Les 7 princes et le chevalier du corridor éternel

Spin off de la série de manga Les 7 princes et le labyrinthe millénaire, ce manga fut un savant mélange d’enquêtes et de suspenses, à la Détective Conan, je vous parle des 7 princes et le chevalier du corridor éternel.

Résumé : Yuan Juno a survécu aux épreuves du château maudit et de son labyrinthe millénaire. Bénéficiant du soutien de ses compagnons d’aventures, il a été sacré empereur. Malgré cet accomplissement sans précédent, Juno a bien du mal à s’habituer à sa nouvelle vie. Un jour, il reçoit la visite de Hannibal Morgan qui le prévient que le pays va être détruit par sa faute. Pour vérifier ces dires, Yuan décide de descendre à la ville, seul…

Jeux de pouvoir…
Ce spin off nous entraîne à la suite de la série originale. Lorsque Yuan monte enfin sur le trône. Mais voilà, les choses ne se passent pas vraiment dans le calme et la tranquillité. En effet, les légitimistes n’ont pas dit leur dernier mot. S’engage alors une véritable lutte pour le trône. Des jeux de pouvoir passionnant, qui vont opposer plusieurs groupes. Des complots, des retournements de situation, encore un tome qui vous retourne le cerveau à coups d’énigmes et de machination.

Une enquête à la Conan…
Ce spin off n’a pas été sans me rappeler les bons vieux Détective Conan et tout le cheminement pour résoudre l’enquête. Nous suivons plusieurs groupes, et chacun va, à sa manière, en apprendre davantage sur le nœud du problème et tenter de le résoudre. C’est donc une histoire inédite, quasi-indépendante de la série originale. Quasi, car finalement, il peut être intéressant de savoir qui sont les « méchants » de l’histoire. Et mieux prendre l’ampleur du marasme dans lequel s’est embourbé le royaume.

Même ambiance…
Dans ce spin off, que les fans se rassurent, nous retrouvons pour ainsi dire, la même ambiance. Humour, avec quelques situations rocambolesques et visages simplifiés, ou encore, punchlines de la grande chevalerie, l’enrobage reste identique. À ceci près que nous sommes désormais dans l’empire Magna Endetria et plus dans le château maudit.

Au final, une histoire inédite à découvrir pour en savoir plus sur le côté « après » et les difficultés de s’approprier enfin le pouvoir. Une enquête passionnante, à découvrir.

Service de presse

Le tatouage d’Amanda

S’inscrivant dans un univers plus vaste, j’ai pris grand plaisir à découvrir cette nouvelle. Je vous parle du Tatouage d’Amanda de Caroline Giraud.

Résumé : En haut des studios, Milian, mannequin célèbre, participe à une campagne contre les violences faites aux femmes.
Au pied des studios, dans une ruelle sombre, une jeune fille est sauvagement assassinée.
Mais personne ne s’en inquiète. Pourquoi ? Elle est tatouée. C’est une criminelle.
Personne ne la plaint. Personne, sauf Amanda.
Mais les criminels sont-ils toujours des monstres ?

Un univers plus vaste…
Caroline Giraud est une auteur que j’ai déjà pu lire avec Les étudiantes fauchées ne prennent pas le taxi. C’est donc sans peur que je me suis lancée dans ce nouveau texte, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que cette nouvelle est en fait une sorte de spin off d’un roman de l’auteur ! Tout s’explique alors. Pendant ma lecture, même si j’ai fortement apprécié, je me suis posée bien des questions, essayant de mieux comprendre le drôle de décor, le drôle d’univers, les drôles de convenances qui sévissaient dans ce texte. Et finalement, en furetant sur le net j’ai découvert que cette nouvelle s’ancre dans l’univers de La loi de Gaïa. Imaginez ma tête quand j’ai lu le résumé de ce roman, et après ma lecture de cette nouvelle… Bah, maintenant je suis obsédée par la découverte de ce roman. Qu’à cela ne tienne, je vais d’abord poursuivre mon objectif de diminution de ma PAL, et ensuite… Je me régalerai !

