, il commet une erreur, et abat une petite fille. Tout s’effondre, il ne peut plus continuer à mener cette vie.
Mais on ne quitte pas la Famille. Jamais.
Sa seule issue est ce sanctuaire secret dont il a entendu parler. Là-bas, personne ne le retrouvera, il pourra expier sa faute. Tout sera derrière lui.
Quand l’avion décolle, il est libre. Enfin presque. À bord, le malaise d’Emilio grandit au fil des heures. Mais comment affronter un danger qu’on ne voit pas ? 

Emilio est un tueur à gage aguerri, vivant dans un village enclavé où tuer est un art de vivre… Alors qu’il se lance dans une énième mission, tout dérape. Il décide alors de s’enfuir. Pour le meilleur ou pour le pire…

À lire aussi » Un juste retour des choses de Sham Makdessi

Page turner, ou comment passer son après-midi affalé dans un transat à lire, lire et lire encore… Sham Makdessi m’a encore une fois prodigieusement régalée avec un roman entêtant et déstabilisant. Une destination de rêve c’est l’histoire abracadabrante d’un village isolé, où le meurtre est une affaire de Famille. Une destination de rêve c’est la direction déroutante qu’a pris la vie d’un homme après une terrible erreur. Une destination de rêve c’est l’espoir illusoire d’atteindre son but. Un roman phénoménal, qui saura titiller notre esprit aussi perdu que dérouté.

Que de compliments pour un si petit paragraphe, et pourtant il y aurait encore tellement à dire. Sham Makdessi a réussi le tour de force de garder son lecteur en haleine dans un roman sans actions, où le suspense et l’attente prennent toute la place. L’attente. Attente. Attendre. Assis. Et puis, plein d’angoisse aussi. Un peu en sueur. On attend. Et on revit un peu la vie de ce personnage. Qui attend. En sueur. Plein d’angoisse. Voilà qui ne semble pas rêver, pourtant tout est dans le titre : Une destination de rêve. Quelle ironie d’ailleurs !

« La Nuit regardait l’avion. Un objet fait de métal et de plastique, rempli de chair humaine et qui singeait grossièrement le mouvement des oiseaux. »

Le roman est construit de manière duale, avec d’un côté la fuite, un huis-clos oppressant. Un huis-clos suffocant. Et puis, de l’autre côté, il y a ce village. Ce village enclavé, fermé sur lui-même, qui ressemble à un paradis perdu, lorsqu’on le compare à l’avion du fuyard. Un petit moment où on respire enfin ; ironie à ciel ouvert.

Plusieurs personnages viennent prendre part à l’attente irrespirable que nous fait ressentir ce roman : un vieux, un prête, puis des enfants, des adultes, un personnage principal qui est un adulte aussi, un gros, et même une femme. Des personnages secondaires, figurants, tant l’ambiance elle-même semble être le protagoniste le plus important. L’ambiance. Et puis l’avion. Et cette fichue horloge. Cette fichue horloge !

**Service de presse
Ebook : 5,99€
Papier : 15,90€

Salicorne, tome 2 : La bataille de Tirfo Thuin – Françoise Berr

Titre : Salicorne
Auteur : Françoise Berr
Éditeur : éditions Alter Real
Genre : Space fantasy 
Résumé : Au cœur des Gaedhills, les humains de Tirfo Thuin se rassemblent autour d’Ygrenne, leur nouvelle Reyne-Licorne. Investie des pouvoirs que lui ont concédé les Immortelles avant de disparaître, elle va mener sa première bataille contre l’oppresseur Ashanti, qui a réduit son peuple en esclavage. Pour l’aider dans sa tâche, elle peut compter sur l’indéfectible amour de son ami d’enfance, Eamon, qui est devenu son Lige, et sur Emrys, son jeune mage de guerre formé à la magie des vents. Mais ce qu’Ygrenne ignore, c’est que la planète elle-même est sur le point de se mobiliser. Des alliés imprévus, mais ô combien puissants, vont lui prêter main-forte alors que des dissensions éclatent dans l’empire Ashanti…


Notation :

Avis :

Après maintes péripéties, Ygrenne se trouve investie de bien grands pouvoirs. À ses côtés, Emrys et Eamon sont bien décidés à mettre à mal la domination Ashanti. Alors que la révolte gronde, les Ashantis se retrouvent pris en étau, entre les humains bien décidés à reprendre leur liberté, et leur propre peuple fomentant un terrible complot…

À lire aussi » Salicorne, tome 1 : Le livre d’Ygrenne de Françoise Berr

De la space fantasy cela ne fait plus aucun doute ! Le tome 2 de Salicorne se perd entre vaisseaux, espèces extra-terrestres, technologie innovante,  créatures fantastiques et magie… De quoi s’oublier, la tête plongée entre les pages de cette histoire originale et captivante. Françoise Berr nous offre là une suite qui vaut sans conteste son prédécesseur (si ce n’est plus), tout en permettant à tout son univers d’évoluer pour encore mieux nous surprendre

Ce deuxième opus ne se compose pas seulement d’une histoire principale, à savoir cette révolution des humains contre l’espèce Ashanti qui a l’audace de les dominer. Oh que non, c’est bien de plusieurs sous-intrigues que se compose ce roman. Si on met de côté la révolution, qui se déroule somme toute de manière classique en littérature (comme au cinéma, par ailleurs), avec alliés et plans de bataille, on peut mettre en avant trois sous-intrigues différentes. Qu’en est-il de la douce romance qui s’était esquissée entre Eamon et Ygrenne dans le premier tome ? Une question pour laquelle vous trouverez une réponse pour le moins déstabilisante dans ce deuxième opus. Mais alors, et ce complot ourdi au sein même du peuple oppresseur Ashanti ? Une sous-intrigue aussi passionnante qu’intéressante. Et pour finir, une thématique dont on parle beaucoup en science-fiction, à savoir celle de la technologie et de l’humanité, avec cette éternelle question : Jusqu’où peut-on aller pour l’être aimé ? 

