Vis – Céline Theeuws

Titre : Vis
Auteur : Céline Theeuws
Éditeur : auto-édition
Genre : Témoignage
Résumé : Maman, ton corps a tenté un coup d’éclat magistral en t’imposant ce cancer, mais n’aie pas peur, je suis là. Je te fais la promesse de redonner de la couleur à notre relation qui a fait grise mine trop longtemps.
Pour toi, je serai de tous les excès. L’action sera mon antidote, tes sourires mes plus belles largesses, la déraison la preuve de mon amour. S’il le faut, les pyramides d’Égypte prendront place en Sibérie, le cancer deviendra une île paradisiaque, le mont Fuji la dune du Pilat et la distance qui nous sépare un simple chemin de traverse.
Surtout, n’interprète pas ces lignes comme étant un ultime message.
Crois en ta guérison. Vis pour ne pas abréger notre amour.
C’est une autobiographie. C’est une catharsis.
C’est triste.
C’est surtout plein d’espoir.
Un jour, votre vie peut basculer.
Un jour, votre vie doit se condenser.
Un jour, vous apprenez ce qu’est réellement l’amour.
Le temps est précieux.
Concentrez-vous sur l’essentiel.
N’oubliez jamais de dire « Je t’aime ».
Je t’aime.
Prétextez la célébration de chaque instant comme une formidable occasion d’exister encore.
Parce que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue.


Notation :

Avis :

C’est plus facile d’écrire que de parler. Alors, j’ai décidé d’écrire. De commencer sur le blog. De perpétuer mon ambition de vous permettre de découvrir des auteurs et leurs écrits, tout en me livrant. En livrant ma douleur, mon chagrin, mon déchirement, mais aussi ma volonté, mon besoin, ma nécessité de continuer à avancer.

Aujourd’hui je vais vous parler de Vis de Céline Theeuws, autrice que j’affectionne particulièrement, à la plume remarquable et saisissante. Céline Theeuws qui nous parle dans ce livre de sa maman, et du cancer dont elle a souffert : le cancer du pancréas. Si j’ai décidé de vous présenter ce texte, et de le lire certainement, c’est parce que papa est parti. Parti à cause de cette saloperie, qui a attaqué son pancréas et son corps tout entier. Je ne souhaite pas recevoir de condoléances, de « Je suis désolé » ou ces bons vieux « Courage ». Si j’écris, c’est par égoïsme. Si j’écris, c’est pour moi. Moi et moi seule.

Dans Vis, Céline Theeuws expose sa vision, ses sentiments. Elle nous parle du combat, et de toutes ces émotions qu’elle a ressenti. Elle nous livre son histoire, avec bravoure et détermination. Ce n’est pas un récit triste, c’est un récit fort. Un texte puissant et une ode à la vie. Parce que Victor Hugo le dit si bien : « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Quand je n’ai pas les mots, j’utilise ceux des autres. Et ceux de Céline Theeuws prennent tout leur sens…

« Amélia,
Chaque minute, chaque seconde compte.
La vie est parfois dure.
La vie est parfois courte.
La vie est belle…
Pleine de surprise.
Pleine de belles rencontres. 
Souris chaque jour pour lui faire hommage. » 
– Céline Theeuws

Un texte reçut en dédicace lors du Salon du Livre de Paris de 2018. Un texte, qui, aujourd’hui, me touche en plein cœur. Parce que même si la douleur est là. Vivace. Omniprésente. Inéluctable. Même si je sais que plus rien ne sera comme avant. Même si je sais que le vide que je ressens dans mon cœur ne se comblera jamais… Je sais aussi que je lui dédierai chacun de mes pas, chacune de mes victoires. Parce que je l’aime, au delà des mots…

En bref :

« Un jour, j’ai vu briller son âme dans la profondeur de ses yeux. Son cœur me souriait… » – John Joos

Les mains pleines de lumière – VII

Titre : Les mains pleines de lumière
Auteur : VII
Éditeur : auto-édition
Genre : Dystopie
Résumé : Un matin, Artiom Khan se réveille inexplicablement dans un vaste no man’s land irradié. Il y trouve une communauté qui, malgré un dénuement extrême, s’est organisée sous la forme d’une collectivité utopique aux conceptions à l’opposé de celles du monde extérieur. Dans ce futur post-industriel à l’allure d’âge de pierre, Artiom fait la découverte d’une inquiétante plante censée lui permettre d’élucider les secrets de l’existence humaine. Mais quelles sont les véritables motivations de cet étrange végétal ?


Notation :

Avis :

Artiom vit dans un monde où la dénonciation est la règle, maintenant un climat autoritaire omni-présent. Difficile pour lui d’accepter cela, il se retrouve soudain dans un territoire inconnu et loin d’être agréable. Il va découvrir une véritable communauté qui tente de survivre dans ce lieu suffocant, et tomber sur une drôle de créature, qui fera prendre à sa vie un tout autre tournant…

Choix difficile entre les 4 et 3 étoiles. Il faut dire que ce roman laisse un étrange arrière goût. Entre ésotérisme et technologie, entre flou et clairvoyance, Les mains pleines de lumière se révèle aussi ambiguë qu’original. De quoi rendre un peu confus tout lecteur s’aventurant dans les contrées irradiées de cette communauté en marge (que dis-je, exclue) de la société. Finalement, le choix s’est porté sur les 4 étoiles, avec la balance qui a davantage penché pour l’originalité, plutôt que l’ambiguïté étourdissante que l’on peut ressentir à la fin de la lecture.

« La chatte quitta précipitamment l’épave pour s’engouffrer derrière un monticule de débris de béton. Je repris la direction du dortoir, profondément désorienté par ma découverte. »

Artiom vit dans un monde clairement dystopique, régi par une institution (qui se révèle davantage une multi-nationale gavée de communisme extrême) qui a fait de la dénonciation la base de sa politique. Mais voilà, qui dit régime totalitaire, dit révolutionnaire. Dès lors, sur le même modèle que de nombreuses dictatures, ces empêcheurs-de-tourner-rond sont envoyés pourrir dans un coin, où on entendra plus parler d’eux. Dystopie, presque classique, inspirée sans aucun doute de l’Histoire mondiale, et qui donne à l’intrigue une noirceur bienvenue. Jolie oxymore, vous en conviendrez.