Un style percutant…
Du coup, je ne sais pas trop comment écrire mon avis. Comme ce texte est court et finalement, assez détaillé et intéressant quand on connaît l’univers, j’ai peur de déraper et vous dévoiler l’intrigue. Donc, parlons du style de l’auteur. Ici encore, elle nous marque, nous percute de plein fouet avec sa plume incisive. C’est un texte émouvant. Déroutant aussi, un peu. Mais, mettant en avant des réflexions intéressantes. Parce que nous avons commis un crime une fois, n’avons-nous pas le droit à la rédemption ? Parce que j’ai tué, alors vous pouvez me tuer en retour sans aucune représailles ? Des thématiques intéressantes, passionnantes, et qui invitent à la discussion. Encore une merveilleuse découverte, signée Caroline Giraud !

Au final, une nouvelle bien menée, qui peut se lire sans soucis indépendamment de La loi de Gaïa, mais qui vous intriguera assurément, quitte à craquer pour le roman !


◊ Extrait ◊

Je n’ai pas l’habitude de voir des tatoués : ces esclaves. les survivants. Les monstres qui auraient dû mourir avec les autres, sous l’explosion nucléaire. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi il fallait les prendre comme esclaves. On peut bien se passer d’eux. Depuis des siècles, il n’y a plus d’esclaves. Là, ils reviennent.

Mais les anciens esclaves n’étaient pas ces monstres : les tatoués sont des criminels. Des hommes violents. Que dis-je ? Des hommes ? Non : des bêtes.

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L’épopée du petit poisson doré

Et si vous pouviez suivre l’aventure d’un poisson rejeté par ses paires, à cause de sa différence ? Je vous parle d’une superbe nouvelle : L’épopée du petit poisson doré de Cassandra Bouclé.

Résumé : Une petite carpe koi rejetée par les autres à cause de la couleur de ses écailles, décide de rechercher une cascade légendaire, qui pourrait la métamorphoser. Que lui réserve cette quête ?

La différence…
C’est à travers un petit poisson que Cassandra Bouclé nous présente la différence, ce regard des autres si pénétrant, si envahisseur, qui nous empêche de vivre pleinement, nous focalisant sur ce qui fait de nous, quelqu’un de différent. Quelqu’un de pas acceptable. Ce petit poisson réfléchit, s’interroge et finalement, ne comprend pas. Pourquoi le rejette-t-on ? Simplement parce qu’il n’a pas la même couleur d’écailles que les autres ? En quoi cela fait-il de lui quelqu’un d’insignifiant ? Quelqu’un d’infréquentable ? Pourtant, il est comme eux… Cette thématique est porteuse de sens, porteuse de nombreux faits d’actualités. Les parallèles possibles sont nombreux et c’est finement joué de la part de l’auteur que de personnifier cette tare de nos sociétés à travers un poisson pur, et magnifique.

La plume de l’auteur…
C’est avec une douceur et une poésie certaines que nous suivons l’aventure de ce petit poisson doré, à la recherche d’une quelconque rédemption. Il va affronter bien des obstacles, se poser bien des questions, pour finalement atteindre cette cascade… La plume de l’auteur est voluptueuse, hypnotique. Presque spirituel. Cette épopée m’a fait un drôle d’effet, me plongeant dans une semi-torpeur agréable. J’ai adoré me plonger dans les lignes de l’auteur et surtout voyager aux côtés de ce petit poisson marqué par la vie… Reste à savoir ce qui l’attendra au bout de son voyage.

Au final, une nouvelle contemplative, porteuse de sens et émouvante. La différence est une thématique souvent traitée en littérature, ici, c’est original et profond. J’ai beaucoup apprécié !

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◊ Extrait ◊

Je ne comprends pas. Je ne suis pas si différent des autres. Je peux penser, respirer, et même nager comme tout le monde. Comme eux, j’ai de belles moustaches, des nageoires sublimes.

Pourquoi me rejettent-ils ? Tout ça à cause d’une seule différence ?

Si encore j’étais difforme, je pourrais comprendre leur raisonnement. Peut-être auraient-ils eu de la pitié pour moi, voire même un peu de considération.

Mais je suis comme eux, j’ai juste un seul et unique défaut : mes écailles. À la différence de mes semblables, je n’arbore pas les couleurs standards.

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Star Trek Discovery

Après avoir adoré les récents films de Star Trek, je me suis lancée dans la nouvelle série, sans peur. Finalement, ce fut une vraie déception. Je vous parle donc de Star Trek Discovery.

