La grenouille et les singes – dès 7 ans

La grenouille et les singes est un album regroupant deux histoires, deux célèbres fables chinoises illustrées par des dessins comme peints à l’aquarelle. Une superbe découverte aux éditions HongFei.

Résumé : QUESTION DE POINT DE VUE !
Deux fables connues de tous les Chinois qui nous apprennent drôlement que les vérités du monde s’offrent partiellement à qui n’y prend garde !
Depuis le fond de son puits, la grenouille croit que le ciel est rond et petit…
Comme tout est question de point de vue, les faits sont les faits, mais chacun y voit sa réalité.

Deux fables…
J’apprécié beaucoup découvrir la culture d’autres pays et d’autant plus quand les autres pays en question sont asiatique. Ici, nous découvrons deux fables, connues de tous les chinois. Comme nous connaissons tous l’histoire du Corbeau et du Renard ou du Lièvre et de la Tortue, tous les chinois connaissent l’histoire de La grenouille du fond du puits ou encore des Singes du fond du jardin. Ces deux textes reprennent le principe de la fable, que je pourrai dire, basique : la morale. ces morales deviennent alors pour certaines, des expressions de la vie courante. Pour vous donner un exemple : « Rien ne sert de courir, il faut arriver à point ». Ici, c’est la même chose. Et c’est d’ailleurs le titre de la collection dans laquelle est publiée cette oeuvre : « En quatre mots ».

La collection « En quatre mots »…
Cet album s’inscrit donc dans la collection « En quatre mots » mais, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Les histoires des chinois, les fables se résument en quatre mots, appelés « Chengyu ». Ces quatre mots s’ancrent donc dans la langue courante et deviennent des proverbes comme cela arrive également en français. Dans l’album, à la fin de chaque histoire, vous trouverez donc la morale et le « Chengyu » qui correspond, écrit en chinois et en français !

Mon avis…
Bon, on papote autour de l’album tranquillement depuis tout à l’heure, d’accord, mais et moi, qu’est-ce que j’en ai pensé ? Eh bien, j’ai beaucoup accroché. Pourquoi ? Par les fables, où on retrouve toute l’essence de la culture chinoise, rapportée également par les illustrations très douces et poétiques. Par la présence de la morale à la fin, et plus encore par l’explication du « Chengyu » qui permet de nous ancrer dans la Chine, j’aurai tendance à dire, actuelle. Le format de l’album est également très agréable, tout en hauteur, et au titre en surbrillance. Un superbe travail éditorial a été réalisé !

Au final, La grenouille et les singes est un album pour les enfants, oui, mais pas que. Deux fables qui vous immergeront dans les histoires chinoises et leurs sagesses ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition

Nés en Chine

Je voulais le voir depuis sa sortie, j’ai enfin trouvé l’occasion. Je vous parle donc d’un film-documentaire très bien fait : Nés en Chine.

Synopsis : Yaya, une maman panda géant guide son petit Mei Mei alors qu’il explore le monde et gagne en indépendance.
Tao Tao, un Rhinopithèque de Roxellane -plus communément appelé singe doré – âgé de deux ans cherche sa place au sein de sa famille après la naissance de sa petite sœur.
Dawa, une panthère des neiges – un animal mystérieux rarement observé par l’homme –confrontée à l’incroyable difficulté d’élever ses deux petits dans l’un des habitats les plus hostiles et les plus impitoyables du monde.

