UglyDolls

Titre original : UglyDolls
Durée : 1h28
Réalisateur : Kelly Asbury
Date de sortie : 10 juillet 2019
Genres : Animation, musical
Synopsis : À Uglyville, on aime tout ce qui est bizarre, on célèbre les particularités et la beauté cachée ailleurs que dans les apparences. Moxy, une drôle de petite créature à l’esprit libre, et ses amis les UglyDolls vivent chaque jour dans un tourbillon de joie et de bonne humeur, savourant la vie et ses possibilités infinies. Moxy est parfaitement heureuse dans cet endroit où personne n’est comme tout le monde. Mais sa curiosité naturelle la pousse à se demander ce qui peut bien se trouver de l’autre côté de la montagne où se niche Uglyville. Accompagnée de ses amis, elle va découvrir un autre monde, Perfection, une ville où les poupées ordinaires sont élevées pour être idéalement conformes aux critères conventionnels afin de séduire les enfants. Moxy et ses copains vont être soumis aux manipulations de Lou, la poupée idéale chargée de former les nouvelles recrues. À Perfection, les UglyDolls vont se retrouver confrontés à la différence, au rejet et à l’envie d’être aimés, mais ils finiront par comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’être parfait pour être extraordinaire et que la seule chose qui compte, c’est qui l’on est vraiment.

Notation :

Avis :

Dans un monde où les poupées ont une âme, deux lieux se distinguent : Uglyville et Perfection. À Uglyville vivent ces poupées qui ont été ratées. Et puis, à Perfection se trouvent celles qui se préparent à vivre leur vie de poupée aux côtés de leur enfant. Mais ce n’est pas parce qu’à Uglyville les poupées sont bizarres qu’elles n’aspirent pas à une vie normale avec un enfant… S’engage alors une véritable épopée pour Moxy qui décide qu’elle aussi a le droit au bonheur, malgré sa différence.

UglyDolls est un film d’animation bien mené, qui malgré une intrigue somme toute plutôt simplette, réussit à faire passer des messages importants, sans leçon de morale. Nous avons donc ce contraste entre ceux qui rentrent dans le moule, et ceux, au contraire, qui sont différents. Tout le film va tourner autour de cette envie de la part de ceux qui sont différents (les UglyDolls) de rentrer dans un moule de normalité afin d’être accepté. Or, et c’est bien la morale de ce film, ils se rendent rapidement compte que ce sont leurs différences qui font leur force.

Très bien tourné, ce message peut ainsi s’appliquer à bien des cas, et rappelle aux enfants la tolérance et le respect, aussi bien de soi-même que des autres. Ce fut donc une très bonne découverte dans cet aspect, bien que comme dit un peu plus haut, l’intrigue reste très classique, sans trop d’effort. Il faut dire que cela s’adresse aux enfants, ne l’oublions pas !

En bref :

Finalement, UglyDolls est une jolie découverte pour le message véhiculé, qui plaira d’ailleurs assurément aux enfants, même si on reste sur une histoire classique à l’ambiance presque identique aux dessins-animés du même genre. Peu d’originalité donc !

Ma vie de Courgette

Sorti en 2016, durant à peine 1h, Ma vie de Courgette est un long-métrage que tous les enfants devraient voir. Pour apprendre l’humilité et le pouvoir de l’amitié… 

Synopsis : Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice : ils ont tous leurs histoires et elles sont aussi dures qu’ils sont tendres. Et puis il y a cette fille, Camille. Quand on a 10 ans, avoir une bande de copains, tomber amoureux, il y en a des choses à découvrir et à apprendre. Et pourquoi pas même, être heureux.

Avis :

Entre lumière et ténèbres…
Ma vie de Courgette a un titre un peu trompeur. On pourrait se croire dans un dessin-animé humoristique, alors qu’on en est loin. Entre amitié et difficulté, entre réalité et rêve, Ma vie de Courgette c’est non pas la vie d’un seul enfant mais celle de bien d’autres aussi. Perdus entre lumière et ténèbres, rejetés, et laissés presque à l’abandon, ils découvriront qu’ils peuvent encore être aimés. Et ça, ça n’a pas de prix ! Ce qui était le plus dur dans ce film n’était pas l’histoire de chaque enfant mais bien leur détresse dans la solitude de leur problème. Ma vie de Courgette c’est une bande d’amis, qui bien que déjà ravagés par la vie, vont s’accrocher, s’aider et enfin vivre, le sourire aux lèvres. Une vraie leçon d’humilité !

Une animation époustouflante…
Comme vous pouvez déjà en avoir un aperçu, l’animation est particulière. Singulière, oserai-je même et c’est loin d’être péjoratif. Cette animation est enfantine et provoque un sacré contraste avec le thème difficile de la solitude, de l’orphelinat, du manque des parents… Comme fait à la pâte à modeler, un des jeux des enfants, ces dessins sont empreints d’une douceur et d’une lenteur qui nous entraîne dans un état de tristesse douloureux quand vient les moments de détresse.

Après Parvana, Ma vie de Courgette se révèle doux et difficile, porteur de thématique fondamentale comme l’amitié et la solidarité. À voir avec vos enfants !

Ookami Shoujo to Kuro Ouji (Wolf Girl & Black Prince)

Un animé que j’avais regardé lors de sa sortie, et que dans un sentiment de nostalgie je me suis refait en entier, je vous parle de Ookami Shoujo to Kuro Ouji.