Synopsis : Après un siècle de silence, les klingons refont surface. Déterminés à réunifier leur empire, ils déclarent la guerre à la Fédération des planètes unies. Officier en disgrâce de la Starfleet, Michael Burnham se retrouve au centre du conflit.

Une série contemporaine…
Cette série est clairement de notre époque, donc, pas d’effets spéciaux d’un autre âge. Nous avons bien de la SF contemporaine. Mais alors, quoi ? Pourquoi n’ai-je pas tant accroché que cela ? Bon, déjà, je n’ai regardé que les films Star Trek, les récents. Je ne suis pas une fan invétérée de cette énorme franchise. Mais, plus que de prendre cette série comme un autre jalon de l’univers, je l’ai prise comme une série SF tout simplement. Et j’avoue avoir trouvé le temps long. Niveau effets spéciaux, niveau maquillages, tout ça tout ça, c’est très beau. Voilà. Superbe. Mais pour le reste… Lent, répétitif. Le seul point positif est la place des femmes qui me semble être très forte ici. C’est d’ailleurs l’essence même de Star Trek que d’envoyer bouler toutes les discriminations. Ce qui fait que cette franchise m’intriguait franchement. Là, je suis déçue. Mais, sachez tout de même que mon père en fan absolue de Star Trek a beaucoup apprécié, même s’il a tout de même était embêté par quelques problèmes de temporalité.

Des problèmes de temporalité ?
Star Trek Discovery se déroule avant les films récents, il n’est pas ancré dans la continuité de l’univers mais fait plutôt office de prequel. Or, ce qui a dérangé mon père, et moi-même du coup, est que dans cette série ils utilisent une forme d’énergie révolutionnaire dont nous n’avons jamais entendu parler dans les Star Trek suivants. Ceci s’explique sans doute par son caractère « secret défense » comme on dit couramment. Bon, d’accord. Soit. Mais, et le père de Spock ? Il semblerait que la Michael soit sa pupille, mais pourquoi n’a-t-on jamais fait mention d’une sœur ? Pourquoi dans les Star Trek suivant, nous n’avons jamais été mis au courant que Spock avait une sœur ? Et surtout, pourquoi on ne fait jamais mention de Spock dans la série alors qu’on voit souvent la mère et le père ? Les Vulcains vivent plus longtemps, et selon la temporalité, il devrait être déjà adulte à ce moment-là. Bref, des gros soucis d’incohérences qui m’ont pas mal gênée, alors que je ne suis même pas une fan invétérée. Ma question est, pourquoi ne pas avoir ancré cette série dans la continuité des films ? Cela aurait évité bien des problèmes !

Au final, une déception pour moi qui n’est pas fan absolu de la franchise. En furetant sur les avis, notamment sur Allociné, j’ai vu que les avis divergeaient. Soit très positifs, soit mauvais. Beaucoup de fans ont été déçus par le côté « guerre » qui prend le pas sur les explorations et l’humanisme qui fait l’essence de la série Star Trek.

Pied à terre

Étrange. C’est le mot qui me vient à l’esprit pour parler de ce texte. Étrangement étrange. Et surtout, étrangement intrigant… Je vous parle de Pied à terre de Jean-Frédéric Jung.

Résumé : Un cavalier qui promène son cheval sur un chemin de campagne assiste à la confrontation entre une croix en fer forgée, symbole du christianisme, et une fée athée très espiègle. Une discussion théologique endiablée va s’en suivre.

Par où commencer ?
J’aurai tant de choses à dire. Mais… J’aurai trop peur de vous dévoiler l’intrigue. Des éléments de l’histoire importants. Parce que ce texte m’a laissé vide d’envie livresque pendant deux jours entiers. Vous me direz, c’est pas plus mal, j’étais en période d’examens, mais tout de même… Mais pourquoi ? Ce n’est pas parce qu’il est mauvais. Ah, loin de là. Plutôt parce qu’il est étrange. Particulier. Atypique. Un conte. Oui, ça se rapproche le plus d’un conte. Non, mieux encore. Une fable. C’est une fable, oui. Une fable pécheresse. Une fable croyante. Une fable hérétique. Et entre tout ce schmilblick, y a un cheval, une petite fille et un homme.

