Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 : L’Oeuf de Tanglemhor – Azaël Jhelil

Titre : L’Oeuf de Tanglemhor
Auteur : Azaël Jhelil
Éditeur : Autoédition
Genres : High Fantasy / Dark Fantasy
Résumé : Rejeté de tous, Krûl le semi-lacertys est devenu le prophète du dieu de la Vengeance pour tous les opprimés des cités du Bassin ctasharre et des terres indomptées du Grand Aghar. Ayant libéré par le fer et la sorcellerie les nations en colère, il règne sur un empire à la mesure de sa rancœur. Par la puissance de ses légions et le contrôle exercé par ses prêtres, le Premier vindicateur – dont la rumeur prétend même qu’il commande aux démons – impose désormais sa loi à ceux qui, jadis, l’avaient humilié. La répression est impitoyable… Les peuples « libres » apprennent à leurs dépens que la vengeance est la plus lourde des chaînes.
Il ne reste plus à l’empereur du Levant qu’à soumettre le duché de la Marche, dernier flambeau d’une résistance à l’agonie.
Tout espoir est vain. Il ne reste rien.
Il paraît cependant qu’un audacieux s’est introduit dans la Citadelle noire et en a dérobé l’un des biens les plus sacrés du Très Saint Libérateur. Toutes les forces de l’Empire ont pour ordre de le ramener… vivant.

Notation :

Avis :

Oriana est la fille du Paladin de la Marche, belle jeune femme aux allures féeriques. Par la force des événements, elle s’engage dans un périple qui la conduira à travers le bassin Ctasharre, entre bouges et châteaux. Sur son chemin, elle rencontrera des individus parfois douteux, dangereux ou terriblement charmants. La guerre s’est engagée sur les terres du Levant, reste à savoir qui en sortira vainqueur…

Premier tome d’une trilogie, L’Oeuf de Tanglemhor est un roman complexe, plutôt long et terriblement addictif qui nous pousse dans un univers construit, cohérent et profond. On passe de lieu en lieu, on change de décor avec une telle aisance qu’on visualise rapidement les alentours. Des descriptions visuelles, sans fausses notes, qui révèlent une plume riche, élégante et fluide. L’auteur use de son savoir pour nous abreuver d’un langage soutenu, et de savants mots, entraînant une immersion encore plus intense dans ce récit incroyable.

Cartographie, mythologie, religion, l’auteur a pensé à tout pour construire son univers. Il nous propose même d’en découvrir encore davantage pour mieux saisir tous les enjeux du récit à la fin du premier tome, à travers des annexes très intéressant. Nous retrouvons toute la mythologie des terres du Levant, les divinités et leur histoire. Mais on en apprend par ailleurs aussi plus sur les lieux découverts, la religion, et les personnages croisés tout du long du roman.

Là que nous avons bien parlé de l’aspect technique et de la parfaite maîtrise de l’auteur de son univers, intéressons-nous dès lors à l’intrigue et cette opposition entre bien et mal. Dans ce récit, tout tourne autour de cet affrontement entre les vitalistes et les doloristes. Ces deux entités représentent deux pensées bien différentes. On a d’un côté les vitalistes, qui mènent une vie aimante, douce, et vénèrent certains dieux, et notamment Sûr-Hal qu’on retrouve souvent. Et puis, de l’autre côté, on a les doloristes, les ennemis des vitalistes et du peuple en général. Ces doloristes, comme le nom l’indique, vénèrent la douleur, la vengeance… Ils suivent le dieu Qraash et le premier Vindicateur, auto-proclamé l’Empereur du Levant. Dans cette opposition, on a un véritable contraste très intéressant avec une frontière profonde et marquée entre finalement les méchants et les gentils. Pas de doute, et c’est bien là que se trouve l’aspect High Fantasy. On retrouve la Dark Fantasy dans les obscurs agissements des doloristes, dans les coutumes de certains peuples (notamment ceux de la cité Cannibale), mais également dans la violence de certains combats.

Ce premier tome fait donc un peu moins de 600 pages et nous propulse dans un univers passionnant, aux personnages multiples mais avec des caractères bien différents. Là encore se trouve la force de l’auteur que de nous plonger encore plus dans son récit grâce à des protagonistes bien plantés, qui, eux même, nous racontent une histoire, à travers leur passé, leur personnalité… Une galerie de personnages qui foisonne d’originalité et nous permet d’apprécier encore davantage ce merveilleux voyage.