Un documentaire/fiction…
Très clairement, j’ai eu beau me casser la tête, je n’ai trouvé qu’une seule partie pour rédiger cette chronique. Une partie qui sera plutôt longue, mais une seule tout de même. Parce que ce qui est ressorti de ce film est cet aspect documentaire certain mais aussi narratif. Comme une histoire, une fiction. Je m’explique. Nés en Chine est un documentaire sur les animaux vivant en Chine, et plus spécifiquement : une certaine race de singes, de panthère et des pandas. On nous raconte leur histoire, leur historique, leur passé mais surtout leur présent. La vie qu’ils ont, et ils deviennent terriblement humains. Terriblement car on sait que de nombreuses espèces sont en voie de disparition, alors qu’ils semblent tellement proches de notre façon de vivre, d’aimer. Et on peut d’ailleurs voir sur l’image juste au dessus que chaque animal est représenté avec son enfant. Comme pour nous montrer qu’ils sont comme nous, mangeant, bougeant, respirant, aimant, vivant ! Ils sont bien là, réels, mais bientôt plus si nous ne faisons rien. C’est une part immense de la faune qui se perd, une faune splendide qui vit paisiblement dans un cycle bien clair. Que vient faire l’Homme là-dedans ? Enfin, c’est un autre débat.
En ce qui concerne les bébés, il faut savoir que c’est un documentaire plutôt accès jeunesse, donc le parti pris est plus flagrant ainsi.

Au final, nous suivons plusieurs vies, trois histoires, un périple merveilleux dans des contrées chinoises comme inexplorées. Un vrai bijou à regarder en famille !

L’arbre de Tata – dès 9 ans

Je viens vous parler d’un album très doux et poétique, ancré dans une Chine en mouvement : L’arbre de Tata. Une très belle découverte que je conseille à tous !

Résumé : Dans une ville chinoise en mutation, une petite fille est confiée par ses parents à sa grande-tante âgée. Au fil d’un lent et doux rapprochement, la petite fille découvre l’histoire personnelle de son aïeule, le secret qui anime son cœur et la lie à l’arbre planté dans le petit jardin au bout de la rue.

L’intrigue…
Nous suivons une petite fille qui part vivre avec sa grande-tante. Elle devrait l’appeler Grande-Tante mais elle ne veut pas se sentir vieille alors elle l’appelle Tata. Et au fil du temps, Tata va raconter à cette petite fille son Histoire. En même temps que sa belle et vieille Tata va partir pour un monde meilleur…

Contrairement à ce que vous pourriez croire en lisant cette présentation de l’album, ce n’est pas si triste. Au contraire, j’ai trouvé l’histoire très belle et pleine d’espoir !

Un album poétique…
S’il y a bien une chose qui m’attire dans les albums, ce sont les illustrations et cette faculté qu’ont les auteurs de nous emprisonner dans leurs histoires en quelques phrases. Et là encore, j’ai été attrapée. Dès le début, la poésie qui émanait de ces quelques lignes m’a touchée en plein cœur et je n’ai plus voulu lâcher cette histoire. Parce qu’en plus de toute cette poésie, il y a une véritable douceur qui émane de ce livre. On ressent fortement l’inspiration chinoise et tout ce côté zen et paisible. C’est d’ailleurs ce sentiment qui ressort de cette grande-tante. Parce que malgré sa fin qui se rapproche, elle est tranquille. Elle sait où elle va et la petite fille le sait aussi. Elle va rejoindre les êtres qu’elle aime et qui ont quitté ce monde avec elle. Alors la petite fille est heureuse pour sa Tata.

Un contexte particulier…
En me fiant aux illustrations, et au résumé, il semblerait que nous soyons à la fin du règne de Mao. Mais je peux me tromper évidemment. Ce n’est pas explicite. Mais si tel est le cas, on assiste au passé d’une femme qui disparaît. Peut-être est-ce donc pour cela aussi que Tata est si paisible. Parce qu’il est temps pour elle de partir. Ce monde n’est plus celui dans lequel elle a vécu. Il change et elle a peut-être du mal à le supporter.

Au final, l’aspect asiatique m’avait charmé et la poésie puis la douceur ont achevé de m’enchantée. Cet album est une véritable pépite de tranquillité qui vous fera réfléchir autrement. À lire ! Pour vous le procurer, c’est par ici.

Service de presse envoyé par la maison d’édition