Une fable…
Pied à terre, c’est une fable (je pense que vous aurez compris) mettant en scène une fée, et une croix. Mais pas n’importe quelle croix. Le champ lexical que j’ai utilisé un peu plus haut devrait vous mettre la puce à l’oreille. C’est bien une croix sainte dont il est question. Et cette nouvelle traite de la nature même de l’Homme. C’est atypique, mais intrigant. La religion est un sujet souvent tabou auquel il est préférable de ne pas se frotter. Ici, Jean-Frédéric Jung fait fi des convenances et remet en question la Foi en l’Homme et non tellement celle en Dieu. Alors, oui, la Croix, penses-tu vraiment que tout ce que tu fais aura un aboutissement ? Une Fée et une Croix qui discutent, dans un dialogue finement mené, voilà ce qu’est cette nouvelle. Le style est frais, efficace, le jeu des échanges est rythmé, et les réponses argumentées. Franchement, je ne m’attendais pas à ça. Quelle surprise !

Au final, une nouvelle atypique, une fable à lire religieusement, le sourire aux lèvres. Et qui sait, peut-être que vous aussi, au détour d’une forêt vous tomberez sur une drôle de conversation… 

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◊ Extrait ◊

— Je l’ai vue !

Apolline, ma fille cadette, en laissa tomber sa trottinette et se tourna vers moi d’un seul coup, les yeux grands ouverts ; un immense questionnement bleu. Je ne m’en étais pas rendu compte, mais pour la saisir à ce point, mon ton avait dû être éloquent.

— La fée, ma chérie, je l’ai vue ! Oui, la fée des bois et aussi…

— La fée des bois ? s’exclama aussitôt Apolline sans me laisser finir, les yeux encore plus grands, encore plus ronds, mais toujours si bleus.

— Oui, ma chérie, la fée des bois.

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Le chemin des fous

On a un chemin. Et des fous. C’est le chemin des fous. Enfin, c’est pas juste ça quand même. C’est un enlèvement surtout. Et tout ce qui s’en suit pour sauver le vieux sage en détresse. Je vous parle donc du chemin des fous, une sacrée BD !

Résumé : Au Miroboland, c’est généralement celui qui promet les plus belles choses au peuple qui devient roi. C’est comme cela que Belranguen, du clan des Populhist, est devenu souverain. Mais une fois le pouvoir acquis, il faut le conserver. Belranguen a donc ordonné que soient emprisonnés tous ceux qui s’opposeraient à ses idées. Les sages-magiciens, notamment, ont été ses premières victimes. Belranguen a toujours eu une dent contre la sagesse ! C’est ainsi que les belles Kaly et Lilimarlène, aidés par leur ami Andiwarol, entreprennent d’aller libérer leur maître, le sage Lewiskarol. Mais comment réussir une entreprise aussi folle ? Tout simplement, en suivant le chemin des fous…

Une quête à la héroic-fantasy…
On commence l’aventure par un enlèvement. Celui d’un sage, qui travaille tranquillement dans sa bulle de silence. Ses apprenties décident alors de partir à sa recherche pour le sauver. Commence alors une quête héroïque, où les personnages seront face à des dangers tous plus… farfelus… les uns que les autres. On retrouve ici tous les codes de la heroic-fantasy. De la magie, des personnages typés, comme la magicienne, le guerrier… Un long périple à la rencontre de bien des personnes, de bien des obstacles. Des tavernes aussi. Et, évidemment, des combats. Donc, nous retrouvons tous les codes d’une heroic-fantasy, dirais-je, basique, mais avec cette petite étincelle en plus, qui rend le tout… plus… épicé.

Mais complètement folle…
Loufoque, bizarre, étrange, voilà les mots qui caractérisent cette BD qui sort des sentiers battus. On a une jeune femme obsédée par les hommes, une autre qui semble être la plus raisonnable, un homme-guerrier qui n’a pas la lumière à tous les étages, un vieux aux pensées suicidaires, une ogresse magicienne coquette, et des peuples tous aussi bizarre les uns que les autres. Mais après, il ne faut pas s’étonner. Après tout, nous avons emprunté le chemin des fous ! Et quel chemin ! Quelle aventure ! Jeux de mots, calembours, scènes loufoques et humour sont de la partie pour nous faire passer un étrange moment, perdu dans un monde où la rationalité semble avoir déserter les esprits…

Au final, c’est une BD atypique, qui évolue hors des sentiers battus et qui, clairement, vaut le détour ! À découvrir absolument !