« Tels des doigts noueux crochetés dans le sol, leurs racines effleuraient en surface et leurs silhouettes, couronnées de houppes verdoyantes, se balançaient doucement au rythme de la brise. »

Toutes ces intrigues font de cette suite, une véritable réussite, pleine de richesse à la fois dans le récit en lui-même, pour son originalité salvatrice, que dans la plume de l’autrice : imagée, poétique, pleine de métaphores, aux descriptions sublimement visuelles. Françoise Berr a eu le culot de nous happer avec un premier tome exceptionnel, et l’audace de réitérer son forfait avec une suite encore meilleure ! 

Mais on pourrait aller plus loin encore et parler d’Ygrenne, le protagoniste principal de ce récit. Si dans le premier tome elle était un peu trop fleur-bleue, bien que déterminée et courageuse, elle se révèle complètement différente dans cette suite. Il faut dire que les circonstances font que… Bref, vous aurez compris, les pouvoirs emmagasinés grâce aux Immortelles l’ont plutôt transformée. Elle est antipathique, froide, mais toujours aussi déterminée et courageuse. C’est une évolution saisissante mais parfaitement amenée, qui se fait donc avec fluidité et compréhension pour le lecteur. On n’oubliera pas, par ailleurs, de souligner la mythologie opulente que nous propose l’autrice.

En bref :

Un coup de cœur pour ce deuxième tome, qui aura su combler la mini-riquiqui-tare du premier, à savoir le léger manque d’intérêt du personnage principal. Un roman qui sait évoluer, associé à une histoire plurielle et passionnante, ce tome 2 est une véritable réussite, à consommer à seulement 5,99€ en version numérique.

**Service de presse

Cuba Libre, tome 1 – Céline Jeanne

Titre : Cuba Libre
Auteur : Céline Jeanne
Éditeur : Nisha et Caetera
Genres : Romance
Résumé : Cristina est Cubaine, Ethan est Américain…
Leur rencontre improbable va-t-elle faire naître une belle histoire d’amour ?
Un roman aux multiples rebondissements…
Une rencontre peut tout changer.
À cause d’une rupture des ligaments, les rêves d’Ethan, espoir du football américain, ont été brisés à tout jamais. Son monde a explosé, ses repères se sont envolés, il a perdu pied et a abusé des antidouleurs jusqu’à l’overdose. Après une cure de désintoxication, il est contraint de rejoindre sa mère partie se ressourcer à Cuba.
Ethan n’espère rien de ce voyage, mais ce qu’il découvre sur cette île pourrait bien changer sa vie. Parce que là-bas, il rencontre Cristina, une beauté cubaine qui l’attire irrésistiblement et le met à l’épreuve.
Cristina se bat au quotidien pour survivre dans une société en pleine évolution. La jeune femme porte sur ses épaules le poids des dettes de son frère, ancien toxicomane, et semble hantée par ses propres démons. Elle est belle, sportive, convoitée, notamment par El Faro, un puissant dealer qui, dans l’ombre, fait sa loi à La Havane. Il veut la posséder à tout prix. Elle, elle veut juste survivre et garder sa liberté.
Et puis, elle croise Ethan : il est arrogant, séduisant et tourmenté, mais aussi loyal, courageux et obstiné. Il l’exaspère, la défie, mais l’apaise aussi.
Ils viennent de deux univers différents et n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais le destin en a décidé autrement… La puissance du lien qui les attire l’un vers l’autre sera-t-elle suffisante pour leur permettre d’échapper à leur passé ? Ethan saura-t-il se construire un avenir avant de se briser définitivement ? Cristina pourra-t-elle sortir indemne de ce monde qui veut la dévorer ?

Notation :

Avis :

Sous le soleil de Cuba, derrière les hôtels immaculés, l’air a un arrière goût désagréable. Les immeubles craquent tellement sous le vent qu’ils donnent l’impression de pouvoir s’écrouler à tout moment. Puis, un pas devant l’autre, et la musique envahit l’espace. Le long du Malecón, la ville s’anime, les gens dansent, ondulent. Oublient. Un instant. Sous le soleil de Cuba, derrière les hôtels immaculés, au loin on peut distinguer une silhouette. Élancée. En fuite. Et une autre, qui la rattrape. Et l’enlace. En s’approchant, on les différencie un peu mieux. Un américain et une cubaine. Ethan et Cris.

Troisième histoire de Céline Jeanne, après les gangs du Salvador et la nostalgie espagnole, c’est sur l’île cubaine qu’on atterrit cette fois. La main en visière, on découvre une Cuba touristique, mais aussi une autre Cuba. La Cuba cachée, la vraie Cuba. Sous ses aires de paradis tropical, l’île du crocodile vert réserve bien des déconvenues. Entre injustices et corruption, Céline Jeanne nous peint sans détour le quotidien de Cristina, une jeune cubaine, pleine de rêve et d’espoir, bien décidée à faire évoluer sa patrie. Un personnage complexe, à la fois fort mais aussi terriblement fragile. Là réside la force de l’auteur que de nous proposer des protagonistes terriblement humains, aussi contrastés que nous le sommes en réalité. Puis, de l’autre côté du miroir, Ethan. Ancien quaterback, riche et beau, il a tout du stéréotype américain. Pourtant, derrière le masque se cache une personnalité ravagée. Deux âmes meurtries peuvent-elles se soutenir ? Deux âmes meurtries, que tout sépare, peuvent-elles aller au-delà des apparences ?