En bref :

Pour faire bref, ce roman est une véritable tuerie. Tout est là, Azaël Jhelil nous offre un excellent roman de fantasy, à lire, lire et relire encore… Immanquable ! Inoubliable ! Épique !

**Service de presse, via Simplement Pro

Outsphere – Guy-Roger Duvert

Titre : Outsphere
Auteur : Guy-Roger Duvert
Éditeur : Autoédition
Genre : Science-fiction
Résumé : Après avoir quitté une Terre mourante du fait des erreurs de nos sociétés, l’Arche, premier vaisseau à coloniser une exoplanète, arrive au bout d’un long voyage de 80 ans. Les colons sortent de leurs caissons cryogéniques et découvrent ce qui doit devenir un nouveau commencement pour l’humanité. Une nouvelle planète, un monde principalement végétal baptisé Eden. Les surprises se cumulent vite : la surface abrite une espèce primitive mais intelligente, des ruines prouvent l’existence de civilisations passées avancées, le système climatique obéit à des règles très particulières. Mais malgré tout cela, la colonisation commence de manière somme toute très classique, avec les traditionnelles oppositions entre militaires, scientifiques, civils. Mais tout change avec l’arrivée d’un nouveau joueur : un second vaisseau spatial arrive, quelques mois seulement après l’Arche. A son bord, des Terriens partis 60 ans plus tard, bénéficiant d’une technologie plus avancée, et eux même fortement modifiés génétiquement. Capables de se synchroniser et de communiquer télépathiquement entre eux, ils sont devenus une espèce fondamentalement collectiviste, que tout oppose aux traditionnels Terriens individualistes de l’Arche. Les deux peuples essaient dans un premier temps de cohabiter et d’apprendre les uns des autres, mais les obstacles rencontrés, le passé de la planète qui s’avère beaucoup plus riche et mystérieux que prévu, vont rapidement augmenter les tensions. Eden représente-t-il un nouvel espoir, ou au contraire la fin d’une civilisation ?

Notation :

Avis :

Quittant la Terre pour une nouvelle planète, une communauté de Colons débarquent sur Eden. L’air semble respirable, et la faune et la flore vivaces. Mais au fur et à mesure des recherches, plusieurs phénomènes viennent frapper les terriens. Entre cohabitation, et découvertes, Outsphere nous offre une épopée incroyable en plein cœur d’un tout nouveau monde.

Carton plein pour ce premier tome de science-fiction qui devient rapidement aussi addictif que captivant. Guy-Roger Duvert nous plante un décor tout neuf, que l’on s’amuse à découvrir aux côtés de ses personnages. Ces protagonistes, par ailleurs, sont très nombreux. Certes, présentés avec délicatesse, leur succession et la narration à la troisième personne a néanmoins eu tendance à provoquer un effet de trop plein. Cependant, très vite, on apprend à connaître tous ces héros, tout aussi bien dans leur caractère que dans leur passif.

Qu’en est-il du style Guy-Roger Duvert ? On aurait tendance à le trouver fluide, bien que de nombreuses répétitions viennent un peu troubler cette caractéristique. La manière dont est abordée la narration, par différents points de vue en fonction des lieux et des activités des personnages, pourrait par ailleurs perdre un peu le lecteur. Néanmoins, qu’on se rassure, on s’habitue rapidement à ces changements, qui nous permettent de bien saisir l’ampleur des événements qui ont lieu à la fois sur Eden, mais également sur les vaisseaux, que ce soit l’Arche ou l’Utopia. On notera d’ailleurs quelques fautes d’étourderies parsemant avec discrétion le roman.