Synopsis (issu de Nautiljon) : Erika Shinohara, vaniteuse élève de seconde, fait croire à tout le monde qu’elle vit une histoire d’amour sulfureuse et passionnée. Pourtant, à l’âge de 16 ans, Erika n’a même jamais eu de copain. Sommée d’apporter une preuve de son idylle, elle prend en photo un beau jeune homme croisé dans la rue qu’elle présente comme son petit ami. Malheureusement, celui-ci s’avère être un élève de son lycée dont la sournoiserie n’a d’égale que sa grande beauté. Erika se retrouve alors piégée par Sata, ce dangereux manipulateur qui ne taira son mensonge que si elle devient son esclave…

Avis :

Un bon vieux shôjo…
Dans cet animé, qu’on se le dise, rien de nouveau qui révolutionnerai le genre du manga pour fille. Nous avons les sempiternelles moments qui font palpiter notre petit cœur, les moments de doutes, les moments de colère, les moment d’amitié… Bref, tout est là, allant du coureur de jupons, à la meilleure amie. La jeune Erika est d’ailleurs le stéréotype de la fille banale, qui ressemble véritablement à toutes les japonaises types. Ce qui rend son histoire avec le beau garçon inaccessible d’autant plus palpitante ! Parce que c’est bien là que se situe la différence. Si cet animé était une banale histoire romantique entre un garçon canon mais taciturne et une nana gentille mais simplette, je n’aurai, à mon avis, même pas poser le regard dessus. Non, ici, nous avons une intrigue bien différente…

Porté par un personnage hors-norme…
Parce que ce qu’on retrouve souvent dans les mangas pour filles c’est la présence du gars super beau, charmeur et serviable à souhait. Bref, le gendre idéal ! Si j’apprécie quand on nous casse les codes, je pense d’ailleurs à Switch Girl qui est un de mes mangas favoris, celui-ci nous présente un héros d’apparence inaccessible mais agréable. Pourtant… Lorsque l’on s’approche un peu plus, on remarque qu’il est tout l’opposé. Manipulateur, méchant, froid, distant, et pire encore… dominant ! Et c’est ainsi que la douce Erika se retrouve aux ordres du terrible Sata, qui la prend clairement… pour son chien. Bien heureusement, on n’a pas de mention lourde du style « chienne », etc… ça reste bien évidemment bon enfant, c’est tout de même un manga pour les jeunes filles d’une douzaine d’années.

Au final, un animé palpitant, qui vous fera passer un bon moment. J’apprécie les shôjos qui cassent les codes et celui-ci en fait partie !


Parvana, une enfance en Afghanistan

« Is it a happy story or a sad story ? »… Voilà une vraie claque, une vraie claque ! Je vous parle d’un film d’animation étourdissant : Parvana, une enfance en Afghanistan.

Synopsis : En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, onze ans, grandit à Kaboul ravagée par la guerre. Elle aime écouter les histoires que lui raconte son père, lecteur et écrivain public. Mais un jour, il est arrêté et la vie de Parvana bascule à jamais. Car sans être accompagnée d’un homme, on ne peut plus travailler, ramener de l’argent ni même acheter de la nourriture.
Parvana décide alors de se couper les cheveux et de se travestir en garçon afin de venir en aide à sa famille. Risquant à tout moment d’être démasquée, elle reste déterminée à trouver un moyen de sauver son père. Parvana est un conte merveilleux sur l’émancipation des femmes et l’imagination face à l’oppression.

Avis :

Un sujet fort pour enfant…
Un film d’animation qui me faisait de l’œil depuis longtemps, Parvana est un long-métrage au sujet fort, porteur de thématiques lourdes. Et s’il reste accessible à un public jeunesse, je m’interroge. Un enfant seul peut-il regarder un tel film sans se poser mille et une questions ? En comprenant les tenants et aboutissants ? C’est un film passionnant, et à mon sens, incontournable, mais à voir, assurément, avec son enfant. Ne le laissez pas seul devant, ou il pourrait y avoir des ravages. Prenez le temps de le regarder à ses côtés, lui expliquer les scènes parfois brutales et difficiles que l’on peut trouver dans ce film. Je me suis donc demandée si ce format était adapté à un tel sujet, et force est de constatée qu’il est presque parfait. Donnant une douceur presque sacrée à un récit fort et douloureux.

Une réalité difficile…
Ce long-métrage est captivant, et terriblement réaliste. On nous conte la vie de Parvana, jeune fille vivant sous le régime Taliban. Et alors qu’elle mène une vie plutôt tranquille aux côtés de son père et le reste de sa famille, celui-ci se fait arrêter. Comment se déroule alors la vie, lorsque le foyer ne se constitue plus que de femmes ? Comment survivre lorsqu’une femme ne peut sortir seule ? Comment manger ? Comment boire ? Et au fil de cette histoire, on se prend des tas et des tas de douleurs, de souffrances, d’injustices… On se prend tout ce qu’on préférerait ne pas voir, tout ce qu’on voudrait occulter. Entre histoires pleine d’espoir et réalité difficile, Parvana nous livre un condensé d’émotions brutes, pour nous faire réagir, nous choquer et surtout, nous montrer la réalité de la vie, là-bas en Afghanistan, pays ravagé par la guerre et régit par un régime dévastateur…

Au final, c’est un film à voir, assurément ! C’est beau, hypnotique, et étouffant. J’ai suffoqué, j’ai pleuré, j’ai baissé les yeux… À voir, absolument !