Ce premier tome de Cuba Libre nous expose Cuba, dans sa géographie, à travers des descriptions toujours aussi appréciables. Mais également dans son ambiance. Parfois pesante. Parfois, au contraire, apaisante. Et puis, cette violence. Ce danger, qu’on peut trouver à chaque coin de rue. Parce que Cuba Libre ce n’est pas juste l’histoire d’Ethan, un américain aisé, et Cris, une cubaine très modeste. Ce n’est pas juste l’histoire d’une rencontre. C’est l’histoire d’une libération. Et comme pour Solo Tu, c’est l’histoire d’un nouveau départ.

Dans ce premier opus, on retrouve aussi bien le point de vue de Cris que celui d’Ethan, avec des tics de langages, nous permettant de savoir qui parle, sans même en avoir lu la mention. Avec ce premier opus, aussi imposant soit-il, on se laisse porter par le flot des événements, les dents serrées, la gorge nouée, et parfois même les yeux au bord des larmes. Intense. Puissant. Un premier tome sans temps mort, qui donne un autre regard sur Cuba, ses habitants et met à mal de nombreux préjugés. Cris représente l’exemple parfait de l’émancipation féminine, dans son caractère et son comportement. Encore une ode à la femme dans ce roman !

Après le Salvador, l’Espagne et Cuba, quel voyage nous réserve Céline Jeanne ? On attend en tout cas impatiemment le tome 2.

En bref :

Un roman puissant, aussi bien dans sa romance à la Roméo et Juliette, que sa sous-intrigue aux allures de thriller noir. Entre les dangers de Cuba et le fossé entre leurs deux modes de vie, qu’adviendra-t-il d’Ethan et Cris ? À suivre…

Mi vida es mia – saison 2

Après avoir littéralement dévoré la première saison, j’ai enfin eu l’occasion de me procurer la suite et je l’ai, pareillement, dévoré. Même plus encore, puisque cette saison 2 me paraît encore bien meilleure… Je vous parle donc de la suite et fin de Mi vida es mia de Céline Jeanne.

Résumé :  » N’attire jamais l’attention, ma chérie. Sois toujours aussi discrète qu’un caméléon.  »
Les paroles de son père hantent encore Amaya quand elle débarque au Salvador après l’assassinat de ses parents, commandité par la Mara Salvatrucha, gang le plus puissant au monde : le père d’Amaya, ancien policier, a autrefois fait emprisonner l’un de leurs chefs, et a dû fuir aux Etats-Unis pour protéger sa famille.
Aujourd’hui orpheline, Amaya doit réapprendre à vivre dans ce monde où elle se sent plus que jamais étrangère : insultes, violences, tout lui rappelle qu’elle n’est pas la bienvenue ici. Heureusement dans quelques mois elle sera enfin majeure et sera libre de recommencer une nouvelle vie, loin de tout ça. En attendant, il faut survivre.
Mais tout bascule lorsque qu’Amaya croise le regard d’Adrián, la Première Main de la branche locale de la Savatrucha. Adrián, un bad boy, un vrai, au regard brûlant et au charme ravageur.
Attirée malgré elle, Amaya sera-t-elle capable de d’écouter son instinct de survie qui lui hurle de rester loin de ce garçon à l’aura dangereuse ?


Avis :

Une suite…
Après de longs mois d’attente, j’ai enfin acheter la suite de Mi vida es mia, et c’est avec une grande joie que j’ai retrouvé Amaya et Adrián. En relisant mon avis sur la première saison, je me rends compte que je n’ai pas réussi à vous exposer véritablement tout ce qui fait de ce roman une pépite. Parce qu’on n’est pas dans une histoire d’amour ordinaire comme on en trouve beaucoup. Vous savez, ces romans sans saveurs, dans lesquels on retrouve éternellement les mêmes codes, les mêmes cheminements… Ici, nous sommes loin de ces romans commerciaux, mais bien dans un récit vif, profond et réel. Et si d’ordinaire j’ai tendance à trouver les suites moins bonnes, Céline Jeanne me trompe totalement, en offrant à son lecteur une histoire encore plus aboutie, nous prouvant que la première saison, si intense fut-elle, n’était finalement qu’une simple mise en bouche.

En plein cœur des maras…
Dans cette deuxième saison, l’auteur nous entraîne encore plus profondément au sein de cet univers latino des maras. Des gangs, des cliques, une Famille… Nous en apprenons davantage sur le fonctionnement de ce monde, sur leurs codes, leurs façons de voir les choses. Et tout cela accolé au passif de la belle Amaya rend ce récit à la fois addictif par l’action, et bouleversant par les événements. Plus encore, Céline Jeanne nous expose la vie des uns et des autres, nous montrant, sans timidité, la réalité de ce milieu. Tournée vers les personnages et leur passif, mais encore davantage vers leur avenir, cette saison 2 nous offre un panorama vivace et réaliste du Salvador pour nous immerger pleinement dans cet univers si détonant. Et si je ne vous parle que de l’enrobage, c’est bien parce que celui-ci prend une place très importante dans la romance. Sans lui, elle n’aurait plus la même saveur. Epicée et dangereuse, la relation entre Amaya et Adrián termine de nous achever… pour nous faire rêver à mille et unes nouvelles histoires. Alors que dans la première saison, ils se cherchaient, faisant palpiter de manière relativement chaste notre petit cœur, dans cette deuxième saison, nous passons un cran au-dessus, pour, de façon élégante, nous faire monter légèrement le rouge aux joues.