Dès lors, il est temps de vous parler plus en détail du contraste particulier qu’offre ce roman. Le désordre, l’ordre de façade et l’ordre de l’extrême. Trois entités qui vont s’opposer à de nombreuses reprises. Un aspect du roman sur lequel on pourrait disserter bien longtemps est encore ce deuxième contraste entre pensée collective (ordre de l’extrême) et l’individualisme caractéristique de l’humanité (l’ordre de façade). Etudiante en économie oblige, il existe une théorie bien connue qui prône que la réalisation des intérêts individuels amènera à la réalisation de l’intérêt collectif. Une explication bien réductrice de la fameuse main invisible d’Adam Smith, mais qui aura le mérite de rappeler le propre de l’Homme dans son individualité. Alors, comment réagissent de telles créatures, face à leur contraire ? Quand le collectif prime sur l’individu ? Quand la simple notion de ‘je’ semble être absente ? Tout ceci nous amène sur des réflexions passionnantes dans les domaines de la psychologie, de la sociologie et de la philosophie. De quoi réveiller un peu nos esprits, tout en se perdant sur les chemins d’Eden.

En bref :

Un premier tome très prometteur d’une série de romans de science-fiction aussi intéressant dans les thématiques évoquées qu’addictif dans son intrigue même. Une très belle découverte !

Le Fils de l’Etoile – Ben Thomas

Titre : Le Fils de l’Etoile
Auteur : Ben Thomas
Éditeur : Autoédition
Genre : Fantasy
Résumé : Première chronique des récits du célèbre aventurier de Mongloya, le Fils de l’Etoile narre les premiers pas du poète, de son départ de Faon jusqu’aux confins de l’Entr-Terre. Loin de chez lui et guidé par Eyzzil, l’Etoile Infinie, Jonath Ancelin finira par faire une rencontre qui bouleversera à jamais son existence.

Notation :

Avis :

Jonath Ancelin quitte sa contrée pour poursuivre sa quête. Il traverse mille paysages, et fera une rencontre déterminante. À travers cette nouvelle, nous suivons son périple, entre joie et déception. Le journal de bord d’un poète à la plume un peu zélée.

Cette nouvelle est très riche au niveau de l’écriture, tant qu’il y a beaucoup à dire. Tout d’abord, force est de constater qu’il y a beaucoup d’images. L’auteur joue avec la langue française à coup de métaphores, comparaisons et même d’emphases, qui sont très employées.

Cette emphase est aussi bien d’ailleurs utilisée à la fois en tant que figure de style, mais aussi comme manière de parler de la part du narrateur. En effet, à travers la plume, on ressent toute l’ouverture du personnage. La succession de phrases sans verbe ajoutent d’ailleurs à cet effet, ce drôle d’effet. Un effet euphorisant. C’est comme si on sentait le sourire du personnage, au début de la nouvelle. Tout est un peu rapide, du aussi certainement à l’excitation du protagoniste. C’est une histoire excitée, oui. Au début du moins.

Puis, plus on évolue dans le texte, et plus le ton change. Il devient plus sombre, plus noir, à l’image du vocabulaire. Tout ceci se joignant à la déception que le personnage ressent. Un point négatif est l’utilisation répétée d’un même type de phrases un peu trop basiques, faisant régulièrement retomber le rythme du texte.

Avec un tel style si singulier, pourquoi seulement trois étoiles ? Un avis tout personnel puisque j’ai plus d’amitié, dirons-nous, pour la fantasy un peu plus noire. Ici, on est dans de la fantasy disons, lumineuse. De l’heroic-fantasy qui me semble un peu trop douce pour moi. D’ailleurs, c’est une nouvelle tout à fait adaptée à un public plus jeune, dès 13 ans.

En bref :

Finalement, une nouvelle joliment écrite, à coup d’images et de changements de ton bienvenus. Le seul bémol reste très personnel : de l’heroic-fantasy un peu trop gentille à mon goût.

**Service de presse, via Simplement Pro

La Reine-Sorcière du Dryazrin – Frank Hodiesne

Titre : La Reine-Sorcière du Dryazrin
Auteur : Frank Hodiesne
Éditeur : Auto-édition
Genre : Fantasy
Résumé : Toujours à la recherche d’un remède à sa terrible malédiction, le Kalishar part en quête de la cité d’Ukholiwa et de sa mystérieuse Reine-Sorcière, aux pouvoirs fantastiques. Un périple qui l’entraînera par delà les vastes dunes du Dryazrin.

