Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 3 : La Pyramide du lac perdu – Azaël Jhelil

Titre : La Pyramide du lac perdu
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Auto-édition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : Il reposait sur sa couche aux draps bleu nuit, depuis toute une éternité.
Sans vraiment dormir.
Sans vraiment mourir.
Et ce jour enfin, quinze siècles enfuis, il attendait des invités.
Poursuivie par la vindicte du semi-lacertys, la Conjuration de Tanglemhor a traversé les mers pour arriver en Australie. Guidés par la vision du vénérable Kannlis, les rebelles s’aventurent dans le Jardin de l’Hiver, à la recherche du repaire disparu du plus terrible sorcier de tous les temps.
Au pays de la nuit éternelle, harcelés par un froid insupportable, les conjurés sont engagés dans une entreprise suicidaire. Sur leurs épaules reposent tous les espoirs des peuples du Levant…

Fraîchement débarquée en Australie, la glorieuse conjuration de Tanglemhor se lance dans un périple qui semble bien plus dangereux que ce qu’ils ont pu vivre jusqu’à présent. À la recherche des origines de l’Oeuf de Tanglemhor, ils devront faire face à bien des obstacles. Reste à savoir s’ils arriveront au bout de leur épopée, mais surtout, à quel prix ?

À lire aussi » Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 d’Azaël Jhelil

Après des centaines de pages en mer, les naseaux emplis de l’air marin, nous débarquons finalement sur les terres de l’Australie, dont on a tant entendu parlé. Nouveau chapitre aux aventures de nos héros, et nouvelles découvertes pour nous, dans un plongeon, tête la première, dans une quête glaciaire, et glaciale… La conjuration de Tanglemhor part à la recherche d’un moyen pour se débarrasser de l’Oeuf aux démons, et pour cela, ils décident de se rendre aux origines de tout… La Pyramide du lac perdu. Qui dit nouveau territoire, dit nouvelles informations. Et voilà que la mythologie et l’Histoire australienne déferlent sur nous, pour notre plus glorieux plaisir !

À lire aussi » Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 2 d’Azaël Jhelil

Ce troisième tome nous plonge dans un décor suffocant où chaque respiration semble être un calvaire. Perdus dans des contrées, comme au temps de l’ère glaciaire, les héros vont devoir se battre contre le climat mais aussi contre eux-même. C’est ainsi que les personnages se complexifient et se révèlent encore davantage. Ils font face aux doutes, et dans la tourmente, s’oublient… Cette suite est aussi palpitante, et pleine d’actions, que révélatrice d’un aspect plus poussé des protagonistes. Les vertus des vitalistes sont par ailleurs toujours autant mise en opposition à celles des partisans du semi-lacertys, permettant le développement de ce dualisme qui naît par ailleurs dès le premier tome, et qui se poursuit toujours jusqu’alors. Néanmoins, cette opposition semble, elle aussi, se complexifier, avec cette idée que tout n’est pas aussi noir, ou aussi blanc qu’on pourrait le croire.

La Pyramide du lac perdu offre, par ailleurs, une grosse place au deuil et plus largement encore à l’Amour, tout en nous permettant une réflexion sur la place des femmes dans la société, grâce à ce pays matriarcal qu’est l’Australie. Des thématiques fortes, très bien amenées, qui rappellent d’ailleurs les caractères abouti et complet de l’univers de l’auteur. Dès lors, si l’action prend une part importante de ce troisième tome, celui-ci devient plus introspectif avec une redécouverte de certains personnages. Quel meilleur moment pour penser et tout remettre en question qu’en plein cœur d’un territoire enneigé et glacial ? Un cynisme facile quand on sait à quel point se remettre du décès d’un être cher est difficile, si ce n’est impossible. Et cela, l’auteur l’évoque avec déférence et délicatesse. 

« L’Australie et ses mœurs matriarcales étaient vraiment l’antithèse de toute son éducation. Il y avait quelque chose de pourri au royaume de Golmecive… »

Azaël Jhelil continue de tenir son lecteur en haleine, avec un style impeccable, où descriptions détaillées et combats implacables se mêlent avec brio. Il joue avec les points de vue, pour nous garder constamment sur nos gardes, et l’esprit en ébullition. Esprit qui, par ailleurs, se laisserait bien tenter par une petite visite au gnome lithomancien. 