Des thématiques fortes…
Une romance palpitante, perdue dans les méandres d’un milieu dangereux et destructeur… Mi vida es mia, en plus de m’avoir fait pleurer à la fin, a le mérite d’exposer des thématiques fortes comme la pauvreté, la solitude… Comment s’en sortir lorsqu’on est seul, sans argent dans un monde régit par les maras ? Et c’est bien ça qui m’a tapée dans l’œil, en plus de cette relation explosive entre nos deux protagonistes évidemment. Dans cette deuxième saison, on nous parle de la famille, de l’amitié, de l’amour, de l’orphelinat… Dans cette deuxième saison, on nous expose des réalités difficiles, mais des réalités quand même. Et c’est terriblement bouleversant ! Alors oui, je le dis et le redis, Mi vida es mia n’est pas qu’une romance, c’est l’histoire d’une émancipation, l’histoire d’un rêve qui devient réalité, l’histoire d’un nouveau tournant, celui qui changera toute une vie. Celui qui transformera une existence passée à survivre, en un avenir brillant et radieux.

Au final, cette deuxième saison est, à mon sens, encore plus exceptionnelle que la première. Mi vida es mia est une romance explosive, sous un fond passionnant, portée par une plume immersive et d’une fluidité incroyable. Aucune fausse note, et j’espère pouvoir lire un jour une suite…

Altered Carbon – COUP DE CŒUR

Une série télévisée cyberpunk qui nous propulse dans un univers sombre et sanglant, je vous parle d’une série coup de poing : Altered Carbon.

Synopsis : Takeshi Kovacs est un ancien soldat et seul survivant d’un groupe de guerriers d’élite vaincus lors d’un soulèvement contre le nouvel ordre mondial. Son esprit est emprisonné « dans la glace » pendant des siècles, jusqu’à ce que Laurens Bancroft, un homme extrêmement riche et vivant depuis plusieurs siècles lui offre la chance de vivre à nouveau. En échange, Kovacs doit résoudre un meurtre … celui de Bancroft lui-même.
Adapté du roman de Richard Morgan.

Avis :

Du Cyberpunk travaillé…
À tous les fans d’univers de science-fiction qui puent la crasse, vous serez servi ici. On retrouve tous les codes du Cyberpunk et cela nous permet donc d’effectuer un petit tour d’horizon du genre. Le cyberpunk est un sous-genre de la science-fiction que l’on rapproche souvent à la dystopie bien que bien plus noire que celle-ci. Dans ce terme, on retrouve le « cyber » de « cybernétique » et le « punk », laissant entendre que nous sommes dans un monde où la technologie est très avancée et où la violence coule de tous les pores. L’univers est donc bien sombre, sanglant, et terriblement pessimiste, dans un futur proche, où les avancées technologiques sont partie intégrante de l’ambiance noire. Elles en sont même la cause. Le héros est également un cas à part puisqu’il se révèle être cynique, il se moque de tout et n’en a rien à faire de rien. Bref, un anti-héros pur et dur. Pour vous replacer un peu dans les classiques, on peut citer les bien connus Matrix, Blade Runner, ou encore Akira, Ghost in the shell et même Psycho Pass dont j’ai parlé il y a quelques temps sur le blog.

Un univers noir et sanglant…
On retrouve donc dans cette série tous les codes cités plus haut. Si bien qu’on se retrouve embarqué dans une ambiance sombre, crasseuse et terriblement sanglante. Interdite au moins de 16 ans, la violence est omni-présente et n’est pas là pour rien. Elle s’explique par l’intrigue même. En effet, sans rien dévoiler de primordiale, l’univers est basé sur la vie éternelle, de sorte que les corps, considérés comme de simples enveloppes, ne sont plus qu’un outil pour vivre et non plus une nécessité, la conscience des habitants étant sauvegardée dans une pile. Ainsi, si la pile reste intacte, les personnes peuvent être « renveloppées » dans un autre corps. À partir de là, on comprend tout à fait pourquoi la violence est omni-présente. Dès lors, se pose énormément de questions sociétales et philosophiques. Des questions qui nous font réfléchir nous aussi.

Des humains ou des monstres ?
Une telle intrigue de base met en avant énormément de choses. Et notamment, cette question qui persiste tout le long de cette première saison : si l’on vit pour l’éternité, sommes-nous des humains, ou des monstres ? Même si cette thématique reste en filigrane, elle se rappelle à nous régulièrement dans les actes de certains personnages. Pour regarder cette série, il faut avoir le cœur accroché, ne pas croire en l’âme humaine et la beauté de celle-ci, il ne faut pas avoir peur de porter un autre regard sur l’Homme. L’Homme et ce qu’il est capable de faire… C’est dur et terriblement éprouvant pour l’esprit. Mais ça en devient jouissif. J’apprécie tout ce qui est noir : d’où ma passion pour la dark fantasy ou la dark romance et, le cyberpunk. Parce que ces genres font ressortir des aspects de l’être humain difficiles à appréhender mais bien réels. Même si cette série est fictive, même si une telle technologie n’est pas encore prête à voir le jour, on en vient à douter. À se demander si oui ou non, l’espèce humaine pourrait tourner ainsi… Si nous sommes des humains ou des monstres…

Au final, j’ai regardé cette première saison en deux jours, mettant totalement de côté mes lectures. Je n’attends plus qu’une seule chose, la saison 2 qui devrait arriver mi-2019, autant dire qu’on a le temps… Du coup, ça me donne envie de lire les romans, en attendant ! Une série à voir, un véritable coup de cœur !