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#Papotons : Maddie d’Un portable, un chat roux et un inconnu

Je cours en direction de l’arrêt de bus, comme si enchaîner les galères ce matin ne suffisait pas, il faut aussi que je sois en retard et loupe le passage du car… Je pousse un profond soupire, Maddie va m’attendre au café. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop. Je retourne chez moi, enfile une paire de baskets, et commence à marcher d’un bon pas. J’arrive vingt minutes plus tard. Maddie regarde son téléphone, ne faisant même pas attention à moi. Ça valait bien la peine de se décarcasser. Je tire la chaise d’un bruit sonore et lève enfin son nez vers moi. Un énorme sourire envahit son visage et nous échangeons quelques politesses, très rapidement suivi de l’explication de mes galères de la matinée. Elle rit, se moque un peu de moi, et comme à mon habitude, je pars au quart de tour.

— Sérieusement Maddie, t’es bien plus empotée que moi. Franchement, comment tu peux être aussi maladroite ?

Elle fait la moue quelques secondes, puis semble réfléchir et répond :

— On en peut pas dire que je sois empotée… Disons juste que quand j’ai une idée, je fonce et je réfléchis après, du coup, il m’arrive de me retrouver dans des situations un peu cocasses…Heureusement que je garde le sourire.

Je hoche la tête. Elle me sourit, et reprend son téléphone, pianote dessus et le repose. Je la regarde, et l’interroge :

— Dis, je me demandais, pourquoi tu as cédé à cette pulsion d’achat du portable alors que tu as toujours eu peur d’acheter sur internet ? D’autant que ça semblait vraiment être une énorme arnaque cette histoire.

— Tu n’imagines pas. Stéphane devait être affolé de ne pas pouvoir me joindre. OK j’avais oublié que ma carte SIM était HS. Je savais que c’était le destin. Le portable de mes rêves, l’homme de mes rêves à portée de main, je ne pouvais pas ne pas céder à la tentation. Mais quand on y réfléchit, c’est à cause d’Archi quand même que j’ai appuyé sur « Valider ». Je n’aurais peut-être pas appuyé toute seule.

À la mention de son affreux matou, je grimace. Je déteste ce chat. Je bois un peu de mon thé, et l’écoute parler de ses petites vacances en Corse, à la recherche de son bel inconnu. En proie à un affreux vague à l’âme dans ma vie sentimentale, je lui demande :

— Bon, et sinon, là qu’on est entre nous, l’homme parfait ? Il existe ou pas ? Et ce chat là, tu vas vraiment le garder ? Non, parce que tu vois…

— L’homme parfait… je ne sais pas s’il existe UN homme parfait mais il en existe un pour moi ça c’est sûr quelque part (je ne vais pas spoiler mes lecteurs quand même). Mais qu’est-ce que vous avez tous contre Archi ? Pauvre bête : d’accord il est moche, pas sympathique, mais je me sentirais seule sans lui. Je sais que quelque part, il tient à moi, je le nourris quand même.

Oui, c’est ça, c’est ça, convainc t’en. Je ris et elle m’offre son plus beau sourire.


Vous êtes intrigué par la vie mouvementée de Maddie ? Retrouvez-la, elle, son chat et son bel inconnu dans une chick-lit pleine de mystères : Un portable, un chat roux, et un inconnu.

La journée de Maddie avait été parfaite : une réussite professionnelle et un rendez-vous avec le type le plus mignon du bureau.
Mais voilà qu’à quelques heures de sa soirée mémorable, elle casse son téléphone. Désemparée, elle tombe sur une vente de smartphone exceptionnelle. Mais son nouveau portable lui réserve bien des surprises. Entre un chat roux diabolique, une mère farfelue, une sœur nombriliste et une meilleure amie qui fait ce qu’elle peut, Maddie va-t-elle réussir à percer le mystère de son téléphone ?