Notation :

Avis :

La Reine-Sorcière du Dryazrin est une nouvelle qui s’ancre dans un univers bien plus imposant que ces quelques dizaines de pages. Et ce petit texte nous met d’ailleurs le goût à la bouche. Un homme obligé de suivre une bande de femmes combattantes à travers mille lieux. Un voyage qui l’emmènera devant une créature pour le moins ensorcelante…

Riche, voilà le mot pour décrire la splendide plume de l’auteur. Un style qui se prête à merveille à la fantasy. Entre descriptions incroyables et dialogues immersifs, nous voyons chaque feuille, distinguons chaque grain de sable, chaque brise… Une plume terriblement visuelle qui nous plonge, tête la première, dans cette nouvelle. Un style très riche donc, voire un peu trop parfois. Il faut dire que les adjectifs foisonnent, si bien que parfois, l’overdose est proche. Seul bémol à déplorer pour ce superbe texte.

Par ailleurs, ce récit commence sur les chapeaux de roues, avec une immersion immédiate dans l’épopée du protagoniste. On prend finalement rapidement nos marques et on évolue avec nos joyeux lurons. Les descriptions n’y sont certainement pas pour rien ! On notera néanmoins que cette histoire reste bien courte et nous laisse avec un goût d’inachevé et cette envie insatiable d’en lire plus, et encore plus. On veut découvrir le roman qui s’ancre dans cet univers, on veut lire la trilogie liée à Kalishar, et y voir une superbe carte en présentation.

En bref :

Une nouvelle très bien écrite, et passionnante, mais qui laisse un arrière goût d’inachevé. À quand les romans ?

**Service de presse via Simplement Pro

Twist – Lydie A. Wallon

Titre : Twist
Auteur : Lydie A. Wallon
Éditeur : Auto-édition
Genre : Fantastique
Résumé : Recueil de nouvelles : 4 récits, 4 voyages, 4 twists
– Examen de Conscience (Science-fiction)
Et si nos rêves étaient plus réels que nos jours ? Et s’ils modifiaient notre rapport au temps, à l’espace, aux autres, à nous-mêmes…
– Neuf Femmes (Fantastique)
Une japonaise erre dans une ville d’Iran à la recherche d’une maison, celle de la famille de la femme dont l’esprit partage le sien.
– La Nuit du Tsalal (Fantastique)
La sorcière Merline va devoir affronter ses pires démons. Y parviendra-t-elle sans vendre son âme au diable ?
– Bjorn & Sirèn (Conte horrifique)
Dans le froid polaire de la Scandinavie se joue un conte horrifique à vous glacer le sang.

Notation :

Avis :

Quatre nouvelles, toutes ancrées dans les genres de l’imaginaire, que ce soit du fantastique, de la science-fiction ou de l’horreur… Lydie A. Wallon, autrice de la saga la Nébuleuse d’Héra, nous transporte à travers quatre univers aux ambiances bien différentes mais au style toujours impeccable ! Entre une sorcière vengeresse, une sorte de poupée russe humaine, un rêve un peu trop réel et une histoire glaciale…

Après le premier tome de la Nébuleuse d’Héra, quel plaisir de se plonger de nouveau dans le style irréprochable de Lydie A. Wallon ! Fluide, terriblement agréable à lire, on se laisse rapidement porté entre les différents univers. Aucune lourdeur, aucune répétition, et toujours dans cette idée de réussite, lorsque des dialogues deviennent explicatifs l’autrice les construit de manière infaillible. Aucune fausse note donc, pour cette plume.

Et qu’en est-il de la thématique ? Parce que finalement, il doit bien y avoir un thème commun à ces quatre nouvelles ? Si ce n’est évidemment le twist qui marque avec brio la fin de chaque texte. Dans ces quatre récits, on retrouve toujours la place des femmes, importantes. Imposantes. Et cette fragilité qui l’accompagne. Cette fragilité qui révèle parfois des choses plus macabres. Et c’est bien ça qui lie ces nouvelles : le macabre. Que ce soit complètement horrifique avec ‘Bjorn et Siren’, ou simplement psychologique avec ‘Examen de conscience’… On retrouve des thèmes en filigrane, que ce soit le viol, la violence conjugale, ou le meurtre, omniprésent…

En bref :

Un recueil de nouvelles bien construit, regroupant des textes aux ambiances différentes mais porteur de thématiques liées. À découvrir !