◊ Bande annonce ◊

Le moulin à paroles – dès 5 ans – COUP DE CŒUR

Magitaculaire, supastique, fantailleux, voilà les mots qui me viennent à l’esprit pour décrire cet album. Vous ne les connaissez pas ? Allons, bon, venez faire un tour en haut de la colline, et rencontrez le moulin à paroles. 

Résumé : Le moulin à paroles se dressait depuis très longtemps tout en haut de la colline. Le vent apportait jusqu’à lui les conversations des villageois, grands et petits. Il faisait alors valser les syllabes de ses grandes ailes colorées, les brassant avec gourmandise. Il créait en mélangeant le tout, des phrases fraîches et des mots nouveaux, que le meunier distribuait au village. Un jour, le maire fit installer un distributeur de mots automatique sur la Grand-Place et très vite, les villageois n’utilisèrent plus que lui. Mais ce distributeur moderne et clinquant ne vendait que des phrases toutes faites et uniquement des mots raisonnables et sans saveur…

L’histoire…
Cet album est une vraie merveille. J’ai trouvé l’intrigue plutôt élaborée pour, oserai-je dire, un simple album. Nous sommes dans un village paisible, qui vit au rythme des mots du moulin à paroles. En haut de la colline, il crée des mots, des expressions, s’amusent avec les lettres et les sons, puis tous les matins, le meunier descend dans le village distribuer ces mots. Mais voilà, dans un esprit de modernisation, un distributeur automatique est installé au village, si bien que les mots du moulin à paroles n’intéressent plus personne. Enfin… Jusqu’à quand ?

Cache une morale…
Derrière cette superbe histoire, il y a une aussi belle morale. En tant qu’amoureuse des mots et de la langue française, je n’ai pu être que charmée par cet album. Il nous fait prendre conscience que c’est avec la diversité que nous accomplissons les plus belles choses. Que seulement quelques mots, quelques expressions, basiques, sans intérêt, sans couleurs, ni nuances, que seulement avec ça, la vie est bien triste, grise et déprimante. Cet album incite les enfants à être curieux, s’intéresser à la langue, enrichir son vocabulaire. Mais c’est aussi une magnifique déclaration d’amour aux mots, à leur résonance. C’est un des plus beaux albums que j’ai lu. Il fait écho à mes convictions, mon amour pour les sons, les phrases bien formées, les mots bien pensées. Il fait écho à notre si belle langue, riche et pleine de surprise.

Et de bien belles illustrations…
Et à l’intérieur, comment c’est finalement ? Les illustrations vont parfaitement avec les mots, s’harmonisant en fonction des émotions, des humeurs des habitants de ce village. Les enfants en prendront plein les yeux tant sa fourmille de textes, d’illustrations un peu partout. Le style des illustrations est original et rentre en parfaite alchimie avec le texte, vif et coloré. Lorsque le monde est joyeux, les couleurs sont chaudes, puis quand la tristesse s’abat, tout devient froid. C’est quand la colère monte, que le noir s’estompe, laissant place au bonheur et la chaleur d’un monde joyeux remplit des beaux mots de l’heureux moulin à paroles.

Au final, cet album a été une merveille à découvrir. C’est un coup de cœur aussi bien pour l’intrigue que pour les illustrations. J’ai adoré la morale et vous conseille vivement cet album pour donner à vos enfants l’envie de découvrir encore plus de mots, toujours plus d’expressions. Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Cendres – livre 1

Un roman diaboliquement addictif, qui ne nous laisse aucun moment de répit, je vous parle d’un savant mélange du Trône de Fer et du Seigneur des Anneaux : Cendres, livre 1 de David Royer.

Résumé : « Quand l’Obscurité envahira ce monde comme une gangrène,
Quand les Ténèbres auront assombri
jusqu’à l’esprit des plus fidèles partisans de la Lumière,
À cet instant précis, l’Élu naîtra. »
Léonia est une terre opulente déchirée par une guerre séculaire. Les conflits se poursuivent loin de la foisonnante capitale, Omaranka, tombée sous le joug du Seigneur des Ombres. Laarya et sa compagne, la mystérieuse Jezad de Gadza, vont être entraînées dans une quête qui les mènera aux confins de Léonia. Leur voyage les confrontera à des combats épiques. Elles déchaîneront le pouvoir des Mages où pluies de cendres et nuées de brouillards deviennent des forces surnaturelles. Au-delà du Pays des Morts et du Nord Absolu, ces aventures les changeront à jamais.
Un récit palpitant qui vous fera découvrir une pléiade de personnages que rien n’arrête. Pas même la mort.


Avis :

Un coup de cœur…
Comme vous le savez, je lis énormément. Et en bonne lectrice addict, je découvre un grand nombre d’écrivain(e)s et leur bouquin. Après celui-ci, je peux vous dire que toute ma classification, toute cette petite hiérarchie que j’avais réussi à mettre en place dans ma caboche, tentant (sans doute en vain) de ranger un peu tous ces bouquins par qualité, vient de subir un sacré coup. Bah oui, maintenant, je me demande bien quels romans peuvent le détrôner… Même Amélie Nothomb me paraît bien fade à côté, alors qu’elle est tout de même mon écrivaine préférée. Oui, je sais, ce n’est pas du tout le même genre littéraire, mais finalement, peu importe. La qualité ne s’arrête pas à un genre, tout comme la médiocrité. Donc, plutôt que de parler de genres, parlons de l’excellence et vous verrez que celui-ci surpasse nombre livres, de part la plume de l’écrivain, vivante et réactive, de part l’histoire et son intrigue complexe, de part l’univers riche et détaillé, de part l’historique fin et recherché, de part l’immersion immersive (oui, j’ose !), l’addictivité, l’impossibilité de lâcher le bouquin, et l’impatience, cette fichue impatience, de découvrir la suite !