C’est donc dans ce contexte bien morbide de prison irradiée, où l’odeur viciée côtoie la maladie, qu’Artiom évolue, aux côtés de toute une galerie de personnages. Si on aurait peut-être apprécié en savoir plus sur le quotidien de ces individus dans l’avant-no man’s land (pour reprendre l’expression du résumé), l’auteur ne nous distille que peu d’informations et a, en outre, le culot de sélectionner les protagonistes. De quoi en frustrer plus d’un ! C’est de là sans doute que vient l’étoile absente au tableau, qui l’aurait transformé, sans nul doute, en chef-d’oeuvre.

Le décor est posé, les personnages tentent de survivre tant bien que mal, et finalement, la technologie s’installe, à coup de dialogues techniques et de contexte politique. Un univers, clairement dystopique, se déroule donc sous nos yeux. C’est quand apparaît cet « étrange végétal » (dixit le résumé) que le flou prend place. Ésotérisme, plongée dans l’inconscient, virée dans la connaissance, un tourbillon abscons et énigmatique nous embarque dans un autre univers, en totale opposition à l’initial.

Cette dualité provoque un contraste original, qui ne fait que davantage mettre en avant la morbidité et la crasse du décor. La plume de l’auteur participe d’ailleurs à cette pluralité des ambiances, en rendant presque élégant la monstruosité du lieu et des forces en place.

En bref :

Les mains pleines de lumière est un roman pluriel, mettant en contraste un monde régi par des règles bien précises, et un ésotérisme étrange et flou. S’il manque quelques informations sur les personnages secondaires, le roman reste original et très agréable à lire, malgré la puanteur et la crasse qui suinte  entre les lignes… Un roman de science-fiction ésotérique à découvrir à 3,99€ sur Amazon Kindle.

**Service de presse, via Simplement Pro

L’interview Culture Geek avec Hélène et les bouquins

Hélène est autrice mais également chroniqueuse littéraire. Elle partage ses avis sur sa page facebook Hélène et les bouquins. En ce #MardiConseil, elle vous recommande Doom : « Beaux mecs, action, testostérone, baston, la base ! ». Avant de sauter sur ce film, laissez vous tenter par l’interview d’Hélène. Elle vous parle de ses films préférés, ses propres textes ou encore de Michael Constantino…


Autrice de romance et blogueuse, est-ce difficile de cohabiter avec ces deux activités ? Vous inspirez-vous de vos propres critiques sur les romans que vous lisez pour améliorer vos propres textes ?

Faire cohabiter les deux fonctions n’est pas un problème. Je fais le distingo entre les 2. Disons que je suis plus critique envers mes romans qu’envers ceux des autres. Losque j’ai la casquette de chroniqueuse, je garde à l’esprit qu’être auteur, c’est de l’investissement de temps, de sentiments. Donc je suis plus sympa que quand je relis une page de l’un de mes manuscrits et que je trouve que tout est à réécrire. Quant à m’en servir pour mes propres romans, cela dépend. Le peu de retours mitigés que j’ai pu recevoir sur mes romans n’étaient pas très argumentés donc difficile d’utiliser cela pour les futurs écrits.

Vous écrivez de la romance, en lisez-vous beaucoup aussi ? Quel est votre sous-genre romantique préféré ?

Je lis énormément de romance. J’ai une réelle attirance pour la Dark très noire, où l’amour s’épanouit au milieu de la douleur. J’ai été profondément marquée par la série ‘Boutons’ de Pénélope Sky. Le tome 1 m’a donné la nausée, c’était ma première lecture dans ce style et j’ai eu peur de ne jamais terminer le livre. Mais je suis également capable de lire de la romance toute douce, tant que ce n’est pas trop mielleux.

Autrice de M/M, que dites-vous aux frileux du genre ? Un auteur à nous recommander pour nous initier au genre ?

Le genre MM est vraiment réservé à un cercle très fermé, très demandeur mais qui est également très critique puisque principalement féminin. Lorsque j’ai reçu mon premier roman MM à chroniquer, je me suis dit : ma fille, tu sors de ta zone de confort, là ! J’avais une appréhension mais je ne savais pas vraiment laquelle. Et finalement, j’ai adoré ! Par contre, lorsque ma maison d’édition m’a dit qu’à la lecture de mon premier roman MM, les scènes érotiques semblaient très réelles, j’ai été heureuse. Dur de faire passer les sentiments d’un homme lorsque l’on est une femme. Concernant des auteurs de romans MM à recommander, si je peux me permettre, je vais recommander 2 personnes : Aria Grace (sa série ‘Plus que des amis’ est géniale) et Kentin Jarno, pour sa duologie ‘Insolent Rider’.

Quel genre, autre que la romance, vous appréciez ? Vous l’aimez aussi bien en lecture qu’en film/série ?

J’aime beaucoup les thriller, les policiers. Par contre, grâce à mon statut de chroniqueuse, j’ai pu faire de belles découvertes, comme ‘la tueuse au katana’, un roman fantastique que je n’aurais jamais pensé aimer puisque je suis trop terre à terre pour réussir à visualiser des mondes et/ou personnages fantastiques, même si j’ai moi-même écrit une novella fantasy.

En parlant de film/série, que préférez-vous ? Vous plongez dans une série en oubliant ce qui vous entoure, ou vous lancer dans un bon film avec du popcorn ?

Je vais avoir une préférence pour les films et si possible, les one-shot. J’adore les séries également mais je déteste la frustration. Attendre un an pour avoir la suite d’une série qui me transporte, très peu pour moi !

Quel est le dernier film romantique que vous avez vu ? En avez-vous d’autres à nous recommander ? Un acteur favori d’ailleurs ?