**Service de presse via Simplement Pro

Un espion aux Enfers – Edouard Teulières

Titre : Un espion aux Enfers
Auteur : Edouard Teulières
Éditeur : Auto-édition
Genres : Fantastique / Humour
Résumé : En proie aux guerres, à la misère et au désespoir, de nombreux croyants se détournent de Dieu. Ce dernier, sentant la situation lui échapper, joue son va-tout et propose un marché à un pensionnaire du Paradis trop turbulent : se rendre aux Enfers, espionner et enrayer la belle mécanique du royaume du Mal.
Cependant, le dénommé Clint découvre des Enfers aux Antipodes des descriptions habituelles : des paysages attachants et variés, des dinosaures, des édifices audacieux, des gens affables, une monnaie originale. Mais surtout un Diable bien plus jovial et aimable que ce que les mauvaises langues racontent sur lui.
Chargé également par le Diable de mener une mission sur Terre pour assurer définitivement la victoire des Enfers sur le Paradis et forcer ainsi Dieu à quitter son royaume, ce double jeu va obliger Clint à faire preuve de ruse et de sang-froid, parfois d’oublier la pitié.
Et puis, Satan détient certains secrets que, pour rien au monde, il ne souhaite rendre publics. Pourraient-ils être la clé de la victoire ?

Notation :

Avis :

Quand on lève la tête, on voit des nuages. Puis si on plisse un peu les yeux, on arrive même à distinguer un ange s’abreuvant goulûment d’une boisson qui ne ressemble guère à celle du géant américain. Et puis, si on plisse encore plus les yeux, on peut voir une masse plus imposante. Pas de bol, Clint s’est fait chopper par le maître des lieux ! Le voilà parti en direction des Enfers pour se la jouer à la 007 en mode espionnage. On lui souhaite bon courage !

Un espion aux Enfers est un roman avant tout humoristique, à vocation satirique. Et si l’aspect fantastique n’enlève rien à ce mélange un peu détonnant, il n’en reste pas moins un peu léger. N’y voyez donc pas un roman fantastique, à l’intrigue développée, mais plutôt un roman humoristique dans un univers fantastique décadent. Et de cet univers parlons-en. Parallèle est fait entre un paradis qui n’en a pas vraiment l’air et des Enfers qui n’en ont que le nom. Bien loin des représentations populaires, on retrouve des Enfers pavés de bonnes – très bonnes – intentions, souvent siliconées, où finalement, il fait bon vivre. L’endroit est construit comme tout endroit classique, avec des quartiers, des soirées, des beuveries et des orgies. Et cette différence avec la représentation, disons, classique des Enfers apporte un certain charme au roman d’Edouard Teulières, malgré une intrigue fantastique peu développée, en toute conscience sans nul doute, au profit d’une satire sociétale acide.

Une satire moderne d’ailleurs, puisqu’on reste loin de critiques profondes et philosophiques sur la marche du monde. Au contraire, la légèreté est de mise, même si on aura tout de même le droit à de bonnes blagues politiques. Le ton est cru, la plume de l’auteur simple, légère, et humoristique, faisant poindre des sourires à tout va. À travers ce roman, plusieurs thèmes sont abordés. On y trouvera notamment une influenceuse greffée à son téléphone, ou encore des personnalités publiques -tournées au – ridicules. L’auteur s’amuse, joue avec la langue française et nous déride avec ses expressions détournées.

En bref :

Un bon roman qui offre une satire sociétale drôle et bien campée. On déplorera juste un aspect fantastique un peu trop en arrière, mais cela reste une opinion très subjective (n’est-ce pas, par ailleurs, le propre d’une opinion que d’être subjective ?).

**Service de presse

Lola, Lion & Bess : La preuve par cinq – La Marquise de Carabas

Titre : Lola, Lion & Bess – La preuve par cinq
Auteur : La Marquise de Carabas
Éditeur : Auto-édition
Genres : Romance polyamoureuse
Résumé : Les trois inséparables sont enfin en vacances. Le soleil, la piscine et la chaleur sont propices à la détente et au plaisir.
Pourtant, Lion semble cacher quelque chose. Et voilà que Lola s’amuse à faire l’indiscrète auprès d’un mystérieux garçon entre-aperçu à travers des grilles forgées.
Est-ce que cet étrange été va éloigner nos jeunes amis ou bien les rendre plus complices que jamais ?