Interview d’écrivaine : Dominique Theurz

Dominique Theurz, ça ne vous dit rien ? Mais si, l’auteur de Don de soi(e), suivi de Méprise. Une petite merveille livresque ! Toujours rien ? Alors je lui laisse la parole pour se présenter (elle le fait si bien ❤ ) :
« À quelques chatouillements ont succédé des démangeaisons persistantes : les mots grattaient au bout de ses doigts. Dominique Theurz savait les antihistaminiques inefficaces. Elle a testé une première nouvelle, un premier texte court. Aucun doute quant à l’effet désirable. Elle a alors inscrit l’écriture à son emploi du temps. Ses histoires, à l’étroit dans leur dossier, ont tenté l’aventure des appels à textes. Certaines peuvent désormais voyager, pomponnées, jusqu’à vous. »

  • Nouvelliste accomplie, si si, pourquoi préférez-vous écrire dans ce format plutôt que de façon plus longue ? Et surtout, arrivez-vous à trouver votre public ?

La nouvelle est un format que j’affectionne en tant que lectrice. Je promène toujours un recueil de nouvelles ou de textes courts dans mon sac à main.
Quand l’écriture me titille, elle livre, en général, une nouvelle. A ce jour, je n’ai pas souhaité la contrarier.
Don de soi(e) suivie de Méprise est mon premier titre publié, hors recueil collectif. Mon public et moi sommes donc en phase de découverte.

  • Écrivaine à la plume décapante, comment l’avez-vous forgé ce style ?

Dès la bride lâchée, un ton doux-amer a imprégné mes textes. Pour autant, je n’ai pas d’emblée perçu mon style comme incisif. Mais j’avoue que le qualificatif me ravit. « Plume décapante » me plaît beaucoup.

  • Vous êtes l’auteur de Don de soi(e), suivie de Méprise, deux superbes textes, où l’humour est au centre des récits, pourquoi ce choix ? Est-ce à votre image ?

Dans le quotidien, je manie peu l’humour. Je pense l’avoir stocké pour le réserver à mes lecteurs. Il s’est imposé spontanément durant l’écriture de ces deux textes.

  • Entre nous, qu’est-ce que ça fait de se mettre dans la peau d’un animal ?

Une très plaisante distanciation.

  • Au sujet de Don de soi(e), comment vous est venue l’idée du titre à double sens ? Comment trouvez-vous vos titres, en général ?

Le titre « Don de soi » n’a guère eu de concurrent vu les efforts déployés par le personnage principal. Mais le fil de soie revendiquait son rôle crucial. Pour contenter tout ce petit monde, j’ai opté pour le (e).
Pour choisir mes titres, j’en essaye jusqu’à trouver celui dont la sonorité me convainc. Cela peut prendre dix minutes comme dix jours. Mais là encore, je les veux courts.

  • Votre superbe plume convient parfaitement aux textes humoristiques, mais écrivez-vous dans d’autres registres ? Lesquels ? Avez-vous des projets en cours ?

Mes textes combinent tous humour et drame. Mais les dosages diffèrent beaucoup et me permettent donc d’exploiter un panel d’émotions assez large.
Concernant mes projets : un recueil de nouvelles paraîtra courant 2018 aux Editions Alter Real. Les dernières retouches sont en cours.

  • Vous qui avez baigné dans la lecture toute votre enfance, quels sont les ouvrages qui vous ont le plus marqué dans votre jeunesse ? Et aujourd’hui, une nouvelle à nous recommander ?

J’ai effectivement grandi au milieu des livres mais sans jamais pouvoir rivaliser d’assiduité avec les autres lecteurs de la maison.
Les malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur, Mon amie Flicka de Marie O’Hara, Contes de la Bécasse de Guy de Maupassant, et Malataverne de Bernard Clavel ont répondu au fouille-mémoire de mes lectures d’enfance.

Je n’ai pas une mais trois nouvelles à vous recommander :
– Démolition, in Dernier avis avant démolition, Fabien Maréchal
– Cendres de Marbella, Hervé Mestron
-La chasse au tigre, Geny Montel
Et tant d’autres…

  • Pour terminer, une petite histoire à nous raconter ?