**Service de presse
Ebook : 4,99€
Broché : 16,95€

Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 2 : L’Odyssée du Liokûmkän – Azaël Jhelil

Titre : L’Odyssée du Liokûmkän
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Auto-édition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : « Tandis que le rire du Fléau de Feen se perdait dans la tourmente, le Liokûmkän fendait les flots, propulsé par toutes ses rames, ses voiles gonflées à craquer. Guidé par l’homme de bossoir et la vigie, le capitaine était concentré sur la navigation, cherchant son chemin parmi les hauts-fonds, hurlant des ordres auxquels l’équipage répondait avec une incroyable discipline. »
Afin de libérer les terres du Levant, la Conjuration de Tanglemhor doit traverser les mers et rejoindre les terres glacées d’Australie. Avec toutes les forces de l’Empire à ses trousses, le périple ne sera pas de tout repos…

Notation :

Avis :

La Dame de la Marche et toute sa fine équipe prennent enfin la mer, en direction de l’Australie, bien décidés à en savoir plus sur l’Oeuf de Tanglemhor. Durant leur périple, ils affronteront mille et un dangers, mille et une aventures… À la découverte d’eux-même et qui sait, d’un moyen d’enfin arrêter l’auto-proclamé Empereur du Levant.

Ce deuxième opus est dans la lignée du premier tome, avec néanmoins ce petit truc en plus, qui fait toute la différence : le fait qu’on connaisse déjà l’univers. Les personnages ont été assimilés dans le premier tome, de même qu’une partie de la géographie, que quelques histoires, coutumes, religions et même évidemment, les enjeux des territoires… Dès lors, on peut se perdre dans la mer des Disparus, aux côtés de nos héros. Et on angoisse. En on panique. Et on renifle l’air marin les naseaux grands ouverts.

L’Odyssée du Liokûmkän prend donc majoritairement place en mer. Néanmoins, nous ne tombons pas dans le huis-clos suffocant. En effet, Azaël Jhelil conserve sa structure initiale en nous permettant de suivre tous les personnages de son univers, en fonction du lieu où ils se trouvent. Ainsi, on suit aussi bien l’équipée du Liokûmkän, que le semi-lacertys Krûl, ou encore le lithomancien, et bien d’autres. Nous permettant alors de souffler entre deux longs chapitres passés en mer.

Si on retrouve des annexes intéressants et plutôt complexes – révélant encore davantage le grand talent de l’auteur – on peut néanmoins se complaire dans ce deuxième opus entre découverte sur les personnages et narration de plusieurs légendes… On en apprend alors davantage sur la mythologie Sanchaïm, mais également sur Baar-Hal-Kryne qu’on aura rencontré dans le premier tome. Ou encore, sur le peuple des hommes-bêtes.

Pour terminer cette chronique, parlons un peu de l’Australie, presqu’aux antipodes de l’Alliance Ctasharre. Et Azaël Jhelil se plait d’ailleurs à confronter les deux modes de vie, pour nous interroger même sur notre propre société. Une opposition très intéressante et pertinente, qui donne une dimension philosophique encore plus importante à ce roman, déjà bien teinté de réflexions humanistes.

En bref :

Un roman palpitant, aussi passionnant voire plus, que son prédécesseur. Une saga de fantasy complète, complexe, généreuse et immanquable, portée par une plume riche et élégante. À découvrir d’urgence !