Notation :

Avis :

« Tendre. Lent. Doux. Sensuel. » Que dire de plus ? Que dire d’autres ? Après une première plongée dans la relation sensible de Lola, Lion et Bess, on s’immerge totalement, dans cette suite. Trempé. Complètement. Du bout des orteils au sommet de la tête, les gouttes tombant contre le sol les unes après les autres. Qu’arrivera-t-il à nos trois âmes, au bord de cette plage où se reflète les rayons lunaires ?

La preuve par cinq est la suite logique, presque nécessaire. Coulant de source, pour continuer les métaphores. C’est un bout de vie de nos héros. Qui se découvrent. Encore. Toujours. Dans la tendresse et la patience qui caractérisent la lumineuse plume de la Marquise de Carabas. Lumineuse, douce, sensuelle, poétique… Tant d’adjectifs pour parler de ces mots si bien choisis. Posés là, à leur juste place.

Dans ce deuxième opus, la Marquise explore encore le polyamour, et cette liberté d’aimer, sans frontières ni préjugés. Et doucement, on se laisse caresser par ces bribes d’instants volés. Dans ce deuxième opus, on se frotte à l’homosexualité et l’Amour avec un grand A. Un Amour qui a éclot dans le tome précédent, et qui prend complètement son envol dans cette suite.

Comment qualifier ce texte ? Innovant ? Osé ? Original ? Incroyable ? Inoubliable ? Et plus encore. Oui, tellement plus encore…

En bref :

Exceptionnel. Sensuel. Immanquable.

Contrat avec un geek – tome 3 : Sex Friends

Titre : Contrat avec un geek
Auteur : Chani Brooks
Éditeur : auto-édition
Genre : Romance
Résumé : Voilà, le mal est fait. Jessica a couché avec son chat. Non, pas Kruger, l’autre chat, son colocataire attachiant, sa Force et son Côté Obscur : Tomasi. Comment gérer ça? En faisant comme si rien ne s’était passé? Continuer les blagues d’Halloween et autres geekeries entre amis. Ou alors, en étant sex friends? Simple, efficace. Sauf pour Tomasi, qui, quoi qu’il en dise, aurait bien aimé que la sorcière se transforme en princesse. Juste une nuit.Et pendant ce temps, Dark Vador attend le moment de reconquérir l’Enterprise*…

Notation :

Avis :

Après un premier tome enivrant et un niveau deux plus poussé, ce troisième opus nous entraîne dans la relation tumultueuse de Jessica et Tomasi, entre vérité et faux-semblants. Dans cette suite, on retrouve donc nos héros préférés. Tomasi, toujours squattant l’appartement de Jessica. Et Jessica toujours souffrant de problèmes dans sa start-up. Rien de nouveau sous le soleil et pourtant, ce troisième tome provoque une cession nette avec les deux précédents. Que ce soit dans sa structure ou dans la force des sujets évoqués, Sex Friends se révèle intense, bien qu’un peu lourd au démarrage.

On commence donc notre lecture par une routine un peu ennuyeuse qui semble perdurer presque la moitié du roman. On fait face aux « je t’aime », « moi non plus », à la fuite des personnages, aux questionnements, à leur aveuglement et même aux mensonges et faux-semblants. Cette première partie, longue et terriblement lourde, rend le début de la lecture indigeste. Mais s’arrêter là aurait été une erreur. Même si on avance difficilement dans cette masse visqueuse d’événements un peu lourds et sans grands intérêts, on comprend finalement que tout prend son sens, une fois atteinte la moitié du roman.

La deuxième partie se révèle extrêmement émouvante, joignant aux larmes timides des boules dans la gorge envahissantes. Toute la psychologie des personnages explose dans un feu d’artifice détonnant et on prend alors l’ampleur du travail de l’auteur sur ses héros. Parce qu’on a beau ne pas apprécier la première partie lourde du roman, on ne blâme pas l’auteur. On blâme les personnages, qui perdent en intensité, qui s’égarent. Qui se noient dans leurs propres mensonges. Puis quand vient l’explosion, quand vient les larmes et les émotions, on oublie complètement qu’on lit un roman, une oeuvre de fiction. Jessica et Tomasi deviennent véritablement humains, grâce à l’intensité qu’a mis l’auteur dans cette deuxième partie. Et puis, de façon plutôt ironique, cette première partie qu’on avait tant détesté, on en vient à l’aimer. On en vient à se dire que sans elle, ce feu d’artifice émotionnel final n’aurait eu aucun sens, aucun impact. Un mal pour un bien.