Mon dernier film romantique ? Aie aie aie… J’ai bien peur de ne pas m’en souvenir… Certainement un film de noel… Le meilleur film d’amour que j’ai pu voir, c’est ‘un mariage trop parfait’. Jennifer Lopez est tellement craquante, mais je n’ai pas d’acteur(s) favori(s). Quoique… Robert Downey Jr est vraiment incroyable, que ce soit en Iron Man ou en Sherlock Holmes.

En pleine découverte des films des années 80/90, y a-t-il un film de ces années là qui vous aurait particulièrement marqué ? 

Mon dieu, mais tous !! Les Rocky, les Aliens, les Prédators, les Robocop, les Retour vers le futur, les Blade Runner, les Terminator ! Tous ces films donnaisent matière à réfléchir sur notre avenir… Maintenant que nous y sommes, nous nous mettons des oeillères ou nous tournons la tête. Ils étaients annonciateurs des désastres qui nous tombent maintenant dessus.

Pour terminer, parlons musique, qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ? Quel est votre chanteur/groupe préféré ?

En matière de musique, j’ai des goûts très très éclectiques. J’écoute de tout, tout le temps. Je peux écouter Matt Pokora, puis enchaîner avec Columbine, Lindsay Sterling, Conor Meynard (qui fait des covers justes exceptionnelles). En ce moment, j’écoute Michael Constantino, qui fait des mashups incroyables. Celui de Justin Bieber est mon préféré 😉

Eva de Kerlan – Autrice

Eva de Kerlan est une autrice prolifique et éclectique, qui écrit aussi bien de la romance que du fantastique. Avec sa plume fluide et élégante, elle nous transporte dans ses histoires originales et addictives. Une autrice à suivre…

Vous êtes une écrivaine productive, flirtant entre les genres, entre science-fiction et romance, comment réussissez-vous à jongler ainsi entre les genres littéraires ? Avez-vous un genre favori ?

Personnellement je n’ai pas la sensation d’avoir de difficulté à passer d’un genre à l’autre. Je connais les limites que je m’impose pour chaque type de textes, et j’apporte un style spécifique à chaque fois. Pour moi c’est un peu comme ouvrir un dossier différent et m’y plonger 😉
J’adore tout particulièrement écrire la SF et la fantasy, car mon imaginaire y a moins de limitations qu’en romance. Mais écrire en romance m’apporte d’autres points que j’apprécie et qui sont à l’inverse moins présents en SF. L’un dans l’autre ça s’équilibre 😉

Vous écrivez beaucoup de romances, quel est votre sous-genre favori ? En lisez-vous ? D’où puisez-vous votre inspiration ?

Mmmm je ne saurais pas trop te dire quel sous-genre je préfère. Je n’ai pas vraiment de favori dans ce domaine-là. J’en lis, oui, mais pas beaucoup par rapport aux romans d’aventure, d’histoire ou de fantastique que je dévore.
Quant à mon inspiration, je la trouve un peu partout. Une musique, une situation, un article de presse (ma dernière romance), des dessin (ma trilogie SF Ephémères), quelques mots… tout et rien peut me donner l’idée d’un prochain texte.

Quel roman vous a le plus marquée, vous inspirant peut-être dans votre carrière d’écrivaine ? D’ailleurs, pourquoi être devenue autrice de romans ?

Un roman d’un autre auteur ? difficile à dire, il y en a plusieurs. Peut-être « Mermère » de Hugo Verlomme, un récit que j’ai lu très tôt dans ma vie et qui m’a beaucoup fait voyagé. Mais il y en aurait d’autres que je pourrais citer : la saga des enfants de la terre de JM Auel par exemple, je l’ai lu aussi très tôt et j’avais été impressionnée par 1/ le volume des romans, car ce sont de beaux pavés à chaque fois, et 2/ la complexité et la profondeur de l’intrigue.
Pourquoi être devenue écrivain ? je sais pas. J’ai toujours aimé écrire, ça me vient naturellement, c’est comme respirer. Ça m’est indispensable. J’écrivais pour moi-même, sans réel objectif de publication, depuis des années, quand on m’a proposé d’écrire ma première romance. Je me suis lancée, c’était une opportunité, un challenge à relever et aussi un rêve à concrétiser. Vivre de sa passion, c’est magnifique.

Vous écrivez que des romans, pourquoi pas de récits plus courts ? Comme des nouvelles, des novellas ? Est-ce un format qui vous intrigue ? Vous plaît ? Vous révulse ?

Je suis pas très douée pour les récits courts !!! je m’y suis essayée, j’ai même un recueil de nouvelles plutôt sulfureuses que je réédite en auto-édition fin 2019. Mais pour moi, des textes courts ne me donnent pas assez d’espace pour poser mes descriptions ou approfondir mes personnages. J’ai besoin de plus de pages que cela 😉 Cela dit j’aimerais vraiment savoir composer des récits plus courts et évocateurs. J’envie ceux qui y parviennent facilement. Peut-être qu’un jour, à force de persévérance…

Vous avez écrit l’adaptation romanesque d’un jeu, Is it love, Matt, comment cette collaboration s’est-elle déroulée ? Etait-ce une écriture facile ? Ou plus complexe que les idées qui viennent directement de vous ? Racontez-nous un peu la genèse de ce récit.

Deux adaptations même ! Il y a Ryan aussi 😉
La collaboration s’est plutôt bien déroulée, je n’ai pas eu à m’en plaindre. Après c’était un gros défi à relever, et dans des délais très serrés. Ça n’est pas forcément l’écriture la plus facile qui soit à réaliser, car il y a énormément de paramètres à prendre en compte et contrairement à une histoire que l’on conçoit en totalité, là je n’avais pas la mainmise ou la maitrise de tous ces paramètres, c’était une contrainte supplémentaire. Mais j’ai vraiment adoré m’y plonger et donner cette profondeur aux héros que l’on n’a pas dans les jeux, puisqu’ils n’ont pas la parole.
J’ai donc dû potasser très sérieusement le scenario et m’immerger de l’univers du jeu vidéo, afin de pouvoir le retranscrire dans le livre. Le plus dur a sans doute été de se défaire du scenario existant pour concevoir un récit indépendant mais ressemblant.
J’ai beaucoup adoré écrier ces adaptations, je crois que je recommencerai avec plaisir si on m’en donne la possibilité.