En ce jour de juillet, je joue quinze années d’amitié. Malgré la pression, je fais taire le réveil et serre un peu plus fort l’oreiller. J’ouvre un œil. Déjà vingt minutes de retard sur le programme arrêté la veille. Je m’apprête, la boule au ventre. Huit fois j’ai juré d’assurer avant que mon ami d’enfance ne me choisisse officiellement comme témoin de son mariage. J’ai promis de trépigner devant la mairie une demi-heure avant le début de la cérémonie. Fébrile, je sonne chez ma voisine. J’insiste. J’hallucine : elle a zappé notre rendez-vous nœud de cravate. Écœuré par ce manquement à la parole donnée, je retourne dans ma salle de bain et perds dix minutes supplémentaires pour un piètre résultat, un nœud de cravate des plus affligeants. Enfin, je sors de l’immeuble et m’engage dans la rue menant au boulevard des Genêts. Malgré un sprint final mémorable, le bus déboîte puis accélère sans m’avoir chargé. Je continue de courir, slalomant entre les passants rechignant à se serrer sur leur droite. À imaginer la détresse, mêlée de rage, qui envahit mon ami, je trébuche et manque de m’étaler sur le trottoir accidenté. Je compte profiter de mon imminente proximité avec l’adjoint au maire, chargé de la célébration du mariage, pour lui pointer ses manquements en matière d’entretien de la voirie et dénoncer une politique des transports en commun responsable de mes retards récurrents. J’allonge une dernière fois ma foulée. 10h02, je me présente, dégoulinant de sueur, devant la salle des mariages. La porte est déjà fermée. Je peste :
– Quel samedi pourri !
Un employé, rejoignant son bureau, rectifie :
– Nous sommes vendredi, Monsieur.


Si j’étais un animal ?
Une sauterelle-feuille. Elle intrigue à souhait.

Si j’étais un roman classique ?
Vipère au poing d’Hervé Bazin

Si j’étais une caricature ?
La mienne (Pour les vertus de l’autodérision)

Si j’étais un métier ?
Sculpteur tous matériaux.

Si j’étais une odeur ?
L’odeur du café.

Si j’étais une pierre précieuse ?
Le galet. Si, si, il est précieux.

Si j’étais la femme idéale ?
Elle existe ?

Si j’étais une comédie ?
La comédie humaine

Si j’étais un prix Nobel ?
Celui qui est manquant

Si j’étais mon écrivain préféré ?
Amélie Nothomb. J’ai particulièrement apprécié Les Catilinaires et Cosmétique de l’ennemi.

J’aime les nouvelles, pourquoi pas vous ?

J’ai trop vu. Trop vu de plaintes. De plaintes infondées. Irréalistes. Non, une nouvelle ne laisse pas sur sa faim. Non, une nouvelle ce n’est pas « trop court ». Avec cet article, je vais tâcher de vous expliquer pourquoi, pourquoi le format nouvelle m’attire tant, aussi bien comme lectrice qu’écrivaine. Parce que j’aime les nouvelles, pourquoi pas vous ?

Une nouvelle, c’est quoi ?

Paf, on commence par une question existentielle. Bah oui, c’est vrai, une nouvelle c’est quoi ? C’est un texte court, oui, je ne suis pas là pour vous contredire sur ce point. Un texte court qui se caractérise par une structure bien définie : une introduction, un élément déclencheur, le déroulement de l’intrigue, la résolution finale, la chute. Oui, vous avez du voir ça à l’école, et bien, c’est pareil pour les textes contemporains. Même si la structure est bien moins marquée, on la retrouve néanmoins.

Charles Baudelaire nous parle de la nouvelle, dans l’Art romantique :

« Son effet est plus intense ; et comme le temps consacré à la lecture d’une nouvelle est bien moindre que celui nécessaire à la digestion d’un roman, rien ne se perd de la totalité de l’effet. »

Faire passer un message…

La nouvelle a ça de magique que de faire passer un message parfois clair, parfois obscur, en quelques lignes. Elle nous fait réfléchir sur la vie, nous mettant en face de différents problèmes parfois durs, parfois plus légers. À travers ces textes courts, les auteurs peuvent traiter des sujets plus difficiles, des sujets qu’ils n’auraient pas eu le courage ou l’envie de traiter sous format plus long. On peut par exemple citer des textes comme Le trottoir de Kalya Ousmane ou encore Je vous hais de Céline Theeuws.