Autrement, on retrouve toujours les références à la pop culture, le ton léger de l’auteur, qui donne à sa romance une allure de Chick-Lit. Une allure seulement, car le sérieux de certaines situations, de certaines pensées, provoque un véritable contraste, un véritable tournant par rapport aux deux tomes précédents. Et ce n’est pas pour déplaire !

En bref :

Finalement, Sex Friends est une suite qui coupe avec les tomes précédents, nous offrant une ribambelle d’émotions puissantes, malgré un début difficile et lourd.

L’éclat et l’ombre – tome 1 : Les dérobés de Berenia

Titre : L’éclat et l’ombre
Auteur : Audrey Marin-Pache
Éditeur : auto-édition
Genre : fantasy
Résumé : Chaque individu reçoit à la naissance l’éclat, une capacité unique qui diffère pour chacun : Eryn, jeune fille des régions du Nord, a été gratifiée d’un éclat de soin, un des plus puissants que l’on puisse souhaiter. Mais en cette époque troublée, ce talent tient plutôt de la malédiction : depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau roi, les jeunes soignants de tout le pays ont tendance à disparaître mystérieusement…


Notation :

Avis :

Imaginez un monde où votre métier serait déterminé par votre don intérieur. Imaginez un monde tournant autour de la religion et du spirituel. Un monde avec une opposition constante entre lumière et ténèbres. C’est ce que nous propose Audrey Marin-Pache avec ce premier opus de fantasy L’éclat et l’ombre. Le titre est annonciateur d’une confrontation évidente entre deux entités opposées, qui nous accompagnera tout le long du récit, et rappellera par certains aspects plusieurs œuvres de science-fiction.

Assez rapidement, l’histoire prend forme sous nos yeux, pour nous embarquer immédiatement dans l’action et l’aventure. Si cette entrée en matière a le mérite d’être entraînante, elle en paraît moins engageante, par le trop plein d’informations qu’on se prend en pleine face dans les deux, trois premiers chapitres. De quoi effrayer les plus frileux, mais une fois bien accroché à notre canapé, les pages défilent sans qu’on y pense vraiment, si bien que trois heures après, on a quasiment atteint la fin du bouquin. Pour nous présenter l’univers dans lequel les personnages et nous-mêmes allons évoluer, l’autrice prend le parti de nous faire voyager dans le temps, à coup de flash-backs au rythme des pensées et souvenirs de l’héroïne, Eryn.

Passé des premiers chapitres un peu maladroits, on rentre dans le vif – encore plus vif – de l’histoire, où le ton change, nous dévoilant une plume élégante, aux descriptions enivrantes. Quelques maladresses restent néanmoins à déplorer, avec quelques contrastes de vocabulaire familier. N’oublions pas que ce roman est le premier de l’autrice, qui révèle finalement une plume appétente, et un tome globalement très prometteur pour la suite. La petitesse de cet opus lui donne un goût de Young Adult, pas désagréable, mais un peu amer, puisque l’envie presque incontrôlable d’en savoir plus reste vivace.

L’éclat et l’ombre porte en son sein plusieurs petits clins d’œil à mon sens à la science-fiction, où la confrontation lumière/ténèbres n’est pas sans rappeler un Space Opera bien connu, répondant au doux nom de Star Wars, ou encore ce besoin constant d’équilibre entre ces forces, le bien pensé Psycho-Pass. La désignation de son avenir par son éclat n’est pas non plus sans nous remémorer ces fameuses dystopies, classant la population dans des castes, et leur retirant leur libre-arbitre. C’est d’ailleurs un point qui n’est pas abordé dans le roman. Finalement, qu’en dit l’autrice ? Tous ces clins d’œil décelés ont-ils été distillés dans ce tome consciemment ? Elle répond : « Je suis absolument fan de SF. Mais pour l’éclat / l’ombre, l’inspiration m’est venue un peu par hasard, quand j’étais encore adolescente et pas forcement lectrice de ce genre de livres. Mes inspirations pour ce roman, ce sont plutôt des romans comme L’assassin royal, les vieilles BD d’Arya pour certains petits détails… Et pour les clins d’œil : le seul « voulu » n’a rien à voir avec la fantasy ou la SF, il est en lien avec les musiques que j’écoute en écrivant: une phrase du groupe Stupeflip se cache dans chaque tome de L’éclat et l’ombre… »