« J’ai toujours aimé écrire, ça me vient naturellement, c’est comme respirer. Ça m’est indispensable. J’écrivais pour moi-même, sans réel objectif de publication, depuis des années, quand on m’a proposé d’écrire ma première romance. » – Eva de Kerlan

Vous aimeriez écrire le roman d’un film par exemple ? Vous avez peut-être une idée en tête, si vous pouviez écrire le roman d’un film, vous choisiriez lequel ?

Un film ? Wow ça serait quelque chose, ça ! Mon cœur irait direct sur Avatar, ou Titanic, tant ce sont des films qui m’ont marquée. Mais je crois que je rêve un peu beaucoup, là….

Parlons d’une romance plus noire, Love me Lou est votre premier roman s’inscrivant dans le genre de la dark romance, pourquoi vous être lancée dans ce genre ? Qu’avez-vous ressenti lors du processus de l’écriture ? En quoi est-ce différent de l’écriture d’une romance contemporaine classique ?

Lou… Lou, il est à part dans tout ce que j’ai écrit, en effet. Je ne sais pas trop en fait pourquoi j’en ai fait un texte aussi sombre. A la base, Lou parlait d’une jeune femme douce qui allait devoir surmonter bien des dangers pour aider l’homme qu’elle aime, poursuivi par des malfrats. Le texte a évolué au fur et à mesure que j’y ai songé et pensé, pour devenir quelque chose de totalement différent de ce que j’écris d’ordinaire. L’envie d’un nouveau défi peut-être… de faire de l’inédit.
Je suis passée par toutes les phases d’émotion existants dans ce texte, je les ai vécu et ça a été d’autant plus difficile et éprouvant que certains éléments sont basés sur mon propre vécu. Bref en un mot écrier ce récit a été atroce et j’en ai souffert à tous les niveaux.
Me concernant, le processus n’était pas différent de ce que j’écris d’ordinaire, que ce soit de la contemporaine ou de la SF. C’est juste que comme je m’imprègne de mon histoire, la dureté du texte a eu un impact sur moi.

À lire aussi » Love me Lou d’Eva de Kerlan

Love me Lou traite d’une romance, mais surtout d’une relation toxique entre deux ‘amis’. Le roman a, à mon sens, davantage des aires de thriller que de romance, cela était-il voulu ? Mettre la romance au second plan était-il prévu ? Ou une conséquence ?

Plutôt une conséquence en fait. Je n’avais pas prévu que le roman prendrait ce type de tournure, et comme ça arrive souvent lors de l’écriture d’un texte, l’histoire et les héros ont pris le pas sur l’idée initiale.

Vous êtes également l’autrice d’une trilogie de science-fiction, Ephémères, dont j’avais pu découvrir le premier tome qui, je me souviens, m’avait paru un peu lent. Parlez-nous un peu de cette trilogie. La suite de cette saga est-elle aussi contemplative ? Est-ce genre de SF que vous appréciez ? Un peu lente, langoureuse presque, contemplative ?

Ephémères, il faut le voir comme un seul et même texte en réalité. Le tome 1 ne concerne que la mise en place de la situation, des lieux et des personnages. L’univers de Ephémères est très riche et profond, je pourrais écrire un énorme roman sur les origines de ce monde, de la civilisation perdue dont je parle dans la trilogie. J’ai pris des années à concevoir cet univers, cette culture et l’incorporer et le présenter pour le lecteur a demandé du coup pas mal de temps. Ensuite je voulais un texte doux, qui relaxe et qui ne soit pas brutal, dur ou trop classique. Bref. Le tome 2, et surtout le tome 3, brisent cet aspect contemplatif. On entre dans l’action, l’intrigue se développe et s’intensifie. Le tome 3 plonge vraiment plus dans le nœud du récit et les situations s’enchainent jusqu’à leur issue….

À lire aussi » Ephémères, tome 1 : Aardhen d’Eva de Kerlan

Dans Another me, vous abordez la question de la ressemblance physique mais également de la dissemblance au niveau du caractère, pensez-vous vous dès lors que le physique soit très important en amour ? Peut-on tomber amoureux d’une personne qui ressemble à son ex par exemple, juste parce qu’il ressemble à son ex ? Est-ce ce questionnement que vous vouliez mettre en avant avec Another me ?

Le sujet est complexe, c’est certain. Me concernant, j’ai toujours essayé de voir au-delà de l’aspect purement physique des gens. Après de plus en plus, je constate autour de moi que le physique est la première chose qui attire et retient l’attention. Après, vient l’intérêt pour la personne en soi. Donc à mon sens (mais ça n’engage que moi), le physique joue le rôle d’une sorte d’amorce je pense, et la découverte de l’autre, de sa mentalité, de son soi intérieur, fait que la relation peut perdurer ou pas. Personnellement, j’ai rencontré des personnes au physique très beau selon les critères de notre société, mais dont l’âme on va dire n’était pas belle à voir. Et inversement aussi. Je pense que quelque part, dans ce roman, c’est plus l’idée de : ne pas se fier aux apparences, qui est développée. Car fort justement, on a beau avoir deux personnes identiques et donc d’apparence ressemblante à 100%, leur caractère, leurs réactions, leurs attitudes n’ont rien en commun. L’un est fidèle quand l’autre ne l’est pas, par exemple…

À lire aussi » Another me d’Eva de Kerlan

Croyez-vous au mythe des doubles maléfiques ? Pensez-vous que votre jumelle vous guette quelque part ?