Un univers riche et détaillé…
Commençons avant toute chose par l’univers dans lequel nous évoluons. Celui-ci, à l’image du Trône de Fer, est plutôt d’ordre médiéval. Nous avons donc des châteaux, des forts, des Rois, des Reines, des Tavernes, etc… Le décor nous est vite inculqué sans avoir besoin d’une quelconque histoire contée avant de commencer. Nous apprenons donc les informations dont nous avons besoin au fil du texte, sans lourdeur ni répétition. Si le décor rappelle le Trône de Fer, c’est l’épopée qui me rappelle le Seigneur des Anneaux. En effet, une guerre civile ravage le pays entre les défenseurs de la Lumière et ceux des Ténèbres dirigés par le terrifiant mais non moins intrigant Seigneur des Ombres. Si nous le rencontrons à plusieurs reprises, c’est le personnage sur lequel nous avons le moins d’informations et ça en devient même un peu frustrant, sachant tout ce qu’il cache !
Tout univers, en plus d’avoir un décor et une histoire, se crée autour d’un historique, d’un passé. Et ça, David Royer l’a magnifiquement mis en oeuvre. Si bien que des événements du passé auxquels nous n’avons pas assisté, nous sont connus et même deviennent rapidement assimilés. Cela donne au récit une dimension réaliste à ne pas prendre à la légère ! Et petit bonus, au début du roman on nous offre une superbe carte du monde où se déroule l’histoire. C’est vraiment un plus, car finalement, les descriptions de David Royer quant aux différents lieux se suffisent à elles-mêmes.

Les personnages…
En plus de cet univers terriblement intéressant, l’auteur nous propose des personnages travaillés. Et c’est tout à son honneur, vu le nombre de personnages dans le récit. Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, je ne me suis jamais égarée entre les différents patronymes, et j’ai su très rapidement tous les identifier. Il faut dire aussi que David Royer leur a insufflé la vie et je ne pense pas exagérer en l’exposant ainsi. À l’image de l’univers, il leur a donné un passif, des émotions, des fissures, … Il les a rendu humains et c’est ce qui a fait, à mon avis, que j’ai encore plus accroché à ce roman.
Parce qu’ils ont une dimension psychologique forte, à ne pas prendre à la légère. L’une des personnages principales, Laarya, m’a d’ailleurs charmée par son état d’esprit. Elle est forte, mais fragile. Intelligente, mais naïve. Et toutes ces nuances que l’auteur a apporté ont permis de construire un personnage intrigant mais également auquel, finalement, nous pouvons nous identifier par certains aspects. Ce texte est alors aussi humain que noir, et j’aurai peut-être même tendance à dire que de toute manière, l’un ne va pas sans l’autre…

La plume de l’auteur…
David Royer a un de ces styles qui paraissent communs au premier abord, mais qui finalement, cachent bien de la technicité. Et ici, j’ai pu m’en rendre compte très rapidement. À chaque scène, son rythme. L’auteur a su jouer du phrasé pour nous rendre parfois triste, parfois angoissé, parfois en colère… Il a réussi à nous immerger à la fois par son histoire et sa plume. Elle est vive, vivante, mouvante, elle s’adapte et nous étonne. Chaque chapitre a sa fin percutante, donnant une envie irrépressible de lire le prochain. Et que dire de la fin ? Je suis décidément très impatiente de lire la suite !

Au final, je pourrais vous parler très longtemps de ce roman, au risque de vous dévoiler des éléments de l’intrigue, aussi je m’arrête là. C’est un roman au souffle épique qui saura assurément vous faire chavirer dans des eaux tortueuses et sombres… À lire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition (Simplement Pro)

Loups Rouges – tome 1 : L’éveil de l’Alpha

Loups Rouges c’est une histoire de loups, et ils sont rouges les loups, mais aussi d’une héroïne bad ass, d’un univers intriguant et d’aventures haletantes. Loups Rouges, c’est pour moi un vrai coup de cœur ! 

Résumé : Au cœur de la jungle inextricable d’une planète éloignée, se trouve l’école d’art guerrier. Dès l’âge de 4 ans, les enfants sont formés à combattre et à survivre dans l’enfer vert. Jusqu’au jour où des créatures terrifiantes, sorties de nulle part, font disparaître les élèves les uns après les autres. Erika, une combattante de quinze ans curieuse et têtue, est persuadée qu’elles sont plus que de simples animaux… et va tout faire pour le prouver.


Avis :

J’ai adoré…
Je suis là, installée sur mon lit, à côté de Jess qui somnole tranquillement, toute à son activité de chat donc, et je réfléchis. Je réfléchis à une manière de vous parler de ce roman sans tomber dans l’exagération, propre à mon enthousiaste. Je pourrais chercher tous les synonymes à « super », « méga bien », « une tuerie », mais finalement, ça va peut-être rendre ma chronique un peu lourde donc, je vais essayer de rester cohérente, et toute en retenue. Tout un programme donc ! Alors, j’ai adoré ! Pourquoi ? Parce que tout est là. On a de l’aventure, un univers construit et maîtrisé, une Histoire, un passé, des créatures, des personnages travaillés, bad ass, et même des illustrations ! Si avec ça, vous êtes pas convaincu…