En bref :

Finalement, ce premier tome de L’éclat et l’ombre nous offre une plongée immersive dans l’univers de l’autrice, un univers prometteur et intéressant, qui donne fortement envie d’en savoir plus. Une plume élégante vient contrebalancer les quelques maladresses d’un premier roman. Un livre à découvrir, qui nous garde en haleine jusqu’à la dernière page.

**Service de presse, via Simplement Pro

Contrat avec un geek – niveau 2 : Colocs

Une suite tant attendue, entre références à la pop culture et quête amoureuse sensuelle, je vous parle de la suite de Contrat avec un geek. Un niveau 2 qui s’épanouit…

Résumé : Jessica a accepté le contrat avec Tomasi. Ce fut épique mais elle a réussi à sauver son entreprise de la banqueroute. Sauf qu’Alec veut reprendre les rênes de sa société. Menaces, espionnage… Pour cet homme d’action, tous les moyens sont bons.
Si encore il n’y avait qu’Alec pour hérisser le poil de la jeune femme ! Mais Tomasi s’est imposé comme son nouveau colocataire. Un coloc sexy et joueur. Jessica lutte pour le tenir hors de son lit car à vivre avec un chat à deux pattes, elle risque fort de s’y attacher… Et cela, c’est hors de question. oO

 


Avis :

Une romance New Adult sous des aires de Chick-Lit…
Si le premier tome avait le mérite de s’ancrer, sans aucun doute, dans le genre de la Chick-Lit, ce deuxième tome fait poindre l’incertitude. Toujours aussi fraîche par ses références à la pop culture, cette histoire tend néanmoins à se perdre à la frontière des genres de la romance. Entre romance feel-good et contemporaine, notre cœur balance. Les scènes érotiques se succèdent, les tiraillements sentimentaux s’enracinent, et le côté léger propre au premier tome s’effrite petit à petit pour laisser place à une romance New Adult aussi passionnante qu’ambitieuse. Chani Brooks met en place une routine, entre « je t’aime », « moi non plus », où les personnages sont déchirés entre leur orgueil et leurs sentiments. Écartelés par leur passion, leur passé ou des émotions qu’ils n’ont jamais ressenties, leur petit jeu se transforme rapidement en calvaire amoureux, mêlant arrogance et mensonge. Quand les personnages se mentent à eux-mêmes, n’imaginant pas un seul instant la remise en cause de leur conviction profonde, qu’est-ce qui peut arriver ?

Quand la toile de fond se pérennise…
Outre tout cet aspect de la romance qui se développe, un autre élément se révèle. Toujours selon le premier tome, nous avions la mise en place d’un décor avec tout un passif. Jessica est une jeune femme brillante qui monte son entreprise tant bien que mal et qui souffre de problème de trésorerie. Tomasi est un jeune homme farouche, qui fait fortune dans les jeux vidéos. Si le décor est posé dans le premier tome, dans ce deuxième niveau, il s’installe définitivement jusqu’à poser les personnages dans une relation sociale et faire vivre les protagonistes secondaires. C’est ainsi que nous pouvons apprécier la vie de la nièce de Tomasi, entre ses questionnements et ses difficultés. Mais également s’attacher à Capucine et Edi. Chani Brooks réussit avec brio à créer une toile de fond qui se pérennise, et donne une véritable plus-value à cette romance, qui se révèle d’autant plus réaliste et exaltante.

Au final, un niveau 2 plus poussé, qui en apprend plus sur les pensées et émotions des protagonistes principaux, mais également sur la vie des personnages secondaires… Une suite surprenante et bien meilleure, à découvrir !

Service de presse, reçu de l’auteur