Mmmm…. Je n’en sais absolument rien en réalité. C’est possible, après tout, mais je demande à voir malgré tout 😉

Vous vous lancée dans l’auto-édition, après avoir enchaîné les publications en maison d’édition, appréhendiez-vous ce changement ? Qu’attendez-vous de ce nouveau mode de publication ?

J’ai pris le parti de placer certains titres en auto-édition car ce sont des titres qui sont déjà passé, pour un temps plus ou moins long et avec une implication plus ou moins réelle, en maison d’édition. Le principal point qui m’a fait me tourner vers l’AE est que la plupart des maisons d’édition ne veulent pas de texte en seconde édition. Ayant récupéré mes droits sur ces titres, j’ai eu envie de leur offrir la possibilité d’exister malgré tout. D’où l’auto-édition.
Je n’en attends rien de plus que de permettre à mon lectorat de découvrir ces titres s’ils ne les connaissent pas encore, ça me semble déjà pas mal comme exigence.

Pour terminer, parlez-nous un peu de vos futurs projets littéraires. Vos prochaines publications, et vos prochaines idées !

Mes projets… sont nombreux. Très nombreux. Je viens de finir une romance contemporaine que je vais placer très certainement en maison d’édition. J’ai un projet en co-écriture, une romance également, avec mon photographe, Philippe Dupont. Un quatre-mains avec Charlie Genet, une auteure géniale. Et pour ma part, deux ou trois romances, de la SF, des jeunesse… bref c’est le temps qui me manque, pas les idées 😉

Lecture et confinement : les éditeurs se mobilisent

Il y a quelques jours, on découvrait #LectureConfinement, plateforme mise en place par Emilie Mathieu, PDG d’E-Dantès, en partenariat avec 14 éditeurs, permettant de lire gratuitement pendant ce confinement et bénéficier d’offres préférentielles. Mais, figurez-vous, ce ne sont pas les seuls à nous proposer de la lecture gratuite ! Voici une petite liste non-exhaustive de ce qu’on nous propose en ces jours sombres… 

1/ Cinq mails sur cinq jours, contenant chacun cinq livres…

E-Dantès et 14 maisons d’édition se sont mobilisées pour vous offrir des ebooks gratuits et même des livres audio. De quoi vous occuper et découvrir de nouveaux auteurs et éditeurs. C’est le #ConfinementLecture.

À lire aussi » Interview d’Emilie Mathieu, PDG d’E-Dantès

2/ Un manga par jour…

Glénat éditions vous propose de découvrir un manga par jour, gratuitement, d’une de leur série phare. Envie de (re)découvrir One Piece ? C’est l’opération #ResteChezToiAvecUnManga.

3/ Deux activités par jour…

Pour les plus petits, 8 maisons d’édition se mettent en commun pour proposer deux activités aux enfants sur un site internet. C’est la Pastille Antivirus.

4/ Un rendez-vous thématique pour les enfants par jour…

Les éditions Saltimbanque lance sur leur page facebook un petit rendez-vous quotidien, mettant en avant la pédagogie fondamentale en cette période de confinement. C’est à 10h30 tous les jours, le rendez-vous thématique.

5/ Une sélection d’ebooks gratuits…

Le prestataire de service, Edilivre, propose aux lecteurs de découvrir une sélection d’ebooks, gratuitement sur son site internet. C’est l’opération « Restez chez vous, lisez ! ».

6/ Une sélection de bandes-dessinée…

Bamboo éditions participe également à la fête en vous proposant gratuitement ses exemplaires de Bamboo Mag sur son site internet, mais également une sélection de BD gratuite à découvrir, en vous abonnant à leur newsletter. C’est ainsi que « Bamboo vous offre de quoi vous occuper ».

7/ Deux albums par semaine…

Les éditions Little Urban vous propose dès dimanche 29/03 deux albums par semaine, en version numérique, à lire en toute gratuité. À suivre sur la page facebook ou le compte instagram de la maison d’édition.

8/ Des ebooks gratuits chez les auteurs indépendants…

Si les maisons d’édition se mobilisent c’est aussi le cas des auteurs indépendants. Chani Brooks vous propose l’intégralité de Contrat avec un geek en téléchargement gratuit sur Amazon.

À lire aussi » Contrat avec un geek, tome 1 : Amis de Chani Brooks

Et vous, quels sont vos bons plans pendant ce confinement ?

Chroniques d’une terreur programmée – Damien Guirand

Titre : Chroniques d’une terreur programmée
Auteur : Damien Guirand
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Demain. La planète se trouve peu à peu paralysée par de mystérieuses catastrophes, des accidents autant absurdes qu’atroces surgissant n’importe où. N’importe quand. Tout converge vers une nouvelle forme d’attentat. Les questions s’accumulent tandis que la peur grandit partout sur le globe. Qui se cache derrière toutes ces horreurs ? Pourquoi personne ne les revendique ? Mais, surtout, jusqu’où sont prêts à aller ces inconnus qui sèment une terreur de plus en plus grande ? Le temps passe alors qu’une évidence se dessine : et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ?


Notation :

Avis :

Le monde part en vrille. Des accidents mortels ont lieu. Sans savoir. Sans savoir. Et c’est sûrement le pire. Aucune revendication. Rien. Juste l’horreur. La terreur. Et l’impuissance…

Chroniques d’une terreur programmée est un récit court. Haletant. Qui a le mérite de se lire très vite, sans voir le temps passer. On a tendance à qualifier les romans qu’on lit sans voir le temps passer de « Page-Turner ». Spoiler Alert, c’est complètement le cas ici. Le texte est court, incisif, déterminant. Angoissant. Un véritable thriller mené tambour battant, sans pour autant nous plonger dans une terreur viscérale. On est stressé, inquiet, intrigué aussi sans doute, et on se demande jusqu’à la fin, quel sera le fin mot de cette histoire…

« La terreur qui paralysait l’humanité semblait s’être subitement dissipée. Comme si un étrange dôme protecteur recouvrait cet endroit pour en faire un lieu retiré de la fureur sanglante qui dévastait ce monde. »

« et si les fondements mêmes du monde moderne en venaient à vaciller ? » Une question énigmatique qui nous amène finalement à réfléchir sur ces fameux fondements. Quels sont-ils ? Sont-ils véritablement « fondamentaux » ? Et surtout, pourquoi les remettre en question ? Derrière ses aires de thriller énigmatique, Chroniques d’une terreur programmée interroge sur la société moderne et fait échos aux problématiques actuelles. Sans trop en dire, voilà un texte qui aura le mérite de nous faire réfléchir tout en nous permettant de nous évader. Un drôle de mélange, qui fait plutôt son effet !