Un univers construit et maîtrisé…
Première chose à bien comprendre et retenir c’est que Lucile Dumont a créé un nouvel univers. D’où le côté fantasy du roman. Elle ne s’est pas contentée d’ancrer son histoire dans un décor connu, elle l’a créé de toute pièce. Qui dit nouveau monde, dit nouvelles coutumes, nouveaux modes de vie, et historiques. L’auteur a mené tout ça de front, et sans nous perdre un seul instant. Nous n’avons aucune explication saugrenue sur l’endroit où nous sommes tombés, car finalement, ça coule de source, puisque nous sommes dans la tête d’une habitante des lieux. Alors, comme elle, j’ai assimilé l’univers et je l’ai très vite apprivoisé, jusqu’à ce que mes certitudes en même temps que les siennes, s’effritent… Et puis, au delà de cet aspect fantasy, très bien développé, on retrouve un côté science-fiction. Parce que l’univers que dépeint Lucile Dumont paraît proche du post-apocalyptique lorsque l’on regarde avec les yeux plissés, alors, oui, quand on ouvre les yeux bien grands on voit que ce n’est pas le cas. Mais c’est tout de même une impression que cela donne. L’aspect SF est tout de même bien présent, même les yeux grands ouverts, mais je ne vous en dis pas plus, de peur de vous dévoiler quoi que ce soit.

Un passif, un historique, une organisation…
Toujours dans le prolongement de la création de l’univers, Lucile Dumont n’a rien laissé au hasard pour permettre aux lecteurs de s’immerger encore plus dans son roman. Autant le passif, l’historique de cet univers est cité à travers quelques petites insinuations bien placées qui nous intriguent bien plus qu’elles ne nous renseignent, autant cela donne un côté très réaliste au texte, comme pour nous rappeler que l’univers ne s’arrête pas à cette histoire en particulier mais qu’il recèle de bien d’autres merveilles. Et puis, l’organisation. Je pense que c’est un trait de caractère de l’auteur. J’avais déjà trouvé que dans Aventurière Intérimaire, tout était très organisé, à l’intérieur même de l’intrigue. Avec des dossiers à remplir, des protocoles à respecter, etc… Ici, on retrouve ce côté organisationnel, via l’école et les différentes classes, les différentes ustensiles, etc… Bref, encore un élément qui rend le récit immersif. D’ailleurs, au sujet des ustensiles, et notamment les armes, Lucile Dumont nous offre un inventaire illustré à la fin du roman. Et on retrouve des illustrations au fil des pages, signées Lucile Dumont elle-même, en passant.

Erika, une héroïne bad ass…
Et pour terminer, j’ai bien envie de m’arrêter un peu sur cette héroïne très intéressante que représente le personnage principal de ce roman. Elle n’a que quinze ans et on la sent déjà pleine de responsabilité, et presque adulte. Cela aurait pu rendre le texte un peu irréaliste mais le monde dans lequel elle évolue et le moule dans lequel elle a été forgée expliquent cette maturité presque précoce. C’est une femme forte, libérée et indépendante. Tellement indépendante qu’elle exècre tout ce qui est en lien avec l’amour. Son but principal est le combat et son constant besoin de s’améliorer. Sans qu’elle ne le veuille vraiment, elle va devenir la clé de toute cette histoire. Sans prétention, Lucile Dumont entraîne son personnage dans de multiples aventures, la faisant affronter bien des dangers. Ce que j’ai beaucoup apprécié est le fait qu’elle ne soit jamais seule, ou quasiment jamais, toujours accompagnée de ses amis qui viennent lui prêter main forte. Comme pour nous dire, qu’ensemble nous sommes plus forts ! Un très beau message, quand on sait qu’en plus, ce roman s’adresse davantage à la jeunesse qu’aux adultes, même si du haut de mes vingt ans, j’ai adoré et en redemande !

Au final, le premier tome de Loups Rouges est un roman à découvrir, qui n’a rien à envier aux récits jeunesse du même genre à l’image des Chroniques du Monde émergé, ou encore Tara Duncan… À consommer sans modération, et je vous retrouve bientôt pour vous parler du deuxième tome, deux fois plus gros que le premier ! Pour vous procurer ce roman, c’est par ici.

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Don de soi(e), suivie de Méprise

Je suis tombée sous le charme. L’araignée m’a attrapée. J’ai été piégée dans sa toile… Je ne vois pas quoi dire d’autre, mais je vais faire un effort. Quand on a adoré, difficile de trouver autre chose à dire que MAIS QUELLE TUERIE ! Allez, je vous parle de Don de soi(e), suivie de Méprise de Dominique Theurz.

Résumé : Don de soi(e)
Tony désespère d’entrer en relation avec sa nouvelle voisine.
L’araignée qui loge sous sa fenêtre décide de tout mettre en œuvre pour débloquer la situation. Son obsession : servir la naissance du couple. Ses efforts seront-ils récompensés ?
Une nouvelle humoristique subtilement tissée.
Suivie de Méprise
Un excès de zèle aux conséquences fâcheuses.
Une micro-nouvelle mordante à souhait.


Avis :

L’auteur tisse sa toile…
Sans trop en dévoiler à l’histoire, je vais vous parler tout d’abord de la première nouvelle Don de soi(e). Déjà, j’adore ce titre. Il a très clairement un double sens avec ce « e » entre parenthèses et vous vous en rendrez vite compte en la lisant. Je me demande si l’auteur a du faire un véritable brain-storming pour le trouver. Il est juste parfait ! Et puis, je continue un peu mon inspection, et je regarde la couverture. Cette merveille. À l’image des textes, on ressent l’humour, la finesse, bref, un carton plein pour l’enrobage !
Et puis on enlève l’emballage, on découvre l’intérieur. Et qu’est-ce que les éditions Alter Real et Dominique Theurz ont bien pu nous offrir ? Une pépite ! Ah, ça, je vous l’assure.
On suit l’histoire du premier texte, on suit ce personnage dont on ne sait pas grand chose. Si ce n’est qu’elle parle beaucoup d’une fenêtre et d’une voisine. Il semble y avoir des tremblements de terre aussi. Et puis, on rencontre d’autres personnages, à travers les yeux du narrateur, ou devrais-je dire de la narratrice. Et doucement, au fil des mots, l’auteur tisse sa toile. Et elle nous capture, nous emprisonne. Mais la question est, comment lui en vouloir ? Quand la fin approche, on a le souffle coupé devant la chute. L’auteur maîtrise le format de la nouvelle avec talent, nous emmenant là où elle le veut. Quelle excellente découverte !