**Service de presse, via Simplement Pro

Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 : L’Oeuf de Tanglemhor – Azaël Jhelil

Titre : L’Oeuf de Tanglemhor
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Autoédition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : Rejeté de tous, Krûl le semi-lacertys est devenu le prophète du dieu de la Vengeance pour tous les opprimés des cités du Bassin ctasharre et des terres indomptées du Grand Aghar. Ayant libéré par le fer et la sorcellerie les nations en colère, il règne sur un empire à la mesure de sa rancœur. Par la puissance de ses légions et le contrôle exercé par ses prêtres, le Premier vindicateur – dont la rumeur prétend même qu’il commande aux démons – impose désormais sa loi à ceux qui, jadis, l’avaient humilié. La répression est impitoyable… Les peuples « libres » apprennent à leurs dépens que la vengeance est la plus lourde des chaînes.
Il ne reste plus à l’empereur du Levant qu’à soumettre le duché de la Marche, dernier flambeau d’une résistance à l’agonie.
Tout espoir est vain. Il ne reste rien.
Il paraît cependant qu’un audacieux s’est introduit dans la Citadelle noire et en a dérobé l’un des biens les plus sacrés du Très Saint Libérateur. Toutes les forces de l’Empire ont pour ordre de le ramener… vivant.

Notation :

Avis :

Oriana est la fille du Paladin de la Marche, belle jeune femme aux allures féeriques. Par la force des événements, elle s’engage dans un périple qui la conduira à travers le bassin Ctasharre, entre bouges et châteaux. Sur son chemin, elle rencontrera des individus parfois douteux, dangereux ou terriblement charmants. La guerre s’est engagée sur les terres du Levant, reste à savoir qui en sortira vainqueur…

Premier tome d’une trilogie, L’Oeuf de Tanglemhor est un roman complexe, plutôt long et terriblement addictif qui nous pousse dans un univers construit, cohérent et profond. On passe de lieu en lieu, on change de décor avec une telle aisance qu’on visualise rapidement les alentours. Des descriptions visuelles, sans fausses notes, qui révèlent une plume riche, élégante et fluide. L’auteur use de son savoir pour nous abreuver d’un langage soutenu, et de savants mots, entraînant une immersion encore plus intense dans ce récit incroyable.

Cartographie, mythologie, religion, l’auteur a pensé à tout pour construire son univers. Il nous propose même d’en découvrir encore davantage pour mieux saisir tous les enjeux du récit à la fin du premier tome, à travers des annexes très intéressant. Nous retrouvons toute la mythologie des terres du Levant, les divinités et leur histoire. Mais on en apprend par ailleurs aussi plus sur les lieux découverts, la religion, et les personnages croisés tout du long du roman.

Là que nous avons bien parlé de l’aspect technique et de la parfaite maîtrise de l’auteur de son univers, intéressons-nous dès lors à l’intrigue et cette opposition entre bien et mal. Dans ce récit, tout tourne autour de cet affrontement entre les vitalistes et les doloristes. Ces deux entités représentent deux pensées bien différentes. On a d’un côté les vitalistes, qui mènent une vie aimante, douce, et vénèrent certains dieux, et notamment Sûr-Hal qu’on retrouve souvent. Et puis, de l’autre côté, on a les doloristes, les ennemis des vitalistes et du peuple en général. Ces doloristes, comme le nom l’indique, vénèrent la douleur, la vengeance… Ils suivent le dieu Qraash et le premier Vindicateur, auto-proclamé l’Empereur du Levant. Dans cette opposition, on a un véritable contraste très intéressant avec une frontière profonde et marquée entre finalement les méchants et les gentils. Pas de doute, et c’est bien là que se trouve l’aspect High Fantasy. On retrouve la Dark Fantasy dans les obscurs agissements des doloristes, dans les coutumes de certains peuples (notamment ceux de la cité Cannibale), mais également dans la violence de certains combats.

Ce premier tome fait donc un peu moins de 600 pages et nous propulse dans un univers passionnant, aux personnages multiples mais avec des caractères bien différents. Là encore se trouve la force de l’auteur que de nous plonger encore plus dans son récit grâce à des protagonistes bien plantés, qui, eux même, nous racontent une histoire, à travers leur passé, leur personnalité… Une galerie de personnages qui foisonne d’originalité et nous permet d’apprécier encore davantage ce merveilleux voyage.

En bref :

Pour faire bref, ce roman est une véritable tuerie. Tout est là, Azaël Jhelil nous offre un excellent roman de fantasy, à lire, lire et relire encore… Immanquable ! Inoubliable ! Épique !

**Service de presse, via Simplement Pro