À lire aussi » Laisser les vivants de Stéphanie H.

Finalement, Damien Guirand nous offre un thriller palpitant, dépeint avec une plume fluide, bien que peu impliquée dans la vie des protagonistes. Racontée comme par un journaliste, cette histoire nous interpelle sur les thématiques évoquées, tout en réunissant tout ce qui fait d’un thriller dystopique, un bon thriller. 

En bref :

Une novella qui se lit très vite, reprenant avec brio les codes du thriller pour nous faire angoisser, tout en nous interrogeant sur la société.

**Service de presse, via Simplement Pro

Emilie Mathieu – PDG d’E-Dantès

En ces circonstances exceptionnelles, Emilie Mathieu, PDG d’E-Dantès (diffuseur numérique), en partenariat avec 14 maisons d’édition, lance son site internet de lecture gratuite, tout en proposant un panel de promotions littéraires. De quoi nous occuper pendant ce confinement !

Vous travaillez donc en étroite collaboration avec les maisons d’édition, comment ont-elles réagit face aux annonces du président Macron ? Et votre réaction à vous ?

Chacun de nos clients éditeurs a réagi à sa manière, en fonction de ses contraintes de production et de planning, de ses contraintes financières, de distribution etc.
Très vite, tous se sont mobilisés avec force pour maintenir un dialogue avec leurs communautés de lecteurs sur les réseaux sociaux afin de les maintenir informés et ont majoritairement décidé d’axer leur communication sur l’exploitation numérique durant cette période particulière. Les équipes se sont vite organisées pour faire un état de lieux et d’ores et déjà réfléchir à l’après confinement.
De notre côté, nous avons en urgence écouter les problématiques de chaque client et tenter de produire une réponse commune avec confinementlecture.com. L’importance, à date, est de continuer à diffuser des livres.

Avec le confinement, beaucoup continuent à travailler en télétravail, comment gérez-vous cela ? Cela impacte-t-il de façon significative votre activité ? Et celle de vos partenaires/clients ?

Chez e-Dantès, nous avons déjà la pratique régulière du télétravail, nous travaillons en cloud et tous nos outils de travail sont dématérialisés, c’est pourquoi nous avons pu être réactifs pour nos clients. L’activité numérique peut donc se maintenir voire s’intensifier selon les besoins.
Chez les éditeurs, le TAD est également de mise avec un ralentissement de la production difficile à quantifier à ce jour.

Comment vivez-vous le confinement, au niveau personnel et familial ?

Aussi sereinement que possible ! Je travaille régulièrement en TAD donc l’adaptation n’est pas complexe. J’arrive à maintenir un contact avec mes proches grâce à WhatsApp, Skype, Facebook ou SnapChat. Je ne suis pas à plaindre du tout, et il y a une grande solidarité dans l’immeuble dans lequel je vis, ce qui permet de garder le moral malgré la situation.

Parlons maintenant de Confinement Lecture, tout d’abord, d’où est née cette idée ?

Cette idée est née en concertation avec nos éditeurs qui souhaitaient dès le début de la semaine, se réunir et se coordonner pour proposer un lieu qui réunirait les offres numériques en cours tout en offrant des livres gratuits. L’objectif est très clair : diffuser la Lecture ! Il est nécessaire de proposer à tous, lors du confinement, une offre culturelle qui ne sera pas uniquement de la consommation TV ou jeux vidéo. Le livre doit apporter une réponse et c’est par le biais du numérique que nous l’apportons avec des ebooks et des audiobooks. Nous avons donc activé un site web qui nous avait servi en juillet 2019 pour notre grande opération numérique annuelle : #OPAllStars. L’architecture étant prête, nous avons pu réaménager le site et lui donner un nom.

Quel est donc le principe de ce site internet ?

Ce site internet est un lieu de vie des offres numériques promotionnelles accompagnée d’une offre de gratuité. Le lancement du site, ce vendredi 20/03, s’accompagnera d’un grand plan de communication sur les réseaux sociaux de nos éditeurs et de nous-même via le hashtag #ConfinementLecture. L’idée est de parler de livres, tous les jours, et de garder un contact avec les lecteurs. Les genres représentés vont permettre de s’évader avec de la fiction imaginaire, thriller ou romance ou de se détendre avec des ouvrages de développement personnel mais aussi de se poser des questions d’actualité avec des essais.

« La lecture amène une détente active, à ressentir des émotions qui laissent des traces dans le temps et à prendre le temps de les vivre. »

D’un point de vue économique, pourquoi avoir proposé la gratuité ? Qu’est-ce que cela vous apporte ? Votre but est de faire du profit, vous parlez d’ailleurs d’« Une initiative pour la survie économique des éditeurs affiliés à e-Dantès », expliquez-nous votre idée, derrière cette plate-forme inédite, pour pallier à la crise probable que va devoir affronter le monde du livre (et quasiment tous les secteurs d’activité, par ailleurs).

Notre plateforme propose à la fois du gratuit mais se fait aussi le relais d’opérations promotionnelles en cours chez nos partenaires e-libraires.
Le gratuit est un point d’entrée pour remercier les lecteurs qui continuent de lire en numérique ou d’écouter des livres audio numériques mais aussi pour faire découvrir le format aux non-initiés. Le tout gratuit n’a jamais été une voie que nous avons choisi chez e-Dantès. Nous tâchons d’engager le lectorat, de recruter un nouveau public, de qualifier les audiences en leur apportant des livres qu’ils pourraient aimer en suivant notre ligne de conduite depuis notre création « Le Bon livre pour le Bon lecteur via le Bon canal ».