Court…

Comme c’est court, c’est forcément mauvais ? Comme c’est court, ce sera forcément frustrant ? Je pense que la plupart des gens ont une idée très arrêtée sur ce format de lecture. Une idée pas forcément très juste. La nouvelle est un format court, oui, elle peut faire 5 pages ou même 30. La nouvelle n’est pas un début de roman, comme j’ai l’impression que certains le pensent. La nouvelle a un début. La nouvelle a une fin. Et la nouvelle a même une intrigue et des personnages. Certes, ceux-ci ne sont pas étoffés au point de tout connaître de leurs pensées, de leur passé. Certes, l’intrigue n’a rien d’un polar à la Agatha Christi. Mais, les nouvelles cachent parfois bien des surprises… Elles peuvent être douces, romantiques, comme Plume, merveille de l’Océan de Mélodie Smacs. Ou encore dures, incisives, marquantes comme Les bouches rient de moi de Lebis Bastien. Ou même douces, nostalgiques, mélancoliques, à l’image de L’Appartement de la Marquise de Carabas. Et, je pourrais continuer comme ça pendant des heures. Des heures et des heures, parce que chaque texte, quelle que soit sa longueur, a toujours quelque chose à nous dire.

Intense…

Comment nous faire ressentir des sensations, des émotions, en si peu de pages ? Comment l’auteur parvient-il à nous happer parfois, dès les premières lignes et ne plus nous lâcher pendant les 6 autres pages qui constituent son texte ? Parce que oui, c’est ce qui arrive. Oui, en si peu de lettres, en si peu de mots, on rentre dans l’histoire et on se laisse voguer au rythme de la lecture. Le texte est souvent intense. Nous faisant ressentir une ambiance particulière. Parfois douce, parfois torride, parfois calme, parfois insolite, parfois angoissante… Tous les genres existent aussi bien pour les romans que les nouvelles et souvent, tout le temps, les nouvelles sont un condensé d’émotions. L’intensité, propre à la taille du texte, fait qu’on en vient à ressentir des sensations rapidement, et sur un temps restreint. On peut avoir peur, être dégoûté, avoir envie de pleurer, ou encore garder le sourire aux lèvres… Tout ça, c’est la nouvelle. Et bien plus encore.

J’en lis, j’en écris…

Avec les nouvelles, s’il y a quelque chose que j’apprécie particulièrement en tant que lectrice ou écrivaine, c’est qu’on doit aller à l’essentiel. Ne pas se perdre entre les sous-intrigues, les personnages secondaires ou que sais-je encore. On va droit au but. On ne se disperse pas. On raconte notre histoire, et on s’arrête là. Le format en lui-même est parfaitement adapté aux trajets en transport en commun. Moi qui fait des allers et retours tous les jours pour aller à la fac, ne vous étonnez plus que je dévore des nouvelles. Et puis, peut-être aussi parce que je suis feignante. J’ai envie d’une histoire. Pas un pavé long de 600 pages, je veux une histoire courte, claire et sans écarts. J’opte pour une nouvelle. En tant qu’écrivaine aussi. Je n’ai pas envie d’écrire un roman super long, je veux qu’on lise mon histoire telle quelle, sans rien autour, juste ce que je veux que les lecteurs en lisent, j’écris une nouvelle.

Je ne sais pas si j’ai réussi à vous convaincre. Ou au moins à vous intriguer. Si vous avez besoin de conseils pour une nouvelle, n’hésitez pas à me demander. Vous pouvez d’ailleurs retrouver tous mes avis concernant les nouvelles, recueils et novella par ici.

[IMPORTANT] Annulation du concours de nouvelles

Je viens vous annoncer, comme ça, de but en blanc, que j’annule la troisième édition du concours de nouvelles. L’engouement semble être retombé. Je n’ai reçu à ce jour qu’un seul texte, et même si je sais que de nombreux auteurs attendent souvent le dernier moment pour envoyer, je ne pense pas, de toute manière, avoir le temps de gérer correctement cette troisième édition.

Je m’excuse auprès du participant, et des potentiels autres.

Il n’y aura pas de nouvelle session. L’aventure « concours de nouvelles » se termine là.