Petit zoom sur Méprise
Comme pour nous permettre de nous délecter un peu plus de son sublime imaginaire, Dominique Theurz nous propose une micro-nouvelle. Le style est un peu différent, plus dynamique dans cette nouvelle. Sachant que Don de soi(e) est écrit de façon déjà très rythmée, imaginez un peu Méprise ! Quelle aventure que nous livre là, une fois encore l’auteur. Nous nous retrouvons à suivre le point de vue d’un autre personnage, au ton bien cynique par moment. Le dynamisme est clairement ce qui caractérise cette nouvelle, d’une très grande qualité.

Le style de Dominique Theurz…
Vous les voyez ? Est-ce que vous voyez les étoiles qui brillent dans mes yeux ? Ou les cœurs qui en sortent par intermittence suivant un rythme bien régulier et entraînant ? Comme dans les cartoons ! Alors, vous les voyez ?
Parce que cette plume ! Cette plume est juste un régal, une merveille ! Mordante, je pense que c’est le mot juste. Je peux ajouter cynique aussi, par moment. Et puis, un peu incisive. Beaucoup même. Une pointe de phrases courtes, d’adjectifs, de successions de propositions. Une pointe de rythme. Le tout saupoudré d’humour. Et voilà, le gâteau parfait ! Sucré, délicieux, doux, de quoi passé un merveilleux moment assurément !

Au final, Dominique Theurz est une auteur que je viens de découvrir et que je vais suivre de près. Ces deux nouvelles humoristiques sont à découvrir d’urgence ! Un vrai coup de cœur ! Pour vous les procurer, c’est par ici.  

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Seule à la récré – COUP DE CŒUR

Je vous en avez parlé rapidement sur la page facebook, je vous propose donc de découvrir plus en détails mon avis sur cette bande-dessinée : Seule à la récré d’Ana & Bloz. Un vrai coup de cœur !

Résumé : La vie pourrait être parfaite pour Emma. Mais voilà, il y a Clarisse. Et Clarisse lui fait vivre un enfer à l’école. Elle a même réussi à monter les autres élèves contre elle. Ses parents ne remarquent presque rien, si ce n’est son changement de comportement, et
les maîtresses ne prêtent pas attention à ce que l’on pourrait prendre pour « des jeux », mais qui relève de quelque chose de beaucoup plus grave. Parfois drôle, tendre tout le temps et se basant sur leur propre expérience, Ana et Bloz composent un album engagé sur un problème de plus en plus fréquent de notre société.

Le harcèlement scolaire en BD…
Clairement, j’aurai tendance à dire qu’il n’y en a jamais eu. Des romans sur le harcèlement on peut en citer un grand nombre : De la rage dans mon cartable, Blacklistée, et bien d’autres. Mais des bandes-dessinée ? Comme le précise Bamboo, Seule à la récré est la toute première BD sur le harcèlement scolaire. Mais comment cette thématique difficile est-elle abordée ? Avec douleur ? Souffrance ? Détresse ? Colère ? Comment une bande-dessinée publiée dans une maison à la ligne éditoriale légère, connue pour ses parutions humoristiques, peut-elle aborder le harcèlement scolaire ? Avec humour bien sûr mais également avec une finesse et une justesse bouleversante.

Une BD humoristique…
J’aurai été déçue de tomber sur une BD à me faire verser des larmes à torrent. Tout simplement parce que ce n’est pas ce que je cherche lorsque je lis les parutions des éditions Bamboo. Je cherche une lecture tranquille, sans prise de tête, où le sourire est de mise. Et ici, c’est le cas. C’est une bande-dessinée jeunesse, accessible à tous ces jeunes victimes, bourreaux ou témoins. C’est une BD qui véhicule un message important tout en nous faisant rire, sourire.

D’une justesse bouleversante…
Néanmoins, bien que drôle, cette BD traite tout de même d’un sujet difficile. Et ça, on ne l’oublie pas malgré les gags. En effet, Ana & Bloz ont su retranscrire la détresse d’une enfant malmenée en classe. La détresse d’une enfant qui ne comprend pas pourquoi elle doit subir ça. La détresse d’une enfant, qui garde tout pour elle, jusqu’à ne plus réussir et délier sa langue. La détresse d’une enfant, qui, aux côtés de ses parents, va se battre pour garder la tête en dehors de l’eau. Ce sont des situations simples, qui arrivent en vrai. Des choses que l’on ne préfère pas savoir, pas connaître. Des choses que l’on préfère taire. Mais ça existe, c’est présent et ça ne cessera jamais de l’être si on continue de se mettre des œillères. Cette BD n’est pas pour les parents, elle est pour les enfants. Ces enfants qui peuvent être victimes. Ces enfants qui peuvent assister à ce genre d’événements sans lever le petit doigts, par peur ou par égoïsme. Ces enfants qui peuvent être les bourreaux.

Au final, cette BD traite le harcèlement scolaire avec le ton qu’il faut pour toucher les jeunes. C’est une bande-dessinée à lire ! Je vous incite vivement à vous la procurer. Par ici, par exemple.

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