Pouvez-vous nous dire en quoi la lecture est un élément majeur dans nos sociétés, et encore plus maintenant en ces temps difficiles ?

Je me suis récemment posée la question de pourquoi je faisais mon métier, diffuseur de livres numériques et je me suis rappelée l’émotion que j’avais ressenti lorsque ma mère m’avait donné à lire à 13 ans : La Nuit des temps de Barjavel et qui a ensuite développer mon goût de lecture. Il suffit d’une fois… pour aimer la lecture pour toujours ! Avec les hypothèses d’avenir qui se profilent, cela me semble rassurant que d’autres : des écrivains, des philosophes, illustrateurs, des essayistes, des poètes, aient déjà réfléchi à nos problématiques de société. La lecture amène une détente active, à ressentir des émotions qui laissent des traces dans le temps et à prendre le temps de les vivre. Le numérique va vite en tant que modèle économique mais la lecture reste la lecture au final et 1 lecteur converti est 1 lecteur qui ira potentiellement en librairie, peu importe si il vient de l’audio ou de l’ebook.

Avez-vous un message particulier à faire passer aux français ?

Prenez le temps de lire pendant ce confinement et partagez, échangez vos lectures avec vos proches, vos voisins !

Pour terminer cette interview, que lisez-vous en ce moment ?

J’ai acheté hier l’ebook de « Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens aux éditions du Seuil. Je regrette que l’offre d’ebooks soit encore si chère par rapport au papier pour certains éditeurs car l’offre est magnifique et pourrait s’adresser un lectorat qui n’irait pas en librairie physique.

Un seul rendez-vous ⇒⇒ https://covid19.confinementlecture.com/

Les Pics Célestes, tome 2 : La citadelle de l’effroi – Marine Gautier

Titre : Les Pics Célestes
Auteur : Marine Gautier
Éditeur : éditions Alter Real
Genres : Fantasy, Romance FF
Résumé : Après une victoire difficile pour reprendre Erygia aux griffes des Amélunes, les habitants de la cité profitent d’un temps de répit pour se reconstruire, mais aussi pour reformer leurs troupes. La trahison au sein même de l’escouade des Sphinx, ajoutée à celle de la délégation de la Capitale font craindre le pire. Alex et Callie, plus amoureuses que jamais, doivent oeuvrer pour le bien de leur peuple chacune de leur côté. Tandis que la première part dans le Nord à la recherche de nouveaux alliés, la seconde se trouve en première ligne pour affronter Therbert l’Invocateur et son armée de spectres. L’assaut sur la citadelle de l’effroi s’avère plus compliqué que prévu et force les Erygiens à revoir leur plan d’attaque. Callie est alors confrontée à des choix difficiles, mais aussi à de nouvelles responsabilités. Encore une fois, le danger rôde à l’ombre des Pics Célestes et personne ne sera épargné.


Notation :

Avis :

Après une offensive déterminante et la découverte d’un profond complot, Callie reprend des forces. Alors qu’Alex part en quête d’alliés, les forces d’Erygia sont bien décidées à attaquer la citadelle de l’Invocateur, pour enfin en finir une bonne fois pour toute avec les Amélunes.

À lire aussi » Les Pics Célestes, tome 1 : La Pierre d’Aube – Marine Gautier

Le premier tome posait un univers intéressant, moyenâgeux, magique, où les créatures fantastiques côtoient les villageois. On y découvrait une héroïne ambitieuse et courageuse. On y découvrait une présence féminine importante, cassant avec les sempiternelles intrigues identiques de l’univers de la fantasy. On y trouvait aussi une romance légère, à l’impact néanmoins fondamental entre deux femmes indépendantes. Et puis, n’oublions pas de citer l’écriture parfaite de l’autrice, qui réussit aussi bien à nous dépeindre les sentiments des personnages, que des scènes de combat intensives.

Dans ce deuxième tome, Marine Gautier nous enchante une fois encore avec sa plume d’une fluidité sans pareil. De nouveau, aucune fausse note, répétition ou erreur de syntaxe. Tout est terriblement parfait ! Tellement que la frustration pointe le bout de son nez, quand cette écriture élégante se joint à des moments de calme plat dans l’intrigue. Si l’absence d’ellipse est intéressante du point de vue de l’immersion, elle pose néanmoins un problème majeur : on en vient parfois à s’ennuyer. Rien d’alarmant cependant ! Dans une trilogie, le deuxième tome est souvent le moins « sportif ». C’est exactement le cas ici, même s’il reste fondamental de préciser que le rythme s’accélère vers la fin du roman, nous offrant une bataille des plus épique.

« Lâchant son bouclier, elle s’empara de sa seconde arme dissimulée dans sa botte. D’un bond, elle fut sur le soldat et planta tour à tour une lame dans son estomac et l’autre dans son cœur, le faisant rejoindre le sol au même endroit que son défunt binôme. »

On a parlé fantasy, mais qu’en est-il de notre romance ? Dans ce deuxième tome, elle est quasiment inexistante. Seules quelques pensées, quelques lettres nous rappellent douloureusement l’amour que se portent Alex et Callie. Cette manière d’aborder la romance apporte une touche de fraîcheur au récit, permettant finalement aux lecteurs de se souvenir qu’il existe un monde en dehors des affaires d’Erygia. Plutôt bien joué donc de la part de l’autrice, qui conserve sa douce romance, tout en ouvrant plus largement son monde au lecteur.

Pour terminer, on saluera l’élégant équilibre qui s’opère entre féminin et masculin, grâce auquel Marine Gautier réussit à mettre en avant la force des femmes, sans occulter celle des hommes. Un autre bon point à ajouter au tableau de l’autrice !

En bref :

Si le premier tome était aussi passionnant que porté par une plume d’une précision chirurgicale, cette suite l’est tout autant, avec néanmoins quelques moments d’ennuie, de calme plat. Dommage, bien qu’on conserve une qualité narrative exceptionnelle. Le tome 3 est disponible depuis le 06 mars 2020.

**Service de presse

Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde – Lionel Cruzille

Titre : Pahana, Ombres au seuil du cinquième monde
Auteur : Lionel Cruzille
Éditeur : éditions l’Alchimiste
Genre : Fantastique
Résumé : Plongée dans un profond désarroi depuis quelque temps, Judie, jeune parisienne comme les autres, voit des formes étranges flotter dans l’air un peu partout. Angoissée, torturée, elle cherche désespérément des réponses. Le destin l’amène à rencontrer un exorciste et son ami, un vieux Russe taciturne. Les coïncidences s’enchaînent tandis que les phénomènes surnaturels s’accumulent aux quatre coins du globe. Comment est-ce possible ? Pourquoi ces manifestations se produisent-elles maintenant ? Alors que la panique générale s’installe très rapidement, les pièces d’un vaste puzzle se mettent en place. Serait-ce un signe de la fin des temps ? Et si la clé se trouvait dans une mystérieuse prophétie hopie vieille de plusieurs millénaires ?

Notation :

Avis :

Des ombres, des fantômes, des formes étranges… Alors qu’il semble que le fantastique déborde sur la réalité, un groupe d’individus informés se retrouvent pour tenter de comprendre et élucider cet mystère ésotérique. Entre fin du monde, et renouveau, Lionel Cruzille explore des mythes et légendes oniriques, si peu traités en littérature.

Pahana est un roman multiple, qui, à travers les croyances des Hopies, va nous questionner sur le monde et nos erreurs. Durant une conférence du Salon du Fantastique 2019, certains auteurs discutaient de ces légendes si peu travaillées en littérature. Ils affirmaient qu’il serait passionnant de lire des récits sur des mythes amérindiens. Eh bien Lionel Cruzille l’a fait. Et si on peut avoir peur d’assister à une appropriation culturelle, c’est bien loin d’être le cas. Vous pourrez, par ailleurs, trouver en fin de récit des documents traitant des croyances des Hopies.

Croyances mythiques, apparitions fantasques, médium, apocalypse… Lionel Cruzille nous propulse dans un monde au bord du chaos, un monde tourmenté. Un monde à la frontière ténue, entre la vie et la mort. Il nous invite à nous questionner sur nos choix, sur la tournure qu’a pris l’hypocrisie de l’humanité sur la nature. Il nous invite à nous rendre compte des difficultés actuelles et qu’il est peut-être temps de les résoudre. Un roman porteur d’un message fondamental, au cœur des préoccupations sociétales et environnementales actuelles (l’un n’allant pas sans l’autre).

Tout dans ce roman nous ramène à la fin du monde. Chaque mot, chaque phrase, tout nous propulse dans cet environnement chaotique, à l’ambiance onirique. Embrumé, asphyxié… Le style de Lionel Cruzille, pourtant si souple et fluide, réussit à nous faire manquer d’air. Pourtant, le récit est très riche en dialogues, souvent explicatifs des mythes en place, ce qui devrait normalement avoir tendance à occulter l’ambiance en arrière plan. L’auteur a cependant distillé de nombreuses descriptions de l’atmosphère glaçante au sein même de ses dialogues, nous permettant de ne pas oublier où et dans quel état on se trouve.

En bref :

Un roman captivant, que ce soit pour son ambiance ésotérique et chaotique, que pour le sujet traité, à savoir la mythologie Hopie. Un texte à découvrir, surtout si vous êtes curieux de ces croyances, très peu connues du grand public.

Carnival Row – Saison 01

Date de sortie : 2019
Diffusée sur : Amazon Prime Video
Genre : Fantasy
Saison : 1 (en cours)
Synopsis : Dans un monde fantastique à l’époque victorienne, où les créatures mythologiques doivent cohabiter avec les humains, le détective Rycroft Philostrate et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante.

Notation :

Avis :

Les fées, fuyant leur territoire colonisé par le Pacte, se retrouvent sur les terres des hommes, où il semblerait qu’ils ne soient pas si bienvenus que ça… Nous suivons dès lors deux amants séparés : un inspecteur humain et une fée nouvellement arrivée.

Dévorée en quelques jours, cette série fut une merveilleuse découverte. Il faut dire que l’univers et l’intrigue sont parfaitement dosé pour nous captiver et nous propulser dans ce décor incroyable qu’est celui de l’époque Victorienne. Fantasy dans un univers historique, quoi de mieux pour se perdre, les yeux grands ouverts ?

Vous l’aurez compris, je suis tombée en pamoison devant cette série télévisée, qui, à mon sens, a toutes les qualités pour devenir la nouvelle Games Of Thrones tant recherchée par les plateformes de VOD. Un décor incroyable, une intrigue captivante, faite de rebondissements et de surprises, et de la fantasy plutôt sombre, qui nous interroge encore davantage. On veut, absolument, en savoir plus sur les différentes créatures. Sur leur histoire, leur terre, et l’avant encore. On veut connaître leur vie avant l’horreur de l’invasion. On veut tellement en savoir plus, qu’on espère déjà de nouvelles séries plantées dans cet univers tant celui-ci est d’une richesse incroyable.

On notera la dimension très forte de la tolérance mise en avant, et le parallèle qu’on peut réaliser finalement avec notre société moderne. Tolérance, discrimination, racisme, pauvreté, inégalités… Tous ces thèmes sont mis en avant. Avec, une mise en exergue également de l’auto-cumulation des inégalités, sujet sur lequel je travaille beaucoup en économie.

Pour terminer, mention spéciale pour le casting plutôt remarquable, puisque le couple vedette n’est autre qu’Orlando Bloom et Cara Delevingne.

En bref :

De la dark fantasy passionnante et palpitante, entre rebondissements et surprises. Une série à découvrir d’urgence !